קְלָיוֹת וֶאֱגוֹזִין בְּעֶרֶב פֶּסַח כְּדֵי שֶׁלֹּא יִשְׁנוּ, וְיִשְׁאֲלוּ. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי עֲקִיבָא שֶׁהָיָה מְחַלֵּק קְלָיוֹת וֶאֱגוֹזִין לְתִינוֹקוֹת בְּעֶרֶב פֶּסַח כְּדֵי שֶׁלֹּא יִשְׁנוּ, וְיִשְׁאֲלוּ. תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: חוֹטְפִין מַצּוֹת בְּלֵילֵי פְּסָחִים בִּשְׁבִיל תִּינוֹקוֹת שֶׁלֹּא יִשְׁנוּ.
des grains grillés et des noix la veille de Pessa'h, afin qu'ils ne s'endorment pas et aussi afin qu'ils posent les quatre questions la nuit. On disait au sujet de Rabbi Akiva qu'il distribuait des grains grillés et des noix aux enfants la veille de Pessa'h, afin qu'ils ne s'endorment pas et afin qu'ils demandent. Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer dit : On saisit les matsot les nuits de Pessa'h. Il faut les manger très rapidement à cause des enfants, afin qu'en raison de la consommation hâtive du repas, ils ne s'endorment pas et s'interrogent sur le sens de cette pratique inhabituelle.
תַּנְיָא, אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי עֲקִיבָא: מִיָּמָיו לֹא אָמַר הִגִּיעַ עֵת לַעֲמוֹד בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ, חוּץ מֵעַרְבֵי פְסָחִים וְעֶרֶב יוֹם הַכִּפּוּרִים. בְּעֶרֶב פֶּסַח — בִּשְׁבִיל תִּינוֹקוֹת, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִשְׁנוּ. וְעֶרֶב יוֹם הַכִּפּוּרִים — כְּדֵי שֶׁיַּאֲכִילוּ אֶת בְּנֵיהֶם.
Il a été enseigné dans une baraita : On a dit au sujet de Rabbi Akiva que de tous ses jours il n’a jamais dit à ses élèves que le moment était venu de se lever de leur étude dans la maison d’étude. Au contraire, il continuait à enseigner tant qu’ils étaient disposés à écouter. Cela était vrai sauf les veilles de Pessa'h et la veille de Yom Kippour, où il cessait d’enseigner. La Guemara explique les raisons de ces exceptions : La veille de Pessa'h, il cessait à cause des enfants, afin qu’ils dorment pendant la journée, afin qu’ils ne soient pas fatigués et dorment la nuit. Et la veille de Yom Kippour, il cessait afin que ses élèves se souviennent de nourrir leurs enfants.
תָּנוּ רַבָּנַן: חַיָּיב אָדָם לְשַׂמֵּחַ בָּנָיו וּבְנֵי בֵיתוֹ בָּרֶגֶל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׂמַחְתָּ בְּחַגֶּךָ״. בַּמֶּה מְשַׂמְּחָם — בְּיַיִן.
Les Sages ont enseigné : L’homme est tenu de réjouir ses enfants et les membres de sa maisonnée pendant une Fête, comme il est dit : « Tu te réjouiras pendant ta Fête, toi, ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui sont dans tes portes » (Deutéronome 16:14). Avec quoi doit-on les réjouir ? Avec du vin.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲנָשִׁים בָּרָאוּי לָהֶם, וְנָשִׁים בָּרָאוּי לָהֶן. אֲנָשִׁים בָּרָאוּי לָהֶם — בְּיַיִן. וְנָשִׁים בְּמַאי? תָּנֵי רַב יוֹסֵף: בְּבָבֶל — בְּבִגְדֵי צִבְעוֹנִין, בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — בְּבִגְדֵי פִּשְׁתָּן מְגוֹהָצִין.
Rabbi Yehouda dit : Il faut réjouir chaque membre de sa maisonnée avec quelque chose qui lui plaît, les hommes avec ce qui leur convient et les femmes avec ce qui leur convient. Rabbi Yehouda précise : les hommes avec ce qui leur convient, c’est-à-dire avec du vin. Et quant aux femmes, avec quoi faut-il les réjouir ? Rav Yossef enseigne : Il faut les combler avec des vêtements neufs, en Babylonie avec des vêtements colorés et en Eretz Yisrael avec les vêtements de lin pressé qui y sont fabriqués.
תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים אֵין שִׂמְחָה אֶלָּא בְּבָשָׂר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְזָבַחְתָּ שְׁלָמִים וְאָכַלְתָּ שָּׁם וְשָׂמַחְתָּ לִפְנֵי ה׳ אֱלֹהֶיךָ״, וְעַכְשָׁיו שֶׁאֵין בֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, אֵין שִׂמְחָה אֶלָּא בְּיַיִן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיַיִן יְשַׂמַּח לְבַב אֱנוֹשׁ״.
Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda ben Beteira dit : Lorsque le Temple est debout, la réjouissance ne se fait que par la consommation de viande sacrificielle, comme il est dit : « Tu sacrifieras des sacrifices de paix, tu mangeras là-bas et tu te réjouiras devant le Seigneur ton Dieu » (Deutéronome 27:7). Et maintenant que le Temple n'est pas debout et qu'on ne peut pas manger de viande sacrificielle, on peut accomplir la mitsva de la réjouissance pendant une fête uniquement en buvant du vin, comme il est dit : « Et le vin qui réjouit le cœur de l'homme » (Psaumes 104:15).
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: קִסְתָּא דְמוּרְיְסָא דַּהֲוָה בְּצִיפּוֹרִי הִיא הֲוָת כְּמִין לוּגָּא דְּמַקְדְּשָׁא, וּבָהּ מְשַׁעֲרִין רְבִיעִית שֶׁל פֶּסַח. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תְּמָנְיָיתָא קַדְמָיְיתָא דַּהֲוָה בִּטְבֶרְיָא הֲוָת יַתִּירָה עַל דָּא רִיבְעָא, וּבָהּ מְשַׁעֲרִין רְבִיעִית שֶׁל פֶּסַח.
Rabbi Yitzḥak a dit : Le récipient utilisé pour mesurer la saumure [moraysa] qui se trouvait à Tzippori avait le même volume que le log dans le Temple, et avec lui les Sages mesuraient le quart-log de Pessaḥ. Ils remplissaient ce récipient puis divisaient le liquide qu’il contenait en quatre parts égales. Le résultat était un quart de log, qui est la mesure minimale de vin pour les quatre coupes de Pessaḥ et pour certaines autres halakhot. Rabbi Yoḥanan a dit : L’ancienne mesure d’un huitième qui était en usage à Tibériade était plus grande que cette mesure d’un huitième d’un quart-log, et c’est avec elle que nous mesurons le quart-log de Pessaḥ. Lorsque l’ancienne mesure est remplie puis versée dans la version plus récente, la quantité qui reste dans le récipient d’origine est d’un quart-log.
אָמַר רַב חִסְדָּא: רְבִיעִית שֶׁל תּוֹרָה אֶצְבָּעַיִם עַל אֶצְבָּעַיִם בְּרוּם אֶצְבָּעַיִם וַחֲצִי אֶצְבַּע וְחוֹמֶשׁ אֶצְבַּע. כִּדְתַנְיָא: ״וְרָחַץ בַּמַּיִם אֶת כָּל בְּשָׂרוֹ״ — שֶׁלֹּא יְהֵא דָּבָר חוֹצֵץ בֵּין בְּשָׂרוֹ לַמַּיִם. ״בַּמַּיִם״ — בְּמֵי מִקְוֶה. ״אֶת כׇּל בְּשָׂרוֹ״ — מַיִם שֶׁכׇּל גּוּפוֹ עוֹלֶה בָּהֶן, וְכַמָּה הֵן?
Rav Ḥisda a dit : La mesure d’un quart-log de la Torah est de deux palmes sur deux palmes en volume, avec une hauteur de deux palmes, une demi-palme et un cinquième de palme. Cette déclaration est comme il a été enseigné dans une baraita concernant un bain rituel, au sujet duquel le verset déclare : « Et il lavera toute sa chair dans l’eau » (Lévitique 15:16), d’où les Sages ont déduit : Cette phrase enseigne qu’il ne doit rien y avoir qui fasse interposition entre la chair de la personne et l’eau. L’expression « dans l’eau » indique que le verset fait référence à une étendue d’eau spécifique, c’est-à-dire dans l’eau d’un bain rituel. La phrase « toute sa chair » enseigne qu’il faut s’immerger dans une eau dans laquelle tout son corps peut entrer en une seule fois. Et quelle quantité cela représente-t-il ?