כִּי אִיצְטְרִיךְ קְרָא לְמַשָּׂא. וְאֵימָא: בְּמַשָּׂא מְטַמֵּא אָדָם וּבְגָדִים, וּבְמַגָּע אָדָם מְטַמֵּא בְּגָדִים לָא לְטַמֵּא, מִידֵּי דְּהָוֵה אַמַּגַּע נְבֵלָה!
Lorsque le verset était nécessaire, c’était pour enseigner que ziva transmet l’impureté par portage. La Guemara demande : Et pourtant, on peut dire que ziva transmet l’impureté à une personne et à ses vêtements seulement par portage, mais en ce qui concerne l’impureté par contact, bien que ziva transmette l’impureté à la personne qui la touche, elle ne transmet pas l’impureté à ses vêtements, comme c’est la halakha concernant le contact avec la carcasse d’un animal non abattu rituellement. Si quelqu’un touche une carcasse, il devient impur, mais ses vêtements restent purs, malgré le fait que si quelqu’un porte une carcasse, ses vêtements deviennent eux aussi impurs.
לָא סָלְקָא דַעְתָּךְ, דְּתַנְיָא: אֲחֵרִים אוֹמְרִים: ״הַזָּב אֶת זוֹבוֹ לַזָּכָר וְלַנְּקֵבָה״ — מַקִּישׁ זוֹבוֹ לוֹ, מָה הוּא לֹא חִלַּקְתָּ בֵּין מַגָּעוֹ לְמַשָּׂאוֹ לְטַמֵּא אָדָם וּלְטַמֵּא בְּגָדִים, אַף זוֹבוֹ כֵּן.
La Guemara répond : Cela ne pouvait pas te venir à l’esprit, car il est enseigné dans une baraita que Aḥerim disent, au sujet du verset : « Voici la loi de celui qui a un écoulement… Et de celle qui éprouve l’écoulement de son impureté menstruelle, et de celui qui émet son écoulement [zovo], qu’il soit mâle ou femelle” (Lévitique 15:32–33). Le verset met en parallèle l’impureté de l’écoulement du zav avec l’impureté du zavlui-même : De même que à son sujet tu n’as pas distingué entre l’impureté transmise par le contact avec lui et l’impureté transmise par le fait de le porter, puisque dans les deux cas le zavtransmet l’impureté à une personne et transmet l’impureté à ses vêtements, de même, en ce qui concerne l’écoulement du zav la halakha est la même.
וְהַשְׁתָּא דְּנָפְקָא לַן מֵ״הַזָּב אֶת זוֹבוֹ״, ״זוֹבוֹ טָמֵא״ לְמָה לִי?
La Guemara demande : Et maintenant que nous avons déduit l’impureté de l’écoulement d’un zavdu verset : « Et de celui qui a son écoulement » (Lévitique 15:33), pourquoi ai-je besoin du verset : « Lorsqu’un homme a un écoulement de sa chair, son écoulement, il est impur » (Lévitique 15:2)?
אָמַר רַב יְהוּדָה מִדִּסְקַרְתָּא: אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ יוֹכִיחַ, שֶׁגּוֹרֵם טוּמְאָה לַאֲחֵרִים וְהוּא עַצְמוֹ טָהוֹר. וְאִי מִשּׁוּם ״הַזָּב אֶת זוֹבוֹ״, לְמִנְיָינָא הוּא דַּאֲתָא.
Rav Yehuda de Diskarta a dit : Ce verset était nécessaire, car on pourrait penser et dire que le cas du bouc émissaire peut prouver que l’écoulement d’un zav n’est pas impur, car le bouc émissaire rend les autres impurs et pourtant le bouc lui-même est pur. De même, on pourrait conclure que, bien que l’écoulement d’un zav rende les autres impurs, la ziva elle-même est pure. Et si l’on voulait écarter cette possibilité, en raison de le verset : « Et de celui qui a son écoulement [zovo], qu’il soit mâle ou femelle » (Torah 15:33), on pourrait répondre que cela n’indique pas l’impureté de la ziva. Au contraire, il vient enseigner le nombre d’écoulements par lesquels on devient impur de l’impureté d’un zav.
״זוֹב״ — חַד, ״זוֹבוֹ״ — תַּרְתֵּי, וּבַשְּׁלִישִׁי אַקְּשֵׁיהּ רַחֲמָנָא לִנְקֵבָה!
Rav Yehuda de Diskarta clarifie cette interprétation du verset. Le terme : Un écoulement [zov], indiquerait une émission de ziva. Puisque le verset emploie le terme « son écoulement [zovo] », cet ajout superflu indique deux émissions de ziva. En ce qui concerne ces deux émissions, le verset déclare : « Dans le cas d’un mâle », indiquant que le statut d’un zav mâle diffère de celui d’une zava femelle en ce qu’il ne devient pas impur si l’émission s’est produite à la suite d’un accident, ce qui rendrait une femme impure. Mais dans le cas de la troisième émission de ziva, le Miséricordieux a rapproché le statut d’un zav mâle de celui d’une femme, comme le verset l’énonce : « Ou une femme », indiquant que même si la troisième émission était due à un accident, il est néanmoins tenu d’apporter une offrande.
כְּתַב רַחֲמָנָא ״זוֹבוֹ טָמֵא״. וְהַשְׁתָּא דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״זוֹבוֹ טָמֵא הוּא״, דְּרוֹשׁ בֵּיהּ נָמֵי הַאי.
Puisqu’on n’aurait pas déduit l’impureté de ziva de ce verset, le Miséricordieux a écrit : « Son écoulement, est impur » (Lévitique 15:2). Et maintenant que le Miséricordieux déclare : « Son écoulement, il est impur », on peut déduire de le verset « et de celui qui émet son écoulement » non seulement le nombre d’écoulements, mais aussi cette interprétation : qu’il n’y a pas de différence entre l’impureté transmise par ziva par contact et par portage.
וְהָרוֹק. רוֹק מְנָלַן? דְּתַנְיָא: ״וְכִי יָרוֹק״ — יָכוֹל אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נָגַע? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּטָּהוֹר״ — עַד שֶׁיִּגַּע בַּטָּהוֹר.
§ La michna enseigne : Et le mucus et la salive d’un zav transmettent l’impureté lorsqu’ils sont humides, mais non lorsqu’ils sont secs. La Guemara demande : D’où dérivons-nous l’impureté rituelle de la salive d’un zav ? La Guemara répond que cela est dérivé comme il est enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et si celui qui a un écoulement crache sur la personne pure, alors il lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau, et il sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 15:8). On aurait pu penser que la salive transmet l’impureté même si le zav n’a fait que cracher en direction d’une personne pure, bien que celle-ci n’ait pas été en contact avec elle. Par conséquent, le verset déclare : « Et si celui qui a un écoulement crache sur la personne pure, » ce qui enseigne que, à moins que la salive n’entre en contact avec la personne pure, elle ne devient pas impure.
אֵין לִי אֶלָּא רוּקּוֹ, כִּיחוֹ וְנִיעוֹ וּמֵי הָאַף שֶׁלּוֹ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְכִי יָרוֹק״.
La baraita continue : j’ai déduit seulement que sa salive est impure. D’où est-il déduit que son flegme, son mucus et ses fluides nasaux sont également impurs ? Le verset déclare : « Et si celui qui a un écoulement crache. » Le « et » superflu est une amplification, indiquant que ces substances transmettent elles aussi l’impureté.
אָמַר מָר: יָכוֹל אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נָגַע? מֵהֵיכָא תֵּיתֵי?
Le Maître a dit ci-dessus : On aurait pu penser que la salive transmet l’impureté même si le zav n’a fait que cracher en direction d’une personne pure, malgré le fait qu’elle n’est pas entrée en contact avec elle. La Guemara demande : D’où cela serait-il déduit ? Pourquoi penserait-on qu’une personne devient impure à cause d’une salive qui n’est pas entrée en contact avec elle, au point qu’un verset soit nécessaire pour exclure cette possibilité ?
סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא, נֵילַף ״רוֹק״ ״רוֹק״ מִיבָמָה — מָה הָתָם, אַף עַל פִּי דְּלָא נְגַע, אַף הָכָא נָמֵי דְּלָא נְגַע, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara explique : On pourrait penser qu’il faut dériver une analogie verbale du terme salive dans le verset « et si celui qui a un écoulement crache », et du terme salive énoncé au sujet d’une yevama, une veuve dont le mari est mort sans enfant et qui participe à la ḥalitza, comme le dit le verset : « Sa yevama s’approchera de lui, devant les Anciens, enlèvera sa chaussure de son pied et crachera devant lui » (Deutéronome 25:9). De même que là-bas, en ce qui concerne la ḥalitza, le rituel est valide même si la salive n’a pas touché son beau-frère, de même ici, en ce qui concerne la salive d’un zav, elle transmet l’impureté bien que cela ne soit pas entré en contact avec la personne pure. Par conséquent, le verset nous enseigne que la salive d’un zav ne transmet l’impureté que si elle entre en contact avec la personne pure.
וְאֵימַר: הָנֵי מִילֵּי בְּמַגָּע, אֲבָל בְּמַשָּׂא — לָא, מִידֵי דְּהָוֵה אַשֶּׁרֶץ! אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אָמַר קְרָא: ״בַּטָּהוֹר״ — מַה שֶּׁבְּיַד טָהוֹר טִמֵּאתִי לָךְ.
La Guemara objecte : Et pourtant, on peut dire que cette déclaration, selon laquelle la salive d’un zav transmet l’impureté, ne s’applique qu’à la transmission de l’impureté par contact. Mais, en ce qui concerne la transmission de l’impureté par portage, elle ne la transmet pas, tout comme c’est la halakha concernant la carcasse d’un animal rampant, qui transmet l’impureté par contact mais non par portage. Reish Lakish a dit que l’école de Rabbi Yishmaël a enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et si celui qui a un écoulement crache sur la personne pure. » L’expression « sur la personne pure » est interprétée comme signifiant que, dans tout cas où quelque chose de la salive se trouve dans la main de la personne pure, Je l’ai considérée impure pour vous, même si elle n’est pas entrée en contact direct avec la salive mais l’a simplement portée.
וְאֵימָא: בְּמַשָּׂא מְטַמֵּא אָדָם וּבְגָדִים, בְּמַגָּע אָדָם לְטַמֵּא בְּגָדִים לָא לְטַמֵּא, מִידֵּי דְּהָוֵה אַמַּגַּע נְבֵלָה!
La Guemara objecte : Mais on peut dire que, bien que la salive d’un zav transmette l’impureté à la fois par portage et par contact, il existe néanmoins la différence suivante entre eux : Par portage de la salive d’un zav, elle transmet l’impureté à une personne et à ses vêtements, mais par contact, bien qu’elle transmette l’impureté à la personne qui la touche, elle ne transmet pas l’impureté à ses vêtements, comme c’est la halakhaen ce qui concerne le contact avec la carcasse d’un animal non abattu rituellement.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, וְכֵן תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אָמַר קְרָא ״בַּטָּהוֹר״ — טׇהֳרָה שֶׁטִּהַרְתִּי לְךָ בְּמָקוֹם אַחֵר, טִמֵּאתִי לְךָ כָּאן, וְאֵיזֶה זֶה? מַגַּע נְבֵלָה.
Reish Lakish a dit, et de même l’école de Rabbi Yishmael a enseigné, que le verset déclare : « Et si celui qui a un écoulement crache sur la personne pure. » L’expression « sur la personne pure » enseigne qu’un cas de pureté, c’est-à-dire ce que J’ai considéré comme pur pour toi dans un autre cas, Je l’ai considéré ici comme impur pour toi. Et quel cas est-ce ? Il s’agit du contact avec une carcasse d’animal, qui ne rend impur que celui qui la touche, mais non ses vêtements, tandis que la salive d’un zav les rend tous deux impurs.
וְאֵימָא כְּמַשָּׂא דְּשֶׁרֶץ! אִם כֵּן נִכְתּוֹב קְרָא ״בָּאָדָם״, מַאי ״בַּטָּהוֹר״? שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.
La Guemara objecte : Mais on peut dire que le cas considéré comme pur ailleurs mais considéré comme impur ici est celui du fait de porter la carcasse d'un animal rampant. Peut-être que le verset enseigne que, tandis qu'un animal rampant ne transmet pas l'impureté par portage, la salive d'un zav transmet l'impureté par portage. En revanche, le contact avec la salive d'un zav ne rend impur que celui qui la touche, mais non ses vêtements, comme c'est la halakha concernant une carcasse animale. La Guemara répond : Si tel est le cas, que le verset écrive : Si celui qui a un écoulement crache sur la personne. Quelle est la raison pour laquelle le verset dit précisément : « Sur la personne pure » ? Conclus deux conclusions de cela, à savoir que la salive d'un zav transmet l'impureté par portage et que le contact avec la salive rend impurs à la fois la personne et ses vêtements.
וּמֵי הָאַף. מַאי מֵי הָאַף? אָמַר רַב: בְּנִגְרָרִין דֶּרֶךְ הַפֶּה, לְפִי שֶׁאִי אֶפְשָׁר לְמֵי הָאַף בְּלֹא צִחְצוּחֵי הָרוֹק. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ בְּנִגְרָרִין דֶּרֶךְ הַחוֹטֶם. אַלְמָא קָסָבַר: מַעְיָין הוּא, וְרַחֲמָנָא רַבְּיֵיהּ.
§ La baraita susmentionnée enseigne : Et les fluides nasaux d’un zav transmettent eux aussi l’impureté. La Guemara demande : Que sont ces fluides nasaux ? Rav dit : Il s’agit de fluides émis par la bouche d’une personne. Ils sont impurs parce qu’il est impossible que les fluides nasaux passent par la bouche sans contenir des traces de salive, qui est impure. Et Rabbi Yoḥanan dit : La baraita parle même de fluides émis par le nez. De toute évidence, Rabbi Yoḥanan soutient que les fluides nasaux sont classés comme un écoulement de fluides corporels, et le Miséricordieux l’a inclus parmi les fluides corporels impurs d’un zav, par l’extension : « Et si celui qui a un écoulement crache »."
וְרַב, נַחְשׁוֹב נָמֵי דִּמְעַת עֵינוֹ! דְּאָמַר רַב: הַאי מָאן דְּבָעֵי דְּלִסְתַּמֵּיה (לְעֵינֵיהּ) — לִיכְחוֹל מִגּוֹי. וְלֵוִי אֲמַר: הַאי מָאן דְּבָעֵי דְּלֵימוּת — לִיכְחוֹל מִגּוֹי.
La Guemara demande : Mais, selon Rav, qui soutient que les fluides nasaux sont impurs parce qu’ils contiennent des traces de salive, cela est difficile : Que la michna compte aussi parmi les fluides corporels impurs du zav les larmes de son œil, car Rav a dit : Celui qui souhaite aveugler son œil devrait faire appliquer par un gentil du fard [likhḥol] sur son œil, car le gentil est susceptible d’ajouter une substance qui provoque la cécité. Et Lévi a dit : Celui qui souhaite mourir devrait faire appliquer par un gentil du fard sur son œil, car le gentil est susceptible d’ajouter du poison au fard.
וְאָמַר רַב חִיָּיא בַּר גּוּרְיָא: מַאי טַעְמָא דְּרַב דְּלָא אָמַר הָא ״מַאן דְּבָעֵי דְּלֵימוּת״, הוֹאִיל וְיָכוֹל לְגוֹרְרָן וּלְהוֹצִיאָן דֶּרֶךְ הַפֶּה? וְרַב: נְהִי דְּזִיהֲרָא נָפֵיק, דִּמְעֲתָא גּוּפַאּ לָא נָפֵיק.
La Guemara continue : Et Rav Ḥiyya bar Gurya a dit : Quelle est la raison de Rav, pour laquelle il n’a pas dit comme Levi : Celui qui désire mourir devrait faire peindre son œil par un non-Juif ? Rav n’a pas dit cela, car il soutient qu’on peut empêcher les substances toxiques de le tuer, puisqu’il peut aspirer les substances toxiques dans sa bouche en inhalant et les rejeter par la bouche. Cela indique que les fluides de l’œil peuvent eux aussi être évacués par la bouche, et, si tel est le cas, les larmes d’un zav devraient également transmettre l’impureté. La Guemara répond : Et Rav dirait que, bien que le poison [dezihara] placé dans l’œil d’une personne puisse sortir du corps par la bouche, les larmes elles-mêmes ne sortent pas du corps par la bouche.
תָּא שְׁמַע: תִּשְׁעָה מַשְׁקֵה הַזָּב הֵן — הַזֵּיעָה, וְהַלֵּיחָה סְרוּחָה, וְהָרֶיעִי — טְהוֹרִין מִכְּלוּם; דִּמְעַת עֵינוֹ, וְדַם מַגֵּפָתוֹ, וַחֲלֵב הָאִשָּׁה — מְטַמְּאִין טוּמְאַת מַשְׁקִין בִּרְבִיעִית; אֲבָל זוֹבוֹ, רוּקּוֹ, וּמֵימֵי רַגְלָיו — מְטַמְּאִין טוּמְאָה חֲמוּרָה; וְאִילּוּ ״מֵי הָאַף״ לָא קָתָנֵי.
La Guemara déclare : En ce qui concerne le différend mentionné ci-dessus entre Rav et Rabbi Yoḥanan, viens et écoute une baraita : Il y a neuf types de fluides du zav. La sueur, la sécrétion fétide provenant d’une plaie infectée, et les excréments sont purs de toute forme d’impureté. Les larmes qui sortent de son œil, le sang de sa plaie, et le lait d’une femme qui est une zava, tous transmettent l’impureté rituelle des liquides, c’est-à-dire qu’ils rendent les aliments et les liquides impurs, comme les autres liquides impurs, dans une situation où il y a au moins un quart de log du fluide. Mais sa ziva, sa salive et son urine transmettent toutes une forme grave d’impureté rituelle. La Guemara commente : La baraita énumère de nombreuses substances, et pourtant elle n’enseigne pas que les fluides nasaux sont impurs.
בִּשְׁלָמָא לְרַב, לָא קָתָנֵי דְּלָא פְּסִיקָא לֵיהּ לְמִתְנֵי, זִימְנִין דְּאָתֵי דֶּרֶךְ הַפֶּה, וְזִימְנִין דְּאָתֵי דֶּרֶךְ הַחוֹטֶם, אֶלָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן לִיתְנֵי.
Certes, selon l’opinion de Rav, le tanna de la baraita n’enseigne pas que les fluides nasaux sont impurs, car il ne pouvait pas l’enseigner de manière catégorique, puisque parfois le fluide nasal sort par la bouche, et il est impur, et parfois il sort par le nez, et il n’est pas impur. Mais selon l’opinion de Rabbi Yoḥanan, que le tanna enseigne que les fluides nasaux sont impurs.
וּלְטַעְמָיךְ, ״כִּיחוֹ וְנִיעוֹ״ מִי קָתָנֵי? אֶלָּא תְּנָא רוֹק, וְכֹל דְּאָתֵי מֵרִבּוּיָא. הָכָא נָמֵי תְּנָא רוּקּוֹ, וְכֹל דְּאָתֵי מֵרִבּוּיָא.
La Guemara répond : Et selon ton raisonnement, est-ce que ce tannaenseigne que son flegme et son mucus sont impurs ? Au contraire, il a enseigné que la salive est impure, et cela inclut l’impureté de toutes les substances qui dérivent de son amplification, par exemple, son flegme et son mucus. Ici aussi, en ce qui concerne les fluides nasaux, le tannaa enseigné la halakha de sa salive, et cela inclut toutes les substances qui dérivent de son amplification, y compris les fluides nasaux.
דִּמְעַת עֵינוֹ — דִּכְתִיב ״וַתַּשְׁקֵמוֹ בִּדְמָעוֹת שָׁלִישׁ״. וְדַם מַגֵּפָתוֹ — דִּכְתִיב ״וְדַם חֲלָלִים יִשְׁתֶּה״. מָה לִי קַטְלֵיהּ כּוּלֵּיהּ, מָה לִי קַטְלֵיהּ פַּלְגֵיהּ. חֲלֵב הָאִשָּׁה — דִּכְתִיב ״וַתִּפְתַּח אֶת נֹאוֹד הֶחָלָב וַתַּשְׁקֵהוּ״.
La baraita enseigne que dans le cas d’un zav ou d’une zava, les larmes de leurs yeux et le sang de leurs blessures, ainsi que le lait d’une zava, transmettent tous l’impureté rituelle des liquides. La Guemara cite la source de ces cas d’impureté : Les larmes de son œil sont classées comme un liquide, comme il est écrit : « Tu les as nourris du pain des larmes, et tu leur as donné des larmes à boire en grande mesure” (Psaumes 80:6). Et le sang de sa blessure est classé comme un liquide, comme il est écrit : « Et il boira le sang des tués” (Nombres 23:24). Bien que le verset fasse référence au sang d’une personne morte, et non au sang d’une blessure, quelle différence cela fait-il pour moi si quelqu’un l’a tué entièrement, et quelle différence cela fait-il pour moi si quelqu’un en a tué une partie, c’est-à-dire l’a blessé ? Quant au lait d’une femme, lui aussi est classé comme un liquide, comme il est écrit : « Et elle ouvrit l’outre de lait et lui donna à boire” (Juges 4:19).
מֵימֵי רַגְלָיו — מְנָלַן? דְּתַנְיָא: ״זוֹבוֹ טָמֵא... וְזֹאת״ — לְרַבּוֹת מֵימֵי רַגְלָיו לְטוּמְאָה. וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה רוֹק הַבָּא מִמְּקוֹם טׇהֳרָה טָמֵא, מֵימֵי רַגְלָיו הַבָּאִין
La baraita enseigne que l’urine d’un zav transmet une forme grave d’impureté rituelle, tout comme sa ziva et sa salive. La Guemara demande : D’où déduisons-nous que l’urine d’un zav est impure ? Comme cela est enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Lorsqu’un homme a un écoulement de sa chair, son écoulement, il est impur. Et ceci sera son impureté » (Lévitique 15:2–3). Le terme « et ceci » vient inclure son urine en ce qui concerne une forme grave d’impureté rituelle. La baraita demande : Et cela ne pourrait-il pas être dérivé par un raisonnement a fortiori ? Si la salive, qui provient d’un lieu de pureté, c’est-à-dire de la bouche, dont les sécrétions ne sont généralement pas impures, est néanmoins impure, alors en ce qui concerne son urine, qui provient