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מְנַקְּטָא לֵיהּ אִימֵּיהּ בְּאַרְבֵי.
que sa mère lui apporterait du blé dans une auge. En d'autres termes, elle garderait les grains de blé depuis le moment où ils étaient récoltés en les plaçant dans des récipients et en les surveillant jusqu'à Pessa'h.
הָהוּא אַרְבָּא דְחִיטֵּי דִּטְבַעָא בְּחִישְׁתָּא, שַׁרְיָא רָבָא לְזַבּוֹנֵי לְגוֹיִם.
La Guemara rapporte qu’il y avait un certain bateau transportant du blé, qui a chaviré avant Pessa'h dans la rivière Ḥishta. Rava a permis à ses propriétaires de vendre le grain récupéré à des non-Juifs avant Pessa'h.
אֵיתִיבֵיהּ רַבָּה בַּר לֵיוַאי לְרָבָא: בֶּגֶד שֶׁאָבַד בּוֹ כִּלְאַיִם — הֲרֵי זֶה לֹא יִמְכְּרֶנּוּ לְגוֹי, וְלֹא יַעֲשֶׂה בּוֹ מַרְדַּעַת לַחֲמוֹר. אֲבָל עוֹשִׂין אוֹתוֹ תַּכְרִיכִין לְמֵת.
Rabba bar Levai souleva une objection à l’opinion de Rava à partir d’une baraita : En ce qui concerne un vêtement dans lequel du kilayim s’est perdu, un mélange interdit de laine et de lin, c’est-à-dire un vêtement de laine dans lequel un fil de lin a été cousu, ou inversement, on ne peut pas le vendre à un non-Juif ; et on ne peut pas même le transformer en une couverture de selle pour un âne. Il est interdit de le faire, de peur que quelqu’un n’en retire un morceau et ne le couse sur son propre vêtement. Cependant, on peut le transformer en un linceul pour un mort, car il n’y a pas à craindre qu’on le retire du défunt.
לְגוֹי מַאי טַעְמָא לָא — לָאו מִשּׁוּם דַּהֲדַר מְזַבֵּין לְיִשְׂרָאֵל?
La Guemara clarifie cette question : Quelle est la raison pour laquelle on ne peut pas le vendre à un gentil ? N’est-ce pas en raison de la crainte que le gentil le revende à un Juif ? Puisque le mélange de laine et de lin n’est pas visible, il est possible qu’un Juif utilise ce tissu sans le savoir. La même crainte s’applique au grain : il n’est pas apparent que le grain qui s’est renversé dans la rivière est interdit. Il devrait donc être interdit de vendre ce blé à des gentils, de peur qu’ils ne le revendent à des Juifs.
הֲדַר אָמַר רָבָא: לְזַבִּינְהוּ קַבָּא קַבָּא לְיִשְׂרָאֵל, כִּי הֵיכִי דְּכָלְיָא קַמֵּי פִּיסְחָא.
Rava reconsidéra la question et dit alors : Il doit vendre ce blé un kav à la fois, c’est-à-dire en petites mesures, chaque fois à un Juif différent, mais pas à un seul Juif en grandes quantités, afin que tout ce blé soit utilisé avant Pessa'h. En le vendant de cette manière, tout le grain sera utilisé rapidement et personne ne mangera par inadvertance ces grains levés pendant Pessa'h.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מוֹלְלִין אֶת הַקְּדֵירָה בַּפֶּסַח. וְהָרוֹצֶה שֶׁיִּמְלוֹל — נוֹתֵן אֶת הַקֶּמַח וְאַחַר כָּךְ נוֹתֵן אֶת הַחוֹמֶץ. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף נוֹתֵן אֶת הַחוֹמֶץ וְאַחַר כָּךְ נוֹתֵן אֶת הַקֶּמַח.
Les Sages ont enseigné : Il est interdit de mélanger de la farine dans une marmite de nourriture à Pessa'h afin d’absorber l’écume qui s’est accumulée pendant la cuisson. Et celui qui souhaite mélanger de la farine doit ajouter la farine puis ajouter du vinaigre, ce qui empêchera la farine de fermenter. Et certains disent : On peut même ajouter du vinaigre puis ajouter la farine, car le vinaigre empêche la farine de fermenter même après que la farine a été diluée dans l’eau.
מַאן יֵשׁ אוֹמְרִים?
La Guemara demande : Qui est le tanna dont l’opinion est introduite par l’expression certains disent ?
אָמַר רַב חִסְדָּא: רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דִּתְנַן: הָאִילְפָּס וְהַקְּדֵירָה שֶׁהֶעֱבִירָן מְרוּתָּחִין — לֹא יִתֵּן לְתוֹכָן תַּבְלִין, אֲבָל נוֹתֵן לְתוֹךְ הַקְּעָרָה אוֹ לְתוֹךְ הַתַּמְחוּי. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לַכֹּל הוּא נוֹתֵן, חוּץ מִדָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ חוֹמֶץ וָצִיר.
Rav Ḥisda a dit : C’est l’opinion de Rabbi Yehouda, comme nous l’avons appris dans une michna : En ce qui concerne une marmite de ragoût ou une casserole de nourriture que l’on a retirée du feu alors qu’elle était bouillante, on ne peut pas y ajouter des épices pendant Chabbat. Cependant, on peut ajouter des épices à un plat ou à la grande assiette dans laquelle la nourriture est versée depuis la casserole. Rabbi Yehouda dit : On peut ajouter des épices à tout aliment qui a été retiré du feu, sauf à un plat qui contient du vinaigre ou de la saumure, car cet aliment est considéré comme s’il était encore bouillant, en raison du caractère piquant du vinaigre ou de la saumure. Puisque Rabbi Yehouda soutient que le vinaigre a le même effet que l’ébullition, il conviendrait que le vinaigre, comme l’eau bouillante, empêche la farine de fermenter.
וְנוֹקְמַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, (דִּתְנַן) רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שׁוֹרָן בְּחוֹמֶץ, וְחוֹמֶץ צוֹמְתָן!
La Guemara demande : Et établissons l’opinion de : Certains disent, conformément à l’opinion de Rabbi Yossei. Comme nous l’avons appris dans une michna : Rabbi Yossei dit, au sujet de grains de blé qui ont été trempés dans l’eau : Il faut les tremper dans du vinaigre, et ce vinaigre fera que le blé se contracte et l’empêchera de fermenter.
כִּי אַשְׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי יוֹסֵי, הָנֵי מִילֵּי דְּאִיתֵיהּ בְּעֵינֵיהּ, אֲבָל עַל יְדֵי תַּעֲרוֹבֶת — לָא.
La Guemara répond : Lorsque nous apprenons l’opinion de Rabbi Yossei, cela s’applique uniquement à une situation le vinaigre est à l’état pur, sans altération, auquel cas son âcreté empêche le blé de fermenter. Cependant, si le vinaigre est ajouté au moyen d’un mélange, non, la déclaration de Rabbi Yossei ne s’applique pas à un cas de ce genre.
עוּלָּא אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה — אָסוּר, מִשּׁוּם: ״לֵךְ לֵךְ אָמְרִינַן נְזִירָא, סְחוֹר סְחוֹר, לְכַרְמָא לָא תִּקְרַב״.
Oulla a dit : Dans ces deux cas, que le vinaigre soit ajouté d’abord ou ensuite, son usage est interdit, car il faut éviter les situations susceptibles de mener à une interdiction, selon l’adage bien connu : Fais le tour, fais le tour, et n’approche pas de la vigne, dit-on au nazir. Puisqu’il est interdit au nazir de boire du vin et de manger des raisins, il vaut mieux pour lui éviter entièrement une vigne. Un principe similaire s’applique à d’autres interdictions.
רַב פַּפִּי שָׁרֵי לֵיהּ לְבוּרְדִּיקִי דְּבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא לְמִמְחֵה קְדֵירָה בַּחֲסִיסֵי. אָמַר רָבָא: אִיכָּא דְּשָׁרֵי כִּי הַאי מִילְּתָא בְּדוּכְתָּא דִּשְׁכִיחִי עָבְדִי? אִיכָּא דְאָמְרִי: רָבָא גּוּפָא מָחֵי לֵהּ קִידְרָא בַּחֲסִיסֵי.
La Guemara rapporte : Rav Pappi permit aux cuisiniers [burdikei] de la maison de l’Exilarque d’écraser des grains grillés dans une marmite de nourriture, afin de dissoudre l’écume accumulée. Rava dit : Y a-t-il quelqu’un qui permet cela dans un endroit où se trouvent des serviteurs ? Il est peu probable que les serviteurs soient attentifs à ces interdictions. Ils utiliseront de la farine crue à cette fin, ce qui entraînera une violation de l’interdiction du pain levé à Pessa'h. Certains disent que Rava lui-même ajoutait des grains grillés dans sa propre marmite.
מַתְנִי׳ אֵין נוֹתְנִין קֶמַח לְתוֹךְ חֲרוֹסֶת אוֹ לְתוֹךְ הַחַרְדָּל. וְאִם נָתַן — יֵאָכֵל מִיָּד, וְרַבִּי מֵאִיר אוֹסֵר.
MICHNA :On ne peut pas ajouter de la farine au ḥaroset, un aliment assaisonné et piquant, ni à la moutarde, afin d’en atténuer le goût fort. Dans les deux cas, le piquant de ces aliments pourrait accélérer la fermentation de la farine. Et si l’on en a ajouté à l’un ou l’autre, le mélange peut être consommé immédiatement avant de fermenter ; et Rabbi Meïr l’interdit, de peur que l’aliment ne fermente immédiatement.
אֵין מְבַשְּׁלִין אֶת הַפֶּסַח לֹא בְּמַשְׁקִין וְלֹא בְּמֵי פֵירוֹת, אֲבָל סָכִין וּמַטְבִּילִין אוֹתוֹ בָּהֶן.
La michna continue : On ne peut pas faire cuire l’agneau pascal dans des liquides ordinaires ou dans des jus de fruits, car la Torah déclare explicitement qu’il doit être rôti. Cependant, on peut l’arroser pendant qu’il rôtit et le tremper dans un liquide en le mangeant.
מֵי תַשְׁמִישׁוֹ שֶׁל נַחְתּוֹם — יִשָּׁפְכוּ, מִפְּנֵי שֶׁהֵן מַחְמִיצִין.
Le tanna déclare en outre : L’eau qui a été utilisée par un boulanger pour se rafraîchir les mains ou laver des ustensiles doit être jetée, parce que cette eau fait lever la pâte, car elle contient probablement une petite quantité de farine et de pâte.
גְּמָ׳ אָמַר רַב כָּהֲנָא: מַחֲלוֹקֶת לְתוֹךְ הַחַרְדָּל, אֲבָל לְתוֹךְ חֲרוֹסֶת — דִּבְרֵי הַכֹּל יִשָּׂרֵף מִיָּד.
GUEMARA :Rav Kahana a dit : Le désaccord entre Rabbi Meir et les Sages concerne un cas où l’on ajoute de la farine à la moutarde, qui est extrêmement piquante et ne fera pas lever la farine immédiatement. Mais dans un cas où l’on ajoute de la farine au ḥaroset, moins piquant, qui fera lever la farine rapidement, tout le monde est d’accord pour dire que le mélange doit être brûlé immédiatement.
וְתַנְיָא נָמֵי הָכִי: אֵין נוֹתְנִין קֶמַח לְתוֹךְ הַחֲרוֹסֶת, וְאִם נָתַן — יִשָּׂרֵף מִיָּד. לְתוֹךְ הַחַרְדָּל, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: יִשָּׂרֵף מִיָּד, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יֵאָכֵל מִיָּד. אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי חֲכָמִים. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה:
Et cet avis a également été enseigné dans une baraita : On ne peut pas ajouter de farine au ḥaroset, et si l’on en a ajouté, elle doit être brûlée immédiatement. En ce qui concerne la farine ajoutée à la moutarde, Rabbi Meir dit : Elle doit être brûlée immédiatement, et les Sages disent : Elle doit être mangée immédiatement, avant de fermenter. Rav Houna, fils de Rav Yehouda, a dit que Rav Naḥman a dit que Shmouel a dit : La halakha est conforme à l’opinion des Sages sur cette question. Rav Naḥman bar Yitsḥak dit à Rav Houna, fils de Rav Yehouda :

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