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שֶׁאַף הֵן הָיוּ בְּאוֹתוֹ הַנֵּס.
Comme eux aussi étaient inclus dans ce miracle de l’Exode, ils sont donc tenus de participer à la célébration.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אַרְבָּעָה כּוֹסוֹת הַלָּלוּ צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא בָּהֶן כְּדֵי מְזִיגַת כּוֹס יָפֶה. שְׁתָאָן חַי — יָצָא. שְׁתָאָן בְּבַת אַחַת — יָצָא. הִשְׁקָה מֵהֶן לְבָנָיו וְלִבְנֵי בֵיתוֹ — יָצָא.
Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Ces quatre coupes doivent contenir suffisamment de vin non dilué pour permettre la dilution d’une coupe importante. À l’époque talmudique, les gens ne buvaient pas de vin pur. Ils le diluaient avec de l’eau, en ajoutant généralement trois fois plus d’eau que de vin. Si quelqu’un les a bues non diluées, il s’est acquitté de son obligation. Si quelqu’un les a bues toutes en une seule fois, c’est-à-dire qu’il a versé les quatre coupes de vin dans une seule grande coupe et l’a bue, il s’est acquitté de l’obligation. Si quelqu’un en a donné à boire à ses fils ou aux membres de sa maisonnée, il s’est néanmoins acquitté de l’obligation.
שְׁתָאָן חַי יָצָא, אָמַר רָבָא: יְדֵי יַיִן — יָצָא, יְדֵי חֵירוּת — לֹא יָצָא.
La Guemara traite maintenant chacune de ces décisions de Shmuel à tour de rôle. Shmuel a dit que si quelqu’un les a bues non diluées, il s’est acquitté de son obligation. Rava a dit : Il s’est acquitté de l’obligation de boire les quatre coupes de vin, mais il ne s’est pas acquitté de l’obligation de boire d’une manière qui exprime la liberté, qui est la manière préférable d’accomplir la mitsva, car les aristocrates ne boivent pas de vin non dilué.
שְׁתָאָן בְּבַת אַחַת, רַב אָמַר: יְדֵי יַיִן — יָצָא, יְדֵי אַרְבָּעָה כּוֹסוֹת — לֹא יָצָא. הִשְׁקָה מֵהֶן לְבָנָיו וְלִבְנֵי בֵיתוֹ — יָצָא, אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וְהוּא דְּאִשְׁתִּי רוּבָּא דְכָסָא.
Si quelqu’un a bu les quatre coupes d’un seul trait, Rav a dit qu’il s’est acquitté de l’obligation de boire du vin comme expression de réjouissance pendant la fête, mais qu’il ne s’est pas acquitté de l’obligation de boire quatre coupes, qui exige quatre coupes distinctes, chacune bue séparément. Shmuel a également déclaré que si l’on en a donné à boire à ses fils ou aux membres de sa maison, il s’est néanmoins acquitté de son obligation. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Et cela n’est le cas que s’il a lui-même bu la majeure partie de la coupe.
מֵיתִיבִי: אַרְבָּעָה כּוֹסוֹת הַלָּלוּ צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא בָּהֶן כְּדֵי רְבִיעִית, אֶחָד חַי וְאֶחָד מָזוּג, אֶחָד חָדָשׁ וְאֶחָד יָשָׁן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא בּוֹ טַעַם וּמַרְאֵה יַיִן. קָתָנֵי מִיהַת כְּדֵי רְבִיעִית, וְאַתְּ אָמְרַתְּ כּוֹס יָפֶה!
La Guemara soulève une objection aux décisions ci-dessus à partir d’une baraita : Ces quatre coupes doivent contenir un quart-log, que le vin soit pur ou dilué, que il soit nouveau ou vieilli. Rabbi Yehuda dit : Il doit avoir le goût et l’apparence du vin. En tout état de cause, cette baraita enseigne que chaque coupe doit contenir au moins la quantité d’un quart-log, et pourtant tu as dit que chacune doit contenir assez pour diluer une coupe importante.
אָמְרִי: אִידֵּי וְאִידֵּי חַד שִׁיעוּרָא הוּא, מַאי ״כְּדֵי מְזִיגַת כּוֹס יָפֶה״ דְּקָאָמַר — לְכׇל חַד וְחַד, דְּהָוֵי לְהוּ כּוּלְּהוּ רְבִיעִית.
Ils disent en réponse que ceci et cela sont une seule et même mesure. La Guemara explique : Quel est le sens de l’expression : Assez pour diluer une coupe importante, ce que Shmuel a dit ? Il voulait dire qu’il doit y avoir assez de vin non dilué pour chacune et chacune des coupes, c’est-à-dire un quart de log de vin dilué. Cela représente un quart de log de vin non dilué pour elles toutes réunies. Une coupe importante contient un quart de log. Ce quart de log est composé d’un quart de vin non dilué et de trois quarts d’eau. Par conséquent, chaque coupe doit contenir au moins un quart d’un quart de log de vin non dilué, afin que l’on consomme un quart de log complet de liquide de chaque coupe.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא בּוֹ טַעַם וּמַרְאֶה. אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דִּכְתִיב: ״אַל תֵּרֶא יַיִן כִּי יִתְאַדָּם״.
La baraita a déclaré que Rabbi Yehuda dit que la coupe dans laquelle on boit doit avoir le goût et l’apparence du vin. Rava a dit : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Yehuda ? Comme il est écrit : « Ne regarde pas le vin quand il est rouge » (Proverbes 23:31). Ce verset prouve que l’apparence du vin, et pas seulement son goût, est importante.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַכֹּל חַיָּיבִין בְּאַרְבָּעָה כּוֹסוֹת הַלָּלוּ, אֶחָד אֲנָשִׁים, וְאֶחָד נָשִׁים, וְאֶחָד תִּינוֹקוֹת. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: וְכִי מָה תּוֹעֶלֶת יֵשׁ לְתִינוֹקוֹת בְּיַיִן? אֶלָּא מְחַלְּקִין לָהֶן
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Tous sont tenus à ces quatre coupes, y compris les hommes, les femmes et les enfants. Rabbi Yehouda a dit : Quel bénéfice les enfants tirent-ils du vin ? Ils n’en tirent aucun plaisir. Au contraire, on leur distribue

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