אַמָּה עַל אַמָּה בְּרוּם שָׁלֹשׁ אַמּוֹת, וְשִׁיעֲרוּ חֲכָמִים שִׁיעוּר מֵי מִקְוֶה אַרְבָּעִים סְאָה.
Une coudée sur une coudée, sur une hauteur de trois coudées. Et les Sages ont mesuré la quantité d’eau nécessaire pour un bain rituel à quarante séa.
אָמַר רַב אָשֵׁי: אָמַר לִי רָבִין בַּר חִינָּנָא, שׁוּלְחָן שֶׁל מִקְדָּשׁ — שֶׁל פְּרָקִים הֲוָה, דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ הַדּוֹקֵי הֲוָה מִיהַדַּק, אַמְּתָא בְּאַמְּתָא הֵיכִי מַטְבְּלֵיהּ?!
La Guemara cite une discussion liée au sujet des mesures. Rav Ashi a dit : Ravin bar Ḥinnana m’a dit : La table du Temple, sur laquelle était placé le pain de proposition, était composée de parties. Car, s’il te venait à l’esprit que la table était solidement assemblée et ne pouvait pas être démontée, comment les prêtres pourraient-ils immerger une coudée dans une coudée ? Les dimensions de la table étaient de deux coudées sur une coudée, avec une hauteur d’une coudée et demie. Si la table contractait une impureté rituelle, elle devait être immergée dans un bain rituel. Si un bain rituel contient une surface d’une coudée sur une coudée, la table ne peut y entrer que si elle est démontée.
מַאי קוּשְׁיָא? דִּילְמָא בְּיָם שֶׁעָשָׂה שְׁלֹמֹה הֲוָה מַטְבֵּיל לֵיהּ. דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: יָם שֶׁעָשָׂה שְׁלֹמֹה מַחֲזִיק מֵאָה וַחֲמִשִּׁים מִקְוֵה טׇהֳרָה.
La Guemara répond : Quelle est la difficulté ? Peut-être le prêtre l’immergeait-il dans la mer que le roi Salomon construisit, qui était un bain rituel très vaste, comme il est dit : « Et il fit la mer de fonte de dix coudées d’un bord à l’autre, ronde tout autour » (I Rois 7:23). Comme l’a enseigné Rabbi Ḥiyya : la mer que Salomon construisit contenait le volume d’eau de cent cinquante bains rituels de purification. Il était certainement possible d’immerger même de grands récipients dans cette mer.
וְלֹא יִפְחֲתוּ לוֹ מֵאַרְבָּעָה. הֵיכִי מְתַקְּנִי רַבָּנַן מִידֵּי דְּאָתֵי בֵּהּ לִידֵי סַכָּנָה, וְהָתַנְיָא: לֹא יֹאכַל אָדָם תְּרֵי, וְלֹא יִשְׁתֶּה תְּרֵי, וְלֹא יְקַנַּח תְּרֵי, וְלֹא יַעֲשֶׂה צְרָכָיו תְּרֵי?
Nous avons appris dans la michna que même en ce qui concerne le plus pauvre des Juifs, les distributeurs de charité ne doivent pas lui donner moins de quatre coupes de vin. La Guemara demande : Comment les Sages ont-ils pu instituer une chose par laquelle on en viendrait à s’exposer au danger ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Une personne ne doit pas manger par paires, c’est-à-dire un nombre pair d’aliments ; et elle ne doit pas boire par paires de coupes ; et elle ne doit pas s’essuyer par paires ; et elle ne doit pas satisfaire ses besoins sexuels par paires. La préoccupation était que celui qui agit par paires s’expose à la sorcellerie ou aux démons. Pourquoi les Sages exigeraient-ils qu’une personne boive un nombre pair de coupes et la placeraient ainsi dans une situation de danger ?
אָמַר רַב נַחְמָן, אָמַר קְרָא: ״לֵיל שִׁמּוּרִים״ — לַיִל הַמְשׁוּמָּר וּבָא מִן הַמַּזִּיקִין.
Rav Naḥman a dit que le verset dit : « Ce fut une nuit de veille pour le Seigneur » (Exode 12:42), ce qui indique que la nuit de Pessa'h est une nuit qui demeure protégée contre les démons et les esprits nuisibles de toutes sortes. Par conséquent, il n’y a pas lieu de s’inquiéter de cette forme de danger en cette nuit particulière.
רָבָא אָמַר: כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה מִצְטָרֵף לְטוֹבָה, וְאֵינוֹ מִצְטָרֵף לְרָעָה. רָבִינָא אָמַר: אַרְבָּעָה כָּסֵי תַּקִּינוּ רַבָּנַן דֶּרֶךְ חֵירוּת, כׇּל חַד וְחַד
Rava a dit une réponse différente : La coupe de bénédiction pour le Birkat Hamazon la nuit de Pessa'h est utilisée dans l'accomplissement d'une mitzva supplémentaire et n'est pas simplement une expression de liberté. Par conséquent, elle se combine avec les autres coupes pour le bien, c'est-à-dire pour accomplir la mitzva de boire quatre coupes, et elle ne se combine pas pour le mal. En ce qui concerne le danger de boire des paires de coupes, c'est comme si l'on ne buvait que trois coupes. Ravina a dit : Les Sages ont institué quatre coupes distinctes, dont chacune est consommée d'une manière qui démontre la liberté. Par conséquent, chacune et chacune