Drashot AI Logo
מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי סָבַר: ״לֹא תֹאכְלוּ״ מַשְׁמַע בֵּין אִיסּוּר אֲכִילָה בֵּין אִיסּוּר הֲנָאָה, וְכִי אֲתָא קְרָא לְמִישְׁרְיַיהּ לִנְבֵילָה — בַּהֲנָאָה הוּא דַּאֲתָא. וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: אִיסּוּר אֲכִילָה — מַשְׁמַע, אִיסּוּר הֲנָאָה לָא מַשְׁמַע. וְכִי אֲתָא קְרָא — לְטוּמְאָה וְטׇהֳרָה.
La Guemara demande : N’est-ce pas qu’ils sont en désaccord à ce sujet, sur la question suivante ? Rabbi Yosei HaGelili soutient : « Tu ne mangeras pas » indique à la fois l’interdiction de manger et l’interdiction de tirer profit ; par conséquent, on ne peut pas tirer profit d’une carcasse animale. Et lorsque le verset est venu et a dit : « Pour tout autre usage », il est venu permettre de tirer profit d’une carcasse animale. Et Rabbi Akiva soutient : « Tu ne mangeras pas » indique qu’il n’y a qu’une interdiction de manger ; cela n’indique pas une interdiction de tirer profit. Par conséquent, aucun verset n’est nécessaire pour apprendre qu’il est permis de tirer profit d’une carcasse animale. Lorsque le verset est venu et a dit : « Pour tout autre usage », il est venu enseigner les halakhot de pureté et d’impureté rituelles. Apparemment, il existe une controverse tannaïtique sur le sens des mots : « Tu ne mangeras pas ».
לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא ״לֹא תֹאכְלוּ״ מַשְׁמַע בֵּין אִיסּוּר אֲכִילָה בֵּין אִיסּוּר הֲנָאָה. וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי סָבַר: כְּשֶׁהוּתְּרָה נְבֵילָה — הִיא הוּתְּרָה, חֶלְבָּהּ וְגִידָהּ — לֹא הוּתְּרוּ. וְכִי אִיצְטְרִיךְ קְרָא — לְהֶיתֵּר הֲנָאָה הוּא דַּאֲתָא. וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: כְּשֶׁהוּתְּרָה נְבֵילָה — חֶלְבָּהּ וְגִידָהּ נָמֵי הוּתְּרוּ. וְכִי אִיצְטְרִיךְ קְרָא — לְטוּמְאָה וְטׇהֳרָה.
La Guemara rejette cette supposition. Non, il est possible de dire que tous soutiennent que « Tu ne mangeras pas » indique à la fois une interdiction de manger et une interdiction de tirer profit. Et ici, ils sont en désaccord sur ce point : Rabbi Yossei HaGelili soutient que lorsqu’il a été permis de tirer profit d’une carcasse d’animal, la carcasse elle-même était permise ; cependant, sa graisse et ses tendons n’étaient pas permis. Et l’expression « pour tout autre usage » dans le verset est nécessaire pour permettre de tirer profit de cette graisse. Cependant, Rabbi Akiva soutient : lorsqu’il a été permis de tirer profit d’une carcasse d’animal, il a aussi été permis de tirer profit de sa graisse et de ses tendons. Par conséquent, l’expression « pour tout autre usage » dans le verset est nécessaire pour la question de pureté et d’impureté.
וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, אַשְׁכְּחַן חֵלֶב דְּשַׁרְיֵיהּ רַחֲמָנָא בַּהֲנָאָה, אֶלָּא גִּיד נֵימָא דְּאָסוּר! אִיבָּעֵית אֵימָא: הָכִי נָמֵי דְּאָסוּר. אִיבָּעֵית אֵימָא, מַיְיתֵי לַהּ בְּקַל וָחוֹמֶר: וּמָה חֵלֶב שֶׁעָנוּשׁ כָּרֵת — מוּתָּר בַּהֲנָאָה, גִּיד שֶׁאֵינוֹ עָנוּשׁ כָּרֵת — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן.
La Guemara demande : Et selon l’opinion de Rabbi Yosei HaGelili, nous constatons que le Miséricordieux permet explicitement de tirer profit de la graisse ; cependant, disons que le nerf sciatique est interdit. La Guemara répond : Si tu veux, dis que c’est effectivement le cas, qu’il est interdit de tirer profit du nerf sciatique. Et si tu veux, dis plutôt qu’il est permis de tirer profit du nerf sciatique, et Rabbi Yosei HaGelili déduit cela, à savoir que le nerf sciatique est permis, au moyen d’une inférence a fortiori : Si, en ce qui concerne la graisse interdite, pour laquelle on est puni de karet si on la mange intentionnellement, il est permis d’en tirer profit, en ce qui concerne le nerf sciatique, pour lequel la punition de celui qui le mange n’est pas le karet, à plus forte raison n’est-il pas clair qu’il est permis d’en tirer profit ?
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָסַר? אִיכָּא לְמִיפְרַךְ, מָה לְחֵלֶב שֶׁכֵּן הוּתַּר מִכְּלָלוֹ אֵצֶל חַיָּה, תֹּאמַר בְּגִיד שֶׁלֹּא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ אֵצֶל חַיָּה.
La Guemara demande : Et pourquoi Rabbi Shimon, qui interdit de tirer profit du nerf sciatique, n’accepte-t-il pas cette inférence a fortiori ? La Guemara répond : Cette inférence peut être réfutée, car il est possible de dire : Qu’est-ce qui est particulier à la graisse ? C’est qu’elle est exclue de son interdiction générale en ce qui concerne les animaux non domestiqués, puisque l’interdiction ne s’applique qu’aux graisses des animaux domestiques casher. Peux-tu dire la même chose en ce qui concerne le nerf sciatique, qui n’est pas exclu de son interdiction générale en ce qui concerne les animaux non domestiqués et qui reste interdit ? Apparemment, à certains égards, l’interdiction du nerf sciatique est plus stricte que celle de la graisse.
וְאִידַּךְ? בִּבְהֵמָה קָאָמְרִינַן — בִּבְהֵמָה מִיהַת לָא אִישְׁתְּרִי.
La Guemara demande : Et comment répond l'autre Sage, Rabbi Yossei, qui permet de tirer profit du nerf sciatique sur la base de cette inférence a fortiori ? La Guemara dit : Lorsque nous énonçons cette inférence a fortiori, c’est à l’égard d’un animal domestiqué ; en tout état de cause, à l’égard d’un animal domestiqué sa graisse n’est pas permise. Puisqu’à l’égard d’un animal domestiqué l’interdiction de la graisse est plus stricte que celle du nerf sciatique, l’inférence a fortiori est valable.
מִכְּדֵי אוֹתְבִינְהוּ כׇּל הָנֵי קְרָאֵי וְשַׁנִּינְהוּ. חִזְקִיָּה וְרַבִּי אֲבָהוּ בְּמַאי פְּלִיגִי! בְּחָמֵץ בַּפֶּסַח וְאַלִּיבָּא דְרַבָּנַן, בְּשׁוֹר הַנִּסְקָל וְאַלִּיבָּא דְּדִבְרֵי הַכֹּל. חִזְקִיָּה נָפֵיק לֵיהּ מִ״לֹּא יֵאָכֵל״, וְרַבִּי אֲבָהוּ נָפֵיק לֵיהּ מִנְּבֵילָה.
Après avoir discuté de nombreux cas impliquant des interdictions de manger et de tirer profit, la Guemara demande : Puisque nous avons soulevé des objections à partir de tous ces versets et y avons répondu, et que dans chaque cas il est évident que, malgré le fait que le verset disait : « Tu ne mangeras pas », il n’y avait pas de désaccord quant à savoir si l’on pouvait ou non tirer profit de ces éléments, alors à propos de quoi Ḥizkiya et Rabbi Abbahou sont-ils en désaccord ? La Guemara répond : Ils sont en désaccord au sujet du pain levé à Pessa'h, conformément à l’opinion des Sages, qui interdisent d’en tirer profit ; et ils sont en désaccord au sujet d’un bœuf qui est lapidé, selon tout le monde. La Guemara explique : Ḥizkiya a déduit qu’il est interdit d’en tirer profit dans ce cas des mots : « Il ne sera pas mangé », et Rabbi Abbahou a déduit que cela est interdit du fait que la Torah a dû permettre explicitement d’en tirer profit dans le cas d’une carcasse d’animal.
מִכְּדִי בֵּין לְמָר וּבֵין לְמָר אֲסוּרִין בַּהֲנָאָה, מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ חוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בָּעֲזָרָה. חִזְקִיָּה סָבַר: ״לֹא יֵאָכֵל״ — לְמַעוֹטֵי הָנֵי, ״אֹתוֹ״ — לְמַעוֹטֵי חוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה.
La Guemara demande : À présent, tant selon un Maître que selon l’autre Maître, il est interdit de tirer profit de ces éléments. Malgré le fait qu’ils soient en désaccord quant à la source de cette halakha, quelle est la différence pratique entre eux ? La Guemara répond : La différence pratique entre eux est en ce qui concerne les animaux non sacrificiels qui ont été abattus dans la cour du Temple. Ḥizkiya soutient : « Il ne sera pas mangé » vient exclure ces cas de pain levé et du bœuf lapidé. Bien que, dans la plupart des cas, une interdiction de manger ne s’étende pas à une interdiction de tirer profit, le langage du verset dans ces cas indique qu’il existe également une interdiction d’en tirer profit. En outre, « Il sera jeté au chien » vient exclure les animaux non sacrificiels abattus dans la cour du Temple, indiquant qu’il est interdit d’en tirer profit.
רַבִּי אֲבָהוּ סָבַר: ״אֹתוֹ״ — לְמַעוֹטֵי הָנֵי, חוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה לָאו דְּאוֹרָיְיתָא נִינְהוּ.
Cependant, Rabbi Abbahu soutient que selon Rabbi Yehouda, qui maintenait que l’interdiction de manger la carcasse d’un animal ne peut pas servir à déduire l’interdiction d’en tirer profit : « Elle sera jetée au chien » vient pour exclure ces deux cas, le pain levé et un bœuf lapidé, où il est interdit d’en tirer profit. Et l’interdiction de tirer profit d’animaux non sacrificiels abattus dans la cour du Temple n’est pas une loi de la Torah, car il n’existe aucune source permettant de déduire cette interdiction. Par conséquent, la seule différence pratique entre eux est de savoir si l’interdiction de tirer profit d’animaux non sacrificiels abattus dans la cour du Temple relève de la Torah ou de la loi rabbinique.
יָתֵיב הָהוּא מֵרַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי, וְיָתֵיב וְקָאָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מִנַּיִן לְכׇל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה דְּכִי הֵיכִי דַּאֲסוּרִין בַּאֲכִילָה הָכִי נָמֵי אֲסוּרִין בַּהֲנָאָה? וּמַאי נִיהוּ — חָמֵץ בַּפֶּסַח וְשׁוֹר הַנִּסְקָל. מִנַּיִן?! תִּיפּוֹק לֵיהּ מִ״לֹּא יֵאָכֵל״! ״לֹא יֵאָכֵל״, אִיסּוּר אֲכִילָה — מַשְׁמַע לֵיהּ, אִיסּוּר הֲנָאָה — לָא מַשְׁמַע לֵיהּ.
La Guemara rapporte : L’un des Sages était assis devant Rabbi Shmuel bar Naḥmani, et il s’assit et dit au nom de Rabbi Yehoshua ben Levi : D’où est-il dérivé, en ce qui concerne toutes les interdictions dans la Torah, que de même qu’il est interdit de les manger, il est également interdit d’en tirer profit ? Et quels sont les objets interdits auxquels cette déclaration fait référence ? Ce sont le pain levé à Pessaḥ et un bœuf qui est lapidé. La Guemara demande : Pourquoi demander d’où ? Dérive l’interdiction de l’expression : « Il ne sera pas mangé. » La Guemara répond qu’il a dérivé une interdiction de manger cet objet de : « Il ne sera pas mangé » ; cependant, il n’a pas dérivé une interdiction de tirer profit de cette expression.
תִּיפּוֹק לֵיהּ מִנְּבֵילָה?! סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: דְּבָרִים כִּכְתָבָן.
La Guemara objecte : Déduis cette interdiction générale de tirer profit du fait que la Torah a dû permettre explicitement de tirer profit d’une carcasse animale. La Guemara répond : Rabbi Yehoshua ben Levi soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui a dit au sujet d’une carcasse animale : Les choses sont telles qu’elles sont écrites, et les mots du verset n’indiquent rien au-delà de leur sens simple.
אִי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, תִּיפּוֹק לֵיהּ מֵהֵיכָא דְּנָפְקָא לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה, מִ״לַּכֶּלֶב תַּשְׁלִיכוּן אֹתוֹ״!
La Guemara objecte : S'il soutient conformément à l'opinion de Rabbi Yehouda, alors qu'il dérive cette halakha de l'endroit d'où Rabbi Yehouda la dérive, c'est-à-dire du verset : « Vous serez pour Moi des hommes saints ; vous ne mangerez donc aucune chair déchirée par les bêtes dans les champs ; vous la jetterez au chien » (Exode 22:30). Rabbi Yehouda a expliqué qu'on peut la jeter à un chien, mais qu'on ne peut jeter à un chien aucun des autres éléments interdits mentionnés dans la Torah. De là, il déduit qu'il est interdit de tirer profit du pain levé pendant Pessa'h ou d'autres éléments similaires.
קָסָבַר: חוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בָּעֲזָרָה דְּאוֹרָיְיתָא. מִנַּיִן, דִּכְתִיב: ״כׇּל חַטָּאת אֲשֶׁר יוּבָא מִדָּמָהּ וְגוֹ׳״.
La Guemara répond : Ce Sage soutient que l’interdiction de tirer profit de animaux non sacrificiels qui ont été abattus dans la cour du Temple relève de la loi de la Torah, et que c’est le mot « cela » dans le verset qui indique qu’ils sont interdits. Et d’où est-il dérivé que cette interdiction de tirer profit s’applique aussi au pain levé et à un bœuf lapidé ? Comme il est écrit : « Et tout sacrifice expiatoire, dont une partie du sang est apportée dans la Tente d’Assignation pour faire l’expiation dans le lieu saint, ne sera pas mangé ; il sera brûlé au feu » (Lévitique 6:23).
שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר ״בָּאֵשׁ תִּשָּׂרֵף״, וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״בָּאֵשׁ תִּשָּׂרֵף״? אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְגוּפוֹ, דִּכְתִיב ״וְהִנֵּה שֹׂרָף״, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְכׇל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה.
Puisqu’il n’est pas nécessaire que le verset dise : « Il sera brûlé au feu » ; et alors, dans quel but le verset dit-il : « Il sera brûlé au feu » ? Si cela ne s’applique pas à la chose elle-même dans son contexte, puisqu’il est déjà écrit : « Et Moshe s’enquit avec soin au sujet du bouc de l’offrande expiatoire, et voici, il avait été brûlé » (Lévitique 10:16), applique-le à la question de toutes les interdictions dans la Torah.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria