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וְתִנָּשֵׂא לְאַחֵר.
et est mariée à un autre homme. Il lui est permis d’avoir des relations sexuelles avec son second mari, car il est possible que le saignement ait été causé par des relations sexuelles avec son premier mari, et que le problème ne se reproduise pas lorsqu’elle aura des relations sexuelles avec un autre homme.
נִיסֵּת לְאַחֵר, וְרָאֲתָה דָּם מֵחֲמַת תַּשְׁמִישׁ — מְשַׁמֶּשֶׁת פַּעַם רִאשׁוֹנָה וּשְׁנִיָּה וּשְׁלִישִׁית, מִכָּאן וְאֵילָךְ לֹא תְּשַׁמֵּשׁ עַד שֶׁתִּתְגָּרֵשׁ וְתִנָּשֵׂא לְאַחֵר. נִיסֵּת לְאַחֵר, וְרָאֲתָה דָּם מֵחֲמַת תַּשְׁמִישׁ — מְשַׁמֶּשֶׁת פַּעַם רִאשׁוֹנָה וּשְׁנִיָּה וּשְׁלִישִׁית, מִכָּאן וְאֵילָךְ לֹא תְּשַׁמֵּשׁ עַד שֶׁתִּבְדּוֹק עַצְמָהּ.
Si elle a épousé un autre homme et a de nouveau vu du sang à cause d’un rapport sexuel, elle peut avoir des rapports avant la première fois que cela se produit, avant la deuxième fois que cela se produit, et avant la troisième fois que cela se produit. À partir de ce moment désormais elle ne peut pas avoir de rapports jusqu’à ce qu’elle divorce de son deuxième mari et qu’elle épouse encore un autre homme. Si elle a épousé un autre homme et a de nouveau vu du sang à cause d’un rapport sexuel, elle peut avoir des rapports la première fois que cela se produit, la deuxième fois que cela se produit, et la troisième fois que cela se produit. À partir de ce moment désormais, il y a une présomption qu’elle saigne toujours à cause des rapports sexuels et, par conséquent, elle ne peut pas avoir de rapports ni épouser quelqu’un d’autre jusqu’à ce qu’elle s’examine.
כֵּיצַד בּוֹדֶקֶת אֶת עַצְמָהּ? מְבִיאָה שְׁפוֹפֶרֶת, וּבְתוֹכָהּ מִכְחוֹל, וּמוֹךְ מוּנָּח עַל רֹאשׁוֹ. אִם נִמְצָא דָּם עַל רֹאשׁ הַמּוֹךְ — בְּיָדוּעַ שֶׁמִּן הַמָּקוֹר הוּא בָּא. לֹא נִמְצָא דָּם עַל רֹאשׁוֹ — בְּיָדוּעַ שֶׁמִּן הַצְּדָדִין הוּא בָּא.
Comment s’examine-t-elle ? Elle apporte un tube, à l’intérieur duquel elle place un pinceau cosmétique, afin qu’il soit assez long pour atteindre profondément le vagin, et un linge absorbant est placé à l’extrémité du pinceau. Elle insère le tube avec le pinceau et le linge en elle, puis le retire. Si du sang est trouvé sur le haut du linge absorbant, on sait que le sang vient de l’utérus et elle est rituellement impure. Si aucun sang n’est trouvé sur le haut du linge, on sait que le sang vient des côtés des parois vaginales et elle est rituellement pure, et elle peut reprendre les relations sexuelles avec son mari.
וְאִם יֵשׁ לָהּ מַכָּה בְּאוֹתוֹ מָקוֹם — תּוֹלָה בְּמַכָּתָהּ, וְאִם יֵשׁ לָהּ וֶסֶת — תּוֹלָה בְּוִסְתָּהּ.
Et si elle a une blessure à cet endroit, c’est-à-dire dans son vagin, elle attribue le sang à sa blessure, et elle est rituellement pure, car on présume qu’il ne s’agit pas de sang utérin. Et si elle a un cycle menstruel fixe, c’est-à-dire qu’elle ne saigne pas chaque fois qu’elle a des rapports sexuels avec son mari, mais seulement à des moments fixes, elle attribue le sang à son cycle menstruel fixe, et il lui est permis d’avoir des rapports sexuels à d’autres moments.
וְאִם הָיָה דַּם מַכָּתָהּ מְשׁוּנֶּה מִדַּם רְאִיָּיתָהּ — אֵינָהּ תּוֹלָה, וְנֶאֱמֶנֶת אִשָּׁה לוֹמַר ״מַכָּה יֵשׁ לִי בַּמָּקוֹר שֶׁמִּמֶּנָּה דָּם יוֹצֵא״, דִּבְרֵי רַבִּי.
Et si le sang de sa plaie était différent du sang qu’elle voit en raison d’un rapport sexuel, elle ne peut pas attribuer le sang à sa plaie. Et une femme est jugée digne de confiance pour dire : J’ai une plaie dans mon utérus, d’où le sang sort. Telle est la déclaration de Rabbi Yehouda HaNassi.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: דַּם מַכָּה הַבָּא מִן הַמָּקוֹר — טָמֵא, וְרַבּוֹתֵינוּ הֵעִידוּ עַל דַּם הַמַּכָּה הַבָּא מִן הַמָּקוֹר שֶׁהוּא טָהוֹר.
Rabban Shimon ben Gamliel dit : Le sang d’une plaie provenant de l’utérus est rituellement impur en tant que catégorie primaire d’impureté. Bien que ce sang ne la rende pas interdite d’avoir des relations conjugales avec son mari, il la rend impure en ce qui concerne la consommation d’aliments rituellement purs. Mais nos Sages ont témoigné qu’ils avaient une tradition concernant le sang d’une plaie provenant de l’utérus, selon laquelle il est rituellement pur.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר עוּלָּא: מָקוֹר מְקוֹמוֹ טָמֵא אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
La Guemara demande : Quelle est la différence entre l’opinion de ces Sages et l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel ? Oulla a dit : La différence entre eux est de savoir si l’endroit de l’utérus d’une femme est impur, ce qui signifie que tout sang qui y passe est impur, même s’il s’agit du sang d’une plaie. Selon Rabban Shimon ben Gamliel, même le sang d’une plaie devient impur s’il passe par l’utérus, tandis que ces Sages soutiennent que seul le sang qui provient de l’utérus est impur.
שְׁפוֹפֶרֶת — (אַפְגּוֹרֵי מַפְגְּרָא) [אַפְסוֹדֵי מַפְסְדָא] לַהּ! אָמַר שְׁמוּאֵל: בִּשְׁפוֹפֶרֶת שֶׁל אֲבָר, וּפִיהָ רָצוּף לְתוֹכָהּ.
En ce qui concerne la baraita qui affirme que le test pour une femme qui présente un saignement dû aux rapports sexuels consiste à insérer un tube, la Guemara demande : Mais un tube ne va-t-il pas la griffer et la faire saigner de toute façon ? Shmuel a dit : La baraita fait référence à un tube de plomb, et l’ouverture, c’est-à-dire l’extrémité qui est insérée, est repliée vers l’intérieur afin de ne pas la griffer.
אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן: וְתִבְדּוֹק עַצְמָהּ בְּבִיאָה שְׁלִישִׁית שֶׁל בַּעַל הָרִאשׁוֹן? אֲמַר לֵיהּ: לְפִי שֶׁאֵין כׇּל הָאֶצְבָּעוֹת שָׁווֹת.
La baraita dit que si une femme a des saignements à trois reprises à cause de rapports sexuels avec son mari, il doit divorcer d’elle. Reish Lakish dit à Rabbi Yoḥanan : Mais qu’elle s’examine après le troisième acte de rapport sexuel avec son premier mari, afin qu’il n’ait pas à divorcer d’elle. Rabbi Yoḥanan lui dit : Il vaut mieux qu’elle ne s’examine pas et risque ainsi de devenir interdite à tous les hommes et qu’au lieu de cela elle divorce et se remarie avec un autre, car tous les doigts, c’est-à-dire les pénis, ne sont pas égaux. Puisqu’il est possible que le rapport sexuel avec son deuxième mari ne provoque pas de saignement, elle ne devrait pas risquer de devenir interdite à tous les hommes en effectuant cet examen.
אֲמַר לֵיהּ: וְתִבְדּוֹק עַצְמָהּ בְּבִיאָה רִאשׁוֹנָה שֶׁל בַּעַל שְׁלִישִׁי? לְפִי שֶׁאֵין כׇּל הַכֹּחוֹת שָׁווֹת.
Reish Lakish ajouta et dit à Rabbi Yoḥanan : Pourquoi ne s’examine-t-elle qu’après la troisième fois où elle a un saignement dû à un rapport sexuel avec son troisième mari ? Mais qu’elle s’examine après le premier acte de rapport sexuel avec son troisième mari. Dès la première occurrence, cette femme a déjà un statut présomptif selon lequel tous les rapports sexuels provoquent chez elle un saignement. Rabbi Yoḥanan répondit : Elle ne procède pas à l’examen à ce moment-là, parce que toutes les forces ne sont pas égales. Il est possible que la manière dont le couple a des rapports provoque chez elle un saignement, et c’est donc seulement après trois fois qu’elle a un statut présomptif de saignement après chaque acte de rapport sexuel.
הָהִיא דַּאֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי, אֲמַר לֵיהּ לְאַבָּדָן: זִיל בַּעֲתַהּ. אֲזַל בַּעֲתַהּ, וְנָפַל מִמֶּנָּה חֲרָרַת דָּם. אָמַר רַבִּי: נִתְרַפְּאָה זֹאת.
La Guemara raconte : Il y avait une certaine femme qui souffrait de saignements dus aux rapports sexuels qui se présenta devant Rabbi Yehouda HaNassi et lui demanda ce qu’elle devait faire. Rabbi Yehouda HaNassi dit au Sage Abdon, qui était présent à ce moment-là : Va et soudain effraie cette femme. Abdon alla et l’effraya, et une masse de sang coagulé tomba d’elle par le vagin. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Cette femme est maintenant guérie. Elle ne souffrira plus de saignements dus aux rapports sexuels, car cette masse de sang était la source du sang.
הַהִיא אִתְּתָא דַּאֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל, אֲמַר לֵיהּ לְרַב דִּימִי בַּר יוֹסֵף: זִיל בַּעֲתַהּ! אֲזַל בַּעֲתַהּ, וְלָא נְפַל (מִמֶּנָּה) [מִינַּהּ] וְלָא מִידֵּי. אָמַר שְׁמוּאֵל: זוֹ מְמַלְּאָה וְנוֹפֶצֶת הִיא, וְכׇל הַמְמַלְּאָה וְנוֹפֶצֶת — אֵין לָהּ תַּקָּנָה.
La Guemara rapporte un incident similaire : Il y avait une certaine femme qui avait des saignements dus aux rapports sexuels et qui se présenta devant Shmuel. Shmuel dit à Rav Dimi bar Yosef : Va et effraie cette femme. Rav Dimi y alla et l’effraya, mais absolument rien ne tomba d’elle. Shmuel dit : Cette femme est remplie de sang, qui s’écoule d’elle pendant les rapports sexuels. Et toute femme qui est remplie de sang qui s’écoule pendant les rapports sexuels n’a pas de remède.
הָהִיא דַּאֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, דְּכֹל אֵימַת דַּהֲוָת סָלְקָא מִטְּבִילַת מִצְוָה, הֲוָת קָחָזְיָא דְּמָא. אֲמַר לַהּ: שֶׁמָּא דִּימַת עִירִיךְ עָלְתָה בִּיךְ, לְכִי וְהִבָּעֲלִי לוֹ עַל גַּבֵּי הַנָּהָר.
La Guemara rapporte un autre incident : Il y avait une certaine femme qui se présenta devant Rabbi Yoḥanan et lui dit que chaque fois qu’elle sortait de l’immersion dans un bain rituel, après avoir accompli la mitsva de se purifier pour son mari, elle voyait du sang avant d’avoir des rapports avec lui. Rabbi Yoḥanan lui dit : Peut-être que les commérages des femmes de ta ville, jalouses de l’amour entre toi et ton mari, sont parvenus jusqu’à toi, et que ce mauvais œil te fait saigner avant d’avoir des rapports. Va et immerge-toi dans la rivière et aie des rapports avec ton mari sur la berge de la rivière, afin que les autres femmes ne te voient pas sortir du bain rituel et ne bavardent pas à ton sujet.
אִיכָּא דְּאָמַר, אֲמַר לַהּ: תְּגַלִּי לְחַבְרוֹתִיךְ. כִּי הֵיכִי (דתהוו) [דְּתָוְוהָן] עֲלַיךְ לְהָךְ גִּיסָא, נִתְוְוהוּ עֲלַךְ לְהָךְ גִּיסָא. וְאִיכָּא דְּאָמַר, אֲמַר לָהּ: גַּלִּי לְחַבְרוֹתִיךְ, כִּי הֵיכִי דְּלִבְעוֹ עֲלַיךְ רַחֲמִים, דְּתַנְיָא: ״וְטָמֵא טָמֵא יִקְרָא״ — צָרִיךְ לְהוֹדִיעַ צַעֲרוֹ לָרַבִּים, וְרַבִּים מְבַקְּשִׁים עָלָיו רַחֲמִים.
Certains disent que Rabbi Yoḥanan lui dit : Révèle ce fait à tes amies, afin que ces femmes qui étaient contre toi de ce côté-ci, et disaient du mal de toi, soient avec toi de ce côté-là, et soient bienveillantes envers toi. Et certains disent que Rabbi Yoḥanan lui dit : Révèle ce fait à tes amies, afin qu’elles prient pour obtenir miséricorde pour toi, comme cela est enseigné dans une baraita discutant le verset : « Et le lépreux atteint de la plaie, ses vêtements seront déchirés, les cheveux de sa tête pousseront librement, il se couvrira la lèvre supérieure et criera : Impur, impur” (Torah 13:45). Le lépreux rend public le fait qu’il est rituellement impur, car il doit annoncer sa douleur aux foules, et alors les foules prieront pour obtenir miséricorde pour lui.
אָמַר רַב יוֹסֵף: הֲוָה עוֹבָדָא בְּפוּמְבְּדִיתָא, וְאִתַּסִּי.
Rav Yosef dit : Il y eut un incident similaire à Poumbedita concernant une femme qui a eu un saignement immédiatement après s’être immergée dans un bain rituel, et elle suivit le conseil donné par Rabbi Yoḥanan et elle fut guérie.
אָמַר רַב יוֹסֵף, אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר רַב: הִתְקִין רַבִּי בְּשָׂדוֹת, רָאֲתָה יוֹם אֶחָד — תֵּשֵׁב שִׁשָּׁה וְהוּא,
§ Rav Yosef dit que Rav Yehuda dit que Rav dit : Rabbi Yehuda HaNasi a décrété que dans les champs, c’est-à-dire dans ces endroits éloignés où il n’y avait pas d’érudits de la Torah et dont les habitants n’étaient pas bien versés dans les halakhot des femmes menstruées et ne savaient pas distinguer entre les jours de menstruation et les jours de ziva, si elle a vu du sang un jour, elle doit s’asseoir et compter six jours et ce premier jour. Elle doit observer six jours propres sans écoulement, malgré la possibilité qu’elle n’ait eu des saignements que pendant sa période de ziva, auquel cas elle ne serait impure qu’un seul jour.
שְׁנַיִם — תֵּשֵׁב שִׁשָּׁה, וְהֵן שְׁלֹשָׁה — תֵּשֵׁב שִׁבְעָה נְקִיִּים.
Si elle a des saignements pendant deux jours, elle doit s’asseoir et compter six jours ainsi que ces deux premiers jours, pour un total de huit jours, au cas où le premier jour où elle a saigné aurait été le dernier jour de ziva, tandis que le jour suivant aurait été le premier jour de sa période menstruelle. Si elle a des saignements pendant trois jours, elle doit s’asseoir et compter sept jours propres, car elle pourrait être une grande zava, qui doit compter sept jours propres.
אָמַר רַבִּי זֵירָא: בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל הֶחֱמִירוּ עַל עַצְמָן, שֶׁאֲפִילּוּ רוֹאוֹת טִפַּת דָּם כְּחַרְדָּל — יוֹשְׁבוֹת עָלֶיהָ שִׁבְעָה נְקִיִּים.
La Guemara cite une déclaration connexe. Rabbi Zeira dit : les femmes juives se sont imposé une rigueur au point que même si elles voient une goutte de sang de la taille d’une graine de moutarde, elles comptent sept jours purs à cause de cela. Selon la loi de la Torah, une femme qui a des saignements menstruels attend sept jours au total avant de s’immerger, qu’elle ait eu ou non des saignements pendant ces jours. Si elle a des saignements pendant les onze jours où elle n’est pas censée avoir de saignements menstruels, elle est une zava mineure et attend un jour sans saignement puis s’immerge. Les femmes juives ont accepté pour elles-mêmes la rigueur selon laquelle, si elles ont le moindre saignement, elles le traitent comme le sang d’une zava majeure, ce qui oblige à compter sept jours purs avant de s’immerger (voir Lévitique 15:25).
אַדְבְּרֵיהּ רָבָא לְרַב שְׁמוּאֵל, וְדָרֵשׁ: קִשְּׁתָה שְׁנֵי יָמִים, וְלַשְּׁלִישִׁי הִפִּילָה — תֵּשֵׁב שִׁבְעָה נְקִיִּים. קָסָבַר: אֵין קָשָׁוֵי לִנְפָלִים, וְאִי אֶפְשָׁר לִפְתִיחַת הַקֶּבֶר בְּלֹא דָּם.
Rava autorisa Rav Shmuel, et il enseigna : Si une femme enceinte a éprouvé des douleurs de l’accouchement pendant deux jours, et le troisième jour elle a fait une fausse couche, elle doit s’asseoir et compter sept jours propres. La Guemara explique que Rava soutient que le principe selon lequel le sang qui sort pendant que la femme éprouve des douleurs de l’accouchement n’est pas rituellement impur ne s’applique pas aux fausses couches. Et Rava soutient en outre qu’il est impossible que l’utérus s’ouvre sans qu’il sorte du sang. Par conséquent, lorsqu’elle a fait une fausse couche, elle a nécessairement eu un écoulement de sang, même si elle ne l’a pas remarqué.
אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא: מַאי אִרְיָא קִשְּׁתָה שְׁנֵי יָמִים? אֲפִילּוּ מַשֶּׁהוּ בְּעָלְמָא! דְּהָא אָמַר רַבִּי זֵירָא: בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל הֶחֱמִירוּ עַל עַצְמָן, שֶׁאֲפִילּוּ רוֹאוֹת טִפַּת דָּם כְּחַרְדָּל — יוֹשְׁבוֹת עָלֶיהָ שִׁבְעָה נְקִיִּים!
Rav Pappa dit à Rava : Pour quelle raison as-tu enseigné cette halakha spécifiquement au sujet d’une femme qui éprouve des douleurs de l’accouchement pendant deux jours ? Même si elle ne fait que laisser s’écouler une quelconque quantité de sang, elle devrait être impure, comme le dit Rabbi Zeira : Les femmes juives se sont imposé une rigueur au point que même si elles voient une goutte de sang de la taille d’un grain de moutarde, cette femme observe sept jours propres à cause de cela. Puisqu’il est impossible que l’utérus s’ouvre sans écoulement de sang, lorsque cette femme a fait une fausse couche, il a nécessairement dû y avoir du sang, et elle doit donc compter sept jours propres.
אֲמַר לֵיהּ רבא: אָמֵינָא לָךְ אִיסּוּרָא, וְאַתְּ אָמְרַתְּ מִנְהָגָא?! הֵיכָא דְּאַחְמוּר — אַחְמוּר, הֵיכָא דְּלָא אַחְמוּר — לָא אַחְמוּר.
Rava dit à Rav Pappa : Je te parle d'une interdiction, c’est-à-dire que, selon la loi de la Torah, une femme qui éprouve des difficultés à accoucher pendant deux jours et qui, le troisième jour, fait une fausse couche doit compter sept jours propres comme une zava majeure, et toi, tu me parles d'une coutume, une simple rigueur. La rigueur que tu mentionnes ne s’applique pas dans ce cas. Là où les femmes juives se sont montrées rigoureuses, elles se sont montrées rigoureuses, c’est-à-dire si elles voyaient une goutte de sang de la taille d’une graine de moutarde. Là où elles ne se sont pas montrées rigoureuses, c’est-à-dire dans un cas de sang dû à l’accouchement, elles ne se sont pas montrées rigoureuses. En revanche, dans le cas que j’ai décrit, la femme est tenue de compter sept jours propres selon la loi de la Torah.
(תְּבָעוּהָ, נֶתֶר, בְּחַמִּין, לִטְבוּל, קְמָטִים, עַל גַּבֵּי, נָמָל — סִימָן). אָמַר רָבָא: תְּבָעוּהָ לִינָּשֵׂא וְנִתְפַּיְּיסָה — צְרִיכָה שֶׁתֵּשֵׁב שִׁבְעָה נְקִיִּים.
La Guemara fournit un moyen mnémotechnique pour les discussions suivantes : Celui qui l’a demandée en mariage ; natron ; avec de l’eau chaude ; s’immerger ; plis ; au-dessus de ; un port. Rava dit : En ce qui concerne celui qui a demandé une femme en mariage et qu’elle a accepté, l’excitation émotionnelle a pu provoquer chez elle un écoulement de sang menstruel, ce qui la rendrait rituellement impure et lui interdirait d’avoir des relations sexuelles. Même si elle n’a eu conscience d’aucun écoulement, elle doit envisager la possibilité que cela se soit produit. Par conséquent, pour se purifier, elle doit attendre sept jours consécutifs qui soient purs de tout écoulement de sang menstruel, puis s’immerger dans un bain rituel. Ce n’est qu’après ce processus qu’elle peut se marier.
רָבִינָא אֶיעְסֹק לֵיהּ לִבְרֵיהּ בֵּי רַב חֲנִינָא, אֲמַר לֵיהּ: סָבַר לֵיהּ מָר לְמִכְתַּב כְּתוּבָה לְאַרְבָּעָה יוֹם? אֲמַר לֵיהּ: אִין. כִּי מְטָא לְאַרְבָּעָה, נְטַר עַד אַרְבְּעָה אַחֲרִינָא, אִיעַכַּב שִׁבְעָה יוֹמֵי בָּתַר הָהוּא יוֹמָא.
La Guemara cite un incident connexe : Ravina arrangea pour que son fils se marie dans la famille de Rav Ḥanina, c’est-à-dire qu’il épouse la fille de Rav Ḥanina. Rav Ḥanina dit à Ravina : Le Maître estime-t-il qu’il convient d’écrire le contrat de mariage en indiquant que le mariage aura lieu dans quatre jours, c’est-à-dire mercredi ? Ravina dit : Oui. Lorsque le quatrième jour, c’est-à-dire mercredi, arriva, il attendit jusqu’à un autre quatrième jour avant de l’épouser, jusqu’au mercredi suivant, c’est-à-dire il repoussa de sept jours après ce jour-là où il avait prévu de l’épouser.
אֲמַר לֵיהּ: מַאי הַאי? אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: תְּבָעוּהָ לִינָּשֵׂא וְנִתְפַּיְּיסָה צְרִיכָה לֵישֵׁב שִׁבְעָה נְקִיִּים? אֲמַר לֵיהּ: אֵימַר דְּאָמַר רָבָא בִּגְדוֹלָה דְּקָחָזְיָא דְּמָא, אֲבָל בִּקְטַנָּה דְּלָא חַזְיָא דְּמָא — מִי אָמַר?
Rav Ḥanina dit à Ravina : Qu’est-ce que cela ? Pourquoi as-tu retardé le mariage d’une semaine supplémentaire ? Ravina dit à Rav Ḥanina : Le Maître n’est-il pas d’accord avec cet enseignement de Rava, comme Rava l’a dit : En ce qui concerne celui qui a demandé une femme en mariage et qu’elle a accepté, elle doit attendre sept jours consécutifs qui soient purs de tout écoulement de sang menstruel, puis s’immerger dans un bain rituel ? Rav Ḥanina dit à Ravina : On peut dire que Rava a dit cet enseignement au sujet d’une femme adulte, qui a déjà vu du sang menstruel. Mais est-ce que Rava a réellement dit cela au sujet d’une jeune fille mineure, qui n’a pas encore vu de sang menstruel ?
אֲמַר לֵיהּ: בְּפֵירוּשׁ אָמַר רָבָא: לָא שְׁנָא גְּדוֹלָה, לָא שְׁנָא קְטַנָּה. גְּדוֹלָה טַעְמָא מַאי? מִשּׁוּם דְּמֵחֲמָדָא, קְטַנָּה נָמֵי מֵחֲמָדָא.
Ravina dit à Rav Ḥanina : Rava a dit explicitement qu’il n’y a aucune différence qu’elle soit une femme adulte et aucune différence qu’elle soit une fille mineure. Quelle est la raison pour laquelle une femme adulte doit attendre sept jours ? Elle doit attendre parce qu’elle désire épouser son mari, et cela pourrait provoquer un écoulement de sang. Une fille mineure désire aussi épouser son mari, ce qui pourrait provoquer un écoulement de sang.
אָמַר רָבָא: אִשָּׁה
§ Rava dit : Une femme qui est sur le point de s’immerger dans un bain rituel pour la purification

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