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צְרִיכוֹת מַחְשָׁבָה לִכְשֶׁיִּתָּלְשׁוּ, קָסָבַר מַחְשֶׁבֶת חִבּוּר לֹא שְׁמָהּ מַחְשָׁבָה.
ils nécessitent une intention d’être utilisés pour la consommation humaine une fois qu’ils sont détachés du sol, afin qu’ils deviennent susceptibles à l’impureté rituelle. Rabbi Yoḥanan statue ainsi parce qu’il soutient que l’intention de désigner des produits lorsqu’ils sont encore attachés au sol n’est pas considérée comme une intention.
אָמַר רָבָא: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, שְׁלֹשָׁה עָשָׂר דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בְּנִבְלַת עוֹף טָהוֹר, וְזֶה אֶחָד מֵהֶן: צְרִיכָה מַחְשָׁבָה וְאֵינָהּ צְרִיכָה הֶכְשֵׁר. אַלְמָא מַחְשֶׁבֶת חַיִּים לֹא שְׁמָהּ מַחְשָׁבָה, הָכָא נָמֵי מַחְשֶׁבֶת חִבּוּר לֹא שְׁמָהּ מַחְשָׁבָה.
Rava a dit : Nous apprenons également dans une michna (Teharot 1:1) ce qui suit : Treize points ont été énoncés au sujet de la carcasse d’un oiseau casher, et celui-ci en fait partie : Pour qu’une telle carcasse soit susceptible d’impureté et capable de transmettre l’impureté aux aliments par contact, elle requiert l’intention d’une personne de la manger, mais ne requiert pas d’exposition à un liquide pour être rendue susceptible à l’impureté. Même si quelqu’un avait l’intention de manger l’oiseau alors qu’il était encore vivant, l’intention est toujours requise après qu’il est devenu une carcasse pour qu’elle transmette l’impureté. Rava conclut : Il est évident que l’intention que l’oiseau soit mangé alors qu’il est vivant n’est pas considérée comme une intention. Ici aussi, l’intention de désigner des produits lorsqu’ils sont attachés au sol n’est pas considérée comme une intention.
רַבִּי זֵירָא אָמַר: הָכָא בְּגוֹזָל שֶׁנָּפַל מִן הָרוּם עָסְקִינַן, דְּלָא הֲוָה קַמַּן דְּלַחְשׁוֹב עֲלֵיהּ.
Rabbi Zeira a dit : La preuve de Rava n’est pas concluante, car ici, nous traitons d’un jeune oiseau tombé d’une hauteur, où l’oiseau n’était pas devant nous avant de devenir une carcasse, de sorte que l’on aurait pu avoir l’intention qu’il soit de la nourriture. Par conséquent, une intention ultérieure est requise pour qu’il transmette l’impureté, mais s’il y avait eu une intention alors qu’il était encore vivant, cela aurait suffi.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: תַּרְנְגוֹלֶת שֶׁבְּיַבְנֶה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אֲמַר לֵיהּ: תַּרְנְגוֹל בָּרָא הֲוָה.
Abaye dit à Rabbi Zeira : Que peut-on dire du cas de la poule à Yavne ? Dans ce cas, les Sages ont considéré la poule comme impure en raison de l’intention seulement après qu’elle est devenue une carcasse, malgré le fait qu’elle se trouvait devant eux alors qu’elle était encore vivante. Cela indique apparemment que l’intention survenue alors que l’oiseau était vivant n’est pas considérée comme une intention. Rabbi Zeira dit à Abaye : C’était en réalité une poule sauvage, qui ne se trouvait pas devant eux alors qu’elle était vivante, et il n’y avait donc pas d’intention qu’elle soit de la nourriture tant qu’elle était vivante.
אַחִיכוּ עֲלֵיהּ: תַּרְנְגוֹל בָּרָא עוֹף טָמֵא הוּא, וְעוֹף טָמֵא מִי קָמְטַמֵּא? אֲמַר לְהוּ אַבָּיֵי: גַּבְרָא רַבָּה אֲמַר מִילְּתָא, לָא תְּחִיכוּ עֲלֵיהּ, בְּתַרְנְגוֹלֶת שֶׁמָּרְדָה, וּמַאי ״בָּרָא״? דְּאִיבְּרַאי מִמָּרַהּ.
Ceux qui entendirent ce commentaire se moquèrent de l’interprétation de Rabbi Zeira : Une poule sauvage est un oiseau non casher, et un oiseau non casher transmet-il l’impureté ? Abaye leur dit : Un grand homme a énoncé une idée ; ne vous moquez pas de lui. Rabbi Zeira veut dire qu’il s’agit d’une poule qui s’est rebellée contre son propriétaire, s’est enfuie dans la nature et y a élevé ses poussins casher. L’un de ces poussins revint ensuite de la nature. Par conséquent, il n’avait pas été présent devant les Sages tant qu’il était vivant. Et que voulait dire Rabbi Zeira lorsqu’il mentionna une poule sauvage [bara] ? Il voulait dire une qui fut créée [de’ivrai] à partir d’une poule qui s’est rebellée.
רַב פָּפָּא אָמַר: תַּרְנְגוֹלְתָּא דְּאַגְמָא הֲוַאי. רַב פָּפָּא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַב פָּפָּא: תַּרְנְגוֹלָא דְּאַגְמָא אֲסִיר, תַּרְנְגוֹלְתָּא דְּאַגְמָא שַׁרְיָא.
Rav Pappa a énoncé une interprétation alternative : C’était une poule des marais [de’agma]. Puisque personne ne vit dans un marais, il n’y avait pas de possibilité d’intention tant qu’elle était en vie, et par conséquent une intention était nécessaire ensuite. La Guemara ajoute : Rav Pappa est conforme à sa ligne habituelle de raisonnement à cet égard, comme Rav Pappa l’a dit : L’animal appelé coq des marais est interdit, car c’est un oiseau non casher, tandis que la poule des marais est casher et permise.
וְסִימָנָיךְ — ״עַמּוֹנִי וְלֹא עַמּוֹנִית״. דָּרַשׁ מָרִימָר: תַּרְנְגוֹלְתָּא דְּאַגְמָא אֲסִירָא. חַזְיוּהָ רַבָּנַן דְּדָרְסָה וְאָכְלָה, וְהַיְינוּ גֵּירוּתָא.
Et votre moyen mnémotechnique pour vous souvenir de quel animal est permis et lequel est interdit est la déclaration bien connue des Sages au sujet du verset : « Un Ammonite ou un Moabite n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur » (Deutéronome 23:4). Un Ammonite homme est inapte à entrer dans l’assemblée, mais non une Ammonite. Ici aussi, l’animal portant un nom féminin est permis, tandis que celui portant un nom masculin est interdit. Mareimar a enseigné : la poule des marais est interdite, contrairement à l’opinion de Rav Pappa, car les Sages ont vu qu’elle déchirait et mangeait sa proie. Et c’est la geiruta, un oiseau non casher.
תָּנוּ רַבָּנַן: גּוֹזָל שֶׁנָּפַל לַגַּת, וְחִשַּׁב עָלָיו לְהַעֲלוֹתוֹ לְכוּתִי — טָמֵא, לְכֶלֶב — טָהוֹר. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי אוֹמֵר: אַף לְכֶלֶב — טָמֵא.
§ À propos du cas d’un jeune oiseau casher qui est tombé et est mort, les Sages ont enseigné dans une baraita : Un jeune oiseau casher qui est tombé dans un pressoir et y est mort, lorsque le propriétaire avait l’intention de l’en retirer du pressoir pour un Samaritain afin qu’il le mange, est rituellement impur, comme toute carcasse d’un oiseau casher. S’il avait l’intention de l’en retirer du pressoir pour un chien afin qu’il le mange, il est rituellement pur. Rabbi Yoḥanan ben Nouri dit : Même s’il avait l’intention de l’en retirer du pressoir pour un chien afin qu’il le mange, il est impur, car l’oiseau n’a pas besoin d’intention pour devenir impur.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: קַל וָחוֹמֶר, אִם מְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה שֶׁלֹּא בְּמַחְשָׁבָה — לֹא יְטַמֵּא טוּמְאָה קַלָּה שֶׁלֹּא בְּמַחְשָׁבָה?!
Rabbi Yoḥanan ben Nouri dit, pour expliquer son opinion : Cette halakha peut être déduite par le raisonnement a fortiori suivant : Si la carcasse d’un oiseau casher transmet une impureté rituelle grave, c’est-à-dire qu’elle rend les vêtements d’une personne impurs lorsqu’une quantité de la taille d’une olive se trouve dans sa gorge, sans intention, c’est-à-dire même si personne n’avait l’intention qu’une personne la mange, ne devrait-elle pas transmettre une impureté légère d’aliment, par simple contact, également sans intention ?
אָמְרוּ לוֹ: לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּטוּמְאָה חֲמוּרָה, שֶׁכֵּן אֵינָהּ יוֹרֶדֶת לְכָךְ, תֹּאמַר בְּטוּמְאָה קַלָּה, שֶׁכֵּן יוֹרֶדֶת לְכָךְ!
Les Sages dirent à Rabbi Yoḥanan ben Nouri : Non, cela n’est pas une inférence valide a fortiori. Si tu as dit qu’il n’y a pas d’exigence d’intention à l’égard de l’impureté rituelle grave, c’est parce que l’impureté rituelle grave n’acquiert pas son statut avec cette exigence de pensée, c’est-à-dire que l’intention n’est pas pertinente pour ce type d’impureté. Diras-tu aussi qu’il n’y a pas d’exigence de pensée à l’égard de l’impureté légère, qui acquiert son statut avec cette exigence de pensée ? La Guemara expliquera bientôt le sens précis de ce concept d’acquérir son statut avec l’exigence de pensée.
אָמַר לָהֶן: תַּרְנְגוֹלֶת שֶׁבְּיַבְנֶה תּוֹכִיחַ, שֶׁיּוֹרֶדֶת לְכָךְ, וְטִמְּאוּהָ שֶׁלֹּא בְּמַחְשָׁבָה. אָמְרוּ לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָה? כּוּתִים הָיוּ שָׁם, וְחִשְּׁבוּ עָלֶיהָ לַאֲכִילָה.
Rabbi Yoḥanan ben Nuri dit aux Sages : Le cas de la poule à Yavne peut prouver que la question de savoir si l’intention est requise ou non ne dépend pas de ce facteur. Le cas à Yavne concernait un objet qui acquiert bien son statut avec cette exigence de pensée, et pourtant les Sages l’ont déclaré impur sans intention. Les Sages dirent à Rabbi Yoḥanan ben Nuri : Vas-tu citer une preuve de là ? Dans ce cas il y avait là des Samaritains, et les habitants de Yavne avaient l’intention qu’elle soit mangée par les Samaritains.
בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בִּכְרַכִּים, לְמָה לַהּ מַחְשָׁבָה? וְהָתְנַן: נִבְלַת בְּהֵמָה טְהוֹרָה בְּכׇל מָקוֹם, וְנִבְלַת עוֹף טָהוֹר וְהַחֵלֶב בַּכְּרַכִּים — אֵין צְרִיכִין לֹא מַחְשָׁבָה וְלֹא הֶכְשֵׁר!
La Guemara analyse le cas d’un jeune oiseau casher tombé dans un pressoir à vin : De quel type de situation s’agit-il ? Si nous disons qu’il s’agit de villes, où de nombreuses personnes sont disponibles pour consommer toutes sortes d’aliments, y compris la carcasse d’un oiseau casher, pourquoi cela exige-t-il une intention ? Mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Okatzin 3:3) : La carcasse non abattue d’un animal casher en tout lieu, que la population soit grande ou petite, et la carcasse d’un oiseau casher ou la graisse d’un animal casher trouvées dans les villes [bakerakim], ne nécessitent ni intention pour la consommation humaine ni contact avec un liquide pour devenir susceptibles à l’impureté ?
אֶלָּא בִּכְפָרִים, וּמִי אִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר דְּלָא בָּעֲיָא מַחְשָׁבָה? וְהָתְנַן: נִבְלַת בְּהֵמָה טְמֵאָה בְּכׇל מָקוֹם, וְנִבְלַת עוֹף טָהוֹר בַּכְּפָרִים — צְרִיכָה מַחְשָׁבָה וְאֵינָהּ צְרִיכָה הֶכְשֵׁר!
Plutôt, cela doit faire référence aux villages, où la population est faible et où il n’y a pas beaucoup de gens qui mangeraient la carcasse. Mais cela aussi est difficile : Y a-t-il quelqu’un qui a dit que l’intention n’est pas requise dans le cas de la carcasse d’un oiseau non kosher pour l’impureté des aliments ? N’avons-nous pas appris au début de cette même michna : La carcasse d’un animal non kosher trouvée en tout lieu, et la carcasse non abattue d’un oiseau kosher dans les villages requièrent toutes deux une intention de les consommer, mais ne requièrent pas de contact avec un liquide pour devenir susceptibles à l’impureté rituelle ?
אָמַר רַבִּי זְעֵירָא בַּר חֲנִינָא: לְעוֹלָם בִּכְרַךְ, וְגִתּוֹ מֵאֲסַתּוּ, וַעֲשָׂאַתּוּ כִּכְפָר.
Rabbi Zeira bar Ḥanina dit : En réalité, la baraita fait référence à un cas qui s’est produit dans une ville, et malgré cela, une intention est requise. La raison est que l’oisillon est tombé dans un pressoir à vin, et le pressoir l’a rendu répugnant et l’a ainsi rendu semblable à la carcasse d’un oiseau casher dans un village, où il y a peu de gens qui en mangeraient.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: קַל וָחוֹמֶר, אִם מְטַמְּאָה טוּמְאָה חֲמוּרָה שֶׁלֹּא בְּמַחְשָׁבָה, לֹא תְּטַמֵּא טוּמְאָה קַלָּה שֶׁלֹּא בְּמַחְשָׁבָה?
La Guemara analyse l’échange cité ci-dessus. Rabbi Yoḥanan ben Nouri dit que cette halakha peut être déduite par un raisonnement a fortiori : Si la carcasse d’un oiseau casher transmet une impureté rituelle grave sans intention, ne devrait-elle pas transmettre une impureté légère sans intention ?
אָמְרוּ לוֹ: לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּטוּמְאָה חֲמוּרָה שֶׁכֵּן אֵינָהּ יוֹרֶדֶת לְכָךְ.
Les rabbins dirent à Rabbi Yoḥanan ben Nouri : Non, ce n’est pas une inférence valide a fortiori. Si tu as dit cela au sujet de l’impureté rituelle grave, c’est parce qu’elle n’acquiert pas son statut avec cette exigence de pensée.
מַאי ״אֵינָהּ יוֹרֶדֶת לְכָךְ״? אָמַר רָבָא: הָכִי קָאָמְרִי לֵיהּ: לֹא, אִם אָמַרְתָּ
La Guemara demande : Quel est le sens de la clause : Elle n’assume pas son statut avec cette exigence de pensée ? De quelle manière la pensée est-elle requise pour l’impureté légère d’aliment qu’elle transmet dans le cas d’une carcasse d’oiseau, mais n’est-elle pas requise pour l’impureté grave qu’elle transmet lorsqu’elle est dans la gorge ? Rava a dit que c’est ce que les rabbins ont dit à Rabbi Yoḥanan ben Nouri : Non, si tu as dit qu’il n’y a pas d’exigence de pensée

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