וַיְקַדֵּשׁ עַצְמוֹ בִּשְׁעַת תַּשְׁמִישׁ.
et se sanctifie en agissant avec modestie au moment des rapports sexuels.
אָמְרוּ: הַרְבֵּה עָשׂוּ כֵּן, וְלֹא הוֹעִילוּ! אֶלָּא יְבַקֵּשׁ רַחֲמִים מִמִּי שֶׁהַבָּנִים שֶׁלּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִנֵּה נַחֲלַת ה׳ בָּנִים שָׂכָר פְּרִי הַבָּטֶן״.
Les sages d’Alexandrie dirent à Rabbi Yehoshua : Beaucoup de gens ont fait ainsi, et cela ne les a pas aidés. Rabbi Yehoshua dit : Ils devraient plutôt prier pour recevoir des fils de Celui à qui appartiennent les fils, comme il est dit : « Voici, les enfants sont un héritage du Seigneur ; le fruit des entrailles est une récompense » (Psaumes 127:3).
מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? דְּהָא בְּלָא הָא לָא סַגִּי.
La Guemara demande de nouveau : puisque le chemin vers des fils passe par la prière, qu’est-ce que Rabbi Yehoshua nous enseigne lorsqu’il dit qu’un homme doit épouser une femme appropriée et se conduire avec pudeur pendant les relations conjugales ? La Guemara répond : Rabbi Yehoshua enseigne que ceci, la prière, sans cela, épouser une femme appropriée et faire preuve de pudeur, ne suffit pas.
מַאי ״שָׂכָר פְּרִי הַבָּטֶן״? אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: בִּשְׂכַר שֶׁמְּשַׁהִין עַצְמָן בַּבֶּטֶן, כְּדֵי (שֶׁתַּזְרִיעַ אִשְׁתּוֹ) [שֶׁיַּזְרִיעוּ נְשׁוֹתֵיהֶן] תְּחִילָּה — נוֹתֵן לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שְׂכַר פְּרִי הַבֶּטֶן.
Au sujet du verset des Psaumes, la Guemara demande : Que signifie l’expression : « Le fruit du ventre est une récompense » (Psaumes 127:3) ? Quel acte est récompensé ici ? Rabbi Ḥama, fils de Rabbi Ḥanina, dit : En récompense du fait que les hommes retiennent leur semence dans leur ventre afin de permettre à leurs femmes d’émettre la semence en premier, le Saint, béni soit-Il, lui donne la récompense du fruit du ventre, c’est-à-dire des fils.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים [וְכוּ׳]. מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית שַׁמַּאי? אִי נֵימָא מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״וַתִּתְחַלְחַל הַמַּלְכָּה״, וְאָמַר רַב: מְלַמֵּד שֶׁפֵּרְסָה נִדָּה. הָכָא נָמֵי, אַגַּב בִּיעֲתוּתָא דְּמַלְאֲכָא דְמוֹתָא — חָזְיָא, וְהָאֲנַן תְּנַן שֶׁחֲרָדָה מְסַלֶּקֶת אֶת הַדָּמִים! הָא לָא קַשְׁיָא: פַּחְדָּא — צָמֵית, בִּיעֲתוּתָא — מְרַפְּיָא.
§ La michna enseigne que Beit Shammai disent : Le statut de toutes les femmes lorsqu’elles meurent est comme si elles étaient des femmes menstruées. La Guemara demande : Quelle est la raison de l’opinion de Beit Shammai ? Si nous disons que leur opinion est due à ce qui est écrit : « Alors la reine fut extrêmement bouleversée [vatitḥalḥal] » (Esther 4:4), cela pose une difficulté. La Guemara explique d’abord la dérivation. Et Rav a dit : Cela enseigne qu’elle a commencé à menstruer de peur, car les cavités [ḥalalim] de son corps se sont ouvertes. Ici aussi, lorsqu’une femme est sur le point de mourir, en raison de la peur de l’Ange de la Mort elle voit du sang. Cela pose une difficulté, car n’avons-nous pas appris dans une michna (39a) que la trépidation supprime l’écoulement du sang menstruel ? La Guemara répond : Cela ne pose pas de difficulté. L’anxiété générée par une inquiétude prolongée contracte les muscles et empêche le sang de couler, mais la peur soudaine relâche les muscles et fait couler le sang.
אֶלָּא, הָא דִּתְנַן: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כׇּל הָאֲנָשִׁים מֵתִים זָבִין, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵין זָב אֶלָּא מִי שֶׁמֵּת זָב.
Mais si la raison pour laquelle Beit Shammai soutiennent que toutes les femmes qui meurent ont le statut de femmes menstruées est la peur, alors qu’en est-il de ce que nous avons appris dans une baraita : Beit Shammai disent : Le statut de tous les hommes lorsqu’ils meurent est comme s’ils étaient des zavim ; et Beit Hillel disent : Seulement un homme qui est mort avec l’impureté d’un zav a le statut d’un zav. Si la raison pour laquelle Beit Shammai soutiennent que toutes les femmes qui meurent ont le statut de femmes menstruées est la peur de l’Ange de la Mort, vraisemblablement ils devraient aussi considérer que tous les hommes qui meurent ont le statut d’un zav pour la même raison.
אִקְּרִי כָּאן ״מִבְּשָׂרוֹ״, וְלֹא מֵחֲמַת אוֹנְסוֹ!
Mais cela est difficile, car j’appliquerai ici le principe énoncé au sujet d’un zav : « Un écoulement de sa chair” (Lévitique 15:2) rend un homme impur, mais non un écoulement dû à des circonstances indépendantes de sa volonté. Si un homme a un écoulement de ziva en raison d’une maladie ou d’un accident, il ne devient pas impur. Par conséquent, s’il a un écoulement dû à la peur après avoir vu l’Ange de la Mort, il ne deviendrait pas rituellement impur.
אֶלָּא טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי, כִּדְתַנְיָא: בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ מַטְבִּילִין כֵּלִים עַל גַּבֵּי נִדּוֹת מֵתוֹת, וְהָיוּ נִדּוֹת חַיּוֹת מִתְבַּיְּישׁוֹת — הִתְקִינוּ שֶׁיְּהוּ מַטְבִּילִין עַל גַּבֵּי כׇּל הַנָּשִׁים, מִפְּנֵי כְּבוֹדָן שֶׁל נִדּוֹת חַיּוֹת.
Au contraire, la raison de l’opinion de Beit Shammai est comme il est enseigné dans une baraita : Au début, ils immergeaient rituellement tous les ustensiles qui avaient été utilisés par des femmes qui mouraient alors qu’elles étaient menstruées, et ceux-ci contractaient ainsi une impureté rituelle même si les ustensiles ne touchaient pas les femmes après leur mort. Et, en conséquence, les femmes menstruées vivantes étaient embarrassées, car elles voyaient que le statut d’une femme menstruée est si sévère qu’il demeure même après la mort. Les Sages ont donc institué qu’il faut immerger rituellement les ustensiles qui avaient été utilisés par toutes les femmes mourantes, en raison de l’honneur des femmes menstruées vivantes.
בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ מַטְבִּילִין עַל גַּבֵּי זָבִין מֵתִין, וְהָיוּ זָבִין חַיִּין מִתְבַּיְּישִׁין — הִתְקִינוּ שֶׁיְּהוּ מַטְבִּילִין עַל גַּבֵּי כׇּל הָאֲנָשִׁים, מִפְּנֵי כְּבוֹדָן שֶׁל זָבִין חַיִּים.
De même, au début, on immergeait tous les ustensiles qui avaient été utilisés par des zavin, des hommes souffrant de gonorrhée, qui étaient morts, car les ustensiles avaient ainsi contracté une impureté rituelle même si les ustensiles n’avaient pas touché les hommes après leur mort. Et, en conséquence, les zavin vivants étaient embarrassés. C’est pourquoi les Sages ont institué qu’il faut immerger les ustensiles qui avaient été utilisés par tous les hommes mourants, en raison de l’honneur des zavin vivants.
מַתְנִי' הָאִשָּׁה שֶׁמֵּתָה, וְיָצְאָה מִמֶּנָּה רְבִיעִית דָּם — מְטַמְּאָה מִשּׁוּם כֶּתֶם, וּמְטַמְּאָה בְּאֹהֶל.
MICHNA : En ce qui concerne une femme qui est morte, et après sa mort un quart de log de sang est sorti de son corps, bien que le sang soit sorti après la mort, il transmet l’impureté rituelle par contact et par port, en raison de l’impureté de la tache de sang d’une femme menstruée. Cette impureté en tant que sang menstruel s’applique à toute quantité de sang qu’elle émet, malgré la halakha selon laquelle, en général, le sang d’un cadavre ne transmet l’impureté que s’il a un volume d’au moins un quart de log. Et puisqu’il s’agit d’un quart de log de sang, il transmet l’impureté dans une tente, car c’est le sang d’un cadavre.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵינָהּ מְטַמְּאָה מִשּׁוּם כֶּתֶם, מִפְּנֵי שֶׁנֶּעֱקַר מִשֶּׁמֵּתָה. וּמוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה בְּיוֹשֶׁבֶת עַל מַשְׁבֵּר וָמֵתָה, וְיָצְאָה מִמֶּנָּה רְבִיעִית דָּם שֶׁהִיא מְטַמְּאָה מִשּׁוּם כֶּתֶם. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לְפִיכָךְ אֵינָהּ מְטַמְּאָה בְּאֹהֶל.
Rabbi Yehuda dit : Ce quart de log de sang ne transmet pas l’impureté en raison de l’impureté de la tache de sang d’une femme menstruée, car ce sang a été déplacé après sa mort. Et Rabbi Yehuda concède dans le cas d’une femme qui est assise en travail sur la chaise d’accouchement [mashber] et qui est morte, et qu’un quart-log de sang est sorti de son corps, que ce sang transmet l’impureté rituelle en raison de l’impureté de la tache de sang d’une femme menstruée. Dans ce cas, le sang a été déplacé alors qu’elle était encore en vie. Rabbi Yosei a dit : Pour cette raison, ce quart de log de sang ne transmet pas l’impureté dans une tente, puisqu’il ne provenait pas d’un cadavre.
גְּמָ' מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר, אַף עַל גַּב דְּנֶעֱקַר דָּם מִשֶּׁמֵּתָה, מְטַמְּאָה מִשּׁוּם כֶּתֶם?
GUEMARA : La michna enseigne que, selon Rabbi Yehouda, un quart de log de sang qui sort d’une femme après sa mort ne transmet pas l’impureté en raison de l’impureté d’une tache de sang d’une femme menstruée, malgré le fait qu’il provienne de l’utérus. La Guemara soulève une difficulté : Par inférence, on pourrait penser que le premier tanna soutient que même si le sang a été déplacé après sa mort, il rend une personne rituellement impure en raison de l’impureté d’une tache de sang. Cela n’est pas raisonnable, car une femme morte ne peut pas acquérir le statut d’une femme menstruée.
אָמַר רַבִּי זְעֵירִי: מָקוֹר מְקוֹמוֹ טָמֵא אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
Rabbi Ze’eiri a dit : Même le premier tanna convient que le sang provenant de l’utérus qui sort du corps après la mort ne transmet pas l’impureté comme une tache. Au contraire, la différence entre les opinions du premier tanna et de Rabbi Yehouda est de savoir si le lieu de la source de la femme, c’est-à-dire son utérus, est impur, et donc si tout sang qui y passe est impur, même s’il est sorti de son corps après la mort. Le premier tanna soutient que même le sang qui apparaît après sa mort transmet l’impureté comme le sang de menstruation, puisqu’il est passé par l’utérus lorsqu’elle était encore en vie, tandis que Rabbi Yehouda soutient que ce sang ne transmet pas l’impureté comme sang de menstruation, malgré le fait qu’il soit passé par son utérus.
וּמוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה.
§ La michna enseigne : Et Rabbi Yehouda concède dans le cas d’une femme qui était assise en travail d’accouchement lorsqu’elle est morte, que le quart de log de sang sorti de son corps transmet l’impureté rituelle de la tache de sang d’une femme menstruée. Et Rabbi Yossei a dit : Pour cette raison, ce quart de log de sang ne transmet pas l’impureté dans une tente.
מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר בְּאֹהֶל נָמֵי מְטַמֵּא? אָמַר רַב יְהוּדָה: דַּם תְּבוּסָה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
La Guemara demande : Par inférence, on pourrait conclure que le premier tanna, c’est-à-dire Rabbi Yehouda, soutient que le sang qui sort d’une femme morte pendant l’accouchement transmet également l’impureté dans une tente. Cela ne peut pas être exact, puisque le sang l’a quittée alors qu’elle était encore en vie. Rav Yehouda a dit : La différence entre Rabbi Yehouda et Rabbi Yossei concerne le sang de soumission évacué d’un corps au moment de la mort, qui contient un mélange de sang qui quitte une personne alors qu’elle est encore en vie et de sang qui émerge après sa mort. Rabbi Yehouda soutient que le sang qui sort d’une femme qui meurt pendant l’accouchement est un sang de soumission, qui transmet l’impureté dans une tente selon la loi rabbinique. Rabbi Yossei soutient qu’il est clair que ce sang est sorti de son corps avant qu’elle ne meure, et que, par conséquent, ce n’est pas un sang de soumission.
דְּתַנְיָא: אֵיזֶהוּ דַּם תְּבוּסָה? פֵּירֵשׁ רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יְהוּדָה: הָרוּג שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ דָּם בֵּין בְּחַיָּיו בֵּין בְּמוֹתוֹ, סָפֵק בְּחַיָּיו יָצָא, סָפֵק בְּמוֹתוֹ יָצָא, סָפֵק בְּחַיָּיו וּבְמוֹתוֹ — זֶהוּ דַּם תְּבוּסָה.
Comme il est enseigné dans une baraita : Qu’est-ce que le sang de soumission, qui transmet l’impureté rituelle (voir 62b) ? Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yehuda, a expliqué : Il s’agit du cas d’une personne qui a été tuée, de qui a coulé un quart de log de sang, un écoulement qui a commencé alors qu’elle était vivante et s’est poursuivi après sa mort, et il est incertain qu’un quart de log entier ait coulé alors qu’elle était vivante et ne transmette donc pas l’impureté rituelle, et il est incertain qu’il ait coulé après sa mort, auquel cas il transmet l’impureté rituelle selon la loi de la Torah, et il est incertain que le quart de log ait coulé en partie alors qu’elle était vivante et en partie après sa mort. C’est cela, le sang de soumission.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד — סְפֵקוֹ טָמֵא, בִּרְשׁוּת הָרַבִּים — סְפֵקוֹ טָהוֹר.
Et les Rabbins disent qu’il ne s’agit pas d’un sang de soumission, mais d’un cas d’impureté rituelle incertaine selon la loi de la Torah, car il est possible que tout soit sorti après la mort. Par conséquent, on applique le principe selon lequel dans un domaine privé un cas d’incertitude est considéré comme rituellement impur, tandis que dans un domaine public un cas d’incertitude est considéré comme rituellement pur.
אֶלָּא אֵיזֶהוּ דַּם תְּבוּסָה? הָרוּג שֶׁיָּצָא הֵימֶנּוּ רְבִיעִית דָּם בְּחַיָּיו וּבְמוֹתוֹ, וַעֲדַיִין לֹא פָּסַק, סָפֵק רוּבּוֹ בְּחַיָּיו וּמִיעוּטוֹ בְּמוֹתוֹ, סְפֵק מִיעוּטוֹ בְּחַיָּיו וְרוּבּוֹ בְּמוֹתוֹ — זֶהוּ דַּם תְּבוּסָה.
Plutôt, qu’est-ce que le sang de soumission ? Il s’agit du cas d’une personne qui a été tuée, de laquelle est sorti un quart-log de sang alors qu’elle était vivante, et qui a continué à sortir après sa mort et ne s’est toujours pas arrêté de couler. Il est clair qu’un quart complet de log n’est pas sorti après sa mort, mais il est incertain de savoir si la majorité est sortie alors qu’elle était vivante et la minorité après sa mort, et il est tout aussi incertain de savoir si la minorité est sortie alors qu’elle était vivante et la majorité après sa mort. C’est cela, le sang de soumission.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָרוּג שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ רְבִיעִית דָּם, וְהָיָה מוּטָּל בַּמִּטָּה וְדָמוֹ מְטַפְטֵף לְגוּמָּא — טָמֵא, מִפְּנֵי שֶׁהַטִּפָּה שֶׁל מִיתָה מְעוֹרֶבֶת בּוֹ. וַחֲכָמִים מְטַהֲרִין, מִפְּנֵי
Rabbi Yehouda dit : Dans le cas de quelqu’un qui a été tué, dont il est sorti un quart de-log de sang, et il était allongé sur un lit et son sang coulait dans un trou dans le sol, le sang dans le sol est rituellement impur, parce que la goutte de la mort y est mélangée. Et les Sages le considèrent rituellement pur, parce que