אָסוּר. צוֹנֵן לְתוֹךְ צוֹנֵן — דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר. חַם לְתוֹךְ צוֹנֵן, וְצוֹנֵן לְתוֹךְ חַם, רַב אָמַר: עִילָּאָה גָּבַר. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: תַּתָּאָה גָּבַר.
de sorte que les aliments permis deviennent interdits, parce qu’ils absorbent une partie de l’aliment interdit. Si un aliment froid tombe dans un autre aliment froid, tous s’accordent à dire qu’il est permis ; l’aliment n’a besoin que d’être rincé. Le différend porte sur un aliment chaud qui tombe dans un aliment froid ou sur un aliment froid qui tombe dans un aliment chaud. Rav a dit : Celui du dessus prévaut. La halakha est déterminée en fonction de l’état de la substance supérieure. Si l’aliment du dessus est chaud, le cas est jugé comme si un aliment chaud était tombé dans un autre aliment chaud, car l’aliment du dessus chauffe celui du dessous. Si l’aliment du dessus est froid, le cas est semblable à une situation où un aliment froid tombe dans un autre aliment froid, car l’aliment du dessus refroidit celui du dessous et empêche l’absorption. Et Shmuel a dit : Celui du dessous prévaut. Selon son avis, si la substance supérieure est chaude et l’inférieure froide, l’aliment permis reste permis ; si l’inférieure est chaude et la supérieure froide, ils deviennent interdits.
תְּנַן: נָטַף מֵרוֹטְבּוֹ עַל הַחֶרֶס וְחָזַר אֵלָיו — יִטּוֹל אֶת מְקוֹמוֹ. קָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ בְּחֶרֶס צוֹנֶנֶת. בִּשְׁלָמָא לְרַב דְּאָמַר ״עִילָּאָה גָּבַר״, מִשּׁוּם הָכִי יִטּוֹל אֶת מְקוֹמוֹ — דְּאָזֵל רוֹטֶב מַרְתַּח לֵיהּ לְחֶרֶס, וְהָדַר חֶרֶס מַרְתַּח לֵיהּ לְרוֹטֶב. וְכִי הָדַר רוֹטֶב אַפֶּסַח — קָא מִטְּוֵי פֶּסַח מֵחֲמַת חַמִּימוּתָא דְחֶרֶס, וְרַחֲמָנָא אָמַר ״צְלִי אֵשׁ״, וְלֹא צָלִי מֵחֲמַת דָּבָר אַחֵר.
Nous avons appris dans la michna : Si une partie de la sauce du sacrifice pascal a coulé sur le récipient en terre cuite et y est revenue, il faut en retirer l’endroit. Il pourrait vous venir à l’esprit de dire qu’il s’agit de terre cuite froide. Certes, selon l’opinion de Rav, qui a dit que celui du dessus prévaut, c’est pour cette raison qu’il faut en retirer l’endroit. Selon l’opinion de Rav, la sauce va chauffer la terre cuite, puis la terre cuite chauffe la sauce, et lorsque la sauce retourne au sacrifice pascal, le sacrifice pascal devient rôti par la chaleur de la terre cuite, et le Miséricordieux déclare dans la Torah : "Rôti au feu" (Exode 12:8), et non rôti à cause d’autre chose.
אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל דְּאָמַר ״תַּתָּאָה גָּבַר״, חֶרֶס כֵּיוָן דְּצוֹנֵן הוּא — אַקּוֹרֵי מֵיקַר לֵיהּ לְרוֹטֶב, אַמַּאי יִטּוֹל אֶת מְקוֹמוֹ? כִּדְאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּסוֹלֶת רוֹתַחַת, הָכָא נָמֵי בְּחֶרֶס רוֹתֵחַ.
Mais selon l’opinion de Shmuel, qui a dit que celui du bas l’emporte, puisque le récipient en terre cuite est froid, il refroidit la sauce. Dans ce cas, pourquoi doit-il enlever sa place ? La Guemara répond : Comme l’a dit Rabbi Yirmeya, que Shmuel a dit en expliquant la décision suivante de la michna dans le cas d’une sauce qui a coulé sur de la farine : la michna parle de farine chaude. Ici aussi, il s’agit d’un récipient en terre cuite chaud. Puisque le récipient en terre cuite est déjà chaud, c’est un cas où quelque chose de chaud est tombé sur quelque chose de chaud, même selon Shmuel.
תְּנַן: נָטַף מֵרוֹטְבּוֹ עַל הַסּוֹלֶת יִקְמוֹץ אֶת מְקוֹמוֹ. קָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ בְּסוֹלֶת צוֹנֶנֶת. בִּשְׁלָמָא לְרַב דְּאָמַר ״עִילָּאָה גָּבַר״, מִשּׁוּם הָכִי יִקְמוֹץ אֶת מְקוֹמוֹ — דְּמַרְתַּח לַהּ לְסוֹלֶת דְּהָדַר הוּדְרָנֵיהּ, וְהָדְרָא סוֹלֶת וּמַרְתְּחָא לֵיהּ לְדִידֵיהּ, וְקָא מִטְּוֵי רוֹטֶב מֵחֲמַת חַמִּימוּתָא דְסוֹלֶת, וְרַחֲמָנָא אָמַר ״צְלִי אֵשׁ״, וְלֹא צָלִי מֵחֲמַת דָּבָר אַחֵר.
Nous avons aussi appris dans la michna que si un peu de la sauce de l’agneau pascal a coulé sur de la farine, il faut retirer une poignée de farine de cet endroit. Il pourrait vous venir à l’esprit de dire qu’il s’agit de farine froide. Certes, selon l’opinion de Rav, qui a dit que celui du dessus prévaut, c’est pour cette raison qu’il faut retirer une poignée de farine de cet endroit, car la sauce chauffe la farine autour d’elle, et la farine chauffe ensuite la sauce, et la sauce est rôtie par la chaleur de la farine, et le Miséricordieux déclare dans la Torah : « Rôti au feu », et non rôti par autre chose.
אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל דְּאָמַר ״תַּתָּאָה גָּבַר״, סוֹלֶת כֵּיוָן דְּצוֹנֶנֶת הִיא — אַקּוֹרֵי קָא מֵיקַר לֵיהּ, לְמָה לִי יִקְמוֹץ אֶת מְקוֹמוֹ? (תִּסְגֵּי לֵיהּ בְּיִטּוֹל אֶת מְקוֹמוֹ!) אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּסוֹלֶת רוֹתַחַת.
Mais selon l’opinion de Shmuel, qui a dit que celui du dessous prévaut, puisque la farine est froide, elle refroidit la sauce. Dans ce cas, pourquoi ai-je besoin de dire : Il faut retirer une poignée de farine de son endroit ? Il devrait suffire d’en retirer une petite quantité de son endroit, et il ne devrait pas être nécessaire d’en prendre davantage. À ce sujet, Rabbi Yirmeya a dit que Shmuel a dit : La michna parle de farine chaude. La sauce est donc rôtie par la chaleur de la farine, et une poignée entière de farine doit être retirée.
תְּנַן: סָכוֹ בְּשֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה, אִם חֲבוּרַת כֹּהֲנִים — יֹאכֵלוּ. אִם שֶׁל יִשְׂרָאֵל, אִם חַי הוּא — יְדִיחֶנּוּ, אִם צָלִי הוּא — יִקְלוֹף אֶת הַחִיצוֹן. בִּשְׁלָמָא לְרַב דְּאָמַר ״עִילָּאָה גָּבַר״, אַמְּטוּ לְהָכִי סַגִּי לֵיהּ בִּקְלִיפָה, מִשּׁוּם דְּעִילָּאָה צוֹנֵן הוּא.
Nous avons appris dans la michna : Dans un cas où quelqu’un enduit l’agneau pascal d’huile de terouma, si l’agneau pascal appartient à un groupe de prêtres, ils peuvent le manger, car il leur est permis de manger de la terouma. S’il appartient à un groupe d’Israélites, alors si l’agneau pascal est encore cru, il faut le rincer afin d’enlever l’huile de terouma ; et s’il est rôti, il faut retirer la couche extérieure. Soit, selon Rav, qui a dit que celui du dessus prévaut, pour cette raison il suffit de retirer seulement la pelure extérieure, parce que celui du dessus est froid et donc l’huile n’est pas absorbée profondément dans la viande.
אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל דְּאָמַר ״תַּתָּאָה גָּבַר״, כֵּיוָן דְּחַם הוּא — מִבְלָע בָּלַע, אַמַּאי סַגִּי לֵיהּ בִּקְלִיפָה? נִיתְּסַר לִגְמָרֵי! שָׁאנֵי סִיכָה, דְּמַשֶּׁהוּ בְּעָלְמָא הוּא דַּעֲבִידָא.
Mais, selon Shmuel, qui a dit : Celui du bas prévaut, puisque la viande, qui est en bas, est chaude, elle absorbe l’huile. Dans ce cas, pourquoi suffit-il qu’elle soit permise lorsqu’on n’enlève que la pelure extérieure ? Elle devrait être entièrement interdite. La Guemara répond : L’enduction est différente, car elle se fait avec une quantité infime seulement. Puisqu’on n’enduit qu’avec un peu d’huile, il n’y a pas assez d’huile pour rendre toute l’offrande interdite.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: חַם לְתוֹךְ חַם — אָסוּר. וְכֵן צוֹנֵן שֶׁנָּתַן לְתוֹךְ חַם — אָסוּר. חַם לְתוֹךְ צוֹנֵן וְצוֹנֵן לְתוֹךְ צוֹנֵן — מֵדִיחַ.
Il a été enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Shmuel : Si un aliment permis chaud tombe dans un aliment interdit chaud, il est interdit. De même, un aliment permis froid que l’on a mis dans un aliment interdit chaud est interdit. Si un aliment chaud tombe dans un aliment froid, et de même, si un aliment froid tombe dans un aliment froid, il faut rincer l’aliment permis, et il reste permis.
חַם לְתוֹךְ צוֹנֵן מֵדִיחַ — כֵּיוָן דְּחָם הוּא, אַדְּמֵיקַר לֵיהּ — אִי אֶפְשָׁר דְּלָא בָּלַע פּוּרְתָּא, קְלִיפָה מִיהָא נִיבְעֵי! אֶלָּא אֵימָא: חַם לְתוֹךְ צוֹנֵן — קוֹלֵף, צוֹנֵן לְתוֹךְ צוֹנֵן — מֵדִיחַ.
La Guemara demande : Est-il vrai que si un aliment permis chaud tombe dans un aliment froid interdit, il faut rincer l’aliment permis et il reste permis ? Puisqu’il est chaud, jusqu’à ce que l’aliment du dessous le refroidisse, il est impossible qu’il n’absorbe pas un peu de l’aliment interdit. Par conséquent, il devrait au moins nécessiter le retrait de la pelure ; le rincer ne devrait pas suffire. Plutôt, dis la version corrigée suivante : Si un aliment chaud tombe dans un aliment froid, il faut retirer la couche extérieure ; si un aliment froid tombe dans un aliment froid, il faut le rincer et cela suffit.
תַּנְיָא אִידַּךְ: בָּשָׂר רוֹתֵחַ שֶׁנָּפַל לְתוֹךְ חָלָב רוֹתֵחַ, וְכֵן צוֹנֵן שֶׁנָּפַל לְתוֹךְ חַם — אָסוּר. חַם לְתוֹךְ צוֹנֵן וְצוֹנֵן לְתוֹךְ צוֹנֵן — מֵדִיחַ. חַם לְתוֹךְ צוֹנֵן מֵדִיחַ — כֵּיוָן דְּחַם הוּא, אַדְּמֵיקַר לֵיהּ — אִי אֶפְשָׁר דְּלָא בָּלַע פּוּרְתָּא, קְלִיפָה מִיהָא נִיבְעֵי! אֶלָּא אֵימָא: חַם לְתוֹךְ צוֹנֵן — קוֹלֵף, צוֹנֵן לְתוֹךְ צוֹנֵן — מֵדִיחַ.
Il a été enseigné dans une autre baraita : De la viande chaude tombée dans du lait chaud, et de même de la viande froide tombée dans du lait chaud, est interdite. Si de la viande chaude tombe dans du lait froid et, de même, si de la viande froide tombe dans du lait froid, il faut la rincer, et cela suffit. La Guemara demande : Est-il vrai que si de la viande chaude tombe dans du lait froid, il faut la rincer, et cela suffit ? Puisqu’elle est chaude, jusqu’à ce que l’aliment du dessous la refroidisse, il est impossible qu’elle n’absorbe pas un peu du lait. Par conséquent, il faudrait au moins exiger le retrait de la pelure extérieure. Il faut plutôt dire la version corrigée suivante : Si de la viande chaude tombe dans du lait froid, il faut peler la couche extérieure ; si de la viande froide tombe dans du lait froid, il faut la rincer, et cela suffit.
אָמַר מָר: צוֹנֵן לְתוֹךְ צוֹנֵן — מֵדִיחַ. אָמַר רַב הוּנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא מְלָחוֹ, אֲבָל מְלָחוֹ — אָסוּר. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: מָלִיחַ הֲרֵי הוּא כְּרוֹתֵחַ. כָּבוּשׁ הֲרֵי הוּא כִּמְבוּשָּׁל.
Le Maître a dit dans la baraita citée ci-dessus : Si de la viande froide tombe dans du lait froid ou dans un aliment interdit, il suffit de la rincer, et cela suffit. Rav Houna a dit : Ils ont enseigné cette halakha seulement dans un cas où il n’a salé aucun des aliments. Cependant, s’il a salé l’un d’eux, cela est interdit, comme l’a dit Shmuel : Un aliment salé est considéré comme un aliment bouillant quant à sa capacité à transmettre le goût. De plus, un aliment mariné dans du vinaigre, de la saumure ou autre chose de semblable est considéré comme un aliment cuit, car il absorbe le goût du liquide dans lequel il marine ou d’autres aliments avec lesquels il marine.
אָמַר רָבָא: הָא דְּאָמַר שְׁמוּאֵל מָלִיחַ הֲרֵי הוּא כְּרוֹתֵחַ (וְכוּ׳) — לֹא (אֲמַרַן) [שָׁנוּ] אֶלָּא שֶׁלֹּא נֶאֱכָל מֵחֲמַת מִלְחוֹ, אֲבָל נֶאֱכָל מֵחֲמַת מִלְחוֹ — לֹא.
Rava dit : En ce qui concerne ce que Shmuel a dit, à savoir qu’un aliment salé est comme un aliment bouillant, nous avons dit cela seulement au sujet de quelque chose salé au point qu’il n’est pas habituellement mangé à cause de son sel. Mais si l’aliment est encore mangé malgré son sel, c’est-à-dire malgré le fait qu’il ait été salé, alors il n’est pas considéré comme quelque chose de bouillant et ne transmet pas de goût.
הָהוּא בַּר גּוֹזָלָא דִּנְפַל לְכַדָּא דְּכַמְכָּא, שַׁרְיֵיא רַב חִינָּנָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא מִפַּשְׁרוּנְיָא.
Il y avait un jeune oiseau particulier qui tomba dans une cruche de kamka, également connu sous le nom de kutaḥ, un aliment qui contient du lait. La question s’est posée de savoir si l’aliment est considéré comme un mélange interdit de viande et de lait. Rav Ḥinnana, fils de Rava de la ville de Pashronya, l’a permis.
אָמַר רָבָא: מַאן חַכִּים לְמִישְׁרֵא מִילְּתָא כִּי הָא, אִי לָאו רַב חִינָּנָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא מִפַּשְׁרוּנְיָא, דְּגַבְרָא רַבָּה הוּא. אָמַר לְךָ, כִּי אָמַר שְׁמוּאֵל מָלִיחַ הֲרֵי הוּא כְּרוֹתֵחַ — שֶׁאֵין נֶאֱכָל מֵחֲמַת מִלְחוֹ, הַאי נֶאֱכָל מֵחֲמַת מִלְחוֹ.
Rava dit à ce sujet : Qui est assez sage pour permettre quelque chose d’aussi complexe que cela, sinon Rav Ḥinnana, fils de Rava de Pashronya, car c’est un grand homme et il peut discerner la raison d’être indulgent même dans un cas qui paraît interdit ? Il aurait pu te dire, pour expliquer sa décision indulgente : Lorsque Shmuel a dit qu’un aliment salé est comme un aliment bouillant, cette halakha concernait un aliment salé au point qu’il n’est pas mangé à cause de son sel, mais cekutaḥest encore mangé malgré, c’est-à-dire malgré, son sel. Par conséquent, le cas est comparable à un aliment froid qui tombe dans un autre aliment froid, ce qui est permis après rinçage.
וְהָנֵי מִילֵּי חַי, אֲבָל צָלִי — בָּעֵי קְלִיפָה. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵית בֵּיהּ פִּילֵי, אֲבָל אִית בֵּיהּ פִּילֵי — אָסוּר. וְאִי מְתוּבַּל בְּתַבְלֵי — אָסוּר.
La Guemara souligne que cela s'applique seulement si l'oiseau est cru ; mais s'il est rôti, il faut retirer la pelure extérieure. La cuisson au rôti attendrit la viande, lui permettant d'absorber plus facilement la saveur. Et nous avons dit que l'oiseau est permis seulement lorsqu'il n'a pas de fissures ; mais s'il a des fissures, il est interdit parce que le lait est absorbé dans les fissures. Et s'il a été assaisonné avec des épices, il est interdit parce que les épices attendrissent la viande, la rendant absorbante.