לְעִנְיַן צֵירוּף טוּמְאָה בַּפֶּסַח, וּבִשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה אִיכָּא פְּלוּגְתָּא.
en ce qui concerne la combinaison de deux morceaux vis-à-vis de l’impureté rituelle pendant Pessa'h, lorsque cela dépend de leur volume. Cependant, pendant le reste de l’année, il existe une distinction selon que le propriétaire y est regardant ou non.
הֵיכִי דָּמֵי, כְּגוֹן דְּאִיכָּא פָּחוֹת מִכְּבֵיצָה אוֹכָלִין, וְנָגְעוּ בְּהַאי בָּצֵק. בְּפֶסַח, דְּאִיסּוּרוֹ חָשׁוּב — מִצְטָרֵף. בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה, דְּבִקְפֵידָא תַּלְיָא מִילְּתָא, אִם מַקְפִּיד עָלָיו — מִצְטָרֵף, אִם רוֹצֶה בְּקִיּוּמוֹ — הֲרֵי הוּא כַּעֲרֵיבָה.
La Guemara explique : Quelles sont les circonstances du cas de la michna ? Il s’agit d’un cas où il y a moins que le volume d’un œuf de nourriture rituellement impure, et elle a touché cette pâte dans le bol, puis elle est entrée en contact avec de la nourriture rituellement pure. Pendant Pessa'h, lorsque l’interdiction qui s’applique à la pâte la fait considérer comme significative bien qu’il s’agisse d’une très petite quantité, elle se combine avec le premier morceau de nourriture. Ensemble, ils atteignent le volume d’un œuf, qui est capable de transmettre l’impureté rituelle des aliments. Cependant, pendant le reste de l’année, lorsque il n’y a pas d’interdiction qui confère cette importance à la pâte, la question dépend de la minutie du propriétaire ; s’il est pointilleux à ce sujet, c’est-à-dire qu’il ne veut pas que la pâte soit là, elle est considérée comme de la nourriture et non comme une partie du bol, et elle se combine avec l’autre morceau de nourriture. Cependant, si l’on préfère sa présence continue à son emplacement actuel, elle est considérée comme faisant partie du bol de pétrissage lui-même, plutôt que comme de la nourriture.
מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: מִי קָתָנֵי ״מִצְטָרֵף״? וְהָא ״חוֹצֵץ״ קָתָנֵי. אֶלָּא אָמַר רָבָא: וְכֵן לְהַעֲלוֹת טׇהֳרָה לַעֲרֵיבָה.
Rava s’oppose vivement à cela : Est-ce que le terme a été enseigné dans la michna : Combine ? N’est-ce pas la michna qui enseigne que cela fait interposition ? L’explication d’Abaye ne rend pas compte de ce terme. Au contraire, Rava a dit qu’il faut comprendre la michna comme disant : Et de même en ce qui concerne la purification du pétrin par immersion.
הֵיכִי דָּמֵי, כְּגוֹן דְּאִיטַּמִּי הָךְ עֲרֵיבָה, וּבָעֵי לְאַטְבּוֹלֵי. בְּפֶסַח, דְּאִיסּוּרוֹ חָשׁוּב — חוֹצֵץ, וְלָא סָלְקָא לַהּ טְבִילָה. בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה בִּקְפִידָא תַּלְיָא מִילְּתָא. אִי מַקְפִּיד עָלָיו — חוֹצֵץ, וְאִם רוֹצֶה בְּקִיּוּמוֹ — הֲרֵי הוּא כַּעֲרֵיבָה.
La Guemara explique : Quelles sont les circonstances du cas de la michna ? C’est un cas où le pétrin est devenu rituellement impur, et quelqu’un souhaite l’immerger. Pendant Pessa'h, lorsque l’interdiction d’un volume d’olive de levain le rend significatif, il fait interposition entre l’eau et le pétrin, et l’immersion est inefficace. Cependant, pendant le reste de l’année, la question dépend de savoir si le propriétaire est pointilleux à ce sujet ou non. S’il est pointilleux au sujet de la pâte et souhaite l’enlever, elle fait interposition entre l’eau et le récipient. Cependant, si le propriétaire souhaite qu’elle soit présente, elle est considérée comme faisant partie du pétrin lui-même, et elle ne fait pas interposition entre l’eau et le récipient.
מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: מִי קָתָנֵי ״וְכֵן לְעִנְיַן טׇהֳרָה״? הָא ״לְעִנְיַן טוּמְאָה״ קָתָנֵי! אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: וְכֵן לְעִנְיַן לְהוֹרִיד טוּמְאָה לַעֲרֵיבָה.
Rav Pappa s’oppose vivement à cela : Est-ce le langage enseigné dans la michna : Et de même en ce qui concerne la pureté rituelle ? La michna n’a-t-elle pas enseigné : Et de même en ce qui concerne l’impureté rituelle ? Au contraire, Rav Pappa a dit qu’il faut comprendre la michna comme disant : Et de même en ce qui concerne le transfert de l’impureté rituelle au pétrin par le biais de cette pâte.
הֵיכִי דָּמֵי, כְּגוֹן דְּנָגַע שֶׁרֶץ בְּהַאי בָּצֵק. בְּפֶסַח דְּאִיסּוּרוֹ חָשׁוּב — חוֹצֵץ, וְלָא נָחֲתָה לַהּ טוּמְאָה. בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה דְּבִקְפִידָא תַּלְיָא, אִם מַקְפִּיד עָלָיו — חוֹצֵץ, אִם רוֹצֶה בְּקִיּוּמוֹ — הֲרֵי הוּא כַּעֲרֵיבָה.
La Guemara explique : Quelles sont les circonstances du cas de la michna ? C’est un cas où la carcasse d’un animal rampant a touché cette pâte. Pendant Pessa'h, lorsque son interdiction fait que la pâte est considérée comme significative, elle fait interposition entre le récipient et l’animal rampant, et l’impureté rituelle ne descend pas jusqu’au pétrin, c’est-à-dire que le pétrin ne devient pas impur. Pendant le reste de l’année, lorsque cela dépend de la question de savoir si l’on est particulier quant à la présence de la pâte, s’il y est particulier, elle fait interposition entre le récipient et l’animal rampant et empêche le récipient de devenir impur. Cependant, s’il souhaite qu’elle soit présente, elle est considérée comme faisant partie du pétrin lui-même. Par conséquent, tout le récipient devient rituellement impur lorsque la carcasse de l’animal rampant touche la pâte.
מַתְנִי׳ בָּצֵק הַחֵרֵשׁ, אִם יֵשׁ כַּיּוֹצֵא בּוֹ שֶׁהֶחְמִיץ — הֲרֵי זֶה אָסוּר.
MICHNA :Pâte sourde désigne une pâte pour laquelle il est difficile de déterminer si elle a levé. Elle est comparable à un sourd-muet, qui ne peut pas communiquer. S'il existe une pâte semblable à elle à laquelle de l'eau a été ajoutée au même moment, qui a levé, la pâte sourde est interdite. Bien qu'elle n'ait pas montré de signes extérieurs de levée, on peut présumer que la pâte sourde a également levé.
גְּמָ׳ אִם אֵין שָׁם כַּיּוֹצֵא בּוֹ מַהוּ? אֲמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כְּדֵי שֶׁיֵּלֵךְ אָדָם מִמִּגְדַּל נוּנַיָּא לִטְבֶרְיָא מִיל.
GUEMARA : La Guemara cherche à clarifier la décision de la michna : S'il n'y a pas de pâte semblable à elle, quelle est la halakha ? Rabbi Abbahou a dit que Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Selon les Sages, la fermentation se produit dans le temps qu'il faut à une personne pour parcourir la distance de Migdal Nunaya à Tibériade, soit un mil, deux mille coudées.
וְנֵימָא מִיל! הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּשִׁיעוּרָא דְּמִיל כְּמִמִּגְדַּל נוּנַיָּא וְעַד טְבֶרְיָא.
La Guemara pose la question sur cette formulation : pourquoi est-il nécessaire de mentionner la distance entre ces deux endroits ? Disons que le levain commence après le temps qu’il faut à une personne pour marcher un mil. La Guemara répond : Cette déclaration nous enseigne incidemment que la longueur d’un mil est la distance de Migdal Nunaya à Tibériade.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: לְגַבָּל וְלִתְפִלָּה וְלִנְטִילַת יָדַיִם — אַרְבָּעָה מִילִין.
Rabbi Abbahu a dit que Rabbi Shimon ben Lakish a dit : En ce qui concerne un pétrisseur, c’est-à-dire quelqu’un qui pétrit de la pâte pour d’autres et doit maintenir la pureté rituelle de la pâte ; et, de même, en ce qui concerne le lavage des mains pour la prière (Arukh), et en ce qui concerne le lavage des mains avant de manger, il faut chercher soit un bain rituel pour y immerger l’ustensile qu’il utilise pour pétrir la pâte, soit de l’eau pour purifier ses mains, à condition que l’eau soit accessible dans le temps nécessaire pour parcourir quatre mil, huit mille coudées.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַיְיבוּ אַמְרַהּ, וְאַרְבְּעָה אֲמַר בַּהּ, וַחֲדָא מִינַּיְיהוּ עִבּוּד. דִּתְנַן: וְכוּלָּן שֶׁעִיבְּדָן, אוֹ שֶׁהִילֵּךְ בָּהֶן כְּדֵי עֲבוֹדָה — טְהוֹרִין, חוּץ מֵעוֹר הָאָדָם. וְכַמָּה כְּדֵי עֲבוֹדָה? אָמַר רַבִּי (אִינְיָיא) אָמַר רַבִּי יַנַּאי: כְּדֵי הִילּוּךְ אַרְבָּעָה מִילִין.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Ayvu a dit cette halakha, et il l’a dite à propos de quatre cas, par opposition aux trois cas mentionnés précédemment. Et l’un d’eux concernait le tannage des peaux, qui dure le temps qu’il faut à une personne pour marcher quatre mil. Comme nous l’avons appris dans une michna : Et tous les types de peaux fines et souples, qui ont le statut de chair en matière d’impureté rituelle parce que leur texture est semblable à celle de la chair, qui ont été tannées afin d’être transformées en cuir, ou sur lesquelles on a marché pendant le temps nécessaire au processus de travail du cuir, sont rituellement pures. Elles sont considérées comme du cuir et ne sont plus considérées comme la chair de l’animal, sauf la peau d’un être humain mort, qui demeure toujours rituellement impure. La Guemara demande : Combien de temps faut-il marcher sur une peau pour le processus de travail du cuir ? Rabbi Ayvu a dit que Rabbi Yannai a dit : C’est le temps nécessaire pour marcher quatre mil.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְפָנָיו, אֲבָל לְאַחֲרָיו — אֲפִילּוּ מִיל אֵינוֹ חוֹזֵר. אָמַר רַב אַחָא, וּמִינַּהּ: מִיל — הוּא דְּאֵינוֹ חוֹזֵר, הָא פָּחוֹת מִמִּיל — חוֹזֵר.
Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : Ils ont enseigné que l’on doit chercher de l’eau pour se laver les mains avant de manger ou de prier pendant le temps nécessaire pour parcourir quatre milseulement lorsque l’eau est devant lui, dans la direction où il se déplace. Cependant, lorsqu’elle est derrière lui, il n’a pas besoin de revenir même un mil. Rav Aḥa a dit : De cela on peut déduire que lui n’a pas besoin de revenir un mil, mais il doit revenir de moins d’un mil afin d’obtenir de l’eau.
מַתְנִי׳ כֵּיצַד מַפְרִישִׁין חַלָּה בְּטוּמְאָה בְּיוֹם טוֹב?
MICHNA :Comment sépare-t-on la ‘halla en état d’impureté rituelle pendant le jour de fête de Pessa'h ? Normalement, on peut séparer la ‘halla rituellement pure de la pâte et la donner immédiatement à un prêtre afin qu’il puisse la manger. La ‘halla rituellement impure n’est pas propre à un prêtre et doit être brûlée, mais il est interdit de cuire ou de brûler, pendant le jour de fête, quoi que ce soit qui ne soit pas propre à la consommation. Cependant, il est également interdit d’attendre et de la brûler après le jour de fête, car entre-temps elle deviendra levée.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: לֹא תִּקְרָא לָהּ שֵׁם עַד שֶׁתֵּאָפֶה. בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: תָּטִיל בְּצוֹנֵן. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ:
Rabbi Eliezer dit : Une femme ne doit pas la désigner comme hala avant la cuisson ; elle doit plutôt s’en abstenir jusqu’à ce qu’elle soit cuite. En d’autres termes, elle doit attendre d’avoir cuit toute la pâte, et qu’il n’y ait aucun risque qu’elle fermente. Ce n’est qu’alors qu’elle doit en prélever la hala. La portion de hala peut ensuite être conservée jusqu’après le jour de fête, moment où elle pourra être brûlée. Ben Beteira dit : Elle doit prélever la hala avant qu’elle ne soit cuite, et placer la pâte dans de l’eau froide afin qu’elle ne fermente pas. Rabbi Yehoshua dit :