מִמָּקוֹם טָמֵא — אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהוּ טְמֵאִין? דָּם הַיּוֹצֵא מִפִּי הָאַמָּה יוֹכִיחַ, שֶׁבָּא מִמָּקוֹם טָמֵא וְטָהוֹר. אַף אַתָּה אַל תִּתְמַהּ עַל זֶה, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁבָּא מִמְּקוֹם טוּמְאָה יִהְיֶה טָהוֹר. תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זוֹבוֹ טָמֵא... וְזֹאת״ — לְרַבּוֹת מֵימֵי רַגְלָיו לְטוּמְאָה.
d’un lieu d’impureté, le même lieu qui émet la ziva, n’est-il pas logique qu’il soit impur ? La baraita répond : Le cas du sang qui sort de l’ouverture du pénis peut prouver que cette déduction est invalide, car le sang vient d’un lieu d’impureté et pourtant il est pur. De même, vous ne devez pas être surpris par cela, l’urine d’un zav, qui, bien qu’elle vienne d’un lieu d’impureté, devrait être pure. Par conséquent, le verset déclare : « Lorsqu’un homme a un écoulement de sa chair, son écoulement, il est impur. Et ceci sera son impureté » (Lévitique 15:2–3). Le terme « et ceci » vient inclure son urine en ce qui concerne la forme grave de l’impureté rituelle.
דָּם הַיּוֹצֵא מִפִּי הָאַמָּה, מְנָלַן דְּטָהוֹר? דְּתַנְיָא: יָכוֹל יְהֵא דָּם הַיּוֹצֵא מִפִּיו וּמִפִּי הָאַמָּה טְמֵאִין? תַּלְמוּד לוֹמַר ״זוֹבוֹ טָמֵא הוּא״ — הוּא טָמֵא, וְאֵין דָּם הַיּוֹצֵא מִפִּיו וּמִפִּי הָאַמָּה טָמֵא, אֶלָּא טָהוֹר.
La Guemara demande : D’où dérivons-nous que le sang qui sort de l’ouverture du pénis est pur ? Comme cela est enseigné dans une baraita concernant un zav : On aurait pu penser que le sang qui sort de sa bouche ou de l’ouverture du pénis est impur, comme sa salive et son urine. C’est pourquoi le verset déclare : « Son écoulement, il est impur » (Lévitique 15:2). Le terme « il » constitue une exclusion, indiquant que lui, la ziva, est impur, mais le sang qui sort de sa bouche ou de l’ouverture du pénis n’est pas impur ; au contraire, il est pur.
וְאֵיפוֹךְ אֲנָא! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: דּוּמְיָא דְּרוֹק, מָה רוֹק שֶׁמִּתְעַגֵּל וְיוֹצֵא, אַף כֹּל שֶׁמִּתְעַגֵּל וְיוֹצֵא. יָצָא דָּם שֶׁאֵין מִתְעַגֵּל וְיוֹצֵא.
La Guemara suggère : Mais peut-être devrais-je inverser les halakhot. On pourrait déduire de l’amplification « et ceci » que le sang sortant du pénis du zav est impur, et de l’exclusion « cela » que son urine est pure. Rabbi Yoḥanan a dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : L’urine, plutôt que le sang, doit être incluse parmi les fluides impurs du zav, car elle est semblable à la salive : De même que la salive est un fluide qui d’abord s’accumule puis sort de la bouche, de même, tous les fluides impurs sont ceux qui s’accumulent puis sortent du corps. Le sang est donc exclu, car il ne s’accumule pas d’abord puis sort du corps.
וַהֲרֵי חָלָב שֶׁבָּאִשָּׁה, שֶׁמִּתְעַגֵּל וְיוֹצֵא, וְאָמַר מָר: חָלָב שֶׁבָּאִשָּׁה מְטַמֵּא טוּמְאַת מַשְׁקִין. טוּמְאַת מַשְׁקִין — אִין, אֲבָל לָא טוּמְאָה חֲמוּרָה!
La Guemara objecte : Mais il y a le cas du lait qui est émis par une femme, lequel d’abord se rassemble puis ensuite sort du corps, et il devrait donc transmettre une forme grave d’impureté rituelle, comme la salive et la ziva. Et pourtant le Maître a dit dans la baraita susmentionnée : Le lait d’une femme transmet l’impureté rituelle des liquides. On peut en déduire qu’en ce qui concerne l’impureté rituelle des liquides, oui, il transmet l’impureté, mais il ne transmet pas une forme grave d’impureté rituelle.
אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: דּוּמְיָא דְּרוֹק, מָה רוֹק מִתְעַגֵּל וְיוֹצֵא, וְחוֹזֵר וְנִבְלָע — אַף כׇּל מִתְעַגֵּל וְיוֹצֵא, וְחוֹזֵר וְנִבְלָע. יָצָא דָּם, שֶׁאֵינוֹ מִתְעַגֵּל וְיוֹצֵא. יָצָא חָלָב שֶׁבָּאִשָּׁה, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁמִּתְעַגֵּל וְיוֹצֵא — אֵינוֹ חוֹזֵר וְנִבְלָע.
Au contraire, Rabbi Yoḥanan a dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : Pour transmettre une forme grave d’impureté, le fluide doit être semblable à la salive : De même que la salive d’abord s’accumule et ensuite sort de la bouche, et si elle n’est pas crachée elle est réabsorbée, de même tous les fluides impurs d’abord s’accumulent et ensuite sortent du corps, et sont réabsorbés par le corps s’ils ne sont pas émis. Le sang est donc exclu, car il ne s’accumule pas d’abord puis ne sort du corps. Le lait qui est émis par une femme est également exclu, car bien qu’il s’accumule et ensuite sorte du corps, il ne peut pas être réabsorbé.
וְנֵילַף מִ״זּוֹבוֹ״, מָה ״זוֹבוֹ״ שֶׁאֵין מִתְעַגֵּל וְיוֹצֵא מְטַמֵּא, אַף כֹּל! אָמַר רָבָא: מִ״זּוֹבוֹ״ לֵיכָּא לְמֵילַף, שֶׁכֵּן גּוֹרֵם טוּמְאָה לַאֲחֵרִים.
La Guemara objecte en outre : Mais dérivons du cas de ziva que le sang et le lait maternel transmettent tous deux l’impureté : De même que sa ziva ne se rassemble pas d’abord puis ne sort du corps, et pourtant elle transmet l’impureté, de même tous les fluides d’un zav devraient transmettre l’impureté, même s’ils ne se rassemblent pas avant d’être émis du corps. Rava a dit en explication : On ne peut pas déduire la halakha concernant le sang et le lait maternel d’un zav ou d’une zavade la halakha concernant sa ziva, car le cas de ziva est unique en ce que celle-ci cause l’impureté chez d’autres, c’est-à-dire chez celui qui a émis la ziva.
וְהַשֶּׁרֶץ. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: ״שֶׁרֶץ שֶׁיָּבַשׁ וְשִׁלְדּוֹ קַיֶּימֶת״ — טָמֵא. וְהָאֲנַן תְּנַן: מְטַמְּאִין לַחִין וְאֵין מְטַמְּאִין יְבֵשִׁין! אָמַר רַבִּי זֵירָא: לָא קַשְׁיָא, הָא — בְּכוּלָּן, הָא — בְּמִקְצָתָן.
§ La michna enseigne : Et la carcasse d’un animal rampant transmet l’impureté lorsqu’elle est humide, mais non lorsqu’elle est sèche. Reish Lakish dit : En ce qui concerne la carcasse d’un animal rampant qui a séché mais dont le squelette est intact, c’est-à-dire dont la structure osseuse reste en place, elle est rituellement impure. La Guemara demande : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna que les éléments qui y sont énumérés, y compris l’animal rampant, transmettent tous l’impureté lorsqu’ils sont humides, mais ne transmettent pas l’impureté lorsqu’ils sont secs ? Rabbi Zeira dit : Ce n’est pas difficile. Cette déclaration de Reish Lakish, selon laquelle les animaux rampants transmettent l’impureté même lorsqu’ils sont secs, se rapporte à un cas où tous les os sont intacts. En revanche, cette décision de la michna, selon laquelle ils ne transmettent pas l’impureté lorsqu’ils sont secs, se rapporte à une situation où seule une partie des os est intacte.
דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יִצְחָק בְּרַבִּי בִּיסְנָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: ״בָּהֶם״ — יָכוֹל בְּכוּלָּן, תַּלְמוּד לוֹמַר ״מֵהֶם״.
Ceci est comme il est enseigné dans une baraita où Rabbi Yitzḥak, fils de Rabbi Bisna, dit que Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : Le verset déclare au sujet des animaux rampants : « Quiconque les touche eux lorsqu’ils sont morts sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 11:31). On aurait pu penser que les carcasses des animaux rampants ne transmettent l’impureté que si l’on entre en contact avec eux tous, c’est-à-dire avec des animaux rampants entièrement intacts. C’est pourquoi le verset déclare : « Et sur toute chose sur laquelle tombe quoi que ce soit d’entre eux lorsqu’ils sont morts sera impur » (Lévitique 11:32). L’expression « d’entre eux » indique que cette halakha s’applique même si l’on entre en contact seulement avec une partie d’un animal rampant.
אִי מֵהֶם — יָכוֹל בְּמִקְצָתָן, תַּלְמוּד לוֹמַר ״בָּהֶם״. הָא כֵּיצַד? כָּאן — בְּלַח, כָּאן — בְּיָבֵשׁ.
Si la halakha est dérivée de l’expression « d’eux », on aurait pu penser que même si quelqu’un entre en contact avec une partie d’entre eux, il devient impur. Par conséquent, le verset déclare : « Quiconque touche eux », ce qui indique des reptiles entièrement intacts. La baraita conclut : Comment peut-on concilier ces textes ? Ici, là où le verset indique que même une partie d’entre eux transmet l’impureté, il fait référence à un reptile humide. Là-bas, là où le verset enseigne que seul un reptile complet transmet l’impureté, il parle d’une créature sèche.
אָמַר רָבָא: הָנֵי זְבוּגֵי דְּמָחוֹזָא, כִּי שִׁלְדָּן קַיֶּימֶת — טְמֵאִין. וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שֶׁרֶץ שֶׁנִּשְׂרַף וְשִׁלְדּוֹ קַיֶּימֶת — טָמֵא.
Rava a dit : En ce qui concerne ces lézards de la ville de Meḥoza, lorsque leur squelette est intact, ils sont impurs. Le lézard dab est l’un des animaux rampants énumérés dans la Torah. Et Reish Lakish dit : En ce qui concerne la carcasse d’un animal rampant qui a été brûlé mais dont le squelette est intact, elle est rituellement impure.
מֵיתִיבִי: נִמְצָא שֶׁרֶץ שָׂרוּף עַל גַּבֵּי הַזֵּיתִים, וְכֵן מַטְלֵית הַמְּהוּהָא — טְהוֹרִין, שֶׁכׇּל הַטְּמָאוֹת כִּשְׁעַת מְצִיאָתָן! אָמַר רַבִּי זֵירָא: לָא קַשְׁיָא — הָא בְּכוּלָּן, הָא בְּמִקְצָתָן.
La Guemara soulève une objection à partir d’une michna qui indique qu’une carcasse brûlée d’un animal rampant est pure (Teharot 9:9) : Dans un cas où un animal rampant brûlé a été trouvé au sommet d’un tas d’olives, et de même, si le chiffon déchiré d’un zav a été trouvé sur un tas d’olives, les olives et le chiffon sont purs. On ne craint pas que la carcasse de l’animal rampant ait touché les olives ou le chiffon avant d’être brûlée, car en ce qui concerne toutes les questions d’impureté, on présume que, lorsque l’objet en question est entré en contact avec les sources potentielles d’impureté, ces sources potentielles d’impureté étaient dans le même état que celui dans lequel elles se trouvaient au moment où elles ont été trouvées, et une carcasse brûlée ne transmet pas l’impureté. Rabbi Zeira a dit : Ce n’est pas difficile ; cette déclaration de Reish Lakish se rapporte à un cas où tous les os sont intacts, tandis que cette autre décision de la michna se rapporte à une situation où seule une partie des os est intacte.
דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יִצְחָק בְּרַבִּי בִּיסְנָא מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: ״בָּהֶם״ — יָכוֹל בְּכוּלָּן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״מֵהֶם״.
Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yitzḥak, fils de Rabbi Bisna, dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : Lorsque le verset déclare : « Quiconque touche eux lorsqu’ils sont morts sera impur » (Lévitique 11:31), on aurait pu penser que les animaux rampants ne transmettent l’impureté que si l’on entre en contact avec eux tous, c’est-à-dire avec des animaux rampants entièrement intacts. C’est pourquoi le verset déclare : « Et tout ce sur quoi tombe quoi que ce soit d’entre eux lorsqu’ils sont morts sera impur » (Lévitique 11:32), indiquant que même une partie d’entre eux transmet l’impureté.
אִי ״מֵהֶם״ — יָכוֹל בְּמִקְצָתָן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״בָּהֶם״. הָא כֵּיצַד? כָּאן — בְּשָׂרוּף, כָּאן — בְּשֶׁאֵינוֹ שָׂרוּף.
Si la halakha est dérivée du terme « d’eux », on aurait pu penser que même le contact avec une partie d’entre eux transmet l’impureté. Par conséquent, le verset déclare : « Quiconque touche eux. » Comment peut-on concilier ces textes ? Ici, là où le verset enseigne que seule la carcasse complète d’un reptile transmet l’impureté, il se réfère à un reptile brûlé. Là-bas, là où le verset indique que même une partie d’entre eux transmet l’impureté, il se réfère à la carcasse d’un reptile qui n’est pas brûlé.
מְטַמְּאִין לַחִין. זָב — דִּכְתִיב ״רָר בְּשָׂרוֹ״, כִּיחוֹ וְנִיעוֹ וְרוּקּוֹ — דִּכְתִיב ״כִּי יָרוֹק הַזָּב״, כְּעֵין רוֹק.
§ La michna enseigne que la ziva d’un zav, le mucus et la salive d’un zav, le cadavre d’un animal rampant, une carcasse animale et le sperme transmettent l’impureté lorsqu’ils sont humides, mais ne transmettent pas l’impureté lorsqu’ils sont secs. La Guemara cite les sources de ces halakhot : La ziva d’un zav transmet l’impureté seulement lorsqu’elle est humide, comme il est écrit : « Sa chair coule de son écoulement » (Lévitique 15:3), ce qui renvoie à un écoulement humide. Son flegme, son mucus et sa salive transmettent également l’impureté seulement lorsqu’ils sont humides, comme il est écrit : « Et si celui qui a un écoulement crache” (Lévitique 15:8), ce qui renvoie à une substance qui est comme la salive, donc humide.
שֶׁרֶץ — ״בְּמוֹתָם״ אָמַר רַחֲמָנָא, כְּעֵין מִיתָה. שִׁכְבַת זֶרַע הָרְאוּיָה לְהַזְרִיעַ, נְבֵלָה — דִּכְתִיב ״כִּי יָמוּת״ — כְּעֵין מִיתָה.
La carcasse d'un animal rampant transmet l'impureté seulement lorsqu'elle est humide, comme le Miséricordieux déclare : « Quiconque les touche quand ils sont morts sera impur » (Lévitique 11:31). Cela indique qu'ils transmettent l'impureté lorsqu'ils sont dans un état semblable à leur état au moment de la mort, lorsque les créatures sont encore humides. La semence transmet l'impureté seulement lorsqu'elle est humide, car elle doit être apte à inséminer. La carcasse d'un animal transmet l'impureté seulement lorsqu'elle est humide, comme il est écrit : « Et si un animal que vous pouvez manger meurt, celui qui touche sa carcasse sera impur jusqu'au soir » (Lévitique 11:39), ce qui enseigne que la carcasse transmet l'impureté lorsqu'elle est dans un état semblable à son état au moment de la mort.
אִם יְכוֹלִין לְהִשָּׁרוֹת. בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: תְּחִילָּתוֹ וְסוֹפוֹ בְּפוֹשְׁרִין, אוֹ דִלְמָא תְּחִילָּתוֹ אַף עַל פִּי שֶׁאֵין סוֹפוֹ?
§ La michna enseigne que, s’il était possible de faire tremper ces substances sèches dans l’eau et de les ramener à leur état antérieur, elles transmettraient l’impureté tant lorsqu’elles sont humides que lorsqu’elles sont sèches. La michna enseigne en outre qu’il s’agit de les faire tremper dans de l’eau tiède pendant une période de vingt-quatre heures. Rabbi Yirmeya soulève un dilemme : La michna veut-elle dire que le trempage doit être effectué dans de l’eau tiède depuis le début du trempage jusqu’à sa fin, ou peut-être suffit-il que l’eau soit tiède au début du trempage, même si à la fin du trempage l’eau n’est pas tiède ?
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: כַּמָּה הִיא שְׁרִיָּיתָן בְּפוֹשְׁרִין? יְהוּדָה בֶּן נָקוֹסָא אוֹמֵר: מֵעֵת לְעֵת, תְּחִילָּתוֹ אַף עַל פִּי שֶׁאֵין סוֹפוֹ. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: צְרִיכִין שֶׁיְּהוּ פּוֹשְׁרִין מֵעֵת לְעֵת.
La Guemara explique : Viens et écoute, comme cela est enseigné dans une baraita : Combien de temps dure leur trempage dans de l’eau tiède ? Yehouda ben Nekosa dit : Il s’agit d’une période de vingt-quatre heures, et il suffit que l’eau soit tiède à son début, même si elle ne l’est pas tiède à sa fin. Rabban Shimon ben Gamliel dit : L’eau doit être tiède pendant toute la période de vingt-quatre heures.
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּשַׂר הַמֵּת כּוּ׳. אָמַר שְׁמוּאֵל: טָהוֹר מִלְּטַמֵּא בִּכְזַיִת, אֲבָל מְטַמֵּא טוּמְאַת רָקָב. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּשַׂר הַמֵּת שֶׁיָּבַשׁ וְאֵין יָכוֹל לִשְׁרוֹת וְלַחֲזוֹר כְּמוֹת שֶׁהָיָה — טָהוֹר מִלְּטַמֵּא בִּכְזַיִת, אֲבָל טָמֵא טוּמְאַת רָקָב.
§ La michna enseigne que Rabbi Yossei dit : En ce qui concerne la chair d’un cadavre qui est sèche et ne peut pas être trempée pour être restaurée à son état antérieur, elle est rituellement pure. Shmuel dit : Elle est pure quant à la transmission de l’impureté à hauteur d’ un volume d’olive, mais s’il y a une pleine louche de cette chair, elle transmet l’impureté de la chair décomposée d’un cadavre. Cela est également enseigné dans une baraita : Rabbi Yossei dit : En ce qui concerne la chair d’un cadavre qui a séché et ne peut pas être trempée ni restaurée à son état antérieur, elle est rituellement pure quant à la transmission de l’impureté à hauteur d’ un volume d’olive, mais elle est impure de l’impureté de la chair décomposée d’un cadavre.
מַתְנִי' הַשֶּׁרֶץ שֶׁנִּמְצָא בַּמָּבוֹי — מְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ, עַד שֶׁיֹּאמַר: ״בָּדַקְתִּי אֶת הַמָּבוֹי הַזֶּה וְלֹא הָיָה בּוֹ שֶׁרֶץ״, אוֹ עַד שְׁעַת כִּבּוּד.
MICHNA : La carcasse d’un animal rampant trouvée dans une ruelle rend les objets purs impurs rétroactivement. Tous les objets qui sont passés par cette ruelle depuis le moment au sujet duquel on peut dire : J’ai examiné cette ruelle et il n’y avait pas de carcasse d’un animal rampant dedans, ou depuis le moment du balayage de la ruelle, sont impurs.
וְכֵן כֶּתֶם שֶׁנִּמְצָא בֶּחָלוּק — מְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ, עַד שֶׁיֹּאמַר ״בָּדַקְתִּי אֶת הֶחָלוּק הַזֶּה וְלֹא הָיָה בּוֹ כֶּתֶם״, אוֹ עַד שְׁעַת הַכִּבּוּס.
De même, une tache de sang découverte sur la robe d’une femme la rend impure rétroactivement. Tous les objets purs qu’elle a manipulés depuis le moment à propos duquel on peut dire : J’ai examiné cette robe et il n’y avait pas de tache de sang dessus, ou depuis le moment du lavage de la robe, sont impurs.
וּמְטַמֵּא בֵּין לַח, בֵּין יָבֵשׁ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הַיָּבֵשׁ מְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ, וְהַלַּח אֵינוֹ מְטַמֵּא אֶלָּא עַד שְׁעַת שֶׁיְּהֵא יָכוֹל לַחֲזוֹר וְלִהְיוֹת לַח.
Et la carcasse d’un animal rampant ou une tache de sang rend les objets impurs rétroactivement, qu’ils soient encore humides ou déjà secs. Rabbi Shimon dit : Le sec rend les objets impurs rétroactivement, mais l’humide ne rend pas les objets impurs depuis les moments susmentionnés, mais seulement à partir d’un moment où il pouvait encore être humide depuis lors jusqu’au moment où il a été découvert.
גְּמָ' אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״עַד שְׁעַת כִּבּוּד״ — חֶזְקָתוֹ בָּדוּק, אוֹ דִלְמָא חֶזְקָתוֹ מִתְכַּבֵּד?
GUEMARA : En ce qui concerne le cas de la carcasse d’un animal rampant qui a été trouvée dans une ruelle, un dilemme fut soulevé devant les Sages : La michna enseigne que tous les objets purs qui sont passés par cette ruelle depuis le moment du balayage de la ruelle sont impurs. Cela signifie-t-il qu’une fois la ruelle balayée, son statut présumé est qu’elle a été examinée, puisqu’elle est examinée pendant le balayage et que tout objet impur aurait été découvert, et que par conséquent tous les objets purs qui sont passés par la ruelle auparavant restent purs ? Ou peut-être la michna veut-elle dire qu’une fois la ruelle balayée, son statut présumé est qu’elle a été entièrement balayée, et que par conséquent tout animal rampant aurait été enlevé par le balayage.
וּמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? דְּאָמַר: ״כַּבֻּיד וְלָא בְּדֻיק״. אִי אָמְרַתְּ חֶזְקָתוֹ בָּדוּק — הָא לָא בְּדִק, אִי אָמְרַתְּ חֶזְקָתוֹ מִתְכַּבֵּד — הָא מִתְכַּבֵּד.
La Guemara demande : Et quelle est la différence pratique qui découle de ce dilemme ? La Guemara répond : Il y a une différence dans un cas où celui qui a balayé la ruelle a dit qu’il l’avait balayée mais ne l’a pas examinée. Si vous dites que les objets qui se trouvaient dans la ruelle avant qu’elle ne soit balayée restent purs parce que le statut présumé d’une ruelle balayée est qu’elle a été examinée, dans ce cas l’homme a dit explicitement qu’il ne l’a pas examinée, et elle n’a donc pas ce statut présumé. En revanche, si vous dites que les objets restent purs parce que le statut présumé de la ruelle est qu’elle a été complètement balayée, dans ce cas aussi elle a été balayée, et par conséquent les objets qui s’y trouvaient auparavant restent purs.