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שֶׁאֲנִי אוֹמֵר: אָדָם טָהוֹר נִכְנַס לְשָׁם וּנְטָלָהּ.
La raison n’est pas que l’on ne présume pas que l’impureté rituelle s’est déplacée d’un endroit à un autre, mais parce que je dis qu’un homme rituellement pur est entré là et l’a pris de l’étagère et l’a posé sur le sol, évitant le vêtement impur qu’il aurait heurté s’il était tombé. Lorsqu’il n’y a pas une telle explication, le principe selon lequel on présume que l’impureté s’est déplacée d’un endroit à un autre s’applique bien, par exemple dans le cas du panier dans lequel la carcasse d’un animal rampant a été trouvée.
הָכָא נָמֵי נֵימָא: עוֹרֵב אֲתָא וּשְׁדָא! אָדָם דִּבְכַוָּנָה — אָמְרִינַן, עוֹרֵב דְּשֶׁלֹּא בְּכַוָּנָה — לָא אָמְרִינַן.
La Guemara soulève une difficulté : Ici aussi, disons qu'un corbeau, qui touche souvent des animaux rampants, est venu et a jeté l'animal rampant dans le panier lorsqu'il se trouvait dans le deuxième coin, après que les produits en eurent déjà été vidés. La Guemara rejette cette affirmation : Dans le cas d'une personne, qui agit avec intention, nous pouvons dire que peut-être une personne a déplacé le pain de l'étagère au sol. En revanche, en ce qui concerne un corbeau, qui n'agit pas avec intention, nous ne disons pas qu'il a peut-être accompli un acte aussi délibéré.
מִכְּדִי הַאי כִּכָּר סְפֵק טוּמְאָה בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד הוּא, וְכֹל סְפֵק טוּמְאָה בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד — סְפֵקָהּ טָמֵא, מִשּׁוּם דְּהָוֵי דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ דַּעַת לִישָּׁאֵל, וְכׇל דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ דַּעַת לִישָּׁאֵל, בֵּין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים בֵּין בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד — סְפֵקוֹ טָהוֹר.
La Guemara soulève une difficulté concernant la décision de la Tosefta : À présent, le statut de ce pain trouvé sur le sol est celui d’une impureté incertaine trouvée dans un domaine privé, et le principe directeur dans tout cas d’incertitude impliquant une impureté dans un domaine privé est que l’objet au statut incertain est considéré comme impur. Si tel est le cas, le pain ne devrait-il pas être considéré comme impur ? La Guemara répond : Non, car il s’agit d’une entité dépourvue de conscience pour qu’on puisse l’interroger, et le principe directeur est que, concernant toute entité dépourvue de conscience pour qu’on puisse l’interroger, qu’elle se trouve dans un domaine public ou dans un domaine privé, l’objet au statut incertain est considéré comme pur.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא: הָכָא בְּטוּמְאָה דְרַבָּנַן. דַּיְקָא נָמֵי דְּקָתָנֵי ״מַדָּף״, כְּדִכְתִיב ״עָלֶה נִדָּף״.
Et si tu le souhaites, dis plutôt : Ce principe, selon lequel dans tout cas d’incertitude impliquant une impureté dans un domaine privé l’objet au statut incertain est considéré comme impur, s’applique à un cas d’impureté selon la loi de la Torah, tandis qu’ici nous traitons d’une impureté rituelle selon la loi rabbinique. La Guemara ajoute : Le langage de la Tosefta est également précis, comme elle l’enseigne : Il y avait un pain posé sur une étagère, et il y avait un objet d’impureté légère [madaf] placé en dessous. Le terme madaf est semblable à ce qui est écrit : « Une feuille chassée [niddaf] » (Lévitique 26:36), c’est-à-dire un objet léger. De même, la Tosefta fait référence à une impureté légère, ou rabbinique.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא כְּדִבְרֵי זֶה כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא כְּדִבְרֵי זֶה וְלֹא כְּדִבְרֵי זֶה, לֹא כְּדִבְרֵי שַׁמַּאי — שֶׁלֹּא עָשָׂה סְיָיג לִדְבָרָיו, וְלֹא כְּדִבְרֵי הִלֵּל — שֶׁהִפְרִיז עַל מִדּוֹתָיו.
§ La michna enseigne : Et les rabbins disent : la halakha n’est conforme ni à l’opinion de ce tanna ni à l’opinion de cet autre tanna. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Et les rabbins disent : la halakha n’est conforme ni à l’opinion de ce tannani à l’opinion de cet autre tanna. Elle n’est pas conforme à l’opinion de Chammaï, qui statue que son temps lui suffit et qu’elle n’a pas à craindre que son flux menstruel ait commencé plus tôt, car il n’a institué aucune sauvegarde pour son opinion. Et elle n’est pas conforme à l’opinion de Hillel, qui statue qu’elle prend un statut d’impureté rituelle rétroactivement jusqu’au moment de son examen le plus récent, car il est allé au-delà [hifriz] de ses limites avec sa sauvegarde.
אֶלָּא, מֵעֵת לְעֵת מְמַעֶטֶת עַל יָד מִפְּקִידָה לִפְקִידָה, וּמִפְּקִידָה לִפְקִידָה מְמַעֶטֶת עַל יָד מֵעֵת לְעֵת.
Les rabbins poursuivent : Au contraire, une période de vingt-quatre heures réduit le temps d’examen en examen, c’est-à-dire que, si son auto-examen le plus récent a eu lieu plus de vingt-quatre heures auparavant, elle ne doit se préoccuper de l’impureté rituelle que pour la période de vingt-quatre heures précédant la constatation du sang. Et d’examen en examen réduit le temps d’une période de vingt-quatre heures, c’est-à-dire que, si elle s’est examinée au cours de la journée précédente et n’a trouvé aucun sang, elle était assurément pure avant l’examen.
מֵעֵת לְעֵת מְמַעֶטֶת עַל יָד מִפְּקִידָה לִפְקִידָה, כֵּיצַד? בָּדְקָה עַצְמָהּ בְּאֶחָד בַּשַּׁבָּת וּמָצָאת טְהוֹרָה, וְיָשְׁבָה שֵׁנִי וּשְׁלִישִׁי וְלֹא בָּדְקָה, וְלִרְבִיעִי בָּדְקָה וּמָצְאָה טְמֵאָה — אֵין אוֹמְרִים תְּטַמֵּא מִפְּקִידָה לִפְקִידָה, אֶלָּא מֵעֵת לְעֵת.
La baraita développe : Une période de vingt-quatre heures réduit le temps d’examen à examen, comment cela ? Une femme s’est examinée le dimanche et a constaté qu’elle était rituellement pure, puis elle est restée pendant le lundi et le mardi sans s’examiner. Et ensuite, le mercredi, elle s’est examinée et a constaté qu’elle était impure. Dans un tel cas, nous ne disons pas qu’elle devrait être impure rétroactivement à partir de ce contrôle en remontant jusqu’au moment de son contrôle le plus récent. Au contraire, elle est impure rétroactivement pendant une période de vingt-quatre heures.
וּמִפְּקִידָה לִפְקִידָה מְמַעֶטֶת עַל יָד מֵעֵת לְעֵת, כֵּיצַד? בָּדְקָה עַצְמָהּ בְּשָׁעָה רִאשׁוֹנָה וּמָצָאת טְהוֹרָה, וְיָשְׁבָה לָהּ שְׁנִיָּה וּשְׁלִישִׁית וְלֹא בָּדְקָה, וְלִרְבִיעִית בָּדְקָה וּמָצְאָה טְמֵאָה — אֵין אוֹמְרִים תְּטַמֵּא מֵעֵת לְעֵת, אֶלָּא מִפְּקִידָה לִפְקִידָה.
La baraita continue : Et d’un examen à l’autre, on réduit la durée d’une période de vingt-quatre heures, comment cela ? Une femme s’est examinée à la première heure d’un jour et a constaté qu’elle était rituellement pure, puis elle est restée assise pendant les deuxième et troisième heures du jour et ne s’est pas examinée. Et ensuite, à la quatrième heure, elle s’est examinée et a constaté qu’elle était impure. Dans un tel cas, nous ne disons pas qu’elle devrait être impure rétroactivement pendant une période de vingt-quatre heures. Au contraire, elle est impure rétroactivement à partir du moment de cet examen, en remontant jusqu’au moment de son examen le plus récent, trois heures plus tôt.
פְּשִׁיטָא! כֵּיוָן דְּבָדְקָה עַצְמָהּ בְּשָׁעָה רִאשׁוֹנָה וּמָצָאת טְהוֹרָה, לָא מְטַמֵּינַן לַהּ מֵעֵת לְעֵת. אַיְּידֵי דִּתְנָא מֵעֵת לְעֵת מְמַעֶטֶת עַל יָד מִפְּקִידָה לִפְקִידָה, תְּנָא נָמֵי מִפְּקִידָה לִפְקִידָה מְמַעֶטֶת עַל יָד מֵעֵת לְעֵת.
La Guemara soulève une difficulté : Cette halakha est évidente. Puisqu’elle s’est examinée à la première heure et a constaté qu’elle était pure, il n’y a aucune raison de la déclarer impure rétroactivement pour une période de vingt-quatre heures. Pourquoi la baraita énonce-t-elle une halakha aussi évidente ? La Guemara répond : Puisque la baraita a enseigné que, selon les Sages, une période de vingt-quatre heures réduit le temps d’un examen à l’autre, elle a également enseigné le cas parallèle, à savoir que d’un examen à l’autre réduit le temps d’une période de vingt-quatre heures, malgré le fait que cette halakha soit évidente.
אָמַר רַבָּה: מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן? אִשָּׁה מַרְגֶּשֶׁת בְּעַצְמָהּ. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִם כֵּן, תְּהֵא דַּיָּה שְׁעָתָהּ! וְרַבָּה לְחַדּוֹדֵי לְאַבָּיֵי הוּא דְּבָעֵי. אֶלָּא מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן?
Rabba dit : Quelle est la raison de l’opinion des Sages ? Une femme peut sentir en elle-même si elle éprouve un écoulement de sang. Abaye dit à Rabba : Si c’est le cas, son heure devrait lui suffire, car il ne devrait pas y avoir lieu de craindre que son écoulement ait commencé plus tôt. La Guemara explique : Et Rabba ne voulait en réalité pas dire cette explication sérieusement ; au contraire, il voulait aiguiser l’esprit d’Abaye. La Guemara demande : Mais si c’est le cas, quelle est la véritable raison de l’opinion des Sages ?
כִּי הָא דְּאָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: חֲכָמִים תִּקְּנוּ לָהֶן לִבְנוֹת יִשְׂרָאֵל שֶׁיְּהוּ בּוֹדְקוֹת עַצְמָן שַׁחֲרִית וְעַרְבִית, שַׁחֲרִית — לְהַכְשִׁיר טְהָרוֹת שֶׁל לַיְלָה, וְעַרְבִית — לְהַכְשִׁיר טְהָרוֹת שֶׁל יוֹם.
La Guemara répond : Cela est conforme à ce que Rav Yehouda a dit, à savoir que Shmuel dit : Les Sages ont institué que les femmes juives doivent s’examiner deux fois par jour, le matin et le soir. L’examen du matin a pour but de rendre aptes les objets rituellement purs de la nuit, c’est-à-dire tous les objets qu’elle a touchés la nuit précédente. Et l’examen du soir a pour but de rendre aptes les objets purs qu’elle a touchés pendant la journée.
וְזוֹ הוֹאִיל וְלֹא בָּדְקָה — הִפְסִידָה עוֹנָה. מַאי ״עוֹנָה״? עוֹנָה יְתֵירָה.
La Guemara poursuit son explication : Et cette femme, puisqu’elle ne s’est pas examinée conformément au décret rabbinique, elle perd le statut des objets rituellement purs qu’elle a touchés pendant la période [ona] d’un jour ou d’une nuit. La Guemara demande : Que signifie : Période d’un jour ou d’une nuit ? Son statut rétroactif d’impureté ne remonte-t-il pas sur une période de vingt-quatre heures ? La Guemara répond : Cela signifie une période supplémentaire d’un jour ou d’une nuit, c’est-à-dire vingt-quatre heures au total.
אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא: וְהָא זִימְנִין מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ שָׁלֹשׁ עוֹנוֹת בְּמֵעֵת לְעֵת! הִשְׁווּ חֲכָמִים מִדּוֹתֵיהֶן, שֶׁלֹּא תַּחְלוֹק בְּמֵעֵת לְעֵת.
Rav Pappa dit à Rava : Mais il arrive parfois que tu trouves trois périodes de jour ou de nuit dans un intervalle de vingt-quatre heures. Par exemple, si elle s’est examinée le lundi après-midi et trouve du sang, alors la période de vingt-quatre heures remontant jusqu’au dimanche après-midi comprend trois périodes de jour ou de nuit : le jour de lundi, la nuit de dimanche et le jour de dimanche depuis le moment de son examen le plus récent, car ces vingt-quatre heures ne correspondent pas exactement à deux telles périodes. La Guemara répond : Les Sages ont rendu leurs mesures égales, de sorte que l’on ne doit pas distinguer entre les cas. En d’autres termes, ils ont voulu établir une décision uniforme qui s’applique universellement et ont donc fixé une période rétroactive d’impureté de vingt-quatre heures, quelles que soient les circonstances.
אִיבָּעֵית אֵימָא, שֶׁלֹּא יְהֵא חוֹטֵא נִשְׂכָּר.
Et si tu le souhaites, dis plutôt qu’ils ont établi la période fixe de vingt-quatre heures afin que le pécheur ne profite pas de sa transgression. Si l’étendue de l’impureté rétroactive était fixée à une période supplémentaire de jour ou de nuit, une femme qui s’en souvient et s’examine tôt le matin serait rétroactivement impure pendant vingt-quatre heures complètes, jusqu’au début de la matinée du jour précédent, tandis que celle qui attend jusqu’à midi ne serait impure que pour la période de la matinée et de la nuit précédente.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּאִתְּנִיסָה, וְלָא בְּדַקָה.
La Guemara demande : Quelle est la différence entre ces deux réponses ? La Guemara répond : La différence entre elles réside dans un cas où elle a été empêchée par des circonstances extérieures et n’a pas effectué d’examen. Selon la seconde réponse, elle ne serait pas considérée comme une pécheresse et serait donc impure seulement pendant une période supplémentaire d’un jour ou d’une nuit. En revanche, selon la première réponse, son statut d’impureté s’étendrait sur vingt-quatre heures quelles que soient les circonstances.
כׇּל אִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ לָהּ וֶסֶת [וְכוּ׳]. לֵימָא מַתְנִיתִין רַבִּי דּוֹסָא הִיא, וְלָא רַבָּנַן? דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַרְבַּע נָשִׁים דַּיָּין שְׁעָתָן — בְּתוּלָה, מְעוּבֶּרֶת, מְנִיקָה, וּזְקֵנָה. רַבִּי דּוֹסָא אוֹמֵר: כׇּל אִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ לָהּ וֶסֶת דַּיָּה שְׁעָתָהּ.
§ La michna enseigne : Pour toute femme qui a un cycle menstruel fixe, et qui s’est examinée à ce moment-là et a découvert du sang, son temps lui suffit, et elle ne transmet l’impureté qu’à partir de ce moment-là. La Guemara demande : Dirons-nous que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Dosa, et non conforme à l’opinion des Sages ? Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer dit : Il y a quatre catégories de femmes pour lesquelles la halakha est que leur temps leur suffit : une vierge, c’est-à-dire une jeune fille qui n’a jamais eu de menstruation, une femme enceinte, une femme allaitante et une femme âgée. Rabbi Dosa dit : Pour toute femme qui a un cycle menstruel fixe, et qui s’est examinée à ce moment-là et a découvert du sang, son temps lui suffit, et ce n’est qu’à partir de cette étape qu’elle transmet l’impureté rituelle.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי דּוֹסָא אֶלָּא שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת וִסְתָּהּ, אֲבָל בִּשְׁעַת וִסְתָּהּ מוֹדוּ לֵיהּ, וּמַתְנִיתִין בִּשְׁעַת וִסְתָּהּ, וְדִבְרֵי הַכֹּל.
La Guemara répond : Tu peux même dire que la michna est conforme à l’opinion des Sages. Les Sages ne sont en désaccord avec Rabbi Dosa que dans le cas d’une femme qui découvre du sang à un moment irrégulier, et non au moment fixe de son cycle menstruel. Mais si elle découvre du sang au moment fixe de son cycle menstruel, ils sont d’accord avec lui pour dire que son heure lui suffit et qu’il n’y a pas d’impureté rétroactive. Et la michna parle d’une femme qui découvre du sang au moment fixe de son cycle menstruel, et donc tout le monde est d’accord que son heure lui suffit.
מִכְּלָל דְּרַבִּי דּוֹסָא אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת וִסְתָּהּ אֲמַר? מַאן תְּנָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: אִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ לָהּ וֶסֶת — כִּתְמָהּ טָמֵא לְמַפְרֵעַ, שֶׁאִם תִּרְאֶה שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת וִסְתָּהּ — מְטַמְּאָה מֵעֵת לְעֵת.
La Guemara soulève une difficulté : Par déduction, on peut conclure que Rabbi Dosa dit que son heure lui suffit même si elle découvre du sang pas au moment fixé de son cycle menstruel. Si tel est le cas, qui est le tanna qui a enseigné la baraita suivante ? Comme les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne une femme qui a un cycle menstruel fixe et qui trouve une tache de sang, sa tache de sang est impure rétroactivement depuis le moment où le vêtement en question a été lavé. La raison est que si elle voit un écoulement de sang menstruel pas au moment fixé de son cycle menstruel, cela la rend impure rétroactivement pendant une période de vingt-quatre heures. Par conséquent, la tache de sang aussi la rend impure rétroactivement.
נֵימָא רַבָּנַן הִיא, וְלָא רַבִּי דּוֹסָא? אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי דּוֹסָא, עַד כָּאן לָא פְּלִיג רַבִּי דּוֹסָא עֲלַיְיהוּ דְּרַבָּנַן אֶלָּא בִּשְׁעַת וִסְתָּהּ, אֲבָל שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת וִסְתָּהּ מוֹדֵי לְהוּ, וּמַתְנִיתִין בִּשְׁעַת וִסְתָּהּ וְרַבִּי דּוֹסָא הִיא,
La Guemara conclut sa question : Dirons-nous que cette baraita est conforme à l’opinion des Sages et non conforme à l’opinion de Rabbi Dosa ? La Guemara répond : Vous pouvez même dire qu’elle est conforme à l’opinion de Rabbi Dosa, car on peut soutenir que Rabbi Dosa n’est en désaccord avec les Sages que dans un cas où une femme voit du sang menstruel au moment fixé de son cycle menstruel. Mais si elle voit du sang pas au moment fixé de son cycle menstruel, il est d’accord avec eux sur le fait qu’elle est impure rétroactivement. Et selon cette réponse, la michna, qui traite d’une femme qui découvre du sang au moment fixé de son cycle menstruel, n’est conforme qu’à l’opinion de Rabbi Dosa, contrairement à l’affirmation précédente.

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