Drashot AI Logo
חָזַר רַבִּי יְהוּדָה וְדָנוֹ דִּין אַחֵר: נוֹתָר יֶשְׁנוֹ בְּ״בַל תּוֹתִירוּ״, וְחָמֵץ בְּ״בַל תּוֹתִירוּ״. מָה נוֹתָר בִּשְׂרֵיפָה — אַף חָמֵץ בִּשְׂרֵיפָה.
Puis Rabbi Yehuda présenta une autre déduction logique : L’interdiction de manger et de tirer profit de la viande sacrificielle restante est clairement incluse dans l’interdiction de : Et vous n’en laisserez rien. Et le pain levé est lui aussi inclus, en un certain sens, dans l’interdiction de : Et vous n’en laisserez rien, car, une fois le temps pendant lequel il peut être mangé expiré, on transgresse les interdictions de : Il ne sera pas vu, et : Il ne sera pas trouvé, en le possédant. De même que le reste de la viande sacrificielle doit être brûlé, de même le pain levé doit être brûlé.
אָמְרוּ לוֹ: אָשָׁם תָּלוּי וְחַטַּאת הָעוֹף הַבָּא עַל הַסָּפֵק לִדְבָרֶיךָ יוֹכִיחוּ, שֶׁהֵן בְּ״בַל תּוֹתִירוּ״. שֶׁאָנוּ אוֹמְרִים בִּשְׂרֵיפָה, וְאַתָּה אוֹמֵר בִּקְבוּרָה! שָׁתַק רַבִּי יְהוּדָה.
Ils lui dirent : Selon ton avis, une offrande de culpabilité incertaine et un oiseau sacrifié comme offrande expiatoire dans un cas de doute prouveront que cette comparaison n’est pas valable, car ils sont eux aussi inclus dans l’interdiction de : Et vous n’en laisserez rien, puisque ces offrandes sont interdites après l’expiration du temps pendant lequel elles peuvent être consommées. De même que nous disons qu’ils sont soumis à la combustion, mais toi tu dis qu’une offrande de culpabilité incertaine est soumise à l’ensevelissement. Rabbi Yehouda garda le silence, car il n’avait pas de réponse.
אָמַר רַב יוֹסֵף, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: כַּפָּא דַּחֲטָא נַגָּרָא — בְּגַוַּוהּ נִשְׂרוֹף חַרְדְּלָא.
Rav Yosef a dit : C’est comme les gens disent : Dans la cuillère que le charpentier a fabriquée, la moutarde brûlera son palais. En d’autres termes, on peut être lésé par ses propres actions. De même, dans ce cas, la preuve la plus forte contre l’opinion de Rabbi Yehuda est celle qui se fonde sur la propre déclaration de Rabbi Yehuda.
(אָמַר אַבָּיֵי:) סַדָּנָא בְּסַדָּנֵי יְתֵיב — מִדְּוִיל יְדֵיהּ מִשְׁתַּלֵּים.
Abaye a dit une autre expression populaire : Celui qui a fabriqué les entraves [saddana] s’assiéra dans les entraves ; il est rétribué par sa propre œuvre de ses mains.
רָבָא אָמַר: גִּירָאָה בְּגִירֵיהּ מִקְּטִיל — מִדְּוִיל יְדֵיהּ מִשְׁתַּלֵּים.
Rava dit un autre dicton semblable : Celui qui a fabriqué les flèches sera tué par ses propres flèches ; il est rétribué par le propre ouvrage de ses mains.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים מְפָרֵר וְזוֹרֶה וְכוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ, הֵיכִי קָאָמַר: מְפָרֵר וְזוֹרֶה לָרוּחַ, וּמְפָרֵר וּמֵטִיל לַיָּם. אוֹ דִילְמָא: מְפָרֵר וְזוֹרֶה לָרוּחַ, אֲבָל מֵטִיל לַיָּם בְּעֵינֵיהּ. תְּנַן נָמֵי גַּבֵּי עֲבוֹדָה זָרָה כִּי הַאי גַוְונָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שׁוֹחֵק וְזוֹרֶה לָרוּחַ, אוֹ מֵטִיל לַיָּם. וְאִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵיכִי קָאָמַר? שׁוֹחֵק וְזוֹרֶה לָרוּחַ, וְשׁוֹחֵק וּמֵטִיל לַיָּם. אוֹ דִילְמָא שׁוֹחֵק וְזוֹרֶה לָרוּחַ, אֲבָל מֵטִיל לַיָּם בְּעֵינֵיהּ.
Il a été enseigné dans la michna : Et les Sages disent que le pain levé n’a pas besoin d’être brûlé ; au contraire, on peut même l’émietter et le jeter au vent ou à la mer. Un dilemme fut soulevé devant les Sages : À propos de quel cas parlent-ils ? Veulent-ils dire qu’il faut précisément l’émietter et le jeter au vent ou l’émietter et le jeter à la mer ? Ou peut-être peut-on l’émietter et le jeter au vent, mais il peut le jeter à la mer tel quel, dans sa forme pure, non altérée, sans l’émietter d’abord. Nous avons aussi appris dans une michna au sujet de l’idolâtrie dans un cas semblable que Rabbi Yossei dit : Il peut broyer l’idole et jeter la poussière au vent ou la jeter à la mer. Et un dilemme fut soulevé devant les Sages : À propos de quel cas parlent-ils ? Faut-il précisément la broyer et la jeter au vent ou la broyer et la jeter à la mer ? Ou peut-être il peut la broyer et la jeter au vent ; cependant, il peut la jeter à la mer telle quelle, dans sa forme pure, non altérée.
אָמַר רַבָּה: מִסְתַּבְּרָא עֲבוֹדָה זָרָה דִּלְיָם הַמֶּלַח קָא אָזְלָא — לָא בָּעֵי שְׁחִיקָה. חָמֵץ דְּלִשְׁאָר נְהָרוֹת קָאָזֵיל — בָּעֵי פֵּירוּר. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף: אַדְּרַבָּה, אִיפְּכָא מִסְתַּבְּרָא: עֲבוֹדָה זָרָה דְּלָא מִמִּיסָּה — בָּעֵי שְׁחִיקָה. חָמֵץ דְּמִמִּיס — לָא בָּעֵי פֵּירוּר.
Rabba a dit : Il est logique que, puisque les idoles sont jetées dans la mer Morte, elles n’ont pas besoin d’être broyées, car il n’y a pas à craindre qu’on les retire et qu’on les réutilise. Cependant, le pain levé qui peut être jeté dans d’autres fleuves, doit être émietté avant d’être jeté. Rav Yosef lui dit : Au contraire, l’opposé est plus logique. Les idoles, qui ne se désintègrent généralement pas dans l’eau, ont besoin d’être broyées. Cependant, le pain levé, qui se désintègre dans l’eau de lui-même, n’a pas besoin d’être émietté.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבָּה, תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבָּה: הָיָה מְהַלֵּךְ בַּמִּדְבָּר — מְפָרֵר וְזוֹרֶה לָרוּחַ. הָיָה מְהַלֵּךְ בִּסְפִינָה — מְפָרֵר וּמֵטִיל לַיָּם. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף: הָיָה מְהַלֵּךְ בַּמִּדְבָּר — שׁוֹחֵק וְזוֹרֶה לָרוּחַ. הָיָה מְהַלֵּךְ בִּסְפִינָה — שׁוֹחֵק וּמֵטִיל לַיָּם.
Une baraitaa été enseignée conformément à l’opinion de Rabba, et une baraitaa été enseignée conformément à l’opinion de Rav Yosef. La Guemara explique : Une baraitaa été enseignée conformément à l’opinion de Rabba : Si quelqu’un marchait dans le désert avec du pain levé à la main et que le moment arriva, la veille de Pessa'h, de l’éliminer, alors il doit émietter le pain levé et le jeter au vent. Si il voyageait sur un bateau, il doit émietter le pain levé et le jeter à la mer. Et une baraitaa été enseignée conformément à l’opinion de Rav Yosef : Si quelqu’un marchait dans le désert et trouva une idole, il doit la broyer et la jeter au vent. Si il voyageait sur un bateau, il doit la broyer et la jeter à la mer.
שְׁחִיקָה קַשְׁיָא לְרַבָּה, פֵּירוּר קַשְׁיָא לְרַב יוֹסֵף. שְׁחִיקָה לְרַבָּה לָא קַשְׁיָא: הָא — לְיָם הַמֶּלַח, הָא — לִשְׁאָר נְהָרוֹת. פֵּירוּר לְרַב יוֹסֵף לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּחִיטֵּי, הָא — בְּנַהֲמָא.
La Guemara commente : L’exigence de broyer dans une baraita pose une difficulté pour Rabba, car selon son opinion, il n’est pas nécessaire de broyer des idoles avant de les jeter dans la mer. Et l’exigence de réduire en miettes du pain levé mentionnée dans l’autre baraita pose une difficulté pour Rav Yosef, car selon son opinion, le pain levé n’a pas besoin d’être réduit en miettes avant d’être jeté dans la mer. La Guemara répond : L’exigence de broyer n’est pas difficile pour Rabba. Ce cas, où l’on n’est pas tenu de le broyer, est celui où on le jette dans la mer Morte. Cet autre cas, où l’on est tenu de le broyer avant de le jeter, est celui où on le jette dans d’autres fleuves. De même, l’exigence de réduire en miettes n’est pas difficile pour Rav Yosef. Ce cas traite d’un sac de blé qui est devenu levé. Puisque le blé ne se désintègre pas de lui-même, il faut le broyer et le disperser dans l’eau. Cet autre cas se réfère au pain. Puisque le pain se désintégrera de lui-même dans l’eau, il n’est pas nécessaire de le réduire en miettes.
מַתְנִי׳ חָמֵץ שֶׁל גּוֹי שֶׁעָבַר עָלָיו הַפֶּסַח — מוּתָּר בַּהֲנָאָה, וְשֶׁל יִשְׂרָאֵל — אָסוּר בַּהֲנָאָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יֵרָאֶה לְךָ שְׂאוֹר״.
MICHNA :Il est permis à un Juif de tirer profit du pain levé d’un non-Juif sur lequel Pessa'h est passé, c’est-à-dire du pain levé qui reste après la fin de Pessa'h. Cependant, il est interdit de tirer profit du levain d’un Juif sur lequel Pessa'h est passé, comme il est dit : « Et aucun pain levé ne sera vu chez toi, et aucun levain ne sera vu chez toi, dans toutes tes frontières » (Exode 13:7).
גְּמָ׳ מַנִּי מַתְנִיתִין? לָא רַבִּי יְהוּדָה וְלָא רַבִּי שִׁמְעוֹן וְלָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. מַאי הִיא? דְּתַנְיָא: חָמֵץ, בֵּין לִפְנֵי זְמַנּוֹ בֵּין לְאַחַר זְמַנּוֹ — עוֹבֵר עָלָיו בְּלָאו. תּוֹךְ זְמַנּוֹ — עוֹבֵר עָלָיו בְּלָאו וְכָרֵת, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
GEMARA: La Guemara commence en demandant : Qui est l’auteur de la michna ? Elle n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, et elle n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Shimon, et elle n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yossei HaGelili. La Guemara clarifie cette question : Quel est le cas au sujet duquel ces Sages sont en désaccord, et quelles sont leurs opinions sur cette question ? La Guemara explique : Comme cela a été enseigné dans une baraita : Celui qui mange ou tire profit de pain levé, soit avant son temps, à partir de midi la veille de Pessa'h, soit après son temps, c’est-à-dire du pain levé sur lequel Pessa'h est déjà passé, transgresse une mitsva négative. Pendant son temps, pendant Pessa'h lui-même, celui qui mange du pain levé transgresse une mitsva négative et est passible de karet. Telle est la déclaration de Rabbi Yehouda.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria