Drashot AI Logo
בְּשַׂר שְׁחוּטָה שָׁמֵן, שֶׁצְּלָאוֹ עִם בְּשַׂר נְבֵילָה כָּחוּשׁ — אָסוּר. מַאי טַעְמָא — מִפַּטְּמִי מֵהֲדָדֵי.
La viande casher grasse qui a été rôtie dans un four avec de la viande maigre non casher est interdite, même si les deux viandes ne sont jamais entrées en contact l’une avec l’autre. Quelle est la raison de cette halakha ? C’est qu’elles se transmettent du goût l’une à l’autre. La viande grasse dégage un arôme qui est absorbé par la viande non casher. L’arôme est ensuite retransmis à la viande casher, ce qui fait que la viande casher absorbe une partie de l’arôme de la viande non casher.
וְלֵוִי אָמַר: אֲפִילּוּ בְּשַׂר שְׁחוּטָה כָּחוּשׁ, שֶׁצְּלָאוֹ עִם בְּשַׂר נְבֵילָה שָׁמֵן — מוּתָּר. מַאי טַעְמָא — רֵיחָא בְּעָלְמָא הוּא, וְרֵיחָא לָאו מִילְּתָא הִיא. עָבֵיד לֵוִי עוֹבָדָא בֵּי רֵישׁ גָּלוּתָא בִּגְדִי וְדָבָר אַחֵר.
Et Levi dit : Cet arôme ne rend pas la viande interdite. Même de la viande maigre casher que l’on a rôtie avec de la viande grasse non casher est permise. Quelle est la raison de cette halakha ? Bien que la viande non casher dégage un arôme qui est absorbé par la viande casher, ce n’est qu’un arôme, et un arôme n’est rien de significatif. La Guemara rapporte que Levi passa à l’acte, c’est-à-dire qu’il mit son opinion en pratique, dans la maison de l’Exilarque avec un chevreau et autre chose, c’est-à-dire un porc, qui avaient été rôtis ensemble. Levi n’interdit pas la viande du chevreau à cause de l’arôme du porc.
מֵיתִיבִי: אֵין צוֹלִין שְׁנֵי פְסָחִים כְּאֶחָד מִפְּנֵי הַתַּעֲרוֹבֶת. מַאי לָאו — תַּעֲרוֹבֶת טְעָמִים, וְקַשְׁיָא לְלֵוִי! לָא, מִפְּנֵי תַּעֲרוֹבֶת גּוּפִין.
La Guemara soulève une objection : on ne peut pas rôtir deux agneaux pascals ensemble à cause du mélange. Quoi, n’est-ce pas interdit à cause du mélange des saveurs, c’est-à-dire à cause des arômes qui passent de l’un à l’autre, et cela pose une difficulté pour l’opinion de Lévi ? La Guemara rejette cette objection : Non, c’est interdit à cause du mélange des carcasses. Les groupes qui rôtissent leurs offrandes pascales pourraient accidentellement échanger les offrandes, auquel cas elles seraient mangées par des personnes qui ne s’y étaient pas inscrites.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: אֲפִילּוּ גְּדִי וְטָלֶה. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא מִפְּנֵי גּוּפִין — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי אֲפִילּוּ גְּדִי וְטָלֶה. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מִפְּנֵי תַּעֲרוֹבֶת טְעָמִים, מָה לִי גְּדִי וְטָלֶה מָה לִי גְּדִי וּגְדִי.
La Guemara ajoute : De même, on peut conclure que cette explication est raisonnable du fait qu’il est enseigné dans la clause finale que la décision s’applique même si les deux offrandes sont un chevreau et un agneau. Certes, si vous dites que la raison est due au mélange de carcasses, c’est pourquoi il a été enseigné que la halakha s’applique même à un chevreau et un agneau. La baraita devait enseigner que, bien qu’ils ne se ressemblent pas, il y a toujours une crainte qu’après avoir été dépouillés de leur peau, ils soient mélangés. Mais si vous dites que la raison est due au mélange des saveurs, quelle est la différence entre un cas où les deux offrandes sont un chevreau et un agneau et un cas où elles sont un chevreau et un autre chevreau ? Le cas du chevreau et de l’agneau mentionné à la fin de la baraita n’enseignerait rien de nouveau.
אֶלָּא מַאי, עַל כׇּרְחָיךְ מִפְּנֵי תַּעֲרוֹבֶת גּוּפִין הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל תַּעֲרוֹבֶת טְעָמִים — שְׁרֵי, לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתֵּיהּ דְּרַב! אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁצְּלָאוֹ בִּשְׁתֵּי קְדֵירוֹת.
La Guemara demande : Mais alors, que dis-tu ? Nécessairement, c’est à cause du mélange de carcasses que cela est interdit, mais un mélange de saveurs est permis. Disons que cela constituera une réfutation de l’opinion de Rav, qui a interdit le mélange de saveurs au moyen d’une odeur. Rabbi Yirmeya a dit : De quel cas parlons-nous ici ? Il s’agit d’un cas où l’on a fait rôtir les offrandes dans deux marmites. Par conséquent, elles n’absorbent pas de saveur l’une de l’autre.
בִּשְׁתֵּי קְדֵירוֹת סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא אֵימָא: כְּעֵין שְׁתֵּי קְדֵירוֹת. וְהָכִי קָאָמַר: אֵין צוֹלִין שְׁנֵי פְסָחִים כְּאֶחָד מִפְּנֵי תַּעֲרוֹבֶת. מַאי תַּעֲרוֹבֶת — תַּעֲרוֹבֶת טְעָמִים. וַאֲפִילּוּ כְּעֵין שְׁתֵּי קְדֵירוֹת, דְּלֵיכָּא תַּעֲרוֹבֶת טְעָמִים — אָסוּר מִשּׁוּם תַּעֲרוֹבֶת גּוּפִין, וַאֲפִילּוּ גְּדִי וְטָלֶה.
La Guemara exprime son étonnement : Pourrait-il vous venir à l’esprit de dire qu’ils ont rôti les offrandes pascales dans deux marmites ? Il est interdit de rôtir l’offrande pascale dans une marmite. Au contraire, dites qu’elles ont été rôties d’une manière semblable à deux marmites, c’est-à-dire qu’elles étaient éloignées l’une de l’autre et séparées par une cloison. Et c’est ce que la baraita dit : On ne peut pas rôtir deux offrandes pascales ensemble en raison du mélange. Quel est ce mélange ? C’est le mélange des saveurs. Et même les rôtir d’une manière semblable à deux marmites, là où il n’y a pas de mélange de saveurs, est aussi interdit, en raison de la préoccupation concernant le mélange des carcasses. Et telle est la halakhamême si les animaux sont un chevreau et un agneau.
אָמַר רַב מָרִי כְּתַנָּאֵי. הָרוֹדֶה פַּת חַמָּה וּנְתָנָהּ עַל פִּי חָבִית יַיִן שֶׁל תְּרוּמָה — רַבִּי מֵאִיר אוֹסֵר, וְרַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר. וְרַבִּי יוֹסֵי מַתִּיר בְּשֶׁל חִיטִּין וְאוֹסֵר בְּשֶׁל שְׂעוֹרִים, מִפְּנֵי שֶׁהַשְּׂעוֹרִים שׁוֹאֲבוֹת. מַאי לָאו תַּנָּאֵי הִיא, דְּמָר סָבַר: רֵיחָא — לָאו מִילְּתָא הִיא, וּמָר סָבַר: רֵיחָא — מִילְּתָא הִיא.
Rav Mari a dit : Cela est comme la controverse suivante entre tannaïm : Dans le cas de quelqu’un qui retire du pain chaud d’un four et le place sur un tonneau de vin qui est de la terouma, Rabbi Meïr interdit à un non-prêtre de manger le pain. Selon son opinion, le pain absorbe l’arôme du vin de terouma et acquiert donc le statut de terouma. Et Rabbi Yehouda permet cela. Et Rabbi Yossé permet le pain fait de blé, qui n’est pas très absorbant, mais interdit le pain fait d’orge, parce que l’orge attire et absorbe l’arôme. Quoi, n’est-ce pas une controverse entre tannaïm ? Un Sage, Rabbi Yehouda, soutient qu’un arôme n’est rien de significatif, et un Sage, Rabbi Meïr, soutient qu’un arôme est quelque chose de significatif.
לְלֵוִי, וַדַּאי תַּנָּאֵי הִיא. לְרַב, נֵימָא תַּנָּאֵי הִיא?
La Guemara dit : Selon l’avis de Lévi, c’est-à-dire que l’arôme est insignifiant, c’est certainement une divergence entre tannaïm. Rabbi Meïr et Rabbi Yossei soutiennent qu’il est significatif, et Lévi adopte l’avis de Rabbi Yehouda selon lequel l’arôme est insignifiant. Cependant, selon l’avis de Rav, dira-t-on que c’est une divergence entre tannaïm ?
אָמַר לְךָ רַב: דְּכוּלֵּי עָלְמָא רֵיחָא מִילְּתָא הִיא, לָאו אִיתְּמַר עֲלַהּ דְּהַהִיא, אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: בְּפַת חַמָּה וְחָבִית פְּתוּחָה — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר. בְּפַת צוֹנֶנֶת וְחָבִית מְגוּפָה — דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר. לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא בְּפַת חַמָּה וְחָבִית חֲתוּמָה, פַּת צוֹנֶנֶת וְחָבִית פְּתוּחָה. וְהָא נָמֵי כְּפַת חַמָּה וְחָבִית פְּתוּחָה דָּמְיָא.
Rav aurait pu te dire : Tout le monde s’accorde à dire que l’arôme est quelque chose de significatif. Le différend porte sur la question de savoir si le pain absorbe l’arôme dans la circonstance discutée. N’a-t-il pas été déclaré au sujet de cette michna que Rabba bar bar Ḥana a dit que Reish Lakish a dit : En ce qui concerne du pain chaud et un tonneau ouvert, tout le monde s’accorde à dire que c’est interdit parce qu’il attire certainement l’arôme ; et en ce qui concerne du pain froid et un tonneau fermé, tout le monde s’accorde à dire que c’est permis ? Ils n’ont divergé qu’en ce qui concerne du pain chaud et un tonneau scellé parce que peut-être que le pain attire malgré tout l’arôme à travers les fissures. De même, ils ont discuté le cas de pain froid et un tonneau ouvert. Et ce cas de deux offrandes pascales rôties dans le même four est aussi considéré comme le cas de pain chaud et un tonneau ouvert.
תָּנֵי רַב כָּהֲנָא בְּרֵיהּ דְּרַב חִינָּנָא סָבָא: פַּת שֶׁאֲפָאָהּ עִם צָלִי בַּתַּנּוּר — אָסוּר לְאׇכְלָהּ בְּכוּתָּחָא. הָהִיא בִּינִיתָא דְּאִיטְּווֹא בַּהֲדֵי בִּישְׂרָא, אַסְרַהּ רָבָא מִפַּרְזִיקְיָא לְמֵיכְלַיהּ בְּכוּתָּחָא. מָר בַּר רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲפִילּוּ בְּמִילְחָא נָמֵי אֲסוּרָה, מִשּׁוּם דְּקַשְׁיָא לְרֵיחָא וּלְדָבָר אַחֵר.
Rav Kahana, fils de Rav Ḥinnana l’Ancien, enseigne : Dans le cas d’un pain que l’on a cuit avec de la viande en train de rôtir dans le four, il est interdit de manger ce pain avec du kutaḥ, qui contient du lait, car le pain absorbe une partie de l’arôme de la viande. La Guemara rapporte : Il y eut un certain poisson qui fut rôti avec de la viande ; Rava de Parzikiyya interdit de le manger avec du kutaḥ, en raison de la saveur de la viande absorbée dans le poisson. Mar bar Rav Ashi dit : Même le manger simplement avec du sel est également interdit, parce que la viande rôtie ou cuite avec du poisson est mauvaise pour l’odeur, c’est-à-dire qu’elle provoque une mauvaise haleine, et pour autre chose, c’est-à-dire la lèpre. Il faut donc éviter d’en manger en raison du danger que cela implique.
מַתְנִי׳ חֲמִשָּׁה דְּבָרִים בָּאִין בְּטוּמְאָה, וְאֵינָן נֶאֱכָלִין בְּטוּמְאָה: הָעוֹמֶר, וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם, וְלֶחֶם הַפָּנִים, וְזִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר, וּשְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים. הַפֶּסַח שֶׁבָּא בְּטוּמְאָה נֶאֱכָל בְּטוּמְאָה, שֶׁלֹּא בָּא מִתְּחִילָּתוֹ אֶלָּא לַאֲכִילָה.
MISHNA :Cinq éléments, c’est-à-dire des offrandes, peuvent être apportés dans un état d’impureté rituelle, mais ils ne peuvent pas être mangés en état d’impureté rituelle. Ce sont toutes des offrandes communautaires : le omer, qui est apporté en Nissan ; les deux pains apportés à Shavouot ; les pains de proposition, qui étaient disposés chaque semaine ; les offrandes de paix communautaires, qui étaient apportées à Shavouot ; et les boucs sacrifiés aux Nouvelles Lunes, qui étaient des offrandes expiatoires mangées par les prêtres. Cependant, l’agneau pascal sacrifié en impureté est mangé même en impureté, car il est apporté dès le départ uniquement pour être mangé, ce qui est l’essence de la mitsva. En ce qui concerne les autres offrandes, l’essence de leur mitsva est accomplie lorsqu’elles sont sacrifiées sur l’autel, et le fait de manger est non essentiel.
גְּמָ׳ חֲמִשָּׁה. לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי חֲגִיגַת חֲמִשָּׁה עָשָׂר.
GUEMARA : La michna mentionne le nombre cinq. La Guemara demande : Qu’est-ce que la michna vient exclure en soulignant ce nombre ? La Guemara répond : C’est pour exclure l’offrande de paix de la fête du quinzième de Nissan, qui est une offrande de paix de la fête apportée pendant la fête elle-même et qui ne peut pas être sacrifiée en état d’impureté rituelle.
דְּסָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: כֵּיוָן דְּקׇרְבַּן צִיבּוּר הוּא, וּקְבִיעָא לֵיהּ מוֹעֵד — תִּדְחֵי טוּמְאָה, קָא מַשְׁמַע לַן: כֵּיוָן דְּאִית לֵיהּ תַּשְׁלוּמִין כׇּל שִׁבְעָה — לָא דָּחֲיָא שַׁבָּת, וּמִדְּשַׁבָּת לָא דָּחֲיָא — לָא דָּחֲיָא טוּמְאָה.
Il pourrait vous venir à l’esprit de dire : Puisqu’il s’agit d’une offrande communautaire, puisque chaque individu l’offre pendant la fête dans un cadre public, et que son temps est fixé, puisqu’elle ne peut pas être apportée chaque jour, elle devrait l’emporter sur l’impureté rituelle comme les autres offrandes communautaires dont le temps est fixé. Par conséquent, la michna nous enseigne : Puisqu’il y a rattrapage pendant les sept jours de la fête si l’offrande n’a pas été apportée le quinzième, elle ne l’emporte pas sur le Chabbat. Et puisqu’elle ne l’emporte pas sur le Chabbat, elle ne l’emporte pas sur l’impureté rituelle. Par conséquent, cette offrande ne peut pas être apportée en état d’impureté rituelle.
וְנִיתְנֵי נָמֵי שְׂעִירֵי הָרְגָלִים! הָא תְּנָא לֵיהּ זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר. אִי הָכִי, שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים נָמֵי לָא נִיתְנֵי, דְּהָא תְּנָא זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר! אָמְרִי:
La Guemara demande : Qu’elle enseigne aussi que les boucs apportés comme sacrifices expiatoires lors des Fêtes repoussent l’impureté rituelle. La Guemara répond : Elle l’a bien enseigné, car les boucs sont inclus dans la catégorie des sacrifices de paix communautaires. La Guemara demande : Si c’est le cas, il ne devrait pas non plus être nécessaire d’enseigner séparément que les boucs sacrifiés aux Nouvelles Lunes sont offerts dans un état d’impureté rituelle, puisqu’elle a déjà enseigné la halakha concernant les sacrifices de paix communautaires. Dis en réponse à cette question :

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria