כְּאִילּוּ הֵן רְאוּיוֹת.
comme si elles étaient aptes, et toutes les trois sont impures, car le sang doit provenir de l’une d’elles.
מַתְנִי' שָׁלֹשׁ נָשִׁים שֶׁהָיוּ יְשֵׁנוֹת בְּמִטָּה אַחַת, וְנִמְצָא דָּם תַּחַת הָאֶמְצָעִית — כּוּלָּן טְמֵאוֹת. תַּחַת הַפְּנִימִית — שְׁתַּיִם הַפְּנִימִיּוֹת טְמֵאוֹת, וְהַחִיצוֹנָה טְהוֹרָה. תַּחַת הַחִיצוֹנָה — שְׁתַּיִם הַחִיצוֹנוֹת טְמֵאוֹת, וְהַפְּנִימִית טְהוֹרָה.
MICHNA : Dans le cas de trois femmes qui dormaient dans un même lit placé contre un mur, et que du sang a été découvert sous la femme du milieu, elles sont toutes rituellement impures. Si le sang a été découvert sous la femme à l’intérieur, la plus proche du mur, les deux femmes les plus à l’intérieur sont rituellement impures et la femme à l’extérieur est rituellement pure. Si le sang a été découvert sous la femme à l’extérieur, la plus éloignée du mur, les deux femmes les plus à l’extérieur sont rituellement impures et la femme à l’intérieur est rituellement pure.
אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁעָבְרוּ דֶּרֶךְ מַרְגְּלוֹת הַמִּטָּה, אֲבָל אִם עָבְרוּ דֶּרֶךְ עָלֶיהָ — כּוּלָּן טְמֵאוֹת. בָּדְקָה אַחַת מֵהֶן וְנִמְצֵאת טְהוֹרָה — הִיא טְהוֹרָה, וּשְׁתַּיִם טְמֵאוֹת. בָּדְקוּ שְׁתַּיִם וּמָצְאוּ טְהוֹרוֹת — הֵן טְהוֹרוֹת, וּשְׁלִישִׁית טְמֵאָה. שְׁלָשְׁתָּן וּמָצְאוּ טְהוֹרוֹת — כּוּלָּן טְמֵאוֹת.
Quand cette décision s’applique-t-elle ? C’est lorsqu’elles sont passées à leurs places sur le lit par le pied du lit ; mais si elles sont passées à leurs places sur le lit par le côté du lit, au-dessus de l’endroit où le sang a été découvert, elles sont toutes rituellement impures. Si, immédiatement après la découverte du sang, l’une d’elles s’est examinée et qu’elle s’est révélée rituellement pure, elle est pure et les deux autres sont impures. Si deux d’entre elles se sont examinées et ont constaté qu’elles étaient rituellement pures, elles sont pures et la troisième est impure. Si toutes les trois se sont examinées et ont constaté qu’elles étaient rituellement pures, elles sont toutes rituellement impures, car le sang doit provenir de l’une d’elles.
לְמָה הַדָּבָר דוֹמֶה? לְגַל טָמֵא שֶׁנִּתְעָרֵב בֵּין שְׁנֵי גַּלִּים טְהוֹרִים, וּבָדְקוּ אֶחָד מֵהֶן וּמָצְאוּ טָהוֹר — הוּא טָהוֹר, וּשְׁנַיִם טְמֵאִים. שְׁנַיִם וּמָצְאוּ טְהוֹרִין — הֵם טְהוֹרִין, וּשְׁלִישִׁי טָמֵא.
À quel cas cette affaire est-elle comparable ? Elle est semblable au cas d'un tas rituellement impur de pierres avec sous lui un volume d'olive provenant d'un cadavre, où ce tas s'est mêlé à deux tas rituellement purs, et ils en examinèrent un et le trouvèrent pur. Ce tas est pur, et les deux autres sont impurs. S'ils en examinèrent deux et les trouvèrent rituellement purs, ils sont rituellement purs et le troisième est impur.
שְׁלָשְׁתָּן, וּמָצְאוּ טְהוֹרִין — כּוּלָּן טְמֵאִים, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. שֶׁרַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל דָּבָר שֶׁהוּא בְּחֶזְקַת טוּמְאָה — לְעוֹלָם הוּא בְּטוּמְאָתוֹ, עַד שֶׁיִּוָּדַע לְךָ טוּמְאָה הֵיכָן הִיא.
S’ils ont examiné tous les trois et les ont trouvés rituellement purs, ils sont tous impurs ; c’est l’opinion de Rabbi Meir, car Rabbi Meir disait : En ce qui concerne tout objet qui a le statut présumé d’impureté rituelle, il demeure à jamais dans son état d’impureté rituelle, même si l’on a examiné la zone ou l’objet concerné et que la source de l’impureté n’a pas été trouvée, jusqu’à ce qu’il te soit connu où se trouve l’impureté rituelle. On suppose que l’impureté n’a pas été trouvée parce que l’examen n’a pas été mené correctement.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בּוֹדֵק עַד שֶׁמַּגִּיעַ לְסֶלַע אוֹ לִבְתוּלָה.
Et les Rabbins disent : On continue à chercher dans la zone concernée jusqu’à atteindre le substrat rocheux ou un sol vierge, sous lesquels il n’y a certainement aucune impureté rituelle. Si aucune impureté rituelle n’est trouvée à ce stade, on présume qu’un animal a traîné de dessous le tas une portion du cadavre de la taille d’une olive, et le tas de pierres est pur.
גְּמָ' מַאי שְׁנָא רֵישָׁא דְּלָא מְפַלֵּיג, וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא דְּקָמְפַלֵּיג? אָמַר רַבִּי אַמֵּי: בִּמְשׁוּלָּבוֹת.
GUEMARA : La michna précédente a enseigné que si du sang est trouvé sous l’une de trois femmes couchées ensemble sur un lit, elles sont toutes rituellement impures. En revanche, la michna ici établit une distinction selon l’endroit précis où le sang a été trouvé. La Guemara demande : Qu’est-ce qui est différent dans la première clause, c’est-à-dire la michna précédente, qui n’a pas établi de distinction selon l’endroit où le sang a été trouvé, et qu’est-ce qui est différent dans la dernière clause, c’est-à-dire cette michna, qui établit bien une distinction de cette manière ? Rabbi Ami a dit que la michna précédente fait référence à un cas où les femmes étaient couchées entrelacées, et qu’il est donc impossible de distinguer entre la femme à l’intérieur et la femme à l’extérieur.
בָּדְקָה אַחַת [וְכוּ׳]. לְמָה לֵיהּ לְמִתְנֵי ״לְמָה זֶה דּוֹמֶה״?
§ La michna enseigne : si immédiatement après que le sang a été découvert, l’une d’elles s’examina et qu’il s’avéra qu’elle était rituellement pure, elle est pure et les deux autres sont impures. Si deux d’entre elles s’examinèrent et qu’il s’avéra qu’elles étaient rituellement pures, elles sont pures et la troisième est impure. Si toutes les trois s’examinèrent et qu’il s’avéra qu’elles étaient rituellement pures, elles sont toutes rituellement impures. La michna poursuit en comparant ce cas à celui d’un tas de pierres sous lequel se trouve un volume d’olive d’un cadavre. La Guemara demande : Pourquoi le tanna doit-il enseigner : À quel cas cette question est-elle comparable ? La décision de la michna est suffisamment claire même sans cette analogie.
הָכִי קָאָמַר לְהוּ רַבִּי מֵאִיר לְרַבָּנַן: מַאי שְׁנָא בְּדָם דְּלָא פְּלִיגִיתוּ, וּמַאי שְׁנָא בְּגַל דִּפְלִיגִיתוּ?
La Guemara explique que c’est ce que Rabbi Meir dit aux Sages : Quelle différence y a-t-il concernant le cas du sang, où vous n’êtes pas en désaccord avec moi, puisque vous reconnaissez que les trois femmes sont impures, et quelle différence y a-t-il concernant le cas du tas de pierres, où vous êtes en désaccord avec moi et soutenez que les trois tas de pierres peuvent être rituellement purs s’ils sont examinés ?
וְרַבָּנַן, בִּשְׁלָמָא הָתָם — אֵימָא עוֹרֵב נְטָלָהּ, אֶלָּא הָכָא — הַאי דָּם מֵהֵיכָא אֲתָא?
Et les Rabbins répondraient que les deux cas sont différents. Certes, là-bas, en ce qui concerne les tas de pierres, on pourrait dire qu’un corbeau ou quelque autre animal a emporté le volume d’une olive du cadavre, de sorte qu’il y a une raison de considérer tous les tas comme purs. Mais ici, dans le cas des trois femmes et du sang, d’où vient ce sang ? Il doit nécessairement venir de l’une d’elles. Par conséquent, au moins une des femmes doit être rituellement impure, et on ne peut pas dire que toutes les trois sont pures.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי מֵאִיר: מַעֲשֶׂה בְּשִׁקְמָה שֶׁל כְּפַר סָבָא, שֶׁהָיוּ מַחֲזִיקִין בָּהּ טוּמְאָה, וּבָדְקוּ וְלֹא מָצְאוּ. לְיָמִים נָשְׁבָה בּוֹ הָרוּחַ וַעֲקָרַתּוּ, וְנִמְצָא גּוּלְגּוֹלֶת שֶׁל מֵת תְּחוּבָה לוֹ בְּעִיקָּרוֹ. אָמְרוּ לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָה? אֵימַר לֹא בָּדְקוּ כׇּל צָרְכּוֹ.
La Guemara traite d’autres cas impliquant de possibles erreurs dans les examens. Il est enseigné dans une baraita : Rabbi Meïr a dit qu’il y eut un incident concernant un sycomore à Kefar Sava, au sujet duquel existait une présomption d’impureté rituelle, c’est-à-dire une présomption qu’un cadavre était enterré sous lui. Et ils examinèrent en creusant à cet endroit et ne trouvèrent pas de cadavre. Quelques jours plus tard, le vent souffla sur lui et le déracina, et ils trouvèrent un crâne de cadavre coincé dans ses racines. Cela indique apparemment qu’en général on ne peut pas se fier à un examen. Les Sages dirent à Rabbi Meïr : Cherches-tu à apporter une preuve de là ? On peut dire qu’ils n’ont pas examiné autant qu’il le fallait.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מַעֲשֶׂה בִּמְעָרָה שֶׁל שִׁיחִין, שֶׁהָיוּ מַחְזִיקִין בָּהּ טוּמְאָה, וּבָדְקוּ עַד שֶׁהִגִּיעוּ לְקַרְקַע שֶׁהָיְתָה חֲלָקָה כְּצִפּוֹרֶן, וְלֹא מָצְאוּ. לְיָמִים נִכְנְסוּ בָּהּ פּוֹעֲלִים מִפְּנֵי הַגְּשָׁמִים, וְנִתְּזוּ בְּקַרְדּוּמּוֹתֵיהֶן, וּמָצְאוּ מַכְתֶּשֶׁת מְלֵאָה עֲצָמוֹת. אָמְרוּ לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָה? אֵימַר לֹא בָּדְקוּ כָּל צָרְכּוֹ.
La Guemara cite un autre cas. Il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Yosei a dit qu’il y eut un incident concernant une grotte à Shiḥin au sujet de laquelle il existait une présomption d’impureté rituelle provenant d’un cadavre. Et ils examinèrent en creusant à l’intérieur de la grotte jusqu’à atteindre un sol lisse comme un ongle, et ils ne trouvèrent aucun cadavre. Quelques jours plus tard, des ouvriers entrèrent dans la grotte parce qu’ils cherchaient un abri contre la pluie. Et ils creusèrent avec leurs pelles et trouvèrent un mortier plein d’ossements. Une fois encore, cela indique qu’on ne peut pas se fier à un examen. Les Sages dirent à Rabbi Yosei : Apportes-tu une preuve de là-bas ? On peut dire qu’ils n’ont pas examiné autant qu’il le fallait.
תַּנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: מַעֲשֶׂה בְּסֶלַע בֵּית חוֹרוֹן, שֶׁהָיוּ מַחֲזִיקִין בָּהּ טוּמְאָה, וְלֹא יָכְלוּ חֲכָמִים לִבְדּוֹק מִפְּנֵי שֶׁהָיְתָה מְרוּבָּה. וְהָיָה שָׁם זָקֵן אֶחָד, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָא שְׁמוֹ. אָמַר לָהֶן: הָבִיאוּ לִי סְדִינִים! הֵבִיאוּ לוֹ סְדִינִים, וּשְׁרָאָן בְּמַיִם, וּפְרָסָן עֲלֵיהֶם. מְקוֹם טׇהֳרָה — יָבֵשׁ, מְקוֹם טוּמְאָה — לַח, וּבָדְקוּ וּמָצְאוּ בּוֹר גָּדוֹל מָלֵא עֲצָמוֹת.
La Guemara cite encore un autre cas pertinent. Il est enseigné dans une baraita : Abba Shaul dit qu’il y eut un incident concernant de la roche mère à Beit Ḥoron, au sujet de laquelle il existait une présomption d’impureté rituelle provenant d’un cadavre. Et les Sages ne purent l’examiner parce que la zone de roche était trop vaste. Et il y avait là un vieillard, et son nom était Rabbi Yehoshua ben Ḥananya. Il leur dit : Apportez-moi des draps. Ils lui apportèrent des draps, et il les trempa dans l’eau et les étendit sur la roche. En tout endroit de pureté rituelle le sol resta sec, et en tout endroit d’impureté rituelle le sol devint humide. Ils comprirent que ce n’était pas entièrement de la roche mère, car l’endroit où le sol était mouillé était en réalité de la terre meuble. Et ils examinèrent là en creusant et trouvèrent une grande fosse remplie d’ossements.
תָּנָא: הוּא הַבּוֹר שֶׁמִּילֵּא יִשְׁמָעֵאל בֶּן נְתַנְיָה חֲלָלִים, דִּכְתִיב: ״וְהַבּוֹר אֲשֶׁר הִשְׁלִיךְ שָׁם יִשְׁמָעֵאל אֵת כׇּל פִּגְרֵי אֲנָשִׁים אֲשֶׁר הִכָּה בְּיַד גְּדַלְיָה״.
Il est enseigné : cette citerne : que l’on a trouvée est la citerne qu’Ismaël, fils de Netania, remplit de cadavres, comme il est écrit : « Or la citerne où Ismaël jeta tous les cadavres des hommes qu’il avait tués aux côtés de Guedalia était celle qu’Asa, le roi, avait faite par crainte de Baasa, roi d’Israël ; cette même citerne, Ismaël, fils de Netania, la remplit de morts » (Jérémie 41:9).
וְכִי גְדַלְיָה הֲרָגָן? וַהֲלֹא יִשְׁמָעֵאל הֲרָגָן! אֶלָּא מִתּוֹךְ שֶׁהָיָה לוֹ לָחוֹשׁ לַעֲצַת יוֹחָנָן בֶּן קָרֵחַ, וְלֹא חַשׁ — מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ הֲרָגָן.
La Guemara analyse ce verset : Et Guedalia les a-t-il tués ? Mais n’est-ce pas Ishmaël qui les a tués ? Guedalia fut l’un de ceux qui furent tués par Ishmaël et ses hommes (voir Jérémie 41:2). La Guemara répond : Plutôt, puisque Guedalia aurait dû se méfier et faire preuve de prudence sur la base du conseil de Yo’hanan, fils de Karéa’h, qui l’avait averti qu’Ishmaël complotait de le tuer et avait même proposé d’aller tuer Ishmaël dans une frappe préventive (voir Jérémie 40:13–16), mais Guedalia ne s’est pas méfié et a refusé d’écouter le conseil de Yo’hanan, disant qu’il ne voulait pas écouter de paroles malveillantes, le verset lui attribue la faute comme s’il les avait lui-même tués.
אָמַר רָבָא: הַאי לִישָּׁנָא בִּישָׁא, אַף עַל פִּי דִּלְקַבּוֹלֵי לָא מִבְּעֵי — מֵיחָשׁ לֵיהּ מִבְּעֵי.
§ En lien avec le commentaire ci-dessus selon lequel Guedalia fut tué après ne pas avoir tenu compte de l’avertissement de Yo’hanan, la Guemara précise ce qui est permis lorsqu’on reçoit un tel avertissement. Rava a dit : En ce qui concerne cette interdiction d’écouter des paroles malveillantes, bien qu’il ne faille pas accepter ces paroles malveillantes comme vraies, il est néanmoins nécessaire de se préoccuper du tort qui pourrait résulter du fait de les ignorer.
הָנְהוּ בְּנֵי גָּלִילָא דִּנְפַק עֲלַיְיהוּ קָלָא דִּקְטוּל נַפְשָׁא, אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי טַרְפוֹן, אֲמַרוּ לֵיהּ: לַטְמְרִינַן מָר! אֲמַר לְהוּ: הֵיכִי נַעֲבֵיד? אִי לָא אַטְמְרִינְכוּ — חָזוּ יָתַיְיכוּ, אַטְמְרִינְכוּ — הָא אֲמוּר רַבָּנַן: הַאי לִישָּׁנָא בִּישָׁא, אַף עַל גַּב דִּלְקַבּוֹלֵי לָא מִבְּעֵי — מֵיחָשׁ לֵיהּ מִבְּעֵי. זִילוּ אַתּוּן, טַמַּרוּ נַפְשַׁיְיכוּ.
La Guemara cite des exemples de personnes qui se méfiaient de la parole malveillante. Il y avait ces gens de Galilée au sujet desquels une rumeur s’était répandue selon laquelle ils avaient tué quelqu’un. Ils vinrent devant le rabbin Tarfon et lui dirent : Le Maître nous cachera-t-il ? Le rabbin Tarfon leur dit : Que devons-nous faire ? Si je ne vous cache pas, vos poursuivants vous verront et vous tueront. Mais si je vous cache, cela aussi est problématique, car les rabbins n’ont-ils pas dit : En ce qui concerne cette interdiction d’écouter une parole malveillante, bien qu’on ne doive pas accepter la parole malveillante comme vraie, on est tenu de s’en préoccuper quant au tort qui pourrait résulter du fait de l’ignorer ? Par conséquent, vous devez aller et vous cacher.
״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל מֹשֶׁה אַל תִּירָא״ — מִכְּדֵי סִיחוֹן וְעוֹג אַחֵי הֲווֹ, דְּאָמַר מָר: סִיחוֹן וְעוֹג בְּנֵי אֲחִיָּה בַּר שַׁמְחֲזַאי הֲווֹ, מַאי שְׁנָא מֵעוֹג דְּקָמִסְתְּפֵי, וּמַאי שְׁנָא מִסִּיחוֹן דְּלָא קָמִסְתְּפֵי?
La Guemara cite un autre cas d’un rapport qui suscita de l’inquiétude. Avant la bataille contre Og, roi du Bachan, il est dit : « Et le Seigneur dit à Moïse : Ne crains pas cet homme ; car je l’ai livré entre tes mains, lui, tout son peuple et son pays ; et tu lui feras comme tu as fait à Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Heshbon » (Nombres 21:34). La Guemara demande : Or, Sihon et Og étaient frères, comme le Maître l’a dit : Sihon et Og étaient les fils d’Ahiyya, fils de Shamhazaï. En quoi Sihon est-il différent d’Og, pour que Dieu ait jugé nécessaire d’avertir Moïse de ne pas avoir peur d’Og, et en quoi Og est-il différent de Sihon, pour que il n’y ait eu aucun besoin d’un avertissement de ne pas avoir peur de Sihon ?
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מִתְּשׁוּבָתוֹ שֶׁל אוֹתוֹ צַדִּיק אַתָּה יוֹדֵעַ מָה הָיָה בְּלִבּוֹ, אָמַר: שֶׁמָּא תַּעֲמוֹד לוֹ זְכוּת שֶׁל אַבְרָהָם אָבִינוּ.
Rabbi Yoḥanan dit que Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : De la réponse que Dieu donna à ce juste, Moïse, tu sais ce qu’il avait dans le cœur, c’est-à-dire ce qui donna à Moïse une raison de craindre. Moïse se dit à lui-même : Peut-être que le mérite de notre patriarche Abraham vaudra pour Og et le sauvera. Og est celui qui informa Abraham que Lot avait été fait prisonnier par les quatre rois, permettant ainsi à Abraham de sauver Lot.
שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּבֹא הַפָּלִיט וַיַּגֵּד לְאַבְרָם הָעִבְרִי״, וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זֶה עוֹג, שֶׁפָּלַט מִדּוֹר הַמַּבּוּל.
La Guemara cite la source de cette affirmation. Comme il est dit : « Et vint un rescapé, qui l’annonça à Abram l’Hébreu, qui demeurait alors près des térébinthes de Mamré l’Amorréen, frère d’Eshkol et frère d’Aner ; et ceux-ci étaient alliés à Abram. Et quand Abram apprit que son frère avait été emmené captif, il fit sortir ses hommes entraînés, nés dans sa maison, au nombre de trois cent dix-huit, et poursuivit jusqu’à Dan » (Genèse 14:13–14). Et Rabbi Yoḥanan dit que l’expression « un rescapé » fait référence à Og, qui fut sauvé du châtiment de la génération du déluge. Pour cette raison, Moïse eut davantage peur d’Og.
תָּנוּ רַבָּנַן: בֶּגֶד שֶׁאָבַד בּוֹ כֶּתֶם, מַעֲבִיר עָלָיו שִׁבְעָה סַמְמָנִין וּמְבַטְּלוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר:
§ La Guemara cite un autre cas dans lequel un objet impur a été perdu, semblable au cas évoqué plus haut concernant le tas de pierres. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le sang menstruel est lui-même une source d’impureté. En ce qui concerne un vêtement dans lequel une tache de sang a été perdue, c’est-à-dire qu’il est difficile de déterminer si le sang est encore sur le vêtement, on lui applique, c’est-à-dire on le frotte avec, sept substances abrasives connues pour enlever les taches de sang, et par là annule la tache de sang, de sorte que le vêtement est pur. Rabbi Shimon ben Elazar dit :