אִיּוֹב מִן הַסְּעָרָה וַיֹּאמַר״ אֵלָיו: שׁוֹטֶה שֶׁבָּעוֹלָם, הַרְבֵּה נִימִין בָּרָאתִי בְּרֹאשׁוֹ שֶׁל אָדָם, וּלְכֹל נִימָא וְנִימָא בָּרָאתִי לוֹ גּוּמָּא בִּפְנֵי עַצְמָהּ שֶׁלֹּא יִהְיוּ שְׁתַּיִם יוֹנְקוֹת מִגּוּמָּא אַחַת, שֶׁאִלְמָלֵא שְׁתַּיִם יוֹנְקוֹת מִגּוּמָּא אַחַת מַכְחִישׁ מְאוֹר עֵינָיו שֶׁל אָדָם. גּוּמָּא בְּגוּמָּא לֹא נִתְחַלֵּף לִי, ״אִיּוֹב״ בְּ״אוֹיֵב״ נִתְחַלֵּף לִי?!
Job du milieu de la tempête, et dit” (Job 38:1–3) à lui : Le plus grand imbécile du monde ! J’ai créé de nombreux cheveux sur la tête d’une personne, et pour chaque cheveu j’ai créé son propre follicule distinct, afin que deux cheveux ne tirent pas leur subsistance d’un seul follicule. Car, si deux cheveux tiraient leur subsistance d’un seul follicule, cela affaiblirait la vue d’une personne. Or, si Je n’ai pas confondu un follicule avec un autre, confondrais-Je un homme nommé Iyyov avec oyev ? Cela indique que deux cheveux ne poussent pas d’un seul follicule.
לָא קַשְׁיָא: הָא בְּגוּפָא, הָא בְּרֵישָׁא.
La Guemara répond : ce n’est pas difficile ; cette déclaration ci-dessus, selon laquelle deux poils dans un follicule constituent un signe valable de maturité, se réfère aux poils sur le reste du corps d’une personne, tandis que cette déclaration, selon laquelle il ne peut pas y avoir deux poils dans un follicule, se réfère aux poils sur la tête d’une personne.
אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת שֶׁאָמְרוּ, אֲפִילּוּ אַחַת עַל הַכַּף וְאַחַת עַל הַבֵּיצִים.
Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Les deux poils que les Sages ont dit être des signes de maturité sont des signes valides même si ils ne sont pas adjacents ; mais plutôt, l’un se trouve sur la zone en forme de cuillère au-dessus de son organe et l’un se trouve sur les testicules du jeune garçon.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת שֶׁאָמְרוּ, אֲפִילּוּ אַחַת בְּגַבָּהּ וְאַחַת בִּכְרֵיסָהּ, אַחַת עַל גַּבֵּי קִשְׁרֵי אֶצְבְּעוֹתֶיהָ שֶׁל יָד וְאַחַת עַל גַּבֵּי קִשְׁרֵי אֶצְבְּעוֹתֶיהָ שֶׁל רֶגֶל — דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אִישׁ כְּפַר עַכּוֹ שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן. וְרַבָּנַן? אָמַר רַב חִסְדָּא: עַד שֶׁיְּהוּ שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת בְּמָקוֹם אֶחָד.
La Guemara note que cela est également enseigné dans une baraita : Les deux poils que les Sages ont dit être des signes de maturité sont des signes valides même si un poil se trouve sur le dos de la jeune fille, sous sa région pubienne, et un sur le bas de son abdomen. Il en va de même si un poil se trouve sur les articulations des doigts de sa main et un poil se trouve sur les articulations des orteils de son pied. C’est la déclaration de Rabbi Shimon ben Yehuda, du village d’Akko, qui l’a dite au nom de Rabbi Shimon. Et que disent les Sages à ce sujet ? Rav Ḥisda dit : Selon les Sages, ils ne constituent pas un signe valable de maturité à moins que les deux poils ne soient au même endroit.
תָּנוּ רַבָּנַן: עַד מָתַי הַבַּת מְמָאֶנֶת? עַד שֶׁתָּבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּרְבֶּה הַשָּׁחוֹר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: עַד שֶׁתַּקִּיף הָעֲטָרָה. בֶּן שְׁלָקוֹת אוֹמֵר: עַד שֶׁתְּכַלְכֵּל.
§ La michna enseigne que Rabbi Yehouda et les Sages sont en désaccord quant au moment où une jeune fille peut exercer le refus. Selon les Sages, c’est jusqu’à ce que deux poils pubiens poussent après qu’elle a atteint l’âge de douze ans et un jour. Selon Rabbi Yehouda, elle conserve encore le droit d’exercer le refus à ce stade, jusqu’à ce que la majeure partie de la zone pubienne soit remplie de poils. À cet égard, les Sages ont enseigné dans une baraita : Jusqu’à quand une jeune fille peut-elle exercer le refus ? Jusqu’à ce que deux poils pubiens poussent ; telle est l’opinion de Rabbi Meïr. Rabbi Yehouda dit : Elle peut exercer le refus jusqu’à ce que la zone couverte par les poils pubiens noirs soit plus grande que la peau blanche de la zone génitale. Rabbi Yossé dit : Jusqu’à ce que le mamelon soit entouré de poils. Ben Shelakot dit : Jusqu’à ce que la zone pubienne soit remplie de poils.
וְאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מְצָאַנִי חֲנִינָא בֶּן חֲכִינַאי בְּצַיְדָּן, וְאָמַר: כְּשֶׁאַתָּה מַגִּיעַ אֵצֶל רַבִּי עֲקִיבָא, אֱמוֹר לוֹ: עַד מָתַי הַבַּת מְמָאֶנֶת? אִם יֹאמַר לָךְ: עַד שֶׁתָּבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, אֱמוֹר לוֹ: וַהֲלֹא בֶּן שְׁלָקוֹת הֵעִיד בְּמַעֲמַד כּוּלְּכֶם בְּיַבְנֶה עַד שֶׁתְּכַלְכֵּל, וְלֹא אֲמַרְתֶּם לוֹ דָּבָר!
Et Rabbi Shimon dit : Ḥanina ben Ḥakhinai m’a trouvé dans la ville de Tzaidan et m’a dit : Lorsque tu arriveras auprès de Rabbi Akiva, dis-lui : Jusqu’à quand une jeune fille peut-elle exercer le refus ? S’il te dit qu’elle peut exercer le refus jusqu’à ce que poussent deux poils pubiens, dis-lui : Ben Shelakot n’a-t-il pas témoigné en présence de vous tous à Yavne qu’elle peut exercer le refus jusqu’à ce que la région pubienne soit remplie de poils [shetekhalkel], et vous ne lui avez rien dit, indiquant ainsi que vous lui avez donné raison ?
כְּשֶׁבָּאתִי אֵצֶל רַבִּי עֲקִיבָא, אָמַר לִי: כִּלְכּוּל זֶה — אֵינִי יוֹדֵעַ מַהוּ, בֶּן שְׁלָקוֹת — אֵינִי מַכִּיר, עַד מָתַי הַבַּת מְמָאֶנֶת — עַד שֶׁתָּבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת.
Rabbi Shimon poursuivit : Lorsque je suis arrivé auprès de Rabbi Akiva, et que j’ai dit ce qu’on m’avait dit de lui dire, il m’a dit : Je ne sais pas ce qu’est ce remplissage de poils [kilkul], je ne connais aucun ben Shelakot, et mon avis concernant ta question, jusqu’à quand une jeune fille peut exercer le refus, est qu’elle peut exercer le refus jusqu’à ce que deux poils pubiens lui poussent.
מַתְנִי' שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּפָּרָה, וּבַנְּגָעִים, וְהָאֲמוּרוֹת בְּכׇל מָקוֹם — כְּדֵי לָכוֹף רֹאשָׁן לְעִיקָּרָן, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כְּדֵי לִקְרוֹץ בַּצִּיפּוֹרֶן. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: כְּדֵי שֶׁיְּהוּ נִיטָּלוֹת בְּזוּג.
MICHNA : Les deux poils blancs ou noirs mentionnés au sujet de l’invalidation d’une génisse rousse ; et les deux poils blancs mentionnés au sujet des marques lépreuses, c’est-à-dire que s’ils poussent à l’intérieur d’une tache blanche lépreuse, elle est impure ; et les deux poils mentionnés partout ailleurs, c’est-à-dire au sujet d’un jeune garçon et d’une jeune fille, ne sont significatifs que s’ils sont assez longs pour plier leur extrémité jusqu’à atteindre leurs racines. Telle est la déclaration de Rabbi Yishmaël. Rabbi Eliezer dit : Ils doivent être assez longs pour qu’on puisse les saisir et les couper avec un ongle. Rabbi Akiva dit : Ils doivent être assez longs pour être coupés avec une paire [bezug] de ciseaux.
גְּמָ' אָמַר רַב חִסְדָּא, אָמַר מָר עוּקְבָא: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי כּוּלָּן לְהַחֲמִיר.
GUEMARA :Rav Ḥisda dit que Mar Ukva dit, au sujet des divers avis dans la michna concernant la mesure des poils : la halakha est conforme aux déclarations de tous, par rigueur. On ne doit le considérer comme un poil que si tous les critères sont remplis, ou le considérer comme un poil si une seule condition est remplie, selon la norme qui conduit au résultat le plus rigoureux.
מַתְנִי' הָרוֹאֶה כֶּתֶם — הֲרֵי זוֹ מְקוּלְקֶלֶת
MICHNA : En ce qui concerne une femme qui voit une tache rouge sur son vêtement, le calcul de cette femme est faussé. Puisqu’elle ne sait pas quand le sang qui a causé la tache est apparu, elle ne sait pas quand se terminent les sept jours du flux menstruel et quand commencent les onze jours du flux de la zava.
וְחוֹשֶׁשֶׁת מִשּׁוּם זוֹב, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין בִּכְתָמִים מִשּׁוּם זוֹב.
Et, par conséquent, elle doit être préoccupée en raison de la possibilité que cela ait pu être causé par l’écoulement d’une zava. Si elle a porté le même vêtement pendant trois jours durant lesquels elle peut avoir le statut de zava, puis a découvert une tache d’une surface d’au moins trois fèves fendues, on craint que, chacun de ces trois jours, une tache d’une surface d’au moins une fève fendue — la surface minimale qui transmet l’impureté — se soit formée. Il en résulte qu’elle est une grande zava et qu’elle doit compter sept jours propres avant l’immersion. Telle est la déclaration de Rabbi Meir. Et les Sages disent : Aucune configuration de taches n’entraîne de préoccupation en raison de l’écoulement d’une zava.
גְּמָ' מַאן חֲכָמִים? רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס הִיא, דְּתַנְיָא: רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: כְּתָמִים אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם זוֹב. וּפְעָמִים שֶׁהַכְּתָמִים מְבִיאִין לִידֵי זִיבָה.
GUEMARA : La Guemara demande : Qui sont les Sages dans cette michna ? C’est Rabbi Ḥanina ben Antigonus, comme cela est enseigné dans une baraita où Rabbi Ḥanina ben Antigonus dit : Les taches ne suscitent pas d’inquiétude en raison de l’écoulement d’une zava, mais les taches peuvent parfois conduire à la ziva.
כֵּיצַד? לָבְשָׁה שְׁלֹשָׁה חֲלוּקוֹת הַבְּדוּקוֹת לָהּ, וּמָצְאָה עֲלֵיהֶם כֶּתֶם, אוֹ שֶׁרָאֲתָה שְׁנֵי יָמִים וְחָלוּק אֶחָד — הֵן הֵן הַכְּתָמִים הַמְּבִיאִין לִידֵי זִיבָה.
Comment cela, c’est-à-dire, comment des taches peuvent-elles conduire à la ziva selon Rabbi Ḥanina ben Antigonus ? Si une femme a porté trois robes différentes qui avaient été examinées par elle pour y déceler des taches de sang, et qu’elle a ensuite trouvé une tache sur chacune d’elles ; ou si elle a vu du sang s’écouler de son corps pendant deux jours consécutifs et que le troisième jour elle a vu une tache sur une des robes qu’elle portait ce jour-là, ce sont là les taches qui conduisent à la ziva.
הַשְׁתָּא שְׁלֹשָׁה חֲלוּקוֹת, דְּלָאו מִגּוּפַהּ קָחָזְיָא — חָיְישִׁינַן, שְׁנֵי יָמִים וְחָלוּק אֶחָד מִיבַּעְיָא?
La Guemara soulève une difficulté au sujet de l’affirmation ci-dessus : selon l’opinion de Rabbi Ḥanina ben Antigonus, maintenant que, dans un cas où elle voit des taches sur trois vêtements nous sommes préoccupés par la ziva, malgré le fait qu’elle ne voit pas le sang couler de son corps, est-il nécessaire de dire que nous sommes préoccupés si elle a un saignement provenant de son corps pendant deux jours et voit une tache sur un des vêtements ?
מַהוּ דְּתֵימָא, כֹּל כִּי הַאי גַוְונָא מְבִיאָה קׇרְבָּן וְנֶאֱכָל? קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : Il est nécessaire d’énoncer que, de peur que tu ne dises que dans tout cas comme celui-ci, où elle a un saignement provenant de son corps pendant deux jours et où, le troisième jour, elle voit une tache sur l’un des vêtements, elle apporte une offrande et celle-ci est consommée, comme une personne qui est assurément une zava. Par conséquent, Rabbi Ḥanina ben Antigonus nous enseigne que son statut de zava est incertain et que, par conséquent, elle apporte un oiseau pour une offrande expiatoire due au doute, qui n’est pas consommée.
אָמַר רָבָא: בְּהָא זַכִּנְהוּ רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס לְרַבָּנַן, מַאי שְׁנָא פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה גְּרִיסִין בְּמָקוֹם אֶחָד דְּלָא חָיְישִׁינַן, דְּאָמְרִינַן בִּתְרֵי יוֹמֵי חֲזִיתֵיהּ, שְׁלֹשָׁה גְּרִיסִין בְּמָקוֹם אֶחָד נָמֵי נֵימָא: תַּרְתֵּי וּפַלְגָא מִגּוּפַהּ חֲזֵיתֵיהּ, וְאִידָּךְ אַגַּב זוּהֲמָא דַּם מַאֲכוֹלֶת הוּא.
Rava a dit : Par cet argument, Rabbi Ḥanina ben Antigonus a surpassé les autres Sages, qui sont d’accord avec l’opinion de Rabbi Meir dans la michna : Quelle différence y a-t-il pour une tache qui est inférieure à trois fèves fendues en un seul endroit, au point que nous ne craignons pas qu’elle soit une zava ? La raison est que nous disons qu’elle a vu du sang pendant seulement deux jours. Mais dans un cas où elle a découvert une tache sur sa robe d’une surface d’au moins trois fèves fendues en un seul endroit, on peut aussi dire : La surface de deux et demie fèves fendues doit être attribuée au sang vu provenant de son corps, mais le reste est le sang d’un pou qui était là à cause de la saleté associée à son saignement.
וְרַבָּנַן, כֵּיוָן דְּאִיכָּא לְפַלּוֹגֵי בִּגְרִיס וָעוֹד לְכֹל יוֹמָא — לָא תָּלֵינַן.
La Guemara demande : Et comment les Sages répondent-ils à cette affirmation ? La Guemara répond : Ils soutiennent que, puisqu’il est possible de diviser la tache en au moins une fève fendue pour chacun des trois jours, nous n’attribuons pas la tache au sang d’un pou.
וְרַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס, שְׁלֹשָׁה גְּרִיסִין בְּמָקוֹם אֶחָד הוּא דְּלָא חָיְישִׁינַן, הָא בִּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת — חָיְישִׁינַן. הָא אָמְרַתְּ: בִּשְׁלֹשָׁה חֲלוּקוֹת — אִין, בִּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת — לָא!
La Guemara soulève une difficulté concernant la déclaration de Rava : Et selon l’opinion de Rabbi Ḥanina ben Antigonus, on peut déduire que c’est précisément dans le cas d’une tache ayant la surface d’au moins trois fèves fendues en un seul endroit que nous ne craignons pas qu’elle soit une zava. On peut en déduire que si elle est en trois endroits, nous le craignons. Mais n’as-tu pas dit que si elle a découvert des taches sur trois vêtements, oui, nous le craignons, ce qui indique que si elle est en trois endroits sur un seul vêtement, nous ne le craignons pas.
לְדִבְרֵיהֶם דְּרַבָּנַן קָאָמַר לְהוּ, לְדִידִי — בִּשְׁלֹשָׁה חֲלוּקוֹת — אִין, בִּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת — לָא, אֶלָּא לְדִידְכוּ אוֹדוֹ לִי מִיהַת דְּהֵיכָא דַּחֲזַאי שְׁלֹשָׁה גְּרִיסִין בְּמָקוֹם אֶחָד, דְּאָמְרִינַן: תְּרֵי וּפַלְגָא מִגּוּפַהּ חֲזֵיתֵיהּ, וְאִידָּךְ — אַגַּב זוּהֲמָא דַּם מַאֲכוֹלֶת הוּא!
La Guemara répond que c’est conformément à l’affirmation des Sages que Rabbi Ḥanina ben Antigonus a exprimé son opinion devant eux, comme suit : Selon mon opinion, si elle a découvert des taches sur trois vêtements, oui nous sommes préoccupés, tandis que si c’est en trois endroits, nous ne sommes pas préoccupés. Mais selon votre opinion, concédez-moi au moins que là où elle a vu une tache sur son vêtement d’une surface d’au moins trois fèves fendues en un seul endroit, nous disons que la surface de deux et demie fèves fendues peut être attribuée au sang vu provenant de son corps, et l’autre est le sang d’un pou qui était là à cause de la saleté associée à son saignement.
וְרַבָּנַן, כֵּיוָן דְּאִיכָּא לְפַלּוֹגֵי בִּגְרִיס וָעוֹד לְכֹל יוֹמָא — לָא תָּלֵינַן.
La Guemara demande : Et comment les Sages répondent-ils à cette affirmation ? La Guemara répond : Ils soutiennent que, puisqu’il est possible de diviser la tache en au moins une fève fendue pour chacun des trois jours, nous n’attribuons pas la tache au sang d’un pou.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָרוֹאֶה כֶּתֶם, אִם יֵשׁ בּוֹ כְּדֵי לְחַלֵּק שְׁלֹשָׁה גְּרִיסִין, שֶׁהֵן כִּגְרִיס וָעוֹד — חוֹשֶׁשֶׁת, וְאִם לָאו — אֵינָהּ חוֹשֶׁשֶׁת.
§ En ce qui concerne une femme qui trouve une tache sur sa robe, les Sages ont enseigné dans une baraita : Dans le cas d’une femme qui voit une tache rouge sur son vêtement qu’elle a porté pendant plusieurs jours et qu’elle ne sait ni quand ni d’où elle provient, quel est son statut ? Si la surface est assez grande pour être divisée en trois parties, de sorte que la surface totale soit de la taille de trois fèves fendues, chacune desquelles est la mesure minimale pour la rendre zava, c’est-à-dire une surface de la taille d’au moins une fève fendue, elle doit craindre d’être une zava, car cette tache pourrait résulter de l’apparition d’une quantité suffisante de sang à chacune de trois occasions. Mais si la tache n’est pas de cette taille, elle n’a pas besoin de s’en inquiéter.
רַבִּי יְהוּדָה בֶּן אַגְרָא אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי: אַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ חוֹשֶׁשֶׁת.
Rabbi Yehuda ben Agra dit au nom de Rabbi Yosei : Dans les deux cas, dans ce cas, où elle a vu une tache assez grande pour être divisée en trois parties, où la surface totale est de la taille de trois fèves fendues, et dans cet autre cas, où la tache n’était pas si grande, elle doit craindre qu’elle soit peut-être une zava. Cela est dû au fait qu’elle a peut-être vu des taches d’une taille suffisante à seulement deux occasions, mais que l’une d’elles était pendant le crépuscule, qui compte comme deux jours, pour un total de trois jours.