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אִם הִקְפִּיד עָלָיו — אִין, אִי לָא — לָא.
s'il tient particulièrement à ce qu'il ne veuille pas le liquide là, alors oui, il rend le vêtement impur, mais sinon, alors le liquide ne rend pas le vêtement impur.
אֵיזֶהוּ רוֹק תָּפֵל. תָּנָא: כָּל שֶׁלֹּא טָעַם כְּלוּם מִבָּעֶרֶב. סְבַר רַב פָּפָּא קַמֵּיהּ דְּרָבָא לְמֵימַר, כְּמַאן דְּאָמַר לָא טְעַם מִידֵּי בְּאוּרְתָּא. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מִי קָתָנֵי ״בָּעֶרֶב״? ״מִבָּעֶרֶב״ קָתָנֵי, לְאַפּוֹקֵי הֵיכָא דְּקָדֵים וְאָכֵיל.
§ La michna enseigne : Qu’est-ce que la salive insipide ? Un tanna a enseigné dans une baraita : Quelle est la définition de la salive insipide ? Toute salive pour laquelle la personne n’a rien goûté depuis le soir. Rav Pappa, qui était assis devant Rava, pensa dire : Cela est conforme à l’opinion de celui qui a dit qu’il n’a rien mangé de toute la nuit. Rava lui dit : Est-il enseigné : Celui qui n’a rien goûté dans la soirée, ce qui indiquerait qu’il ne s’agit que de quelqu’un qui n’a pas mangé depuis la tombée de la nuit ? Non, la baraitaenseigne : Que la personne n’a rien goûté depuis le soir, ce qui signifie même s’il a mangé après la tombée de la nuit, mais n’a pas mangé pendant le reste de la nuit. Cela vient exclure un cas où il s’est levé tôt le matin et a mangé, car dans un tel cas, ce n’est plus de la salive insipide.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חַנָּה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵיזֶהוּ רוֹק תָּפֵל? כֹּל שֶׁעָבַר עָלָיו חֲצוֹת לַיְלָה וּבְשֵׁינָה. לְמֵימְרָא דִּבְשֵׁינָה תַּלְיָא מִילְּתָא? וְהָתְנַן: יָשַׁן כׇּל הַיּוֹם — אֵין זֶה רוֹק תָּפֵל, נֵיעוֹר כׇּל הַלַּיְלָה — הֲרֵי זֶה רוֹק תָּפֵל! הָתָם בְּמִתְנַמְנֵם.
Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : Qu’est-ce que la salive insipide ? Toute salive pour laquelle la personne n’a mangé aucun aliment, que minuit est passé et qu’elle était dans un état de sommeil. La Guemara demande : Est-ce à dire que la chose dépend de savoir s’il a eu du sommeil ? Mais n’avons-nous pas appris dans une baraita : Même si il a dormi toute la journée, ce n’est pas de la salive insipide ; mais si il est resté éveillé toute la nuit, c’est de la salive insipide ? Cela indique que le sommeil n’est pas un facteur déterminant dans la production de salive insipide. La Guemara résout cette contradiction apparente en expliquant que là-bas, dans la dernière clause de la baraita, il s’agit d’un cas il est resté éveillé toute la nuit et n’a pas dormi correctement, mais somnolait par intermittence.
הֵיכִי דָּמֵי מִתְנַמְנֵם? אָמַר רַב אָשֵׁי: נִים וְלָא נִים, תִּיר וְלָא תִּיר, דְּקָרוּ לֵיהּ — וְעָנֵי, וְלָא יָדַע לְאַהְדּוֹרֵי סְבָרָא, וְכִי מַדְכְּרוּ לֵיהּ — מִדְּכַר.
La Guemara demande : Quelles sont les circonstances de l’assoupissement ? Rav Ashi a dit : Il s’agit d’une situation dans laquelle une personne est endormie et pourtant pas complètement endormie, et éveillée et pourtant pas complètement éveillée. Si quelqu’un l’appelle, elle répond, et elle est dans un état mental où elle ne sait pas comment fournir une réponse qui exige un raisonnement logique, mais lorsque les gens lui rappellent quelque chose, alors qu’elle est dans cet état, qui s’est produit auparavant, elle s’en souvient.
תָּנָא: הִשְׁכִּים וְשָׁנָה פִּרְקוֹ — אֵין זֶה רוֹק תָּפֵל. וְעַד כַּמָּה? אָמַר רַב יְהוּדָה בַּר שֵׁילָא, אָמַר רַב אָשֵׁי, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כֹּל שֶׁיָּצָא רוֹב דִּבּוּרוֹ שֶׁל שָׁלֹשׁ שָׁעוֹת.
Un tannaa enseigné dans une baraita : Si quelqu’un s’est levé tôt le matin et a étudié à voix haute son chapitre de la Torah, cette salive dans sa bouche n’est pas une salive fade, car la parole affaiblit la force de la salive. Et combien d’étude et de parole enlèvent la force de la salive ? Rav Yehuda bar Sheila dit que Rav Ashi dit que Rabbi Elazar dit : Tout cas où il a prononcé la majeure partie de sa quantité normale de parole qu’il a l’habitude de dire en trois heures.
מֵי גְרִיסִין — לְעִיסַּת גְּרִיסִין שֶׁל פּוֹל וְכוּ׳. לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: רוֹק תָּפֵל צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא עִם כׇּל אֶחָד וְאֶחָד? דִּלְמָא הַבְלָא דְפוּמָּא מְעַלֵּי.
§ La michna enseigne : Le liquide provenant de fèves fendues est créé par la mastication de fèves fendues qui se sont divisées naturellement, et non par la main de l’homme, puis elles sont appliquées sur la tache. La Guemara suggère : Disons que cette décision soutient l’opinion de Reish Lakish, car Reish Lakish a dit : une salive insipide doit être mélangée à chacune et à toutes les six autres substances afin d’enlever la tache de sang. La Guemara répond que ce n’est pas une preuve, car peut-être que ce n’est pas à cause de la salive, mais plutôt la chaleur de sa bouche qui aide les fèves fendues à enlever la tache.
מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מֵי גְרִיסִין רוֹתֵחַ, וְעוֹבֵר שֶׁיִּתֵּן לְתוֹכוֹ מֶלַח.
La Guemara note que la michna n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda. Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda dit : Le liquide de fèves fendues est efficace pour enlever les taches de sang seulement lorsqu'il est bouillant, et avant [over] qu'on mette du sel dans la marmite.
מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״עוֹבֵר״ לִישָּׁנָא דְּאַקְדּוֹמֵי הוּא? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: דְּאָמַר קְרָא ״וַיָּרׇץ אֲחִימַעַץ דֶּרֶךְ הַכִּכָּר וַיַּעֲבוֹר אֶת הַכּוּשִׁי״. אַבָּיֵי אָמַר: מֵהָכָא ״וְהוּא עָבַר לִפְנֵיהֶם״, וְאִיבָּעֵית אֵימָא מֵהָכָא: ״וַיַּעֲבוֹר מַלְכָּם לִפְנֵיהֶם וַה׳ בְּרֹאשָׁם״.
La Guemara demande : D’où peut-on déduire que le mot sur est une formulation de priorité ? Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit que le verset déclare : “Et Ahimaats courut par le chemin de la plaine et dépassa [vayya’avor] le Kouchite” (II Samuel 18:23), c’est-à-dire qu’Ahimaats a dépassé le Kouchite. Abaye a dit : Cela est dérivé d’ici : “Et il passa [avar] devant eux” (Genèse 33:3). Et si vous le souhaitez, dites plutôt que la preuve vient d’ici : “Et leur roi passa [vayya’avor] devant eux et le Seigneur à leur tête” (Michée 2:13).
מֵי רַגְלַיִם שֶׁהֶחְמִיצוּ. תָּנָא: כַּמָּה חִימּוּצָן? — שְׁלֹשָׁה יָמִים.
§ La michna enseigne : l’urine qui est un détergent efficace est précisément l’urine qui a fermenté. Un tannaa enseigné dans une baraita : Pendant combien de temps doit-elle être fermentée ? Pendant trois jours.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל שִׁיעוּרֵי חֲכָמִים בִּכְתָמִים — צָרִיךְ שִׁיעוּר לְשִׁיעוּרָן. דְּיֶלֶד אוֹ דְזָקֵן, דְּאִישׁ אוֹ דְאִשָּׁה, מְכוּסִּים אוֹ מְגוּלִּים, בִּימוֹת הַחַמָּה אוֹ בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים.
Au sujet de l’urine utilisée pour enlever une tache de sang, Rabbi Yoḥanan dit : Toutes les mesures des Sages concernant les taches de sang exigent une mesure correspondant à leur mesure. Il existe de nombreux types d’urine, chacun ayant des propriétés différentes, et il n’est pas clair lequel doit être utilisé. S’agit-il de l’urine d’une jeune personne ou d’une personne âgée ? S’agit-il de l’urine d’un homme ou d’une femme ? S’agit-il d’une urine conservée couverte ou découverte ? S’agit-il d’une urine de l’été ou de la saison des pluies ?
וְצָרִיךְ לְכַסְכֵּס שָׁלֹשׁ פְּעָמִים. בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: אַמְטוֹיֵי וְאֵתוֹיֵי חַד, אוֹ דִלְמָא אַמְטוֹיֵי וְאֵתוֹיֵי תַּרְתֵּי? מַאי? תֵּיקוּ.
§ La michna enseigne : Et il faut frotter chacune des substances trois fois. Rabbi Yirmeya soulève un dilemme au sujet de ce frottement : l’aller-retour de la main sur la surface de l’objet frotté est-il considéré comme un frottement, ou peut-être l’aller-retour est-il considéré comme deux actions et deux frottements distincts ? Quel est le compte correct ? La Guemara déclare : le dilemme restera sans résolution.
הֶעֱבִירָן שֶׁלֹּא כְּסִדְרָן. תָּנוּ רַבָּנַן: הִקְדִּים שְׁנִיִּים לָרִאשׁוֹנִים, תָּנֵי חֲדָא: שְׁנִיִּים עָלוּ לוֹ, רִאשׁוֹנִים לֹא עָלוּ לוֹ. וְתַנְיָא אִידַּךְ: רִאשׁוֹנִים עָלוּ לוֹ, שְׁנִיִּים לֹא עָלוּ לוֹ.
§ La michna enseigne en outre : Si quelqu’un les a appliquées d’une manière qui ne respecte pas leur ordre prescrit, ou s’il a appliqué les sept substances simultanément, il n’a rien fait. Les Sages ont enseigné deux baraitot à ce sujet. Si quelqu’un a appliqué les substances de la seconde moitié de la liste, c’est-à-dire le natron, le borit, la terre cimolienne et la potasse, avant les substances de la première moitié de la liste, c’est-à-dire la salive fade, le liquide de fèves fendues et l’urine, il est enseigné dans une baraita : Le second groupe compte pour lui, mais le premier ne compte pas pour lui. Et il est enseigné dans une autre baraita : Le premier compte pour lui, mais le second ne compte pas pour lui.
אָמַר אַבָּיֵי: אִידִי וְאִידִי שְׁנִיִּים עָלוּ לוֹ, וְלֹא רִאשׁוֹנִים, וּמַאי ״רִאשׁוֹנִים״? רִאשׁוֹנִים לִכְסִדְרָן, וּשְׁנִיִּים לְהַעֲבָרָתָן.
Abaye a dit qu’il n’y a pas de divergence entre ces deux baraitot : Cettebaraita comme l’autrebaraita s’accordent à dire que les substances qu’il a appliquées en second sont prises en compte pour lui, et non les substances qu’il a appliquées en premier. Et que veut dire la seconde baraita lorsqu’elle emploie le terme : Premier ? Elle veut dire le premier selon l’ordre de la michna, qui étaient les seconds dans leur application.
מַתְנִי' כׇּל אִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ לָהּ וֶסֶת — דַּיָּהּ שְׁעָתָהּ. וְאֵלּוּ הֵן הַוְּסָתוֹת: מְפַהֶקֶת, וּמְעַטֶּשֶׁת, וְחוֹשֶׁשֶׁת בְּפִי כְרֵיסָהּ, וּבְשִׁפּוּלֵי מֵעֶיהָ, וְשׁוֹפַעַת, וּכְמִין צְמַרְמוֹרוֹת אוֹחֲזִין אוֹתָהּ, וְכֵן כַּיּוֹצֵא בָּהֶן. וְכֹל שֶׁקָּבְעָה לָהּ שָׁלֹשׁ פְּעָמִים — הֲרֵי זֶה וֶסֶת.
MICHNA : Pour toute femme qui a un cycle menstruel fixe qui ne dépend pas du temps, mais d’une sensation physique, son heure lui suffit, c’est-à-dire qu’elle ne transmet pas l’impureté rituelle rétroactivement pendant vingt-quatre heures ou jusqu’à la dernière fois où elle s’est examinée (voir 2a). Et voici les cycles menstruels fixes fondés sur la sensation : Lorsqu’une femme a ses règles après avoir bâillé [mefaheket], ou après avoir éternué, ou après avoir ressenti une douleur près de l’estomac ou dans le bas-ventre, ou après avoir sécrété un écoulement, ou après qu’une sorte de frisson fébrile [tzemarmorot] s’empare d’elle. Et de même il en va de même pour toute sensation semblable. Et dans le cas de toute femme qui établit pour elle-même un schéma trois fois en éprouvant une telle sensation avant le début des règles, cela constitue un cycle menstruel fixe.
גְּמָ' תְּנֵינָא חֲדָא זִימְנָא: כׇּל אִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ לָהּ וֶסֶת דַּיָּהּ שְׁעָתָהּ! הָתָם — בִּוְסָתוֹת דְּיוֹמֵי, הָכָא — בִּוְסָתוֹת דְּגוּפָא.
GUEMARA : La michna enseigne que pour toute femme qui a un cycle menstruel fixe, son heure suffit. La Guemara objecte : Nous avons déjà appris que son heure suffit à un autre endroit (2a) : Pour toute femme qui a un cycle menstruel fixe, et qui s’est examinée à ce moment-là et a découvert du sang, son heure suffit, et ce n’est qu’à partir de ce moment qu’elle transmet l’impureté rituelle. La Guemara répond : Là-bas, il s’agit d’un cycle menstruel fixe de un certain nombre de jours ; ici, il s’agit d’un cycle menstruel fixe fondé sur une sensation physique.
כִּדְקָתָנֵי: אֵלּוּ הֵן וְסָתוֹת — הָיְתָה מְפַהֶקֶת, מְעַטֶּשֶׁת, וְחוֹשֶׁשֶׁת בְּפִי כְרֵיסָהּ, וּבְשִׁפּוּלֵי מֵעֶיהָ, וְשׁוֹפַעַת.
Comme l’enseigne la suite de la michna : Voici les cycles menstruels fixes fondés sur une sensation : lorsqu’une femme a ses règles après avoir bâillé, ou après avoir éternué, ou après avoir ressenti une douleur près de l’estomac ou dans le bas-ventre, ou après avoir sécrété un écoulement. Toutes celles-ci sont des sensations physiques.
שׁוֹפַעַת? הָא שָׁפְעָה וְאָזְלָא! אָמַר עוּלָּא בְּרֵיהּ דְּרַב עִלַּאי:
La michna inclut le cas où elle sécrète un écoulement comme l’une des sensations physiques. La Guémara comprend cela comme se référant à un écoulement continu de sang, et demande donc : Mais pendant les menstruations elle sécrète continuellement du sang ; comment cela peut-il être un signe du début des menstruations ? Oulla, fils de Rav Ilaï, dit :

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