בְּנָמֵל, אַף עַל גַּב דְּהַשְׁתָּא לֵיכָּא — אֵימַר בְּרִדְיוֹנֵי נְפַל.
dans un port [banamal], où les bateaux sont tirés sur le rivage, car il y a beaucoup de boue là-bas, qui peut lui coller et s’interposer entre elle et l’eau. Même si maintenant, après l’immersion, il n’y a pas de boue collée à ses pieds ou à son corps, on peut dire que peut-être pendant qu’elle marchait de retour après l’immersion la boue est tombée. Puisqu’on ne peut pas être certain qu’il n’y avait pas de boue collée à son corps pendant qu’elle s’immergeait, elle ne peut pas s’immerger dans un port.
אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל עֲבַד לִבְנָתֵיהּ מִקְוָואוֹת בְּיוֹמֵי נִיסָן, וּמַפָּצֵי בְּיוֹמֵי תִּשְׁרֵי.
La Guemara rapporte que le père de Shmuel prépara des bains rituels pour ses filles aux jours de Nissan, en creusant des fosses et en les laissant se remplir d’eau de pluie naturelle, et il plaça des nattes dans l’Euphrate aux jours de Tishrei. Comme l’eau était peu profonde et que le lit du fleuve était boueux, il plaça des nattes sur le lit du fleuve afin qu’elles puissent s’immerger sans se salir.
אָמַר רַב גִּידֵּל, אָמַר רַב: נָתְנָה תַּבְשִׁיל לִבְנָהּ, וְטָבְלָה וְעָלְתָה — לֹא עָלְתָה לָהּ טְבִילָה, אַף עַל גַּב דְּהַשְׁתָּא לֵיכָּא, אֵימַר בְּרִדְיוֹנֵי נְפַל.
La Guemara cite une halakha similaire concernant l’interposition d’un objet pendant l’immersion. Rav Giddel dit que Rav dit : Si une femme a donné un plat cuit à son fils et, ensuite, s’est immergée dans un bain rituel et en est sortie, l’immersion n’est pas valable pour elle. La raison est que, même si maintenant, après l’immersion, il n’y a pas de nourriture collée à son corps, on peut dire que peut-être, alors qu’elle marchait après s’être immergée, la nourriture est tombée. Puisqu’on ne peut pas être certain qu’il n’y avait pas de nourriture collée à son corps pendant qu’elle s’immergeait, elle ne devrait pas manipuler de nourriture immédiatement avant de s’immerger.
אָמַר רָמֵי בַּר אַבָּא: הָנֵי רִבְדֵי דְּכוּסִילְתָּא, עַד תְּלָתָא יוֹמֵי — לָא חָיְיצִי, מִכָּאן וְאֵילָךְ — חָיְיצִי.
Rami bar Abba dit : En ce qui concerne ces incisions de saignée [ravdei dekhusilta], jusqu’à ce que trois jours se soient écoulés depuis la saignée, lorsqu’elles n’ont pas encore formé une croûte dure, elles ne font pas interposition et n’invalident pas une immersion. À partir de ce moment, elles font interposition, car la croûte est trop dure pour que l’eau y pénètre.
אָמַר מָר עוּקְבָא: לִפְלוּף שֶׁבָּעַיִן, לַח — אֵינוֹ חוֹצֵץ, יָבֵשׁ — חוֹצֵץ. אֵימָתַי נִקְרָא יָבֵשׁ? מִשָּׁעָה שֶׁמַּתְחִיל לִירַק.
Mar Ukva a dit : En ce qui concerne le mucus qui se trouve dans l’œil, s’il est humide, il ne constitue pas une interposition et n’invalide pas une immersion. Mais si le mucus est sec et dur, il constitue une interposition. Quand est-il considéré comme sec ? Il est considéré comme sec à partir du moment où il commence à jaunir.
אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּחוֹל שֶׁבְּתוֹךְ הָעַיִן — אֵינוֹ חוֹצֵץ, וְשֶׁעַל גַּבֵּי הָעַיִן — חוֹצֵץ. אִם הָיוּ עֵינֶיהָ פּוֹרְחוֹת — אֲפִילּוּ עַל גַּבֵּי הָעַיִן אֵינוֹ חוֹצֵץ.
Shmuel dit : le fard à paupières qui est dans l’œil ne constitue pas une interposition et n’invalide pas une immersion. Mais le fard à paupières qui est sur ou autour de l’œil constitue une interposition. Et si les yeux de la femme étaient constamment en train de cligner, alors même le fard à paupières qui est sur ou autour de l’œil ne constitue pas une interposition, car le clignement constant enlève le fard à paupières.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: פָּתְחָה עֵינֶיהָ בְּיוֹתֵר, אוֹ עַצְמָהּ עֵינֶיהָ בְּיוֹתֵר — לֹא עָלְתָה לָהּ טְבִילָה.
Rabbi Yoḥanan dit : Si une femme a ouvert très grand les yeux ou a fermé très fortement les yeux pendant l’immersion, cette immersion est sans effet pour elle. Des paupières ainsi ouvertes ou fermées empêchent l’eau d’atteindre les plis autour des yeux.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הָאִשָּׁה לֹא תִּטְבּוֹל אֶלָּא דֶּרֶךְ גְּדִילָתָהּ, כְּדִתְנַן: הָאִישׁ נִרְאָה כְּעוֹדֵר וּמוֹסֵק זֵיתִים, אִשָּׁה נִרְאֵת כְּאוֹרֶגֶת וְכִמְנִיקָה אֶת בְּנָהּ.
Reish Lakish dit : Une femme peut s’immerger dans un bain rituel seulement de la manière dont elle se tient naturellement, c’est-à-dire qu’elle ne doit pas forcer ses bras contre ses côtés ni serrer fortement ses jambes. Elle n’est pas obligée d’écarter largement ses membres, mais simplement de se tenir de sa manière habituelle. Comme nous l’avons appris dans une michna (Nega’im 2:4) : Lorsqu’un homme a une marque lépreuse entre les jambes et se tient devant un prêtre pour inspection, il doit paraître comme quelqu’un qui est en train de biner, c’est-à-dire avec les jambes légèrement écartées, et si elle est sous son bras, il doit paraître comme quelqu’un qui récolte des olives, avec les bras légèrement levés. Si la marque n’est pas visible lorsqu’il se tient ainsi, elle n’est pas impure. En revanche, une femme ayant une marque lépreuse entre les jambes doit paraître comme quelqu’un qui tisse, et si la marque est sous son sein, elle doit paraître comme une femme qui allaite son fils.
אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: נִימָא אַחַת קְשׁוּרָה חוֹצֶצֶת,
Rabba bar Rav Huna dit : Un seul cheveu attaché en un nœud fait interposition et invalide une immersion.