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לִכְפּוֹל — יִכְפּוֹל, לִפְשׁוֹט — יִפְשׁוֹט, לְבָרֵךְ אַחֲרָיו — יְבָרֵךְ, הַכֹּל כְּמִנְהַג הַמְּדִינָה. אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְאַחֲרָיו, אֲבָל לְפָנָיו — [מִצְוָה] לְבָרֵךְ. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל הַמִּצְוֹת מְבָרֵךְ עֲלֵיהֶן עוֹבֵר לַעֲשִׂיָּיתָן.
doubler certains versets dans le hallel, on les double et on les lit deux fois. Dans un endroit où l’usage est de les réciter simplement, c’est-à-dire une seule fois, on les récite simplement. Dans un endroit où il est d’usage de réciter une bénédiction après le hallel, on doit réciter une bénédiction. Tout est conforme à la coutume locale. Abaye a dit : Ils ont enseigné que cela dépend de la coutume locale seulement en ce qui concerne la bénédiction après le hallel ; cependant, en tous lieux, c’est une mitzva de réciter une bénédiction avant le hallel. Comme Rav Yehouda a dit que Shmuel a dit : En ce qui concerne toutes les mitzvot, on récite une bénédiction sur elles avant leur accomplissement.
מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״עוֹבֵר״ לִישָּׁנָא דְּאַקְדּוֹמֵי הוּא? אָמַר רַבִּי נַחְמָן בַּר יִצְחָק, דִּכְתִיב: ״וַיָּרׇץ אֲחִימַעַץ דֶּרֶךְ הַכִּכָּר וַיַּעֲבוֹר אֶת הַכּוּשִׁי״. אַבָּיֵי אָמַר, מֵהָכָא: ״וְהוּא עָבַר לִפְנֵיהֶם״. אִיכָּא דְּאָמְרִי מֵהָכָא: ״וַיַּעֲבוֹר מַלְכָּם לִפְנֵיהֶם וַה׳ בְּרֹאשָׁם״.
La Guemara demande : D’où peut-on déduire que le mot over est une formulation qui signifie avant qu’une action ne soit accomplie ? Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit que c’est comme il est écrit : « Et Ahimaats courut par le chemin de la plaine et dépassa [vaya’avor] le Koushite » (II Samuel 18:23), c’est-à-dire qu’Ahimaats a dépassé le Koushite. Abaye a dit que cela est dérivé d’ici : « Et il passa [avar] devant eux » (Genèse 33:3). Certains disent que la preuve vient d’ici : « Et leur roi passera [vaya’avor] devant eux, et Dieu à leur tête » (Michée 2:13).
תַּנְיָא: רַבִּי כּוֹפֵל בָּהּ דְּבָרִים, רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן פַּרְטָא מוֹסִיף בָּהּ דְּבָרִים. מַאי מוֹסִיף? אָמַר אַבָּיֵי: מוֹסִיף לִכְפּוֹל מֵ״אוֹדְךָ״ לְמַטָּה.
Il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Yehouda HaNassi double certains passages dans lehallel. Rabbi Elazar ben Perata a ajouté des passages auhallel. La Guemara demande : Qu’a-t-il ajouté ? Cela ne peut certainement pas signifier que Rabbi Elazar ben Perata a ajouté ses propres déclarations au hallel. Abaye a dit : Il a ajouté des répétitions, c’est-à-dire qu’il répétait d’autres versets, à partir de « Je Te rendrai grâce » et au-delà. À partir de ce point, il répétait chaque verset.
דָּרֵשׁ רַב עַוִּירָא, זִימְנִין אָמַר לֵיהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַמֵּי וְזִימְנִין אָמַר לֵיהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַסִּי: מַאי דִּכְתִיב: ״וַיִּגְדַּל הַיֶּלֶד וַיִּגָּמַל״ — עָתִיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לַעֲשׂוֹת סְעוּדָה לַצַּדִּיקִים בְּיוֹם שֶׁיִּגְמֹל חַסְדּוֹ לְזַרְעוֹ שֶׁל יִצְחָק. לְאַחַר שֶׁאוֹכְלִין וְשׁוֹתִין נוֹתְנִין לוֹ לְאַבְרָהָם אָבִינוּ כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה לְבָרֵךְ,
Dans le cadre de sa discussion sur le hallel, la Guemara cite une déclaration que Rav Avira a enseignée. Parfois, il disait cette explication au nom de Rav Ami, et parfois il disait cela au nom de Rav Asi : Quel est le sens de ce qui est écrit : « L’enfant grandit et fut sevré [vayiggamal], et Abraham fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré » (Torah 21:8) ? À l’avenir, le Saint, béni soit-Il, préparera un festin pour les justes le jour où Il étendra [sheyigmol] Sa miséricorde aux descendants d’Isaac. Après qu’ils auront mangé et bu, les convives donneront à notre père Abraham une coupe de bénédiction pour réciter la bénédiction, car il est le premier de nos ancêtres.
וְאוֹמֵר לָהֶן: אֵינִי מְבָרֵךְ, שֶׁיָּצָא מִמֶּנִּי יִשְׁמָעֵאל. אוֹמֵר לוֹ לְיִצְחָק: טוֹל וּבָרֵךְ. אוֹמֵר לָהֶן: אֵינִי מְבָרֵךְ, שֶׁיָּצָא מִמֶּנִּי עֵשָׂו. אוֹמֵר לוֹ לְיַעֲקֹב: טוֹל וּבָרֵךְ. אוֹמֵר לָהֶם: אֵינִי מְבָרֵךְ, שֶׁנָּשָׂאתִי שְׁתֵּי אֲחָיוֹת בְּחַיֵּיהֶן, שֶׁעֲתִידָה תּוֹרָה לְאוֹסְרָן עָלַי.
Et Abraham leur dira : Je ne réciterai pas la bénédiction, car je suis entaché, car le méchant Ishmaël est issu de moi. Abraham dira à Isaac : Prends la coupe et récite la bénédiction. Isaac leur dira : Je ne réciterai pas la bénédiction, car le méchant Ésaü est issu de moi. Isaac dira à Jacob : Prends la coupe et récite la bénédiction. Jacob leur dira : Je ne réciterai pas la bénédiction, car j’ai épousé deux sœurs, Rachel et Léa, de leur vivant, et dans l’avenir la Torah me les a interdites. Bien qu’à cette époque il ne fût pas interdit d’épouser deux sœurs, cette pratique finirait par être considérée comme une grave transgression.
אוֹמֵר לוֹ לְמֹשֶׁה: טוֹל וּבָרֵךְ. אוֹמֵר לָהֶם: אֵינִי מְבָרֵךְ, שֶׁלֹּא זָכִיתִי לִיכָּנֵס לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, לֹא בְּחַיַּי וְלֹא בְּמוֹתִי. אוֹמֵר לוֹ לִיהוֹשֻׁעַ: טוֹל וּבָרֵךְ, אוֹמֵר לָהֶן: אֵינִי מְבָרֵךְ, שֶׁלֹּא זָכִיתִי לְבֵן, דִּכְתִיב: ״יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן״, ״נוֹן בְּנוֹ יְהוֹשֻׁעַ בְּנוֹ״.
Jacob dira à Moïse : Prends la coupe et récite la bénédiction. Moïse leur dira : Je ne réciterai pas la bénédiction, car je n’ai pas mérité d’entrer en Eretz Yisrael, ni de mon vivant ni après ma mort. Moïse dira à Josué : Prends la coupe et récite la bénédiction. Josué leur dira : Je ne réciterai pas la bénédiction, car je n’ai pas mérité d’avoir un fils. La preuve en est qu’il est écrit : « Josué fils de Nun » (Nombres 14:6), et dans la liste généalogique d’Éphraïm il est dit : « Nun son fils, Josué son fils » (I Chroniques 7:27). Puisque le verset ne mentionne aucun enfant de Josué, il est évident qu’il n’avait pas de fils.
אוֹמֵר לוֹ לְדָוִד: טוֹל וּבָרֵךְ. אוֹמֵר לָהֶן: אֲנִי אֲבָרֵךְ, וְלִי נָאֶה לְבָרֵךְ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כּוֹס יְשׁוּעוֹת אֶשָּׂא וּבְשֵׁם ה׳ אֶקְרָא״.
Josué dira à David : Prends la coupe et récite la bénédiction. David leur dira : Je réciterai la bénédiction, et il convient que je récite la bénédiction, comme il est dit : « J’élèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom du Seigneur » (Psaumes 116:13).
מַתְנִי׳ אֵין מַפְטִירִין אַחַר הַפֶּסַח אֲפִיקוֹמָן.
MICHNA :On ne conclut pas après l’agneau pascal avec un afikoman.
גְּמָ׳ מַאי אֲפִיקוֹמָן? אָמַר רַב: שֶׁלֹּא יֵעָקְרוּ מֵחֲבוּרָה לַחֲבוּרָה.
GUEMARA : La Guemara demande : Que signifie afikoman ? Rav a dit : Cela signifie qu'un membre d'un groupe qui a mangé ensemble l'agneau pascal ne doit pas quitter ce groupe pour rejoindre un autre groupe. Celui qui s'est joint à un groupe pour l'agneau pascal ne peut pas partir en emportant de la nourriture avec lui. Selon cette interprétation, afikoman dérive de l'expression afiku mani, sortez les ustensiles. La raison de cette interdiction est que les gens pourraient déplacer l'agneau pascal vers un autre endroit après avoir commencé à le manger ailleurs. Cela est interdit, car l'agneau pascal doit être mangé en un seul endroit par un seul groupe.
וּשְׁמוּאֵל אָמַר: כְּגוֹן אוֹרְדִּילָאֵי לִי וְגוֹזָלַיָּיא לְאַבָּא. וְרַב חֲנִינָא בַּר שֵׁילָא וְרַבִּי יוֹחָנָן (אָמַר) [אָמְרוּ]: כְּגוֹן תְּמָרִים קְלָיוֹת וֶאֱגוֹזִים. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: אֵין מַפְטִירִין אַחַר הַפֶּסַח כְּגוֹן תְּמָרִים קְלָיוֹת וֶאֱגוֹזִים.
Et Shmuel dit : Cela signifie qu’on ne peut pas manger de dessert après le repas, comme des champignons [urdila’ei] pour moi, et des poussins pour Abba, Rav. Ils avaient l’habitude de manger des mets délicats après le repas. Et Rav Ḥanina bar Sheila et Rabbi Yoḥanan disent : Afikoman fait référence à des aliments tels que des dattes, des grains grillés et des noix, qui sont mangés pendant le repas. Il a été enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan : On ne conclut pas en mangeant après l’agneau pascal des aliments tels que des dattes, des grains grillés et des noix.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מַפְטִירִין אַחַר מַצָּה אֲפִיקוֹמָן. תְּנַן: אֵין מַפְטִירִין אַחַר הַפֶּסַח אֲפִיקוֹמָן. אַחַר הַפֶּסַח הוּא דְּלָא, אֲבָל לְאַחַר מַצָּה — מַפְטִירִין!
Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit une halakha supplémentaire : De nos jours, lorsque nous n’avons pas d’agneau pascal, on ne conclut pas après la matza par un afikoman. La Guemara demande : Nous avons appris dans la michna que l’on ne conclut pas après l’agneau pascal par un afikoman. La Guemara déduit de la michna : C’est après l’agneau pascal que l’on ne peut pas conclure par un afikoman ; cependant, après la matza, on peut conclure par un afikoman. Cette déclaration de la michna contredit apparemment la décision de Shmuel.
לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא אַחַר מַצָּה — דְּלָא נְפִישׁ טַעְמַיְיהוּ, אֲבָל לְאַחַר הַפֶּסַח, דִּנְפִישׁ טַעְמֵיהּ וְלָא מָצֵי עַבּוֹרֵיהּ — לֵית לַן בַּהּ, קָמַשְׁמַע לַן.
La Guemara rejette cette affirmation : C’est une déduction incorrecte, car la michna est formulée dans le style de : Il va sans dire. La michna doit être comprise ainsi : Il va sans dire qu’on ne peut pas conclure avec un afikomanaprès avoir mangé de la matza, car le goût de la matzaest léger. Si l’on mange autre chose ensuite, le goût de la matza se dissipera. Cependant, après l’agneau pascal, qui a un goût fort et qui ne s’enlève pas facilement, on pourrait penser que nous n’avons pas de problème avec cela. Par conséquent, la michna nous enseigne qu’il est également interdit de conclure avec un afikoman après l’agneau pascal.
נֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: הַסּוּפְגָּנִין וְהַדּוּבְשָׁנִין וְהָאִיסְקְרִיטִין, אָדָם מְמַלֵּא כְּרֵיסוֹ מֵהֶן, וּבִלְבַד שֶׁיֹּאכַל כְּזַיִת מַצָּה בָּאַחֲרוֹנָה. בָּאַחֲרוֹנָה אִין,
La Guemara propose : Disons que la Toseftaappuie la décision de Shmuel : En ce qui concerne les gâteaux éponge, les gâteaux frits dans l’huile et le miel, et les gâteaux au miel, une personne peut s’en remplir l’estomac pendant la nuit de Pessa'h, à condition qu’elle mange un volume d’olive de matza après toute cette nourriture. La Guemara en déduit que s’il mange la matzaaprès ces gâteaux, oui, cela est acceptable, puisque la matza est mangée en dernier.

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