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אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא בְּשֶׁלֹּא בָּדְקָה, וְדִבְרֵי חֲכָמִים בְּשֶׁבָּדְקָה.
Rabbi Yehouda HaNassi dit que le différend entre Rabbi Yehouda ben Agra et les Sages doit être tranché comme suit : L’affirmation de Rabbi Yehouda ben Agra, qui soutient qu’il faut tenir compte de la possibilité que la femme ait vu du sang au crépuscule, semble correcte dans un cas où elle ne s’est pas examinée. Et l’affirmation des Sages, qui ne tiennent pas compte de cette possibilité, semble correcte dans un cas où elle s’est examinée.
מַאי ״בָּדְקָה״, וּמַאי ״לֹא בָּדְקָה״? אֲמַר רָבָא: אַשְׁכַּחְתִּינְהוּ לְרַבָּנַן דְּבֵי רַב דְּיָתְבִי וְקָאָמְרִי — הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁבָּדְקָה עַצְמָהּ, וְלֹא בָּדְקָה חֲלוּקָהּ, וְאַף עַצְמָהּ לֹא בָּדְקָה אֶלָּא בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יְהוּדָה, וּבְבֵין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי לֹא בָּדְקָה.
La Guemara demande : Que voulait dire Rabbi Yehuda HaNasi par : Là où elle a examiné, et que voulait-il dire par : Là où elle n’a pas examiné ? Rava dit : J’ai trouvé les Sages dans la salle d’étude de Rav, assis et disant l’explication suivante de la baraita : Ici, nous traitons d’un cas la femme s’est examinée mais n’a pas examiné sa robe. Et même en ce qui concerne sa propre personne, elle ne s’est examinée que pendant le crépuscule [bein hashemashot] tel que défini par Rabbi Yehuda, c’est-à-dire le temps nécessaire pour marcher un demi-mil avant l’apparition des étoiles. Mais pendant le crépuscule tel que défini par Rabbi Yosei, c’est-à-dire le clin d’œil précédant l’apparition des étoiles, elle ne s’est pas examinée.
דְּרַבָּנַן סָבְרִי בְּבֵין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי לֵילְיָא הוּא, וְהָא בָּדְקָה בְּבֵין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יְהוּדָה, וְרַבִּי יוֹסֵי לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת סְפֵיקָא הָוֵי.
Comme les Sages soutiennent que pendant la période de crépuscule telle que définie par Rabbi Yossei, c’est déjà la nuit, et par conséquent, peu importe qu’elle ne se soit pas examinée alors. Et, comme elle s’est bien examinée pendant la période de crépuscule telle que définie par Rabbi Yehouda, et qu’elle n’a trouvé aucun sang, il n’y a pas lieu de craindre qu’elle ait vu du sang pendant le crépuscule, ce qui compterait comme deux observations. Et Rabbi Yossei est conforme à sa ligne de raisonnement, car Rabbi Yossei, au nom duquel Rabbi Yehouda ben Agra a énoncé sa décision, a déclaré que le moment qu’il définit comme crépuscule est considéré comme incertain, c’est-à-dire qu’il n’est ni définitivement nuit ni définitivement jour, et il y a donc lieu de craindre qu’elle ait pu voir du sang à ce moment-là, ce qui compterait comme avoir vu deux fois.
וְאָמֵינָא לְהוּ אֲנָא: אִילְמָלֵי יָדֶיהָ בְּעֵינֶיהָ כׇּל בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת — יָפֶה אַתֶּם אוֹמְרִים, עַכְשָׁיו שֶׁמָּא עִם סִלּוּק יָדֶיהָ רָאֲתָה? וְאָמְרוּ לִי: כִּי קָאָמְרִינַן כְּשֶׁנָּתְנָה יָדֶיהָ בְּעֵינֶיהָ כׇּל בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת.
Rava poursuit : Et j’ai dit à ces Sages : Si les mains de la femme avaient été dans ses yeux, un euphémisme pour ses parties intimes, pendant tout le crépuscule, ce que vous dites serait bien. Mais maintenant que ce n’est pas le cas, peut-être que lorsqu’elle a retiré ses mains après s’être examinée, elle a vu du sang. Et ces Sages m’ont dit : Le cas au sujet duquel nous avons dit cet avis était celui où elle avait placé ses mains dans ses yeux pendant tout le crépuscule.
אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא כְּשֶׁלֹּא בָּדְקָה. מַאי ״לֹא בָּדְקָה״?
La Guemara clarifie davantage la baraita. Rabbi Yehouda HaNassi dit : La déclaration de Rabbi Yehouda ben Agra au nom de Rabbi Yossei, qui soutient qu’il faut tenir compte de la possibilité que la femme ait vu du sang au crépuscule, ce qui compterait comme si elle avait vu du sang deux fois, semble correcte dans un cas où elle ne s’est pas examinée. La Guemara demande : Que signifie : Là où elle ne s’est pas examinée ?
אִילֵּימָא דְּבָדְקָה בִּדְרַבִּי יְהוּדָה, וְלֹא בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יוֹסֵי, מִכְּלָל דְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: אַף עַל גַּב דְּבָדְקָה בְּתַרְוַיְיהוּ חָיְישָׁא? הָא בָּדְקָה!
Si nous disons qu’elle s’est examinée pendant la période qui est définie par Rabbi Yehuda comme le crépuscule, mais elle ne s’est pas examinée pendant la période qui est définie par Rabbi Yosei comme le crépuscule, cela pose une difficulté : si Rabbi Yehuda HaNasi n’a accepté l’opinion de Rabbi Yehuda ben Agra que dans un tel cas, cela indique, par déduction, que Rabbi Yehuda ben Agra lui-même, dont la décision est plus stricte que celle des rabbins, soutient que, même si elle s’est examinée pendant la période de crépuscule telle que définie par les deux, Rabbi Yehuda et Rabbi Yosei, elle doit être préoccupée. Cette conclusion est intenable, car elle s’est examinée pendant tout le crépuscule et il n’y avait pas de sang.
אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּלֹא בָּדְקָה, לָא בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וְלָא בִּדְרַבִּי יוֹסֵי, אֲבָל בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וְלֹא בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יוֹסֵי — לָא חָיְישָׁא.
Au contraire, il est évident que, lorsque Rabbi Yehouda HaNassi a évoqué un cas où elle ne s’était pas examinée, il voulait dire qu’elle ne s’était examinée ni pendant la période que Rabbi Yehouda définit comme le crépuscule, ni pendant la période que Rabbi Yossei définit comme le crépuscule. Mais, si elle s’est examinée pendant la période que Rabbi Yehouda définit comme le crépuscule, mais qu’elle ne s’est pas examinée pendant la période que Rabbi Yossei définit comme le crépuscule, alors elle n’a pas à s’inquiéter.
אַלְמָא, בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי לְרַבִּי לֵילְיָא הוּא. אֵימָא סֵיפָא: ״וְדִבְרֵי חֲכָמִים כְּשֶׁבָּדְקָה״. מַאי ״בָּדְקָה״?
De toute évidence, la période de temps que Rabbi Yosei définit comme le crépuscule est considérée comme la nuit selon Rabbi Yehuda HaNasi. Mais si c’est le cas, dis la clause finale : Et la déclaration des Sages semble correcte dans un cas où elle s’est effectivement examinée. Que veut-on dire par : Là où elle s’est examinée ?
אִילֵּימָא דְּבָדְקָה בִּדְרַבִּי יְהוּדָה, וְלֹא בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יוֹסֵי, מִכְּלָל דְּרַבָּנַן סָבְרִי אַף עַל גַּב דְּלֹא בָּדְקָה בְּתַרְוַיְיהוּ — לָא חָיְישִׁינַן, הָא לֹא בָּדְקָה!
Si nous disons qu’elle s’est examinée pendant la période qui est définie par Rabbi Yehuda comme le crépuscule, mais elle ne s’est pas examinée pendant la période qui est définie par Rabbi Yosei comme le crépuscule, cela est difficile : Si Rabbi Yehuda HaNasi a accepté l’opinion des Sages seulement dans un tel cas, cela indique par inférence que les Sages eux-mêmes soutiennent que, même si elle ne s’est pas examinée pendant la période du crépuscule telle que définie par les deux, Rabbi Yehuda et Rabbi Yosei, néanmoins, nous ne sommes pas inquiets. Mais dans un tel cas, elle ne s’est pas examinée du tout au crépuscule.
אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּבָדְקָה בֵּין בִּדְרַבִּי יְהוּדָה, וּבֵין בִּדְרַבִּי יוֹסֵי, אֲבָל בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וְלֹא בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יוֹסֵי — חָיְישִׁינַן.
Au contraire, il est évident qu'elle s'est examinée à la fois pendant la période que Rabbi Yehuda définit comme le crépuscule, et pendant la période que Rabbi Yosei définit comme le crépuscule. Mais si elle s'est examinée pendant la période que Rabbi Yehuda définit comme le crépuscule, et qu'elle ne s'est pas examinée pendant la période que Rabbi Yosei définit comme le crépuscule, alors nous sommes préoccupés.
אַלְמָא, בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי לְרַבִּי סְפֵקָא הָוֵי, קַשְׁיָא דְּרַבִּי אַדְּרַבִּי!
De toute évidence, la période de temps que Rabbi Yossei définit comme le crépuscule est considérée comme ayant un statut incertain quant à savoir s’il fait jour ou nuit selon Rabbi Yehouda HaNassi. La Guemara demande : Si tel est le cas, une déclaration de Rabbi Yehouda HaNassi pose une difficulté pour une autre déclaration de Rabbi Yehouda HaNassi, car les déductions tirées des deux parties de l’observation de Rabbi Yehouda HaNassi se contredisent l’une l’autre.
הָכִי קָאָמַר: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא לְרַבָּנַן, דְּלָא בָּדְקָה כְּלָל — לֹא בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וְלֹא בִּדְרַבִּי יוֹסֵי, שֶׁאַף חֲכָמִים לֹא נֶחְלְקוּ עָלָיו אֶלָּא דְּבָדְקָה בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וְלֹא בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יוֹסֵי. אֲבָל הֵיכָא דְּלֹא בָּדְקָה כְּלָל — מוֹדוּ לֵיהּ.
La Guemara explique que c’est ce que Rabbi Yehuda HaNasi est en train de dire : L’affirmation de Rabbi Yehuda ben Agra paraît correcte aux Sages dans un cas où elle ne s’est pas examinée du tout, ni pendant la période que Rabbi Yehuda définit comme le crépuscule, ni pendant la période que Rabbi Yosei définit comme le crépuscule. Car même les Sages ne sont en désaccord avec Rabbi Yehuda ben Agra que dans un cas elle s’est examinée pendant la période que Rabbi Yehuda définit comme le crépuscule mais elle ne s’est pas examinée pendant la période que Rabbi Yosei définit comme le crépuscule. Mais dans un cas elle ne s’est pas examinée du tout, ils lui concèdent que nous craignons qu’elle ait pu émettre du sang au crépuscule.
וּרְמִינְהוּ: הָרוֹאָה כֶּתֶם, לִרְאִיָּה מְרוּבָּה — חוֹשֶׁשֶׁת, לִרְאִיָּה מוּעֶטֶת — אֵינָהּ חוֹשֶׁשֶׁת. זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי.
Et la Guemara soulève une contradiction à partir d’une baraita : Dans le cas d’une femme qui voit une tache rouge, si elle a vu une grande tache, couvrant une surface d’au moins trois fèves fendues, elle doit craindre qu’elle soit peut-être une zava. Mais si elle a vu une petite tache, couvrant une surface inférieure à la taille de trois fèves fendues, elle n’a pas besoin de craindre qu’elle soit une zava. Ceci est la déclaration de Rabbi Yehuda ben Agra, qui l’a dite au nom de Rabbi Yosei.
אָמַר רַבִּי: אֲנִי שָׁמַעְתִּי מִמֶּנּוּ שֶׁאַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ חוֹשֶׁשֶׁת, וּמִן הַטַּעַם הַזֶּה אָמַר לִי: וּמָה אִילּוּ נִדָּה שֶׁלֹּא הִפְרִישָׁה בְּטָהֳרָה מִן הַמִּנְחָה וּלְמַעְלָה — לֹא תְּהֵא בְּחֶזְקַת טְמֵאָה? וְנִרְאִין דְּבָרָיו כְּשֶׁבָּדְקָה.
Rabbi Yehouda HaNassi a dit : J’ai entendu de la part de Rabbi Yossei que, en ce qui concerne à la fois celui-ci et celui-là, c’est-à-dire qu’il s’agisse d’une grande ou d’une petite tache, elle doit craindre d’être une zava. Et Rabbi Yossei m’a dit cette halakha en se fondant sur le raisonnement suivant : Et quel serait le cas si une femme menstruée ne procédait pas à l’examen marquant la première étape de sa transition de l’impureté rituelle à la pureté rituelle le septième jour à partir du moment de minḥa et au-delà ? N’aurait-elle pas un statut présumé d’impureté rituelle ? Rabbi Yehouda HaNassi a ajouté : Et la déclaration de Rabbi Yossei semble correcte en ce qui concerne le cas où elle s’est examinée.
מַאי בָּדְקָה? אִילֵּימָא דְּבָדְקָה בִּדְרַבִּי יְהוּדָה, וְלֹא בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יוֹסֵי, מִכְּלָל דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא סָבַר אַף עַל גַּב דְּלֹא בָּדְקָה לָא בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וְלָא בִּדְרַבִּי יוֹסֵי — לָא חָיְישָׁא? וְהָא לֹא בָּדְקָה!
La Guemara demande une fois de plus : Que signifie l’expression : Où elle a examiné ? Si l’on dit qu’elle s’est examinée pendant la période qui est définie par Rabbi Yehouda comme le crépuscule, mais qu’elle ne s’est pas examinée pendant la période qui est définie par Rabbi Yossei comme le crépuscule, cela indique par inférence que Rabbi Yehouda ben Agra, qui est en désaccord dans la seconde baraita avec cette version de l’opinion de Rabbi Yossei et statue de manière plus indulgente, soutient que, même si elle ne s’est pas examinée pendant la période du crépuscule telle que définie par Rabbi Yehouda et Rabbi Yossei tous deux, néanmoins, elle n’a pas à craindre qu’elle soit une zava. Mais cette conclusion est intenable, car elle ne s’est pas examinée du tout au crépuscule.
אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּבָדְקָה בֵּין בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וּבֵין בִּדְרַבִּי יוֹסֵי, מִכְּלָל דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא סָבַר: בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וְלֹא בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יוֹסֵי — לָא חָיְישָׁא.
Au contraire, il est évident que Rabbi Yehouda HaNassi fait référence à un cas elle s’est examinée à la fois pendant la période que Rabbi Yehouda définit comme le crépuscule et pendant la période que Rabbi Yossei définit comme le crépuscule. Cela indique, par déduction, que Rabbi Yehouda ben Agra soutient que, si elle s’est examinée pendant la période que Rabbi Yehouda définit comme le crépuscule, mais qu’elle ne s’est pas examinée pendant la période que Rabbi Yossei définit comme le crépuscule, alors elle n’a pas à être préoccupée, car une observation à ce moment-là ne compterait pas comme deux.
אַלְמָא, בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי לְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא — לֵילְיָא הוּא. קַשְׁיָא דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא אַדְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא!
De toute évidence, la période que Rabbi Yosei définit comme le crépuscule est considérée comme la nuit selon Rabbi Yehuda ben Agra. Si tel est le cas, une déclaration de Rabbi Yehuda ben Agra pose une difficulté à l’égard de une autre déclaration de Rabbi Yehuda ben Agra, puisqu’il a été dit plus tôt que, selon Rabbi Yehuda ben Agra, le crépuscule n’est pas définitivement la nuit.
בִּשְׁלָמָא בְּלֹא רַבִּי — לָא קַשְׁיָא: הָתָם דְּבָדְקָה בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וְלֹא בָּדְקָה בִּדְרַבִּי יוֹסֵי, הָכָא דְּבָדְקָה נָמֵי בִּדְרַבִּי יְהוּדָה וּבִדְרַבִּי יוֹסֵי, אֶלָּא בִּדְרַבִּי קַשְׁיָא!
Certes, sans la déclaration de Rabbi Yehouda HaNassi, la contradiction apparente entre ces affirmations de Rabbi Yehouda ben Agra dans les deux baraitot n’est pas difficile, car on pourrait l’expliquer ainsi : Là-bas, en ce qui concerne la première baraita, il s’agit d’un cas où elle s’est examinée pendant la période qui est définie par Rabbi Yehouda comme le crépuscule, mais elle ne s’est pas examinée pendant la période qui est définie par Rabbi Yossei comme le crépuscule. En revanche, ici il s’agit d’un cas où elle s’est examinée à la fois pendant la période qui est définie par Rabbi Yehouda comme le crépuscule et pendant la période qui est définie par Rabbi Yossei comme le crépuscule. Mais à la lumière de la déclaration de Rabbi Yehouda HaNassi, on ne peut pas l’expliquer de cette manière, et par conséquent la contradiction pose une difficulté.
תְּרֵי תַּנָּאֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא: הַאי תַּנָּא סָבַר, שָׁלֵים בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יְהוּדָה,
La Guemara répond : Ce n’est pas une contradiction, car il y a deux tanna’im et ils sont en désaccord au sujet de l’opinion de Rabbi Yehouda ben Agra. Ce tanna soutient que le crépuscule de Rabbi Yehouda prend fin,

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