פָּרַט לְנִשְׁחֲטָה בַּלַּיְלָה, וְשֶׁנִּשְׁפַּךְ דָּמָהּ, וְשֶׁיָּצָא דָּמָהּ חוּץ לַקְּלָעִים שֶׁאִם עָלְתָה תֵּרֵד.
Ces trois expressions font allusion à l’exclusion de trois cas suivants du principe ci-dessus : une offrande qui a été disqualifiée parce qu’elle a été abattue de nuit, et une offrande dont le sang s’est répandu avant qu’il puisse être aspergé sur l’autel, et une offrande dont le sang a été disqualifié parce qu’il a été emporté hors des tentures [lakela’im] entourant la cour du Tabernacle dans le désert, c’est-à-dire qu’il est sorti de la cour du Temple. Ces trois cas sont exclus, car dans ces cas, si des parties de l’offrande disqualifiée sont montées, c’est-à-dire ont été placées sur l’autel, elles doivent redescendre, c’est-à-dire être retirées.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: עוֹלָה — אֵין לִי אֶלָּא עוֹלָה כְּשֵׁרָה, מִנַּיִן לְרַבּוֹת שֶׁנִּשְׁחֲטָה בַּלַּיְלָה, וְשֶׁנִּשְׁפַּךְ דָּמָהּ, וְשֶׁיָּצָא דָּמָהּ חוּץ לַקְּלָעִים, וְהַלָּן, וְהַיּוֹצֵא, וְהַטָּמֵא, וְהַנּוֹתָר, וְשֶׁנִּשְׁחַט חוּץ לִזְמַנּוֹ וְחוּץ לִמְקוֹמוֹ,
Rabbi Shimon dit : De la référence du verset à un holocauste, j’ai déduit seulement qu’un holocauste valide ne doit pas être retiré de l’autel. D’où est-il déduit que le verset sert aussi à inclure les offrandes disqualifiées suivantes : Une offrande qui est invalide parce qu’elle a été abattue de nuit ; et une dont le sang s’est répandu avant l’aspersion ; et une dont le sang a été emporté hors des rideaux, c’est-à-dire la cour du Temple ; et une dont le sang a été laissé toute la nuit ; et une qui a été elle-même sortie de la cour du Temple ; et une qui est devenue rituellement impure ; et une qui a été laissée toute la nuit ; et une qui a été abattue avec l’intention de manger sa chair au-delà du temps qui lui est assigné ou en dehors de la zone qui lui est assignée.
וְשֶׁקִּבְּלוּ פְּסוּלִין וְזָרְקוּ אֶת דָּמָן, וְהַנִּתָּנִין לְמַעְלָה שֶׁנְּתָנָן לְמַטָּה, וְהַנִּתָּנִין לְמַטָּה שֶׁנְּתָנָן לְמַעְלָה, וְהַנִּתָּנִין בַּחוּץ שֶׁנְּתָנָן בִּפְנִים, וְהַנִּתָּנִין בִּפְנִים שֶׁנְּתָנָן בַּחוּץ, וְהַפֶּסַח וְהַחַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן, מִנַּיִן?
Et de même, d’où dérive-t-on que le verset vient inclure des offrandes dont ceux qui sont inaptes à accomplir le service du Temple ont recueilli ou aspergé le sang; et des offrandes dont le sang doit être placé au-dessus de la ligne rouge de l’autel mais a été placé au-dessous de cette ligne; et des offrandes dont le sang doit être placé au-dessous de la ligne rouge de l’autel mais a été placé au-dessus de celle-ci; et des offrandes dont le sang doit être placé sur l’autel situé à l’extérieur du Sanctuaire mais a été au lieu de cela placé sur l’autel à l’intérieur du Sanctuaire; et des offrandes dont le sang doit être placé sur l’autel à l’intérieur du Sanctuaire mais a été placé sur l’autel à l’extérieur ; et un sacrifice pascal et un sacrifice expiatoire que l’on a abattus non pour leur propre intention, c’est-à-dire qu’au moment de l’abattage on avait en réalité l’intention d’offrir un sacrifice différent ? D’où dérive-t-on que, bien que ces offrandes soient disqualifiées, si elles ont été montées sur l’autel, on ne les en retire pas ?
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זֹאת תּוֹרַת הָעוֹלָה״ — רִיבָּה תּוֹרָה אַחַת לְכׇל הָעוֹלִין, שֶׁאִם עָלוּ לֹא יֵרְדוּ.
Le verset déclare : « Telle est la loi de l’holocauste. » Par cela, le verset a inclus dans une seule loi tous les éléments qui montent sur l’autel, même les offrandes disqualifiées, enseignant que si elles sont montées sur l’autel, elles ne doivent pas redescendre.
יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אֶת הָרוֹבֵעַ, וְהַנִּרְבָּע, וְהַמּוּקְצֶה, וְהַנֶּעֱבָד, וְאֶתְנַן, וְהַמְחִיר, וְהַכִּלְאַיִם, וְהַטְּרֵפָה, וְיוֹצֵא דּוֹפֶן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״זֹאת״.
Rabbi Shimon poursuit : On aurait pu penser que je devrais aussi inclure un animal qui s’est accouplé avec une personne ; et un animal qui a été l’objet de bestialité ; et un animal qui a été mis à part pour l’idolâtrie ; et un animal qui a été adoré comme une divinité ; et un animal qui a été donné comme paiement à une prostituée ou comme prix d’un chien ; et un animal qui est issu de diverses espèces, c’est-à-dire d’un croisement ; et un animal avec une blessure qui entraînera sa mort dans les douze mois [tereifa] ; et un animal né par césarienne. Par conséquent, le verset déclare : « Ceci », afin d’exclure ces disqualifications.
וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת אֶת אֵלּוּ וּלְהוֹצִיא אֶת אֵלּוּ?
Rabbi Shimon explique : Et qu’as-tu vu, c’est-à-dire, quelle est la raison d’inclure ces cas particuliers et d’exclure ceux-là cas particuliers ?