וּלְחִזְקִיָּה, לְמַאי הִלְכְתָא אִיתַּקַּשׁ דָּם לְמַיִם? לְכִדְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִן לְדַם קָדָשִׁים שֶׁאֵינוֹ מַכְשִׁיר — שֶׁנֶּאֱמַר ״לֹא תֹּאכְלֶנּוּ עַל הָאָרֶץ תִּשְׁפְּכֶנּוּ כַּמָּיִם״, דָּם שֶׁנִּשְׁפָּךְ כַּמַּיִם — מַכְשִׁיר, שֶׁאֵינוֹ נִשְׁפָּךְ כַּמַּיִם — אֵינוֹ מַכְשִׁיר.
La Guemara demande : Selon Ḥizkiya, qui dit que : « Tu ne mangeras pas » indique seulement que manger est interdit, mais que le bénéfice est permis, pour quelle halakha le sang est-il mis en parallèle avec l’eau ? Selon son avis, il n’est pas nécessaire que le verset enseigne qu’on peut tirer profit du sang. La Guemara répond qu’il a besoin de ce verset pour déduire ce qui a été enseigné par Rabbi Ḥiyya bar Abba, car Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : D’où est-il déduit que le sang des sacrifices ne rend pas les aliments susceptibles à l’impureté rituelle ? Comme il est dit : « Tu ne le mangeras pas ; tu le répandras sur la terre comme de l’eau » (Deutéronome 12:24). Le sang qui est répandu comme de l’eau, tel que celui d’un animal abattu non sacrificiel, rend les aliments susceptibles à l’impureté rituelle. En revanche, le sang sacrificiel, qui n’est pas répandu comme de l’eau mais est plutôt aspergé sur l’autel, ne rend pas les aliments susceptibles à l’impureté rituelle.
וַהֲרֵי אֵבֶר מִן הַחַי, דִּכְתִיב ״לֹא תֹאכַל הַנֶּפֶשׁ עִם הַבָּשָׂר״, וְתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מִנַּיִן שֶׁלֹּא יוֹשִׁיט אָדָם כּוֹס יַיִן לְנָזִיר וְאֵבֶר מִן הַחַי לִבְנֵי נֹחַ — תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְלִפְנֵי עִוֵּר לֹא תִתֵּן מִכְשֹׁל״, הָא לִכְלָבִים — שְׁרֵי!
La Guemara conteste davantage l’opinion de Rabbi Abbahou : Et pourtant, il existe l’interdiction de manger un membre coupé d’un animal vivant, comme il est écrit : « Seulement, sois ferme à ne pas manger le sang ; car le sang, c’est la vie ; et tu ne mangeras pas la vie avec la chair » (Deutéronome 12:23). Et il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Natan dit : D’où est-il déduit qu’une personne ne peut pas offrir une coupe de vin à un nazir, à qui il est interdit de boire du vin, et qu’elle ne peut pas offrir un membre coupé d’un animal vivant à un descendant de Noé, à qui la loi noachide interdit de manger un membre provenant d’un animal vivant ? Le verset déclare : « Tu ne mettras pas d’obstacle devant l’aveugle » (Lévitique 19:14). Faire fauter une autre personne, c’est comme placer un obstacle devant un aveugle ; celui qui agit ainsi transgresse cette interdiction. L’interdiction de donner un membre provenant d’un animal vivant à un non-Juif est apparemment due uniquement à l’interdiction de placer un obstacle. Cependant, il est permis de le jeter aux chiens. Par conséquent, bien que le verset dise : « Tu ne le mangeras pas », il n’y a apparemment aucune interdiction de tirer profit de cet objet interdit. Cela remet en question le principe de Rabbi Abbahou.
שָׁאנֵי אֵבֶר מִן הַחַי דְּאִיתַּקַּשׁ לְדָם, דִּכְתִיב: ״רַק חֲזַק לְבִלְתִּי אֲכֹל הַדָּם כִּי הַדָּם הוּא הַנָּפֶשׁ״.
La Guemara répond : Un membre provenant d’un animal vivant est différent, car il est juxtaposé dans la Torah au sang. Comme il est écrit : « Seulement, sois ferme à ne pas manger le sang ; car le sang, c’est la vie ; et tu ne mangeras pas la vie avec la chair » (Deutéronome 12:23). De même qu’il est permis de tirer profit du sang, de même il est permis de tirer profit d’un membre arraché à un animal vivant.
וּלְחִזְקִיָּה, לְמַאי הִלְכְתָא אִיתַּקַּשׁ אֵבֶר מִן הַחַי לְדָם? אָמַר לָךְ, דָּם הוּא דְּאִיתַּקַּשׁ לְאֵבֶר מִן הַחַי: מָה אֵבֶר מִן הַחַי אָסוּר — אַף דָּם מִן הַחַי אָסוּר. וְאִי זֶה — זֶה דַּם הַקָּזָה, שֶׁהַנֶּפֶשׁ יוֹצְאָה בּוֹ.
La Guemara demande : Et selon Ḥizkiya, afin d’enseigner quelle halakha l’interdiction de manger un membre d’un animal vivant a-t-elle été juxtaposée à l’interdiction de manger du sang ? La Guemara répond : Il aurait pu te dire que la juxtaposition vient enseigner l’inverse. C’est le sang qui est juxtaposé à un membre d’un animal vivant pour enseigner ce qui suit : De même qu’un membre d’un animal vivant est interdit, de même le sang d’un être vivant est interdit. Et de quel sang s’agit-il ici ? Cela fait référence au sang versé lors du processus de saignée, par lequel l’âme s’en va. Cela est considéré comme le sang d’un être vivant, et même les descendants de Noé ont l’interdiction d’en manger (Rabbeinu Ḥananel).
וַהֲרֵי שׁוֹר הַנִּסְקָל, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״לֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״, וְתַנְיָא: מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״סָקוֹל יִסָּקֵל הַשּׁוֹר״ אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁהִיא נְבֵלָה, וּנְבֵלָה אֲסוּרָה בַּאֲכִילָה?! וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לֹא יֵאָכֵל״? מַגִּיד לְךָ הַכָּתוּב שֶׁאִם שְׁחָטוֹ לְאַחַר שֶׁנִּגְמַר (אֶת) דִּינוֹ — אָסוּר.
La Guemara demande : Et pourtant, il existe l’interdiction de manger la viande d’un bœuf lapidé, comme le Miséricordieux le dit : « Et si un bœuf encorne un homme ou une femme jusqu’à la mort, le bœuf sera certainement lapidé, et de sa chair on n’en mangera pas ; mais le propriétaire du bœuf sera quitte » (Exode 21:28). Et il a été enseigné dans une baraita : Par déduction de ce qui est énoncé : « Le bœuf sera certainement lapidé », auquel cas il ne doit pas être abattu correctement, ne sais-je pas déjà qu’il s’agit d’une charogne, et qu’il est interdit de manger une charogne ? Que signifie donc lorsque le verset dit : « Sa chair ne sera pas mangée » ? Le verset t’enseigne que même si l’on a abattu le bœuf après que son verdict a été rendu mais avant qu’il n’ait été exécuté, il demeure interdit.
אֵין לִי אֶלָּא בַּאֲכִילָה, בַּהֲנָאָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וּבַעַל הַשּׁוֹר נָקִי״. מַאי מַשְׁמַע? שִׁמְעוֹן בֶּן זוֹמָא אוֹמֵר: כְּאָדָם שֶׁאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״יָצָא פְּלוֹנִי נָקִי מִנְּכָסָיו״, וְאֵין לוֹ בָּהֶם הֲנָאָה שֶׁל כְּלוּם.
La baraita continue : J’ai déduit seulement qu’il est interdit de manger ce bœuf ; d’où puis-je déduire qu’il est également interdit d’en tirer un bénéfice ? Le verset déclare : « Mais le propriétaire du bœuf sera quitte [naki]. » La Guemara demande : D’où peut-on déduire qu’on ne peut pas tirer bénéfice de ce bœuf ? Shimon ben Zoma dit : C’est comme une personne qui dit à son prochain : Untel est resté quitte [naki] de son bien, et il n’en tire absolument aucun bénéfice. De même, « Mais le propriétaire du bœuf sera quitte » signifie qu’il ne tire aucun bénéfice du bœuf.
טַעְמָא דִּכְתַב ״וּבַעַל הַשּׁוֹר נָקִי״, דְּאִי מִ״לֹּא יֵאָכֵל״, אִיסּוּר אֲכִילָה — מַשְׁמַע, אִיסּוּר הֲנָאָה — לָא מַשְׁמַע!
La Guemara déduit du verset que la raison pour laquelle il est interdit de tirer profit du bœuf est que la Torah a écrit spécifiquement : « Mais le propriétaire du bœuf sera quitte. » Car, si cette interdiction était dérivée de : « Il ne sera pas mangé, » apparemment l’interdiction de manger serait impliquée, mais l’interdiction d’en tirer profit ne serait pas impliquée. Cela présente une difficulté même pour Ḥizkiya, qui convient que la formulation passive : « Il ne sera pas mangé » indique qu’en outre, on ne peut pas tirer profit de l’objet.
לְעוֹלָם ״לֹא יֵאָכֵל״ אִיסּוּר אֲכִילָה וְאִיסּוּר הֲנָאָה מַשְׁמַע, ״וּבַעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ לַהֲנָאַת עוֹרוֹ הוּא דַּאֲתָא. וְאִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״לֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״ כְּתִיב: בְּשָׂרוֹ — אִין, עוֹרוֹ — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : En réalité, l’expression : « Il ne sera pas mangé » indique à la fois une interdiction de manger et une interdiction de tirer profit. Et l’expression : « Mais le propriétaire du bœuf sera quitte », vient interdire de tirer profit de la peau du bœuf qui a été lapidé. Et il est nécessaire de le mentionner explicitement, car on pourrait penser que puisque il est écrit : « Sa chair ne sera pas mangée », en ce qui concerne sa chair, oui, elle est interdite, mais en ce qui concerne sa peau, non, elle ne l’est pas. Par conséquent, le verset nous enseigne qu’il est également interdit de tirer profit de sa peau.
וּלְהָנָךְ תַּנָּאֵי דְּמַפְּקִי לֵיהּ לְהַאי קְרָא לִדְרָשָׁה אַחֲרִינָא, לַחֲצִי כּוֹפֶר וְלִדְמֵי וְולָדוֹת, הֲנָאַת עוֹרוֹ מְנָא לְהוּ? נָפְקָא לְהוּ מֵ״אֶת בְּשָׂרוֹ״ — אֶת הַטָּפֵל לִבְשָׂרוֹ.
La Guemara demande : Et selon ces tanna’im qui interprètent ce verset : « Mais le propriétaire du bœuf sera quitte », pour une autre interprétation, à savoir pour enseigner que le propriétaire d’un bœuf inoffensif, c’est-à-dire qui n’est pas connu pour causer des dommages avec l’intention de blesser, est exempt du paiement de la moitié de l’indemnité si ce bœuf a tué une personne, ou qu’il est exempt du paiement pour les fœtus si son bœuf encorne une femme enceinte et la fait avorter ; d’où tirent-ils cette interdiction de tirer profit de la peau du bœuf ? La Guemara répond : Ils tirent cette halakha de la formulation : « de [et] sa chair ». Le verset aurait pu être formulé ainsi : Et sa chair ne sera pas mangée. L’ajout du mot et vient inclure ce qui est secondaire par rapport à la chair, c’est-à-dire la peau.
וְאִידַּךְ? ״אֶת״ לָא דָּרֵישׁ.
La Guemara demande : Et l'autretanna, qui déduit l’interdiction de tirer profit de la peau du verset : « Mais le propriétaire du bœuf sera quitte », qu’apprend-il du mot supplémentaire et ? La Guemara répond : Ce Sage n’interprète pas le mot et comme un moyen de dériver de nouvelles halakhot. Il considère le mot et comme une partie ordinaire de la structure de la phrase et non comme une source d’exposé exégétique.
כִּדְתַנְיָא: שִׁמְעוֹן הָעַמְסוֹנִי, וְאָמְרִי לַהּ נְחֶמְיָה הָעַמְסוֹנִי, הָיָה דּוֹרֵשׁ כׇּל ׳אֶתִּים׳ שֶׁבַּתּוֹרָה, כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לְ״אֶת ה׳ אֱלֹהֶיךָ תִּירָא״ פֵּירַשׁ. אָמְרוּ לוֹ תַּלְמִידָיו: רַבִּי, כׇּל ׳אֶתִּים׳ שֶׁדָּרַשְׁתָּ מָה תְּהֵא עֲלֵיהֶן? אָמַר לָהֶם: כְּשֵׁם שֶׁקִּבַּלְתִּי שָׂכָר עַל הַדְּרִישָׁה, כָּךְ אֲנִי מְקַבֵּל שָׂכָר עַל הַפְּרִישָׁה. עַד שֶׁבָּא רַבִּי עֲקִיבָא וְדָרַשׁ: ״אֶת ה׳ אֱלֹהֶיךָ תִּירָא״ — לְרַבּוֹת תַּלְמִידֵי חֲכָמִים.
Comme cela a été enseigné dans une baraita : Shimon HaAmmassoni, et certains disent que c’était Neḥemya HaAmmassoni, interprétait toutes les occurrences du mot et dans la Torah, en dérivant des halakhot supplémentaires concernant le sujet particulier. Lorsqu’il arriva au verset : « Tu craindras [et] l’Éternel ton Dieu ; tu Le serviras, tu t’attacheras à Lui et tu jureras par Son nom » (Deutéronome 10:20), il se rétracta de cette méthode d’interprétation, car comment pourrait-on ajouter à Dieu Lui-même ? Ses élèves lui dirent : Rabbi, qu’adviendra-t-il de tous les etim que tu as interprétés jusqu’à présent ? Il leur dit : De même que j’ai reçu une récompense pour l’interprétation, je recevrai aussi une récompense pour ma rétractation quant à l’usage de cette méthode d’interprétation. Le mot et dans ce verset ne fut pas expliqué jusqu’à ce que Rabbi Akiva vienne et expose : « Tu craindras [et] l’Éternel ton Dieu » : Le mot et vient inclure les sages de la Torah, et l’on est commandé de les craindre comme on craint Dieu. En tout cas, Shimon HaAmmassoni ne dériva plus de halakhot supplémentaires du mot et.
וַהֲרֵי עׇרְלָה, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״עֲרֵלִים לֹא יֵאָכֵל״, וְתַנְיָא: ״עֲרֵלִים לֹא יֵאָכֵל״, אֵין לִי אֶלָּא אִיסּוּר אֲכִילָה. מִנַּיִן שֶׁלֹּא יֵהָנֶה מִמֶּנּוּ, שֶׁלֹּא יִצְבַּע בּוֹ, וְלֹא יַדְלִיק בּוֹ אֶת הַנֵּר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וַעֲרַלְתֶּם עׇרְלָתוֹ ... עֲרֵלִים לֹא יֵאָכֵל״ — לְרַבּוֹת אֶת כּוּלָּם.
La Guemara soulève en outre une difficulté : Et pourtant, il y a l’interdiction du fruit qui pousse sur un arbre pendant les trois premières années après sa plantation [orla], comme le dit la Torah : « Quand vous entrerez dans le pays et que vous planterez toutes sortes d’arbres pour la nourriture, vous considérerez leur fruit comme interdit ; pendant trois ans, il vous sera interdit [arelim] ; il ne sera pas mangé » (Lévitique 19:23). Et il a été enseigné dans une baraita : « Il vous sera interdit ; il ne sera pas mangé » : je n’ai déduit qu’une interdiction de le manger. D’où déduis-je qu’on ne peut pas même en tirer profit, par exemple qu’on ne peut pas teindre avec la teinture que l’on peut extraire du fruit, ni allumer une lampe avec son huile ? Le verset déclare : « Vous considérerez leur fruit [orlato] comme interdit [araltem] ; pendant trois ans, il vous sera interdit [arelim] ; il ne sera pas mangé. » Cette répétition du terme arel vient inclure toutes les formes de profit.
טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״וַעֲרַלְתֶּם עׇרְלָתוֹ ... עֲרֵלִים״, הָא לָאו הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא: אִיסּוּר אֲכִילָה — מַשְׁמַע, אִיסּוּר הֲנָאָה — לָא מַשְׁמַע!
La Guemara lit précisément : La raison pour laquelle toutes les formes de profit sont interdites est que le Miséricordieux écrit : « Vous compterez son fruit comme interdit [araltem] ; pendant trois ans il vous sera interdit [arelim]. » Le double emploi du mot arel indique une double interdiction. Cependant, sans cela, j’aurais dit : L’interdiction de manger est indiquée ici ; cependant, l’interdiction de tirer profit n’est pas indiquée. Cela constitue une objection même à l’opinion de Ḥizkiya, car le verset dit : « Il ne sera pas mangé », indiquant qu’il est également interdit d’en tirer profit.
לְעוֹלָם ״לֹא יֵאָכֵל״ מַשְׁמַע בֵּין אִיסּוּר אֲכִילָה בֵּין אִיסּוּר הֲנָאָה, וְשָׁאנֵי הָתָם דִּכְתִיב ״לָכֶם״. וְאִצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתַב ״לָכֶם״ — שֶׁלָּכֶם יְהֵא, קָמַשְׁמַע לַן.
La Guemara rejette cela. En réalité, en général, « il ne sera pas mangé » indique à la fois une interdiction de manger et une interdiction d’en tirer profit. Cependant, là-bas, c’est différent, en ce qui concerne la orla, comme il est écrit : « Pendant trois ans, il vous sera interdit [arelim] ». Et, par conséquent, il était nécessaire que le verset répète l’interdiction en plusieurs termes, car vous auriez pu penser que, puisqu’il est écrit « pour vous », cela signifie que cela sera à vous, à savoir qu’il est permis d’en tirer profit. Par conséquent, cela nous enseigne qu’il est interdit d’en tirer profit.
וְאֶלָּא הַשְׁתָּא דִּכְתִיבִי הָנָךְ קְרָאֵי, ״לָכֶם״ לְמָה לִי? לְכִדְתַנְיָא: ״לָכֶם״, לְרַבּוֹת אֶת הַנָּטוּעַ
La Guemara demande : Cependant, maintenant que ces mots dans les versets sont écrits, indiquant l’interdiction de tirer profit de la orla, pourquoi ai-je besoin des mots « pour vous », c’est-à-dire, qu’enseigne ici cette expression ? La Guemara répond : Comme cela a été enseigné dans une baraita : Ce qui est dit : « pour vous » vient inclure ce qui est planté