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נֵימָא תְּלָתָא תַּנָּאֵי הֲווֹ? לָא, תְּרֵי תַּנָּאֵי הֲווֹ, וְתַנָּא קַמָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הַיְינוּ רַבִּי יוֹסֵי, וְתַנָּא קַמָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי הַיְינוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן. וּמַאי ״אַף״ — אַקַּמַּיְיתָא.
Disons qu’il y a trois tanna’im qui contestent ce point : les deux opinions anonymes, dont chacune se rapporte à deux légumes, et l’opinion commune à Rabbi Yosei et Rabbi Shimon qui inclut les trois légumes. La Guemara rejette cela : Non, il n’y a que deux tanna’im qui contestent ce point, et le premier tanna dont l’opinion apparaît avant celle de Rabbi Shimon est Rabbi Yosei. Et le premier tanna dont l’opinion apparaît avant celle de Rabbi Yosei est Rabbi Shimon. Et quel est le sens du mot même dans leurs deux déclarations ? Ils sont d’accord au sujet du premier légume, les navets ; cependant, ils sont en désaccord au sujet du second et le remplacent par un autre légume.
תָּנוּ רַבָּנַן: בֶּן בּוּהְיָין נָתַן פֵּיאָה לַיָּרָק, וּבָא אָבִיו וּמְצָאָן לַעֲנִיִּים שֶׁהָיוּ טְעוּנִין יָרָק וְעוֹמְדִין עַל פֶּתַח הַגִּינָּה. אָמַר לָהֶם: בָּנַי, הַשְׁלִיכוּ מֵעֲלֵיכֶם וַאֲנִי נוֹתֵן לָכֶם כִּפְלַיִים בַּמְעוּשָּׂר. לֹא מִפְּנֵי שֶׁעֵינִי צָרָה, אֶלָּא מִפְּנֵי שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין נוֹתְנִין פֵּיאָה לַיָּרָק.
La Guemara cite un épisode de la Tosefta. Les Sages ont enseigné : Le fils d’un homme nommé Bohayan a désigné pour les pauvres la récolte dans le coin d’un jardin potager, et son père Bohayan trouva les pauvres chargés de légumes et se tenant à l’entrée du jardin en sortant. Il leur dit : Mes enfants, jetez les légumes que vous avez ramassés et je vous donnerai le double de la quantité en produits prélevés pour la dîme, et vous n’y perdrez rien. Ce n’est pas parce que je vous envie ce que vous avez pris. C’est plutôt parce que les Sages disent : On ne désigne pas pour les pauvres la récolte dans le coin d’un jardin potager. Par conséquent, les légumes que vous avez pris nécessitent la dîme.
לְמָה לֵיהּ לְמֵימְרָא לְהוּ ״לֹא מִפְּנֵי שֶׁעֵינִי צָרָה״? כִּי הֵיכִי דְּלָא לֵימְרוּ: דַּחוֹיֵי קָא מְדַחֵי לַן.
La Guemara demande : Pourquoi était-il nécessaire qu’il leur dise : Ce n’est pas parce que je regrette ce que vous avez pris ? Il aurait suffi de leur offrir des produits prélevés de la dîme. La Guemara répond qu’il a dit cela afin qu’ils ne disent pas : Il nous fait patienter, prenant ce que nous avons recueilli maintenant, mais plus tard il ne tiendra pas son engagement.
תָּנוּ רַבָּנַן: בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ מַנִּיחִין עוֹרוֹת קָדָשִׁים בְּלִשְׁכַּת בֵּית הַפַּרְוָה, לָעֶרֶב הָיוּ מְחַלְּקִין אוֹתָן לְאַנְשֵׁי בֵּית אָב. וְהָיוּ בַּעֲלֵי זְרוֹעוֹת נוֹטְלִין אוֹתָן בִּזְרוֹעַ. הִתְקִינוּ שֶׁיִּהְיוּ מְחַלְּקִין אוֹתָן מֵעֶרֶב שַׁבָּת לְעֶרֶב שַׁבָּת — דְּאָתְיָין כּוּלְּהוּ מִשְׁמָרוֹת, וְשָׁקְלָן בַּהֲדָדֵי.
À propos des habitants de Jéricho, la Guemara rapporte que des personnes puissantes leur volaient du bois. Les Sages ont enseigné : Au début, les prêtres déposaient les peaux qui avaient été écorchées d’animaux consacrés comme offrandes de l’ordre le plus sacré, qui étaient données aux prêtres, dans la chambre de Parva. Le soir, ils les distribuaient aux membres de la famille des prêtres qui servaient au Temple ce jour-là. Et les puissants prêtres parmi eux les prenaient de force avant qu’elles ne puissent être distribuées. Les rabbins décrétèrent qu’ils les distribueraient chaque veille de Chabbat, parce qu’alors toutes les familles des deux gardes sacerdotales venaient et prenaient leur part ensemble. Toutes les familles, tant celle de la garde qui commençait son service que celle de la garde qui l’achevait, étaient ensemble lorsqu’elles partageaient les peaux. Les prêtres puissants ne pouvaient pas prendre les peaux de force.
וַעֲדַיִין הָיוּ גְּדוֹלֵי כְהוּנָּה נוֹטְלִין אוֹתָן בִּזְרוֹעַ. עָמְדוּ בְּעָלִים וְהִקְדִּישׁוּם לַשָּׁמַיִם.
Néanmoins, les prêtres éminents, en vertu de leur lignée, les prenaient de force. En raison de leur importance, les membres du reste de la garde n’osaient pas les contester. Lorsqu’ils se rendirent compte qu’il n’y avait pas de répartition équitable, les propriétaires des sacrifices (Me’iri) se levèrent et consacrèrent les peaux au Ciel afin que les prêtres ne puissent pas les prendre.
אָמְרוּ: לֹא הָיוּ יָמִים מוּעָטִים עַד שֶׁחִיפּוּ אֶת הַהֵיכָל כּוּלּוֹ בְּטַבְלָאוֹת שֶׁל זָהָב, שֶׁהֵן אַמָּה עַל אַמָּה כְּעוֹבִי דִּינַר זָהָב, וּלְרֶגֶל הָיוּ מְקַפְּלִין אוֹתָן וּמַנִּיחִין אוֹתָן עַל גַּב מַעֲלָה בְּהַר הַבַּיִת, כְּדֵי שֶׁיְּהוּ עוֹלֵי רְגָלִים רוֹאִין שֶׁמְּלַאכְתָּם נָאָה וְאֵין בָּהּ דֶּלֶם.
Les Sages dirent : Peu de jours s’étaient écoulés avant qu’ils n’aient revêtu tout le sanctuaire de plaques d’or avec le produit du rachat et de la vente des peaux. Ces plaques mesuraient une coudée sur une coudée et avaient l’épaisseur d’un dinar d’or. Et lorsque le peuple se rassemblait pour le pèlerinage de la fête, ils retiraient les plaques et les plaçaient sur une marche du Mont du Temple afin que les pèlerins voient que le travail artisanal des plaques était beau et sans défaut [dalam]. Ensuite, ils remettaient les plaques dans le Sanctuaire.
תָּנָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: קוֹרוֹת שֶׁל שִׁקְמָה הָיוּ בִּירִיחוֹ, וְהָיוּ בַּעֲלֵי זְרוֹעוֹת נוֹטְלִין אוֹתָן בִּזְרוֹעַ, עָמְדוּ בְּעָלִים וְהִקְדִּישׁוּם לַשָּׁמַיִם.
Il a également été enseigné que Abba Shaoul dit : Il y avait des troncs de sycomore à Jéricho, et des hommes puissants les prenaient à leurs propriétaires par la force. Les propriétaires se levaient et consacraient ces troncs au Ciel. C’est au sujet de ces troncs et des branches qui en poussèrent que les habitants de Jéricho agirent contre la volonté des Sages.
עֲלֵיהֶם וְעַל כַּיּוֹצֵא בָּהֶם אָמַר אַבָּא שָׁאוּל בֶּן בָּטְנִית מִשּׁוּם אַבָּא יוֹסֵף בֶּן חָנִין: אוֹי לִי מִבֵּית בַּיְיתּוֹס — אוֹי לִי מֵאָלָתָן, אוֹי לִי מִבֵּית חָנִין — אוֹי לִי מִלְּחִישָׁתָן, אוֹי לִי מִבֵּית קַתְרוֹס — אוֹי לִי מִקּוּלְמוֹסָן, אוֹי לִי מִבֵּית יִשְׁמָעֵאל בֶּן פִּיאָכִי — אוֹי לִי מֵאֶגְרוֹפָן. שֶׁהֵם כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים, וּבְנֵיהֶן גִּיזְבָּרִין, וְחַתְנֵיהֶם אֲמַרְכָּלִין, וְעַבְדֵיהֶן חוֹבְטִין אֶת הָעָם בְּמַקְלוֹת.
En ce qui concerne les prêtres éminents et ceux qui leur ressemblent, Abba Shaul ben Batnit a dit au nom d’Abba Yosef ben Ḥanin : Malheur à moi à cause des Grands Prêtres de la maison de Baitos, malheur à moi à cause de leurs bâtons. Malheur à moi à cause des Grands Prêtres de la maison de Ḥanin ; malheur à moi à cause de leurs chuchotements et des rumeurs qu’ils répandent. Malheur à moi à cause des Grands Prêtres de la maison de Katros ; malheur à moi à cause de leurs plumes qu’ils utilisent pour écrire des mensonges. Malheur à moi à cause des serviteurs des Grands Prêtres de la maison de Yishmael ben Piakhi ; malheur à moi à cause de leurs poings. La puissance de ces maisonnées provenait du fait que les pères étaient Grands Prêtres, et leurs fils étaient les trésoriers du Temple, et leurs gendres étaient les superviseurs du Temple [amarkalin]. Et leurs serviteurs frappent le peuple avec des bâtons, et agissent autrement de manière inappropriée.
תָּנוּ רַבָּנַן: אַרְבַּע צְווֹחוֹת צָוְחָה עֲזָרָה. רִאשׁוֹנָה: צְאוּ מִכָּאן בְּנֵי עֵלִי שֶׁטִּימְּאוּ הֵיכַל ה׳. וְעוֹד צָוְוחָה: צֵא מִיכָּן יִשָּׂשׂכָר אִישׁ כְּפַר בַּרְקַאי שֶׁמְּכַבֵּד אֶת עַצְמוֹ וּמְחַלֵּל קׇדְשֵׁי שָׁמַיִם. דַּהֲוָה כָּרֵיךְ יְדֵיהּ בְּשִׁירָאֵי וְעָבֵיד עֲבוֹדָה.
À propos de la critique de plusieurs prêtres éminents, la Guemara rapporte que les Sages ont enseigné : Le peuple dans la cour du Temple a tous poussé quatre cris, car ils étaient d’accord sur diverses questions (Pardes Rimonim). Le premier cri fut : Sortez d’ici, fils d’Éli, qui avez profané le Sanctuaire de Dieu (voir I Samuel 2:22). Par la suite, la prêtrise fut transférée à la maison de Zadok. Et un autre cri : Sors d’ici, Yissakhar de Kfar Barkai, qui t’honores toi-même et profanes les objets consacrés au Ciel. En raison de sa nature délicate et de son manque de respect pour le service du Temple, il enveloppait ses mains de soie [shirai] et accomplissait le service. Cela invalidait le service, car la soie constituait une interposition entre ses mains et les ustensiles du Temple. En outre, sa conduite rabaissait le service du Temple, car il montrait qu’il n’était pas disposé à se salir les mains pour lui.
וְעוֹד צָוְוחָה הָעֲזָרָה: שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וְיִכָּנֵס יִשְׁמָעֵאל בֶּן פִּיאָכִי תַּלְמִידוֹ שֶׁל פִּנְחָס, וִישַׁמֵּשׁ בִּכְהוּנָּה גְּדוֹלָה. וְעוֹד צָוְוחָה הָעֲזָרָה: שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וְיִכָּנֵס יוֹחָנָן בֶּן נִרְבַּאי תַּלְמִידוֹ שֶׁל פִּנְקַאי וִימַלֵּא כְּרֵיסוֹ מִקׇּדְשֵׁי שָׁמַיִם.
Et le peuple dans la cour du Temple criait encore : Élevez vos têtes, ô portes, et laissez le juste Yishmael ben Piakhi, l’élève de Pinehas ben Elazar le prêtre, entrer et servir comme Grand Prêtre, bien que les membres de cette famille fussent violents. Et le peuple dans la cour du Temple criait encore : Élevez vos têtes, ô portes, et laissez Yoḥanan ben Narbbai, l’élève de Pinkai, entrer et remplir son ventre de viande des offrandes consacrées au Ciel, car il est digne de manger des offrandes.
אָמְרוּ עָלָיו עַל יוֹחָנָן בֶּן נִרְבַּאי שֶׁהָיָה אוֹכֵל שְׁלֹשׁ מֵאוֹת עֲגָלִים, וְשׁוֹתֶה שְׁלֹשׁ מֵאוֹת גַּרְבֵי יַיִן, וְאוֹכֵל אַרְבָּעִים סְאָה גּוֹזָלוֹת בְּקִינּוּחַ סְעוּדָה. אָמְרוּ: כׇּל יָמָיו שֶׁל יוֹחָנָן בֶּן נִרְבַּאי לֹא נִמְצָא נוֹתָר בְּמִקְדָּשׁ. מַאי סְלִקָא בֵּיהּ בְּיִשָּׂשׂכָר אִישׁ כְּפַר בַּרְקַאי? אָמְרִי: מַלְכָּא וּמַלְכְּתָא הֲווֹ יָתְבִי. מַלְכָּא אֲמַר: גַּדְיָא יָאֵי, וּמַלְכְּתָא אָמְרָה: אִימְּרָא יָאֵי. אֲמַרוּ: מַאן מוֹכַח? כֹּהֵן גָּדוֹל, דְּקָא מַסֵּיק קׇרְבָּנוֹת כׇּל יוֹמָא. אֲתָא אִיהוּ,
On disait de Yoḥanan ben Narbbai que lui et les membres de sa maison mangeaient trois cents veaux, buvaient trois cents cruches de vin et mangeaient quarante se’a de colombes en dessert. On disait : Pendant tous les jours de Yoḥanan ben Narbbai, il ne restait aucun morceau de viande sacrificielle dans le Temple, car il veillait à ce que quelqu’un la mange. La Guemara demande : Qu’est-ce qui finalement arriva à Yissakhar de Kfar Barkai ? On disait : Le roi et la reine étaient assis et parlaient. Le roi dit que la viande de chèvre est meilleure comme nourriture, et la reine dit que la viande d’agneau est meilleure comme nourriture. Ils dirent : Qui peut prouver lequel de nous a raison ? Le Grand Prêtre le peut, car il offre des sacrifices toute la journée et en goûte la viande. Le Grand Prêtre avait le droit de prendre une portion de tout sacrifice offert dans le Temple et connaissait donc bien les saveurs des différents types de viande. Yissakhar de Kfar Barkai vint, et lorsqu’on lui posa cette question,

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