הִיא תּוֹעֵבָה וְאֵין בָּנֶיהָ תּוֹעֲבִין.
En ce qui concerne celui qui se remarie avec son épouse divorcée, la Torah déclare : « Son premier mari, qui l’a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour qu’elle soit sa femme, après qu’elle a été souillée, car c’est une abomination devant le Seigneur ; et tu ne feras pas pécher le pays que le Seigneur ton Dieu te donne en héritage » (Deutéronome 24:4). Par déduction, elle, l’épouse divorcée, est une abomination, mais ses enfants ne sont pas des abominations. En d’autres termes, s’il a transgressé l’interdiction et a épousé de nouveau cette femme, les filles issues de ce mariage ne sont pas disqualifiées pour épouser des prêtres.
שְׁנֵי מְצוֹרָעִין שֶׁנִּתְעָרְבוּ קׇרְבְּנוֹתֵיהֶן זֶה בָּזֶה, וְקָרַב קׇרְבָּנוֹ שֶׁל אֶחָד מֵהֶן, וּמֵת אֶחָד מֵהֶן — הַשֵּׁנִי מַה תְּהֵא עָלָיו?
La troisième question était la suivante : Deux personnes riches qui étaient lépreuses vinrent se purifier, et chacune apporta une offrande expiatoire, une offrande de culpabilité et un holocauste. Leurs offrandes se sont mêlées l’une à l’autre, et l’offrande de l’une d’elles a été sacrifiée, et par la suite l’une d’elles est morte. Qu’adviendra-t-il de la seconde personne, c’est-à-dire comment peut-elle achever son processus de purification ? Si l’autre n’était pas morte, elles pourraient toutes deux apporter l’offrande restante à la condition qu’elle soit sacrifiée pour celui qui en est le propriétaire. Mais maintenant que l’une est morte, l’autre ne peut pas apporter l’animal restant, car on ne peut pas sacrifier une offrande expiatoire pour quelqu’un qui est mort. Elle ne peut pas non plus apporter un autre animal à sa place, car l’animal déjà sacrifié était peut-être le sien, et on ne peut pas apporter une seconde offrande expiatoire.
אָמַר לָהֶן: כּוֹתֵב נְכָסָיו לַאֲחֵרִים, וְהָוֵי עָנִי, וּמֵבִיא חַטַּאת הָעוֹף הַבָּא עַל הַסָּפֵק.
Rabbi Yehoshua leur dit : La solution est qu’il rédige un contrat donnant tous ses biens à d’autres, en qui il a confiance pour les lui rendre plus tard comme cadeau, et il est alors considéré comme démuni. Et en tant que lépreux pauvre, il apporte une offrande expiatoire d’oiseau, qui peut être apportée même dans un cas d’incertitude.
וְהָאִיכָּא אָשָׁם! אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּשֶׁקָּרַב אֲשָׁמוֹ.
La Guemara objecte : Mais il y a le sacrifice de culpabilité qu’un lépreux doit apporter, et celui-ci doit être un animal et non un oiseau, et il ne peut pas être apporté en cas d’incertitude. Comment ce lépreux peut-il apporter son sacrifice de culpabilité ? Shmuel dit : Rabbi Yehoshua faisait référence spécifiquement à un cas où son sacrifice de culpabilité avait déjà été offert, avant que les animaux ne se mélangent.
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: גַּבְרָא רַבָּה כִּשְׁמוּאֵל לֵימָא כִּי הַאי מִילְּתָא? כְּמַאן? אִי כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: ״אָשָׁם קָבַעה״, וְכֵיוָן דְּקָבַעה לֵהּ אָשָׁם בַּעֲשִׁירוּת — לָא מָצֵי מַיְיתֵי חַטָּאת בְּדַלּוּת.
Rav Sheshet dit : Est-il possible qu’un grand homme comme Shmuel dise une telle déclaration ? Selon l’opinion de qui cette solution s’applique-t-elle ? Si c’est conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda, qui dit que si le lépreux était riche lorsqu’il a sacrifié son offrande de culpabilité, il a ainsi fixé sa manière d’expiation, et doit apporter des animaux comme ses deux autres offrandes, cela est difficile : Et une fois qu’il a fixé son offrande de culpabilité comme un animal alors qu’il était riche, il ne peut pas apporter une offrande expiatoire d’oiseau lorsqu’il est indigent.
דִּתְנַן: מְצוֹרָע שֶׁהֵבִיא קׇרְבַּן עָנִי וְהֶעֱשִׁיר, אוֹ עָשִׁיר וְהֶעֱנִי — הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר חַטָּאת, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן.
Comme nous l’avons appris dans une michna (Nega’im 14:11) : En ce qui concerne un lépreux qui a apporté une offrande de personne indigente et qu’ensuite il est devenu riche, ou s’il a apporté une offrande de personne riche et qu’ensuite il est devenu indigent, tout dépend de l’offrande expiatoire ; telle est la déclaration de Rabbi Shimon. S’il était riche lorsqu’il a apporté l’offrande expiatoire, il apporte l’holocauste du riche ; et s’il était indigent à ce moment-là, il apporte l’holocauste de l’indigent.
וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר אָשָׁם. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר צִפֳּורִים.
Et Rabbi Yehuda dit : Tout, c’est-à-dire l’offrande expiatoire et l’holocauste, suit son statut au moment où son offrande de culpabilité a été apportée. Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : Tout suit l’offrande des oiseaux, apportés sept jours plus tôt, au début de son processus de purification.
וְאִי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: חַטָּאת קָבְעָה, אַף עַל גַּב דְּלָא קְרַב אָשָׁם — נַיְתֵי אַחֵר, דְּהָא שָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר: לַיְיתֵי וְלִתְנֵי.
Rav Sheshet poursuit : Et si la déclaration de Rabbi Yehoshua est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon, qui a dit que le sacrifice expiatoire a fixé le statut des sacrifices restants, cela est difficile : pourquoi Shmuel a-t-il déclaré que le cas est celui où son sacrifice de culpabilité avait déjà été offert ? Même si le sacrifice de culpabilité n’avait pas été offert avant que les animaux ne soient mêlés, qu’il apporte un autre animal comme sacrifice de culpabilité, et qu’il stipule que si le sacrifice de culpabilité déjà abattu était le sien, cet animal devra être un sacrifice de paix. Car nous avons entendu que Rabbi Shimon a dit : Qu’il apporte un autre animal et stipule à son sujet.
דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: לַמׇּחֳרָת מֵבִיא אֲשָׁמוֹ וְלוּגּוֹ עִמּוֹ, וּמַעֲמִידוֹ בְּשַׁעַר נִיקָנוֹר, וּמַתְנֶה עָלָיו וְאוֹמֵר: אִם מְצוֹרָע הוּא — הֲרֵי אֲשָׁמוֹ וְלוּגּוֹ עִמּוֹ, וְאִם לָאו — אָשָׁם זֶה יְהֵא שַׁלְמֵי נְדָבָה.
Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon dit, au sujet d’un lépreux au statut incertain qui doit apporter un sacrifice de culpabilité et un log d’huile pour sa purification : Le lendemain, le huitième jour de sa purification, il apporte son sacrifice de culpabilité et son log d’huile avec lui, et le prêtre le fait se tenir à la porte de Nicanor, et le lépreux stipule au sujet de l’offrande et dit : Si cet homme, c’est-à-dire moi, était un lépreux, ceci est son sacrifice de culpabilité et ceci est son log d’huile avec lui. Et sinon, cet animal que j’ai apporté comme sacrifice de culpabilité sera un sacrifice volontaire de paix, puisque les deux sacrifices sont offerts de la même manière.
וְאוֹתוֹ אָשָׁם טָעוּן
Et cette offrande de culpabilité au statut incertain requiert