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גָּזְיָיתָא נִינְהוּ, דְּשָׁמְטִי סוּסַיָּא וְאָתוּ דָּבְרִי לְהוּ.
se trouvent sur les chemins [gazyata] près de la ville, car les chevaux appartenant aux démons s'enfuient le long de ces chemins, et les démons viennent pour les emmener au loin. En général, cependant, les démons n'entrent pas dans les lieux habités.
(וַאֲמַר לֵיהּ) רַב לְרַב אַסִּי: לָא תְּדוּר בְּמָתָא דְּלָא צָנֵיף בַּהּ סוּסְיָא וְלָא נָבַח בַּהּ כַּלְבָּא. וְאַל תָּדוּר בְּעִיר דְּרֵישׁ מָתָא אָסְיָא, וְלָא תִּנְסֵיב תַּרְתֵּי. אִי נָסְבַתְּ תַּרְתֵּי — נְסֵיב תְּלָת.
Et Rav dit à Rav Asi : Ne vis pas dans une ville où les chevaux ne hennissent pas et où les chiens n’aboient pas, car ces animaux assurent sécurité et protection. Et ne vis pas dans une ville où le maire est médecin, car il sera trop occupé par son travail pour gouverner correctement. Et n’épouse pas deux femmes, car elles s’uniront probablement contre toi. Et si tu en épouses deux, épouse-en aussi une troisième. Si deux de tes épouses complotent contre toi, la troisième t’informera de leurs projets.
אֲמַר לֵיהּ רַב לְרַב כָּהֲנָא: הֲפוֹךְ בִּנְבֵילְתָּא וְלָא תֵּיפוֹךְ בְּמִילֵּי. פְּשׁוֹט נְבֵילְתָּא בְּשׁוּקָא וּשְׁקֵיל אַגְרָא, וְלָא תֵּימָא ״כָּהֲנָא אֲנָא, וְגַבְרָא רַבָּא אֲנָא, וְסַנְיָא בִּי מִלְּתָא״. סָלְקַתְּ לְאִיגָּרָא — שֵׁירוּתָךְ בַּהֲדָךְ. מְאָה קָרֵי בְּמָתָא בְּזוּזָא — תּוּתֵי כַּנְפָיךְ נִיהְווֹ.
Rav dit à Rav Kahana : Il vaut mieux pour quelqu’un retourner une carcasse que revenir sur sa parole, c’est-à-dire rompre sa promesse. Rav ajouta encore : Dépouille une carcasse au marché et reçois un paiement, mais ne dis pas : Je suis prêtre, ou : Je suis un grand homme, et cette chose me dégoûte. Il est préférable de travailler, même dans une tâche humble, plutôt que de dépendre des autres. Rav conseilla aussi à Rav Kahana : Si tu montes sur le toit, emporte ta nourriture avec toi. On doit toujours porter sa subsistance avec soi, même si l’on ne fait qu’un court trajet. Si cent citrouilles dans la ville coûtent un zuz, place-les soigneusement sous les pans de tes vêtements. Traite la nourriture avec respect, même si elle est bon marché.
אֲמַר לֵיהּ רַב לְחִיָּיא בְּרֵיהּ: לָא תִּשְׁתֵּי סַמָּא, וְלָא תְּשַׁוַּור נִיגְרָא, וְלָא תִּעְקַר כַּכָּא, וְלָא תְּקַנֵּא בְּחִיוְיָא, וְלָא תְּקַנֵּא בְּאַרְמָאָה.
Rav dit à Ḥiyya, son fils : Ne prends pas l’habitude de boire des médicaments, de peur de développer une dépendance. Et ne saute pas par-dessus un fossé, car tu pourrais te blesser ce faisant. Et ne t’arrache pas une dent, mais essaie de la soigner si possible. Et ne provoque pas un serpent dans ta maison pour essayer de le tuer ou de le chasser. Et ne provoque pas un gentil, car cela aussi est dangereux.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה אֵין מִתְקַנְּאִין בָּהֶן, וְאֵלּוּ הֵן: גּוֹי קָטָן, וְנָחָשׁ קָטָן, וְתַלְמִיד קָטָן. מַאי טַעְמָא — דְּמַלְכוּתַיְיהוּ אֲחוֹרֵי אוּדְנַיְיהוּ קָאֵי.
De même, les Sages ont enseigné : Il y a trois êtres qu’il ne faut pas provoquer : un petit non-Juif, un petit serpent et un petit érudit de la Torah . Quelle en est la raison ? Parce que leur autorité se tient derrière leurs oreilles. Ils finiront par grandir, prendre du pouvoir, chacun à sa manière, et se venger de ceux qui les ont harcelés.
אֲמַר לֵיהּ רַב לְאַיְבוּ בְּרֵיהּ: טְרַחִי בָּךְ בִּשְׁמַעְתָּא וְלָא מִסְתַּיַּיע מִילְּתָא. תָּא אַגְמְרָךְ מִילֵּי דְעָלְמָא. אַדְּחָלָא אַכַּרְעָיךָ — זְבִינָךְ זַבֵּין. כֹּל מִילֵּי זַבֵּין וְתִחָרַט — בַּר מֵחַמְרָא, דְּזַבֵּין וְלָא תִּחָרַט.
Rav dit à Ayvu, son fils : Je me suis efforcé de t’enseigner la halakha, mais mes efforts n’ont pas réussi, car tu n’es pas devenu un grand érudit. Viens et je t’enseignerai des choses du monde : Vends ta marchandise tant que la poussière de la route est encore sur tes pieds. Dès ton retour de voyage, vends tes marchandises, de peur que les prix ne baissent entre-temps. De plus, il est possible que tout ce que tu vends te fasse plus tard regretter la vente, sauf le vin, que tu peux vendre sans regret. Puisque le vin peut tourner et être entièrement perdu, il est toujours conseillé de le vendre.
שְׁרֵי כִּיסָיךְ, פְּתַח שַׂקָּיךָ. קַבָּא מֵאַרְעָא, וְלָא כּוֹרָא מֵאִיגָּרָא.
Rav conseilla en outre à son fils : Ouvre ta bourse pour recevoir le paiement, et seulement ensuite ouvre ton sac pour livrer la marchandise, afin de t’assurer que tu recevras le paiement de ta marchandise. Il vaut mieux gagner un kav depuis le sol qu’un kor depuis le toit. Un kor est cent quatre-vingts fois plus grand qu’un kav. Ce proverbe signifie qu’il vaut mieux gagner une petite somme dans le cadre d’une transaction locale et sûre que d’essayer de gagner davantage au moyen d’une entreprise lointaine et risquée.
תַּמְרֵי בַּחֲלוּזָךְ — לְבֵית סוּדָנָא רְהוֹט. וְעַד כַּמָּה? אָמַר רָבָא: עַד תְּלָת סְאָה. אָמַר רַב פָּפָּא: אִי לָא דִּרְמַאי שִׁכְרָא לָא אִיעַתַּרִי. אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב חִסְדָּא: אִי לָא דִּרְמַאי שִׁכְרָא לָא אִיעַתַּרִי: מַאי ״סוּדָנָא״? אָמַר רַב חִסְדָּא: סוֹד נָאֶה, וּגְמִילוּת חֲסָדִים.
Rav poursuivit : S’il y a des dattes dans ton entrepôt, cours à la brasserie pour les vendre. Si tu attends, il y a de fortes chances que les dattes se gâtent. La Guemara demande : Et combien de dattes doit-on garder pour soi ? Rava dit : Jusqu’à trois se’a. Rav Pappa dit : Si je n’avais pas été fabricant de bière, je ne serais pas devenu riche. Certains disent que c’était Rav Ḥisda qui a dit : Si je n’avais pas été fabricant de bière, je ne serais pas devenu riche. La Guemara demande : Quel est le sens du mot sudana, le terme araméen pour désigner un brasseur ? Rav Ḥisda dit : Un secret agréable [sod na’e] et des actes de bonté bienveillante, car brasser de la bière est une bonne façon de gagner de l’argent et permet aussi d’accomplir de bonnes actions.
אָמַר רַב פָּפָּא: כׇּל אַגַּב — גְּבִיָּא בָּעֵי. כֹּל אַשְׁרַאי — סָפֵק אָתֵי סָפֵק לָא אָתֵי. וּדְאָתֵי — מָעוֹת רָעוֹת נִינְהוּ.
La Guemara continue à offrir des conseils sur des questions mondaines. Rav Pappa a dit : Toute chose que tu acquiers avec un document au moyen duquel la propriété est transférée, c’est-à-dire un acte d’acquisition ou d’obligation, nécessite un recouvrement, malgré le fait que tu en sois le propriétaire légal. Toute vente à crédit est incertaine quant au fait de savoir si elle se réalisera ou non. Et même si elle se réalise, l’argent est mauvais. Ces fonds sont difficiles à recouvrer et, en général, ils ne sont pas payés à temps.
שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם אַנְשֵׁי יְרוּשָׁלַיִם: כְּשֶׁאַתָּה יוֹצֵא לַמִּלְחָמָה — אַל תֵּצֵא בָּרִאשׁוֹנָה, אֶלָּא תֵּצֵא בָּאַחֲרוֹנָה, כְּדֵי שֶׁתִּכָּנֵס בָּרִאשׁוֹנָה. וַעֲשֵׂה שַׁבַּתְּךָ חוֹל, וְאַל תִּצְטָרֵךְ לַבְּרִיּוֹת. וֶהֱוֵי מִשְׁתַּדֵּל עִם מִי שֶׁהַשָּׁעָה מְשַׂחֶקֶת לוֹ.
Rabbi Yoḥanan a dit trois choses, au nom des habitants de Jérusalem : Quand tu pars à la guerre, ne sors pas le premier, mais sors le dernier. La raison est afin que, si ton camp est vaincu et que tu dois fuir pour sauver ta vie, tu entres le premier dans le refuge de la ville . Et il vaut mieux faire de ton Shabbat un jour ordinaire et ne pas dépendre des autres êtres. Et efforce-toi de te joindre à quelqu’un à qui l’heure sourit.
שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מִשּׁוּם אַנְשֵׁי יְרוּשָׁלַיִם: אַל תַּרְבֶּה בִּגְנוּת, מִשּׁוּם מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה. בִּתְּךָ בָּגְרָה — שַׁחְרֵר עַבְדְּךָ וְתֵן לָהּ. וֶהֱוֵי זָהִיר בְּאִשְׁתְּךָ מֵחֲתָנָהּ הָרִאשׁוֹן. מַאי טַעְמָא? רַב חִסְדָּא אָמַר: מִשּׁוּם עֶרְוָה, רַב כָּהֲנָא אָמַר: מִשּׁוּם מָמוֹן. הָא וְהָא אִיתַנְהוּ.
Rabbi Yehoshua ben Levi a dit trois choses, au nom des habitants de Jérusalem : Ne te livre pas à un acte honteux en public, à cause de l’incident qui s’est produit avec David et Bethsabée (voir II Samuel 11–12). Si ta fille a grandi, il vaut mieux affranchir ton esclave cananéen et le donner à elle que de la laisser trouver un mari par elle-même. Et prends garde à ton épouse en ce qui concerne son premier gendre, car elle l’apprécie tout particulièrement. Quelle est la raison de cet avertissement ? Rav Ḥisda a dit : En raison de la possibilité de débauche. Rav Kahana a dit : En raison du fait qu’elle pourrait lui donner tout ton argent et te laisser dans la pauvreté. La Guemara commente : Puisque l’une ou l’autre de ces choses peut arriver, il vaut mieux être prudent.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁלֹשָׁה מִנּוֹחֲלֵי הָעוֹלָם הַבָּא. אֵלּוּ הֵן: הַדָּר בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְהַמְגַדֵּל בָּנָיו לְתַלְמוּד תּוֹרָה, וְהַמַּבְדִּיל עַל הַיַּיִן בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּתוֹת. מַאי הִיא? דִּמְשַׁיַּיר מִקִּידּוּשָׁא לְאַבְדָּלְתָּא.
Rabbi Yoḥanan a dit : Trois personnes sont parmi celles qui héritent du Monde à Venir : celui qui vit en Eretz Yisrael ; celui qui élève ses fils pour s’adonner à l’étude de la Torah ; et celui qui récite la havdala sur du vin à la conclusion du Chabbat. La Guemara demande : Quelle est l’importance particulière de cette mitsva, réciter la havdala sur du vin ? La Guemara répond : Il s’agit d’une personne qui n’a qu’une petite quantité de vin, qui, néanmoins, en laisse un peu de son vin de kiddouch pour la havdala.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, שְׁלֹשָׁה מַכְרִיז עֲלֵיהֶן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּכׇל יוֹם: עַל רַוּוֹק הַדָּר בִּכְרַךְ וְאֵינוֹ חוֹטֵא, וְעַל עָנִי הַמַּחֲזִיר אֲבֵידָה לִבְעָלֶיהָ, וְעַל עָשִׁיר הַמְעַשֵּׂר פֵּירוֹתָיו בְּצִינְעָה. רַב סָפְרָא רַוּוֹק הַדָּר בִּכְרַךְ הֲוָה,
Rabbi Yoḥanan dit en outre : Le Saint, béni soit-Il, proclame au sujet de la bonté de trois sortes de personnes chaque jour, comme des individus exceptionnels et remarquables : au sujet d’un célibataire qui vit dans une ville et ne pèche pas avec des femmes ; au sujet d’un pauvre qui rend un objet perdu à ses propriétaires malgré sa pauvreté ; et au sujet d’un homme riche qui prélève la dîme de sa production en privé, sans rendre sa conduite publique. La Guemara rapporte : Rav Safra était un célibataire vivant dans une ville.

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