Drashot AI Logo
וְתָנֵי עֲלַהּ: בַּחוֹל כִּי הַאי גַוְנָא יִשָּׂרֵף מִיָּד. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בָּעֵי עֲקִירָה, הַאי פֶּסַח הוּא, וְכֵיוָן דְּלֵית לֵיהּ בְּעָלִים — הָוֵה לֵיהּ פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ, אַמְּטוּ לְהָכִי יִשָּׂרֵף מִיָּד.
Et il a été enseigné dans une baraitaà ce sujet de cette michna que un jour de semaine, dans un cas comme celui-ci, lorsqu’il s’avère qu’il n’y a personne pour manger l’offrande pascale, elle doit être brûlée immédiatement. Soit, si vous dites qu’une offrande qui n’a pas de propriétaire nécessite un déracinement de son statut antérieur pour que son statut change et qu’en l’absence d’un déracinement explicite elle conserve son statut d’origine, ici aussi on peut soutenir que c’est encore une offrande pascale. Et puisqu’elle n’a pas de propriétaires, sa disqualification se trouve dans le corps même de l’offrande , parce qu’elle a été sacrifiée sans objet, et par conséquent elle doit être brûlée immédiatement.
אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לָא בָּעֵי עֲקִירָה — מֵרֵישָׁא הָוֵה לֵיהּ שְׁלָמִים, פְּסוּלוֹ מִשּׁוּם מַאי — מִשּׁוּם דָּבָר אַחֵר, דְּקָא שָׁחֵיט לֵיהּ אַחַר תָּמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם. עִיבּוּר צוּרָה בָּעֵי.
Mais si tu dis qu’une offrande comme celle-ci ne nécessite pas de déracinement, mais que son statut initial est automatiquement annulé à la mort de son propriétaire, et qu’elle était une offrande de paix dès le début, de même qu’une offrande pascale dont le statut a été révoqué est considérée comme une offrande de paix, pour quelle raison, alors, est-elle disqualifiée ? En raison d’autre chose, c’est-à-dire qu’il l’a abattue après l’offrande quotidienne de l’après-midi, qui est le moment approprié pour abattre l’agneau pascal. Mais une offrande de paix abattue alors est disqualifiée. Dans ce cas, cependant, il faudrait exiger qu’elle soit laissée toute la nuit jusqu’à ce que sa forme se détériore, acquérant ainsi le statut de viande sacrificielle restante, et ce n’est qu’ensuite qu’elle devrait être brûlée.
דְּתַנְיָא, זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁפְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ — יִשָּׂרֵף מִיָּד. בַּדָּם וּבַבְּעָלִים — תְּעוּבַּר צוּרָתוֹ וְיֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה!
Comme cela a été enseigné dans une baraita : Voici le principe : toute offrande dont l’invalidité se trouve dans le corps même de l’offrande doit être brûlée immédiatement et sans délai. Mais si l’invalidité se trouve dans le sang de l’offrande ou chez les propriétaires, la viande doit être laissée toute la nuit, afin que sa forme puisse se détériorer, et ce n’est qu’ensuite qu’elle doit être emportée au lieu de combustion. Ainsi, la baraita qui dit qu’un agneau pascal qui a été abattu un jour de semaine, et qu’ensuite on a appris que les propriétaires étaient morts, doit être brûlé immédiatement, prouve, contre l’opinion de Rav Houna, qu’une offrande qui n’a pas de propriétaires requiert encore un déracinement explicite de son statut antérieur pour que son statut change.
אֶלָּא לָא תֵּימָא שְׁחָטוֹ סְתָם — כָּשֵׁר לְשׁוּם עוֹלָה, אֶלָּא אֵימָא שְׁחָטוֹ לְשׁוּם עוֹלָה — כָּשֵׁר. אַלְמָא בָּעֵי עֲקִירָה.
Au contraire, ne dis pas que Rav a dit qu’un sacrifice de culpabilité que l’on a abattu sans précision est valide comme holocauste. Dis plutôt qu’il a dit que, si quelqu’un a pris un sacrifice de culpabilité dont le propriétaire avait déjà obtenu l’expiation au moyen d’un autre animal et l’a abattu explicitement comme holocauste, il est valide. Et conclus de cela que Rav apparemment soutient que changer le statut d’une offrande requiert un déracinement explicite.
וּלְרַבִּי חִיָּיא בַּר גַּמָּדָא, דְּאָמַר: נִזְרְקָה מִפִּי חֲבוּרָה וְאָמְרִי, כְּגוֹן שֶׁהָיוּ בְּעָלִים טְמֵאֵי מֵתִים וְנִדְחִין לְפֶסַח שֵׁנִי.
La Guemara demande : Une difficulté surgit selon Rabbi Ḥiyya bar Gamda, qui a traité la question de savoir si un agneau pascal nécessite un changement d’affectation et a dit que cela a été rejeté du groupe des sages qui étudiaient la question, et ils ont tous dit ce qui suit : Un changement d’affectation est requis dans un cas où les propriétaires de l’offrande étaient rituellement impurs d’une impureté transmise par un cadavre pendant le premier Pessaḥ et ont été repoussés au second Pessaḥ, car dans ce cas, ils veulent vraisemblablement offrir cet animal comme leur offrande pascale lors du second Pessaḥ, et par conséquent son statut ne change pas à moins qu’il ne soit explicitement réaffecté.
הַאי הוּא דְּבָעֵי עֲקִירָה, הָא בְּעָלְמָא לָא בָּעֵי עֲקִירָה. מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
La Guemara déduit de cela que c’est seulement cette offrande qui requiert un déracinement explicite, car il est raisonnable de supposer que ses propriétaires ont toujours l’intention de l’utiliser pour son objectif initial, mais en général elle ne requiert pas de déracinement. Selon cet avis, que peut-on dire, puisqu’il semblerait que notre michna indique qu’un déracinement explicite est nécessaire ?
אֶלָּא אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁהִפְרִישׁוֹ קוֹדֶם חֲצוֹת, וּמֵתוּ בְּעָלִים אַחַר חֲצוֹת, דְּהָוֵה לֵיהּ נִרְאֶה וְנִדְחֶה. וְכׇל הַנִּרְאֶה וְנִדְחֶה — שׁוּב אֵינוֹ חוֹזֵר וְנִרְאֶה.
Au contraire, Rav Houna, fils de Rav Yehoshoua, a dit : De quoi parlons-nous ici dans notre michna ? Nous parlons d’un cas où ils ont désigné l’animal pour être sacrifié comme leur offrande pascale avant midi, puis midi est arrivé et elle a été définitivement établie comme leur offrande pascale, et les propriétaires sont morts après midi, de sorte que l’offrande a d’abord été considérée comme apte puis rejetée : À l’origine, elle était apte à être sacrifiée soit comme offrande pascale, soit comme offrande de paix, puis elle a été rejetée comme offrande de paix lorsqu’elle a été définitivement établie comme offrande pascale, et rejetée comme offrande pascale lorsque ses propriétaires sont morts. Et le principe est que tout ce qui a été d’abord apte puis ensuite rejeté ne redevient pas apte. L’offrande est donc disqualifiée et brûlée immédiatement, car elle ne pourra jamais être offerte ni comme offrande pascale ni comme offrande de paix.
מִידֵּי הוּא טַעְמָא אֶלָּא לְרַב, הָא אָמַר רַב: בַּעֲלֵי חַיִּים אֵינָם נִדְחִים.
La Guemara rejette cette réponse : Cette raison est-elle nécessaire pour quelqu’un d’autre que Rav, qui soutient qu’un déracinement explicite n’est pas requis ? Mais Rav lui-même a dit que les créatures vivantes ne peuvent pas être définitivement rejetées. La halakha du rejet ne s’applique qu’aux animaux qui ont déjà été abattus, mais les créatures vivantes ne peuvent pas être définitivement rejetées de leur statut sanctifié ou de leur admissibilité à une mitsva.
אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: הָא מַנִּי? רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא, דְּאָמַר: וְכֵן הַשּׁוֹחֵט אֲחֵרִים לְשֵׁם פֶּסַח — פָּסוּל, דְּהָוֵה לֵיהּ פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ.
Au contraire, Rav Pappa a dit : Selon l’opinion de qui est cette baraita qui ajoute à la michna le détail selon lequel, un jour de semaine, l’offrande disqualifiée est immédiatement brûlée ? C’est conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer, qui a dit : Et de même, si quelqu’un a abattu une autre offrande, telle qu’une offrande de paix, dans le but d’une offrande pascale, elle est disqualifiée. Si tel est le cas, sa disqualification est dans le corps de l’offrande elle-même, et elle doit donc être brûlée immédiatement.
וְאִי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא, חַטָּאת נָמֵי מִחַיַּיב, דְּהָא לֵית לֵיהּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר טוֹעֶה בִּדְבַר מִצְוָה פָּטוּר?
La Guemara demande : Mais si cela est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer, il le tiendrait également pour responsable d’apporter une offrande expiatoire pour avoir abattu une offrande invalide pendant le Chabbat, car Rabbi Eliezer n’accepte pas la position selon laquelle celui qui se trompe au sujet d’une mitsva est exempté d’apporter une offrande expiatoire. Cette explication doit donc être rejetée.
אֶלָּא, תַּרְגְּמָא רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַב סַלָּא חֲסִידָא קַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא: הָא מַנִּי יוֹסֵף בֶּן חוֹנַאי הִיא. דִּתְנַן, יוֹסֵף בֶּן חוֹנַאי אוֹמֵר: הַנִּשְׁחָטִים לְשֵׁם פֶּסַח וּלְשֵׁם חַטָּאת — פְּסוּלִים, אַלְמָא: פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ הִיא, וּמִשּׁוּם הָכִי יִשָּׂרֵף מִיָּד, וּבִפְטוֹרֵי — סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.
Au contraire, Rav Yosef, fils de Rav Salla le Ḥasid, expliqua devant Rav Pappa comme suit : Conformément à l’opinion de qui est cettebaraita ? C’est conformément à l’opinion de Yosef ben Ḥonai. Comme nous l’avons appris dans une michna où Yosef ben Ḥonai dit : D’autres offrandes qui sont abattues dans le but d’une offrande pascale ou dans le but d’une offrande expiatoire sont disqualifiées, car il est d’accord avec Rabbi Eliezer à cet égard. Il est évident que sa disqualification réside dans le corps même de l’offrande et qu’elle doit donc être brûlée immédiatement. Mais en ce qui concerne les exemptions des offrandes expiatoires dans les cas de profanation involontaire du Chabbat, il soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehoshua, selon laquelle celui qui se trompe au sujet d’une mitsva est exempté.
רַב אָשֵׁי אָמַר: רַב דְּאָמַר כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה. דְּתַנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אִם יֵשׁ שְׁהוּת בְּיוֹם לֵידַע אִם מָשְׁכוּ בְּעָלִים אֶת יְדֵיהֶם אוֹ שֶׁמֵּתוּ אוֹ שֶׁנִּטְמְאוּ — חַיָּיב, וּתְעוּבַּר צוּרָתוֹ וְיוֹצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּלָא בָּעֵי עֲקִירָה!
Rav Ashi a dit une réponse différente à cette question : Rav a dit sa décision concernant un sacrifice de culpabilité conformément à l’opinion de Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka. Comme cela a été enseigné dans une baraita : Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka, dit : Si celui qui abat l’offrande pascale pendant Chabbat a encore le temps dans la journée de vérifier si les propriétaires se sont retirés, ou sont morts, ou sont devenus rituellement impurs, il est tenu d’apporter un sacrifice expiatoire pour avoir abattu pendant Chabbat, et la viande doit être laissée toute la nuit afin que sa forme puisse se détériorer, et ensuite elle doit être emportée au lieu de combustion. Quelle est la raison pour laquelle sa forme doit se détériorer ? N’est-ce pas parce qu’il soutient que cela ne nécessite pas de déracinement ? Et pour cette raison, l’invalidité n’est pas inhérente à l’offrande, et elle doit donc être laissée toute la nuit afin d’acquérir le statut de viande sacrificielle restante avant d’être brûlée.
מִמַּאי? דִּילְמָא מִשּׁוּם דְּסָבַר לַהּ כְּתַנָּא דְּבֵי רַבָּה בַּר אֲבוּהּ, דְּאָמַר: אֲפִילּוּ פִּיגּוּל נָמֵי בָּעֵי עִיבּוּר צוּרָה. דְּיָלֵיף ״עָוֹן״ ״עָוֹן״ מִנּוֹתָר.
La Guemara rejette cet argument : D’où sait-on que cela est correct ? Peut-être cela nécessite un déracinement, et l’invalidité est inhérente. Et le fait qu’il exige la détérioration de la forme s’explique parce qu’il est d’accord avec le tanna de l’école de Rabba bar Avuh, qui a dit que même le piggul, une offrande invalidée par une intention impropre, qui est considérée comme une invalidité inhérente, requiert également la détérioration de la forme, car il a dérivé cette exigence au moyen d’une analogie verbale entre le mot « iniquité » (Lévitique 7:18) énoncé au sujet d’une offrande invalidée par une intention impropre et le mot « iniquité » (Lévitique 19:7) énoncé au sujet du reste de la viande sacrificielle.
דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, נִטְמְאוּ בְּעָלִים מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? הָא וַדַּאי בָּעֵי עֲקִירָה, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר גַּמָּדָא: נִזְרְקָה מִפִּי חֲבוּרָה, כְּגוֹן שֶׁהָיוּ בְּעָלִים טְמֵאֵי מֵת וְנִדְחוּ לְפֶסַח שֵׁנִי.
Car si tu ne dis pas cela, c’est-à-dire que la baraita a été enseignée conformément à cette opinion, alors, dans un cas où les propriétaires sont devenus rituellement impurs, que peut-on dire ? Dans ce cas, il faut certainement un déracinement, car Rabbi Ḥiyya bar Gamda a dit que cela a été exclu du groupe des sages qui étudiaient la question : Un déracinement est requis dans un cas où les propriétaires de l’offrande étaient rituellement impurs par une impureté transmise par un cadavre pendant le premier Pesaḥ et ont été repoussés au second Pesaḥ. Puisque leur offrande est vraisemblablement destinée à être utilisée lors du second Pesaḥ, un changement explicite du statut de l’offrande est requis.
אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְשַׁנִּי מֵעִיקָּרָא: יוֹסֵף בֶּן חוֹנַאי הִיא.
Au contraire, il est clair que c’est comme il a répondu au début, que notre michna est conforme à l’opinion de Yosef ben Ḥonai. Par conséquent, en semaine l’offrande est brûlée immédiatement, et pendant le Chabbat, conformément à l’opinion de Rabbi Yehoshua, on ne devient pas passible d’apporter une offrande expiatoire.


הָדְרָן עֲלָךְ אֵלּוּ דְּבָרִים

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria