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דִּילְמָא מְשַׁבַּשְׁתָּא הִיא.
Peut-être cette baraita est corrompue, et par conséquent elle ne peut pas servir de base à une objection.
אֲמַר לֵיהּ מָרִימָר, וְאִיתֵּימָא רַב יֵימַר: אֲנָא אִיקְּלַעִי לְפִירְקֵיהּ דְּרַב פִּנְחָס בְּרֵיהּ דְּרַב אַמֵּי, וְקָם תַּנָּא וְתָנֵי קַמֵּיהּ וְקַיבְּלַהּ מִינֵּיהּ. אִי הָכִי קַשְׁיָא! אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְרַב הוּנָא.
Mareimar lui dit, et certains disent que c’était Rav Yeimar : Il m’est arrivé de venir au cours de Festival de Rav Pineḥas, fils de Rav Ami, et le tanna qui récitait des mishnayotse leva et enseigna cette baraita devant lui, et il l’accepta. Cet incident prouve que la version ci-dessus de la baraita est acceptée et considérée comme exacte. Si tel est le cas, l’objection susmentionnée à l’opinion de Rav Pappa sur la base de la baraita demeure difficile. Au contraire, la réponse de Rav Pappa est insuffisante, et il est clair que la mishna doit être comprise conformément à l’explication de Rav Huna. En d’autres termes, la mishna est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei, qui soutient que, bien qu’on puisse manger jusqu’à la tombée de la nuit les veilles de Shabbat et des autres Festivals, il est interdit de manger la veille de Pessaḥ peu avant la petite minḥa jusqu’à la tombée de la nuit.
וּלְרַב הוּנָא מִי נִיחָא? וְהָאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְאִיתֵּימָא אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר רַבִּי חֲנִינָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בְּעֶרֶב הַפֶּסַח, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי בְּעֶרֶב שַׁבָּת.
La Guemara demande : Et selon l’explication de Rav Houna, cela s’accorde-t-il bien ? Mais Rabbi Yirmeya n’a-t-il pas dit que Rabbi Yoḥanan a dit, et certains disent que Rabbi Abbahou a dit que Rabbi Yossei bar Rabbi Ḥanina a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda en ce qui concerne la veille de Pessaḥ, et la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yossei en ce qui concerne la veille de Chabbat ?
הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בְּעֶרֶב הַפֶּסַח, מִכְּלָל דִּפְלִיג רַבִּי יוֹסֵי בְּתַרְוַיְיהוּ!
La Guemara déduit de l’énoncé ci-dessus : Du fait qu’il a été nécessaire de dire que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda en ce qui concerne la veille de Pessa'h, cela prouve par inférence que Rabbi Yossei est en désaccord concernant les deux cas, à la fois les veilles de Chabbat et des autres fêtes, ainsi que la veille de Pessa'h. Par conséquent, il est impossible d’attribuer à l’opinion de Rabbi Yossei l’interdiction de la michna de manger la veille de Pessa'h, puisqu’il permet manifestement de manger jusqu’à la tombée de la nuit même la veille de Pessa'h.
לָא: הֲלָכָה, מִכְּלָל דִּפְלִיגִי בְּהַפְסָקָה.
La Guemara répond : Non ; l’énoncé doit être compris ainsi : Lorsqu’il a été dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, cela prouve par déduction qu’ils sont en désaccord au sujet de l’interruption. Même Rabbi Yossei convient qu’on ne peut pas commencer à manger la veille de Pessa'h à partir de l’heure de minḥa, mais il soutient que celui qui a commencé à manger n’est pas tenu d’interrompre son repas même lorsque la fête commence.
דְּתַנְיָא: מַפְסִיקִין לְשַׁבָּתוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵין מַפְסִיקִין.
Comme cela a été enseigné dans une baraita où Rabbi Yehouda et Rabbi Yossei sont en désaccord au sujet de l’interruption d’un repas : Si des gens mangeaient à la veille de Chabbat, ils doivent interrompre pour les Shabbatot, c’est-à-dire que, dès que Chabbat commence, ils doivent interrompre leur repas, débarrasser la table et réciter les prières du soir et le kiddush avant de poursuivre leur repas ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossei dit : Ces convives n’ont pas besoin d’interrompre leur repas.
וּמַעֲשֶׂה בְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל [וְרַבִּי יְהוּדָה] וְרַבִּי יוֹסֵי שֶׁהָיוּ מְסוּבִּין בְּעַכּוֹ וְקִדֵּשׁ עֲלֵיהֶם הַיּוֹם, אֲמַר לֵיהּ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְרַבִּי יוֹסֵי: בְּרַבִּי, רְצוֹנְךָ נַפְסִיק וְנֵיחוּשׁ לְדִבְרֵי יְהוּדָה חֲבֵירֵנוּ?
La baraita continue en rapportant une histoire : Et il y eut un incident impliquant Rabban Shimon ben Gamliel, et Rabbi Yehuda, et Rabbi Yosei, qui étaient accoudés et mangeaient ensemble à Akko le vendredi après-midi, et le jour de Chabbat fut sanctifié, c’est-à-dire que Chabbat commença. Rabban Shimon ben Gamliel dit à Rabbi Yosei : Berabbi, un titre pour un homme important de lignée distinguée, est-ce ta volonté que nous interrompions et tenions compte des paroles de notre collègue Yehuda, qui soutient que l’on est obligé d’interrompre son repas ?
אָמַר לוֹ: בְּכׇל יוֹם וְיוֹם אַתָּה מְחַבֵּב דְּבָרַיי לִפְנֵי רַבִּי יְהוּדָה, וְעַכְשָׁיו אַתָּה מְחַבֵּב דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בְּפָנַי? ״הֲגַם לִכְבּוֹשׁ אֶת הַמַּלְכָּה עִמִּי בַּבָּיִת״.
Il lui dit : Chaque jour, tu estimes mes paroles au-dessus de celles de Rabbi Yehouda, et tu tranches conformément à mon avis, et maintenant tu estimes la parole de Rabbi Yehouda au-dessus de moi ? Rabbi Yossei poursuivit en appliquant un verset à cette situation : « Ira-t-il même jusqu’à contraindre la reine devant moi dans la maison ? » (Esther 7:8).
אֲמַר לֵיהּ: אִם כֵּן לֹא נַפְסִיק, שֶׁמָּא יִרְאוּ הַתַּלְמִידִים וְיִקְבְּעוּ הֲלָכָה לְדוֹרוֹת. אָמְרוּ: לֹא זָזוּ מִשָּׁם עַד שֶׁקָּבְעוּ הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.
Rabban Shimon lui dit : Si tel est le cas, si le fait de montrer de la considération pour l’opinion de Rabbi Yehuda est perçu comme une décision halakhique, nous n’interromprons pas, car peut-être que les élèves verront que nous avons interrompu notre repas et établiront la halakha pour les générations conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda. Plus tard, les Sages dirent : Ils ne quittèrent pas cet endroit avant d’avoir établi la halakha conformément à l’opinion de Rabbi Yosei, selon laquelle il n’est pas nécessaire d’interrompre son repas à la veille de Shabbat et des fêtes.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין הֲלָכָה לֹא כְּרַבִּי יְהוּדָה וְלֹא כְּרַבִּי יוֹסֵי, אֶלָּא פּוֹרֵס מַפָּה וּמְקַדֵּשׁ. אִינִי?! וְהָא אָמַר רַב תַּחְלִיפָא בַּר אַבְדִּימִי אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּשֵׁם שֶׁמַּפְסִיקִין לְקִידּוּשׁ
Rav Yehouda a dit que Shmouel a dit : La halakha n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui a dit qu’il faut interrompre son repas en retirant entièrement la table, ni n’est-elle conforme à l’opinion de Rabbi Yossei, qui a statué qu’il n’est pas nécessaire d’interrompre son repas du tout. Au contraire, il faut étendre une nappe sur sa table et réciter le kiddouch, après quoi il peut poursuivre son repas. La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Mais Rav Taḥalifa bar Avdimi n’a-t-il pas dit que Shmouel a dit : De même qu’on interrompt pour le kiddouch,

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