וַהֲדַר חָיֵיל בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי, וְהַאי תַּנָּא סָבַר, בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי מֵישָׁךְ שָׁיֵיךְ בִּדְרַבִּי יְהוּדָה.
et ce n’est qu’ensuite que commence le crépuscule de Rabbi Yosei, lorsqu’il y a une incertitude et qu’il existe une crainte qu’elle ait peut-être vu du sang à ce moment-là. Et ce tanna de la seconde baraitasoutient que le crépuscule de Rabbi Yosei est inclus dans et se produit à la fin du crépuscule de Rabbi Yehuda. Selon l’opinion de ce tanna, puisqu’elle s’est examinée pendant tout le crépuscule de Rabbi Yehuda, elle s’est aussi nécessairement examinée pendant tout le crépuscule de Rabbi Yosei et, par conséquent, il n’y a pas lieu de s’inquiéter de son statut.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָרוֹאָה כֶּתֶם — מְטַמְּאָה עַצְמָהּ וְקָדָשִׁים לְמַפְרֵעַ, דִּבְרֵי רַבִּי.
§ Au sujet d’une femme qui voit une tache, les Sages ont enseigné dans une baraita : Une femme qui voit une tache rouge sur son vêtement se rend elle-même ainsi que les objets consacrés qu’elle a touchés impurs rétroactivement, à partir du moment où ce vêtement a été lavé pour la dernière fois. Telle est la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: קָדָשִׁים — מְטַמְּאָה, עַצְמָהּ — אֵינָהּ מְטַמְּאָה, שֶׁלֹּא יְהֵא כִּתְמָהּ חָמוּר מֵרְאִיָּיתָהּ.
Rabbi Shimon ben Elazar dit : Elle rend impurs les objets consacrés qu’elle a touchés rétroactivement, mais ne se rend pas elle-même impure en ce qui concerne le fait de rendre impurs les objets qu’elle a touchés depuis le moment où le vêtement a été lavé pour la dernière fois. La raison est que sa tache ne doit pas être plus rigoureuse que sa vision réelle de sang. Si elle a un saignement, elle ne rend impurs que les objets qu’elle a touchés au cours des vingt-quatre heures précédentes.
וְהָא מָצִינוּ, כִּתְמָהּ חָמוּר מֵרְאִיָּיתָהּ לְעִנְיַן קָדָשִׁים!
La Guemara demande : Mais ne trouvons-nous pas que Rabbi Shimon ben Elazar lui-même soutient que sa tache est plus rigoureuse que sa réelle observation de sang en ce qui concerne les objets consacrés ? Sa tache rend ces objets impurs rétroactivement à partir du moment où le vêtement a été lavé, tandis que son observation réelle de sang ne rend impurs que les objets qu’elle a touchés au cours des vingt-quatre dernières heures.
אֶלָּא תָּנֵי הָכִי: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף קָדָשִׁים אֵינָהּ מְטַמְּאָה, שֶׁלֹּא יְהֵא כִּתְמָהּ חָמוּר מֵרְאִיָּיתָהּ לְכׇל דָּבָר.
La Guemara répond : Au contraire, enseigne la baraita ainsi : Rabbi Shimon ben Elazar dit qu’elle ne rend même pas impurs rétroactivement, depuis le moment où le vêtement a été lavé, les objets consacrés qu’elle a touchés, mais seulement les objets qu’elle a touchés au cours des vingt-quatre dernières heures. La raison est que sa tache ne doit pas être plus rigoureuse que sa réelle vision de sang à quelque égard que ce soit.
תָּנוּ רַבָּנַן: רָאֲתָה כֶּתֶם, וְאַחַר כָּךְ רָאֲתָה דָּם — תּוֹלָה כִּתְמָהּ בִּרְאִיָּיתָהּ מֵעֵת לְעֵת, דִּבְרֵי רַבִּי.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : Dans le cas d’une femme qui a vu une tache rouge sur son vêtement, puis a vu du sang, quelle est la halakha ? Elle attribue sa tache au fait d’avoir vu du sang, c’est-à-dire que la tache est considérée comme faisant partie de la vision du sang, ce qui signifie qu’elle n’est impure qu’à partir du moment où elle a trouvé la tache, puisqu’on suppose qu’elle n’est pas apparue plus tôt. Telle est la halakha, à condition qu’elle ait vu le sang dans une période de vingt-quatre heures suivant la découverte de la tache. Mais si plus de vingt-quatre heures se sont écoulées, elle ne peut pas attribuer la tache à sa vision. Telle est la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: יוֹמוֹ. אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דְּבָרָיו מִדְּבָרַי, שֶׁהוּא — מְתַקְּנָהּ, וַאֲנִי — מְעַוְּותָהּ.
Rabbi Shimon ben Elazar dit : Elle peut attribuer la tache à l’écoulement seulement si elle a eu un saignement le jour où elle a découvert la tache. Si elle a eu un saignement après ce jour-là, même si c’était dans les vingt-quatre heures, elle ne peut pas attribuer la tache à l’écoulement, ce qui signifie qu’elle est impure rétroactivement depuis le moment où elle a trouvé la tache, au cas où elle serait apparue plus tôt. Rabbi Yehouda HaNassi a dit : La déclaration de Rabbi Shimon ben Elazar semble plus correcte que la mienne, car il améliore sa situation, c’est-à-dire qu’il est indulgent, et moi je détériore sa situation, car ma décision est stricte. Puisque l’impureté d’une tache s’applique par loi rabbinique, il faut suivre l’opinion la plus indulgente.
מְתַקְּנָהּ? עַוּוֹתֵי מְעַוֵּית לַהּ! אָמַר רָבִינָא: אֵיפוֹךְ.
La Guemara demande : Mais Rabbi Shimon ben Elazar améliore-t-il réellement sa situation ? Ne détériore-t-il pas sa situation ? Si elle a un saignement le jour suivant celui où elle a trouvé la tache, mais dans les vingt-quatre heures suivant la découverte de la tache, selon Rabbi Shimon ben Elazar elle rend les objets impurs rétroactivement. En revanche, selon Rabbi Yehuda HaNasi elle ne rend les objets impurs qu’à partir du moment où elle a découvert la tache. Ravina dit : Inverse la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi, de sorte qu’elle énonce : Ma déclaration semble plus correcte que celle de Rabbi Shimon ben Elazar, car moi, j’améliore sa situation, tandis que lui la détériore.
רַב נַחְמָן אָמַר: לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ, שֶׁהוּא מְתַקֵּן הִלְכוֹתֶיהָ לִידֵי זִיבָה,
Rav Naḥman dit : En réalité, n’inversez pas la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi, car Rabbi Yehuda HaNasi voulait dire ce qui suit : l’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar semble être plus correcte, car il fixe ses halakhot en ce qui concerne la ziva. Si elle a un saignement le jour suivant la découverte de la tache, le compte de ses sept jours de flux menstruel commence ce jour-là, celui de sa vision effective, et non à partir du moment où elle a vu la tache. Cela est dû au fait que la tache n’est pas attribuée à la vue du sang. Par conséquent, si elle a un saignement le septième jour après avoir commencé à saigner pour la première fois, ce qui est le huitième jour après la découverte de la tache, elle n’est pas considérée comme une zava mineure, et elle peut se purifier de son statut de femme menstruée.
וַאֲנִי מְעַוֵּות הִלְכוֹתֶיהָ לִידֵי זִיבָה.
Mais moi, Rabbi Yehuda HaNasi, je ruine ses halakhot en ce qui concerne la ziva. Puisque la tache est attribuable à la vision du sang dans les vingt-quatre heures, son décompte commence à partir du moment où elle a trouvé la tache, et par conséquent le sang qu’elle voit le huitième jour après avoir découvert la tache est considéré comme de la ziva. En conséquence, elle est considérée comme une zava mineure et doit observer un jour propre pour chaque jour où elle a un écoulement.
בָּעֵי מִינֵּיהּ רַבִּי זֵירָא מֵרַבִּי אַסִּי: כְּתָמִים צְרִיכִין הֶפְסֵק טׇהֳרָה אוֹ לָא? אִשְׁתִּיק, וְלָא אֲמַר לֵיהּ וְלָא מִידֵי.
§ Rabbi Zeira demanda à Rabbi Asi : Les taches sont-elles comme la vue réelle du sang, en ce sens qu’elles nécessitent un examen dans lequel elle est exempte de sang, marquant la première étape de sa transition de l’impureté à la pureté avant l’immersion la nuit suivant le septième jour, ou non ? Rabbi Asi garda le silence et ne dit rien à Rabbi Zeira.
זִימְנִין אַשְׁכְּחֵיהּ דְּיָתֵיב וְקָאָמַר: תּוֹלָה כִּתְמָהּ בִּרְאִיָּיתָהּ מֵעֵת לְעֵת, דִּבְרֵי רַבִּי.
La Guemara rapporte qu’à une autre occasion, Rabbi Zeira trouva Rabbi Asi assis en train de dire qu’une femme qui voit une tache puis saigne attribue sa tache à sa vision de sang, si elle a vu le sang dans une période de vingt-quatre heures à partir du moment où elle a découvert la tache. C’est la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: וְהוּא שֶׁבָּדְקָה, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא בָּדְקָה.
Rabbi Asi a ajouté qu’il existe une divergence concernant les détails de cette halakha. Reish Lakish dit : Cela ne s’applique que dans un cas où elle s’est examinée à la fin du septième jour depuis la découverte de la tache. Cet examen indique que la tache est liée au fait qu’elle a eu un saignement, et par conséquent la halakha standard d’une femme qui devient pure à la fin de ses sept jours menstruels s’applique à elle. En revanche, si elle ne s’est examinée qu’à la fin du huitième jour, la tache n’est pas attribuable à son saignement. Et Rabbi Yoḥanan dit : La tache est attribuable à son saignement en toutes circonstances, même si elle ne s’est pas examinée avant le huitième jour.
אֲמַר לֵיהּ: מִכְּלָל דִּכְתָמִים צְרִיכִין (הפסקת) [הֶפְסֵק] טׇהֳרָה? אֲמַר לֵיהּ: אִין. וְהָא זִימְנִין סַגִּיאִין (בעא) [בְּעַאי] מִינָּךְ, וְלָא אֲמַרְתְּ וְלָא מִידֵּי, דִּלְמָא אַגַּב שִׁיטְפָךְ אָתְיָא לָךְ? אֲמַר לֵיהּ: אִין, אַגַּב שִׁיטְפַאי אָתְיָא לִי.
En entendant cela, Rabbi Zeira dit à Rabbi Asi : Cela signifie-t-il, par déduction, que les taches nécessitent un examen marquant la première étape de sa transition de l’impureté à la pureté ? Rabbi Asi dit à Rabbi Zeira : Oui, telle est la halakha. Rabbi Zeira ajouta et dit à Rabbi Asi : Mais à de nombreuses reprises je t’ai interrogé sur cette question et tu ne m’as rien dit. Peut-être qu’au cours de tes études cette halakhat’est revenue à l’esprit ? Rabbi Asi lui dit : Oui, au cours de mes études cette halakham’est revenue à l’esprit.
מַתְנִי' הָרוֹאָה יוֹם אַחַד עָשָׂר בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת — תְּחִלַּת נִדָּה וְסוֹף נִדָּה, תְּחִלַּת זִיבָה וְסוֹף זִיבָה.
MICHNA : Dans le cas d’une femme qui voit un écoulement de sang pendant le crépuscule au onzième jour des jours durant lesquels elle peut avoir le statut de zava, puisqu’il y a une incertitude quant à savoir si l’écoulement a eu lieu pendant le jour et constitue alors le flux d’une zava, ou s’il a eu lieu la nuit et constitue alors un flux menstruel, elle observe sept jours d’impureté comme le début de les sept jours de menstruation et la fin de la menstruation. Si elle a également eu un écoulement les deux jours précédents, elle observe sept jours purs avant l’immersion comme le début du flux de ziva et la fin du flux de ziva.
יוֹם אַרְבָּעִים לַזָּכָר, וְיוֹם שְׁמוֹנִים לַנְּקֵבָה, בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת לְכוּלָּן — הֲרֵי אֵלּוּ טוֹעוֹת.
De même, dans le cas d’une femme qui a un écoulement de sang pendant le crépuscule au quarantième jour après la naissance d’un garçon ou au quatre-vingtième jour après la naissance d’une fille, il y a une incertitude quant à savoir si cela est considéré comme le jour et fait donc partie du dernier jour du sang de pureté, ou comme la nuit, qui fait partie du jour suivant, lorsque le sang est impur. En ce qui concerne le fait de saigner pendant le crépuscule dans tous ces cas, ces femmes se trompent dans leur calcul des jours du flux menstruel et du flux d’une zava. Par conséquent, si elles saignent pendant trois jours consécutifs au début ou à la fin des onze jours de ziva, elles apportent l’offrande d’une zava, mais elle n’est pas consommée, car elle a été apportée en raison du doute.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: עַד שֶׁאַתֶּם מְתַקְּנִים אֶת הַשּׁוֹטוֹת, בֹּאוּ וְתַקְּנוּ אֶת הַפִּקְּחוֹת.
Rabbi Yehoshua a dit : Au lieu de prendre des dispositions pour remédier aux incertitudes des égarées, venez remédier aux incertitudes des femmes compétentes qui savent quel jour elles ont vu le sang mais ont besoin d’orientation, en raison de la multitude d’écoulements qu’elles ont éprouvés.
גְּמָ' תְּחִלַּת נִדָּה וְסוֹף נִדָּה? תְּחִלַּת נִדָּה וְסוֹף זִיבָה הִיא!
GUEMARA : La michna enseigne que si une femme a des saignements pendant le crépuscule du onzième jour des jours durant lesquels elle peut prendre le statut de zava, l’écoulement est considéré comme le début des sept jours de menstruation et la fin de la menstruation. La Guemara soulève une difficulté : Mais la préoccupation est seulement que cet écoulement puisse être soit le début des sept jours de menstruation, si le crépuscule est traité comme la nuit, soit la fin de la ziva, si le crépuscule est traité comme le jour.
אָמַר רַב חִסְדָּא: הָכִי קָאָמַר — הָרוֹאָה יוֹם אַחַד עָשָׂר בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת, תְּחִילַּת נִדָּה וְסוֹף זִיבָה.
Rav Ḥisda dit que c’est ce que la michna dit : Une femme qui voit un écoulement de sang pendant le crépuscule le onzième jour des jours où elle peut avoir le statut de zava doit tenir compte à la fois de la possibilité que ce soit le début des sept jours de menstruation et de la possibilité que ce soit la fin de l’écoulement de ziva. Si elle a également vu un écoulement les deux jours précédents, elle observe sept jours purs avant l’immersion, en raison du doute.
וּבַשְּׁבִיעִי לְנִדָּתָהּ — סוֹף נִדָּה וּתְחִלַּת זִיבָה.
En ce qui concerne la suite de la michna, qui déclare : Le début de l’écoulement de ziva et la fin de l’écoulement de ziva, cela doit être compris ainsi : Et dans le cas d’une femme qui a un écoulement de sang pendant le crépuscule le septième jour des sept jours de l’écoulement de sa menstruation, elle doit envisager à la fois la possibilité que ce soit la fin des sept jours de menstruation et la possibilité que ce soit le début de l’écoulement de ziva.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: עַד שֶׁאַתֶּם מְתַקְּנִין אֶת הַשּׁוֹטוֹת כּוּ׳. הָנֵי
§ La michna enseigne que Rabbi Yehoshua a dit aux Sages : Au lieu de prendre des dispositions pour remédier aux incertitudes de celles qui se trompent, venez remédier aux incertitudes des femmes compétentes. La Guemara demande : S’agit-il de ces femmes qui ont des saignements pendant le crépuscule