בְּזָב — מִשּׁוּם דְּלָא מְטַמֵּא בְּאוֹנֶס, אֲבָל זָבָה — דִּמְטַמְּיָא בְּאוֹנֶס אֵימָא לָא, צְרִיכָא.
cette halakha seulement à l’égard d’un zav, on aurait pu penser que la Torah n’a été indulgente que dans le cas d’un zav, parce qu’un zav ne devient pas impur en raison d’un écoulement qui survient en raison de circonstances indépendantes de sa volonté. Mais dans le cas d’une zava, qui devient impure en raison d’un écoulement qui survient en raison de circonstances indépendantes de sa volonté, on pourrait dire que cette halakha ne s’applique pas. Il était donc nécessaire que le verset enseigne qu’une zava peut compter ses sept jours purs même si elle est lépreuse.
וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בְּזָבָה — מִשּׁוּם דְּלָא מְטַמְּיָא בִּרְאִיּוֹת כִּבְיָמִים, אֲבָל זָב דִּמְטַמֵּא בִּרְאִיּוֹת כִּבְיָמִים — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.
Et si le Miséricordieux avait écrit cette halakha seulement au sujet d’une zava, on aurait pu penser que la Torah a été indulgente au sujet d’une zava, parce qu’elle ne devient pas impure à la suite de trois observations en un seul jour, comme elle le devient à la suite de observations pendant trois jours consécutifs. Mais au sujet d’un zav, qui devient impur à la suite de trois observations en un seul jour, tout comme il le devient à la suite de observations pendant trois jours consécutifs, on aurait pu dire que cette halakha ne s’applique pas. Il était donc nécessaire que le verset enseigne qu’un zav peut compter ses sept jours purs même s’il est lépreux.
אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא: ״דְּוֹתָהּ תִּטְמָא״ — לְרַבּוֹת אֶת בּוֹעֲלָהּ.
Abaye dit : D’où dis-je que, bien que l’accouchement n’annule pas le compte d’une zava, il ne compte pas pour les sept jours purs ? Comme il est enseigné dans une baraita qui traite du verset : « Si une femme enfante et met au monde un garçon, elle sera impure pendant sept jours ; comme aux jours de son indisposition menstruelle, elle sera impure » (Lévitique 12:2). L’expression superflue : “Son indisposition menstruelle elle sera impure,” vient inclure un homme qui a des rapports avec elle, enseignant qu’il devient impur comme une femme menstruée et transmet l’impureté comme elle.
״דְּוֹתָהּ תִּטְמָא״ — לְרַבּוֹת אֶת הַלֵּילוֹת, ״דְּוֹתָהּ תִּטְמָא״ — לְרַבּוֹת אֶת הַיּוֹלֶדֶת בְּזוֹב, שֶׁצְּרִיכָה שֶׁתֵּשֵׁב שִׁבְעָה נְקִיִּים.
De plus, l’expression : « Son impureté menstruelle elle sera impure, » sert à inclure les nuits, c’est-à-dire que, bien que le verset dise : « Comme aux jours », elle est impure aussi pendant la nuit. Enfin, l’expression : « Son impureté menstruelle elle sera impure, » sert à inclure une femme qui accouche en tant que zava, enseignant qu’elle doit observer sept jours purs.
מַאי לַָאו נְקִיִּים מִלֵּידָה? לָא, מִדָּם.
Abaye poursuit : N'est-ce pas exact que la baraita veut dire qu'elle doit observer sept jours qui soient exempts de l'impureté de l'accouchement ? Il est donc évident que ses jours d'impureté ne comptent pas dans son décompte de sept jours purs. La Guemara rejette cette suggestion : Non, la baraita veut dire que ces jours doivent être exempts de sang. Si elle ne saigne pas pendant ses jours d'impureté, ils peuvent être comptés dans ses sept jours purs.
וְאָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא: ״כִּימֵי נִדָּתָהּ״ — כָּךְ יְמֵי לֵידָתָהּ, מָה יְמֵי נִדָּתָהּ אֵין רְאוּיִן לְזִיבָה וְאֵין סְפִירַת שִׁבְעָה עוֹלָה מֵהֶן, אַף יְמֵי לֵידָתָהּ שֶׁאֵין רְאוּיִן לְזִיבָה — אֵין סְפִירַת שִׁבְעָה עוֹלָה מֵהֶן.
Et Abaye dit : D’où dis-je que l’accouchement ne compte pas pour les sept jours propres ? Comme il est enseigné dans une baraita au sujet du verset susmentionné : Le verset compare la halakha de l’impureté de l’accouchement à l’impureté de la menstruation, indiquant que les jours de sa menstruation sont comme les jours de son accouchement : De même que les jours de sa menstruation sont impropres à la ziva, puisqu’une femme ne peut devenir une zava qu’à cause d’écoulements pendant les onze jours qui suivent les sept jours de menstruation, et le compte de sept jours propres de ziva n’est pas calculé à partir d’eux parce que, tant qu’elle demeure une zava, elle ne peut être considérée comme une femme menstruée ; de même, en ce qui concerne les jours de son accouchement, qui sont impropres à la ziva parce qu’une femme ne peut devenir une zava en raison du sang émis à cause de l’accouchement, le compte de sept jours propres de ziva n’est pas calculé à partir d’eux.
וְרָבָא, הָא מַנִּי? רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא, דְּאָמַר: מִסְתָּר נָמֵי סָתְרָה.
La Guemara note : Et Rava, qui soutient que les jours d’impureté peuvent être comptés dans les sept jours propres, pourrait te dire : Selon l’opinion de qui est cette baraita ? C’est conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer, qui a dit que non seulement la naissance n’est pas comptée dans les sept jours propres, mais qu’elle annule également tous les jours comptés jusque-là.
וְכִי דָנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר?
La Guemara analyse la baraita susmentionnée, qui compare la halakha de l’impureté de l’accouchement à l’impureté de la menstruation, en ce qui concerne la ziva : Mais déduit-on le possible de l’impossible ? En d’autres termes, comment la halakha concernant l’impureté après l’accouchement peut-elle être déduite de celle des jours de menstruation ? Bien qu’il soit possible pour une femme d’accoucher en étant zava, il est impossible pour une zava d’acquérir simultanément le statut d’une femme menstruée.
אָמַר רַב אַחָדְבוּי בַּר אַמֵּי: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא, דְּאָמַר דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר. וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: עַל כׇּרְחָךְ הִקִּישָׁן הַכָּתוּב. אִיכָּא דְאָמְרִי: אָמַר רַב אַחָדְבוּי בַּר אַמֵּי אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא, דְּאָמַר דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר. וְרַב פָּפָּא אָמַר: עַל כׇּרְחָךְ הִקִּישָׁן הַכָּתוּב.
Rav Aḥadevoi bar Ami dit : Cette baraitaest conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer, qui a dit que l’on déduit le possible de l’impossible. Et Rav Sheshet donne une explication différente : Bien qu’en général on ne déduise pas le possible de l’impossible, nécessairement le verset a juxtaposé les jours d’impureté après l’accouchement et ceux de la menstruation, et une juxtaposition dans le verset est interprétée même si un cas est possible tandis que l’autre ne l’est pas. Certains disent une attribution différente de ces réponses, à savoir que Rav Aḥadevoi bar Ami dit que Rav Sheshet dit : Cette baraitaest conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer, qui a dit que l’on déduit le possible de l’impossible. Et Rav Pappa dit : Nécessairement le verset a juxtaposé les jours d’impureté après l’accouchement et ceux de la menstruation.
קִשְּׁתָה שְׁלֹשָׁה יָמִים וְכוּ׳.
§ La michna enseigne que si une femme a ressenti des douleurs de l’accouchement accompagnées d’écoulements de sang pendant trois jours consécutifs au cours des onze jours entre les périodes de menstruation, et que les douleurs ont cessé pendant vingt-quatre heures, puis qu’elle a accouché, cela indique que les écoulements n’étaient pas dus à son accouchement imminent, et cette femme est considérée comme ayant accouché en tant que zava. De plus, la michna déclare qu’elle est considérée comme une zava dans un cas où elle s’est reposée de la douleur de l’accouchement, mais pas nécessairement de l’écoulement de sang. En conséquence, si les douleurs cessent pendant vingt-quatre heures, elle est considérée comme une zava même si le sang a continué à s’écouler sans interruption.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: שָׁפְתָה מִזֶּה וּמִזֶּה, מַהוּ? רַב חִסְדָּא אָמַר: טְמֵאָה, רַבִּי חֲנִינָא אָמַר: טְהוֹרָה.
À cet égard, un dilemme fut soulevé auparavant devant les Sages : si elle s’est reposée de l’un et de l’autre, de ceci et de cela, des douleurs de l’accouchement et des écoulements de sang, quelle est la halakha ? Rav Ḥisda dit que, puisqu’elle s’est reposée des douleurs de l’accouchement, il est évident que les écoulements de sang n’étaient pas dus à son accouchement imminent, et elle est rituellement impure. Rabbi Ḥanina dit que, puisque les écoulements de sang ont également cessé, il est évident qu’ils étaient dus à son accouchement imminent, et elle est rituellement pure.
אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מָשָׁל לְמֶלֶךְ שֶׁיָּצָא, וַחֲיָילוֹתָיו לְפָנָיו — בְּיָדוּעַ שֶׁחֲיָילוֹתָיו שֶׁל מֶלֶךְ הֵן.
Rabbi Ḥanina dit, pour expliquer son opinion : Écoute une parabole ; à quoi ce cas est-il comparable ? Il est comparable à un roi qui quitta son palais, et ses soldats sortirent devant lui. Bien que le roi voyage derrière eux, il est connu qu’ils sont les soldats du roi. De même, bien que les douleurs de l’accouchement et le sang aient cessé, il est clair que le sang qu’elle a émis était dû à l’accouchement qui approchait, et par conséquent elle n’est pas une zava.
וְרַב חִסְדָּא אָמַר: כׇּל שֶׁכֵּן דְּבָעֵי נַפֵּישׁ חַיָּילוֹת טְפֵי.
Et Rav Ḥisda dit : Selon la même parabole, c’est-à-dire en supposant que les soldats arrivent avant le roi, à plus forte raison il doit y avoir bien plus de soldats accompagnant le roi à son arrivée. L’absence de soldats avant l’arrivée du roi indique qu’ils ne sont en réalité pas les soldats du roi. De même, la cessation des douleurs de l’accouchement avant la naissance indique que les émissions précédentes de sang n’étaient pas dues à son accouchement imminent. Elle est donc considérée comme une zava.
תְּנַן: רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: לַיְלָה וָיוֹם כְּלֵילֵי שַׁבָּת וְיוֹמוֹ, שֶׁשָּׁפְתָה מִן הַצַּעַר וְלֹא מִן הַדָּם. טַעְמָא דְּמִן הַצַּעַר וְלֹא מִן הַדָּם, הָא מִזֶּה וּמִזֶּה — טְהוֹרָה. תְּיוּבְתָּא דְּרַב חִסְדָּא!
La Guemara soulève une objection contre l’opinion de Rav Ḥisda : Nous avons appris dans la michna que Rabbi Yehoshua dit : Elle n’est considérée comme une zava que si les douleurs se sont arrêtées pendant une période de vingt-quatre heures, soit une nuit et le jour suivant, comme la nuit de Chabbat et le jour qui l’accompagne. De plus, elle est considérée comme une zava dans un cas où elle s’est reposée de la douleur de l’accouchement mais non de l’écoulement de sang. La Guemara en déduit : La raison pour laquelle elle est considérée comme une zava, c’est qu’elle s’est reposée de la douleur de l’accouchement et non de l’écoulement de sang. Mais si elle s’est reposée de l’un et de l’autre, des douleurs de l’accouchement et des écoulements de sang, elle est rituellement pure. La michna constitue apparemment une réfutation concluante de l’opinion de Rav Ḥisda.
אָמַר לְךָ רַב חִסְדָּא: לָא מִבַּעְיָא מִזֶּה וּמִזֶּה דִּטְמֵאָה, דְּפָסְקִי לְהוּ חַיָּילוֹת לִגְמָרֵי, אֲבָל מִן הַצַּעַר וְלֹא מִן הַדָּם, אֵימַר: כִּי הֵיכִי דְּמִדָּם לָא פָּסְקָה, מִקּוֹשִׁי נָמֵי לָא פָּסְקָה, וְהָא תּוּנְבָּא בְּעָלְמָא הוּא דִּנְקַט לַהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara explique que Rav Ḥisda pourrait te dire : Il n’est pas nécessaire d’enseigner que si elle s’est reposée de ceci et de cela, elle est impure, car, selon les termes de la parabole ci-dessus, les soldats du roi ont entièrement cessé, c’est-à-dire que les douleurs de l’accouchement comme le sang ont complètement cessé. Mais, en ce qui concerne un cas où elle s’est reposée de la douleur mais non du sang, on pourrait dire que, de même qu’elle n’a pas cessé d’émettre du sang, de même elle n’a pas cessé de ressentir les douleurs de l’accouchement, et le fait qu’elle ne ressente pas de douleur s’explique par le fait qu’elle a été saisie d’une désorientation générale, c’est-à-dire qu’elle était tellement affaiblie par l’accouchement qu’elle était incapable de discerner la douleur. Par conséquent, elle devrait rester pure. C’est pourquoi la michna nous enseigne que si elle ne ressent pas les douleurs de l’accouchement, cela indique que les émissions précédentes de sang n’étaient pas dues à son accouchement imminent, et elle est une zava.
תְּנַן: קִשְּׁתָה שְׁלֹשָׁה יָמִים בְּתוֹךְ אַחַד עָשָׂר יוֹם, וְשָׁפְתָה מֵעֵת לְעֵת, וְיָלְדָה — הֲרֵי זוֹ יוֹלֶדֶת בְּזוֹב.
La Guemara soulève une difficulté concernant l’opinion de Rabbi Ḥanina : Nous avons appris dans la michna : Si une femme a éprouvé des douleurs de l’accouchement pendant trois jours consécutifs au cours des onze jours entre les périodes de menstruation, et qu’elle s’est reposée du travail pendant une période de vingt-quatre heures, puis a accouché, cette femme est considérée comme une femme qui accouche en tant que zava.
הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא כִּדְקָתָנֵי, לְמָה לִי שָׁלֹשׁ? בִּתְרֵי בְּקוֹשִׁי וְחַד בְּשׁוֹפִי סַגִּי!
La Guemara analyse la michna : Quelles sont les circonstances du cas décrit dans la michna ? Si nous disons que c’est comme cela a été enseigné, c’est-à-dire qu’elle s’est reposée des douleurs de l’accouchement mais a continué à émettre du sang, alors pourquoi ai-je besoin qu’elle connaisse trois jours de douleurs de l’accouchement accompagnées d’écoulements de sang pour qu’elle soit considérée comme une zava ? Si elle a eu des saignements pendant deux jours de douleurs de l’accouchement et un jour de repos, cela serait suffisant pour la considérer comme une zava, puisqu’elle a eu des saignements même le jour où elle s’est reposée des douleurs de l’accouchement.
אֶלָּא לָאו הָכִי קָאָמַר: קִשְּׁתָה שְׁלֹשָׁה, וְשָׁפְתָה מִזֶּה וּמִזֶּה, אוֹ שֶׁקִּשְּׁתָה שְׁנַיִם, וְשָׁפְתָה מֵעֵת לְעֵת — הֲרֵי זוֹ יוֹלֶדֶת בְּזוֹב, וּתְיוּבְתָּא דְּרַבִּי חֲנִינָא!
Au contraire, n’est-il pas exact que c’est ce que la michna dit : Si elle a éprouvé des douleurs de l’accouchement accompagnées d’écoulements de sang pendant trois jours et qu’elle s’est ensuite reposée de l’un et de l’autre, ou si elle a éprouvé des douleurs de l’accouchement pendant deux jours et qu’elle s’est ensuite reposée des douleurs de l’accouchement pendant une période de vingt-quatre heures, cette femme est considérée comme une femme qui accouche en tant que zava ? Et si tel est le cas, la michna constitue une réfutation concluante de l’opinion de Rabbi Ḥanina.
אָמַר לָךְ רַבִּי חֲנִינָא: לָא, לְעוֹלָם כִּדְקָתָנֵי, וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּאַף עַל גַּב דְּמַתְחֵיל קִישּׁוּי בַּשְּׁלִישִׁי, וְשָׁפְתָה מֵעֵת לְעֵת — טְמֵאָה, לְאַפּוֹקֵי מֵרַבִּי חֲנִינָא.
La Guemara explique que Rabbi Ḥanina pourrait te dire : Non, en réalité la michna doit être comprise comme elle est enseignée, à savoir qu’elle a éprouvé des douleurs de l’accouchement pendant trois jours, puis s’est reposée de la douleur tout en continuant à émettre du sang. Et c’est cela que la michna nous enseigne : Que même si elle a commencé à éprouver des douleurs de l’accouchement au début du troisième jour, et qu’ensuite elle s’est reposée des douleurs de l’accouchement pendant une période de vingt-quatre heures durant laquelle elle a continué à émettre du sang, elle est impure. Et cela sert à exclure l’opinion de Rabbi Ḥanina, c’est-à-dire Ḥananya, fils du frère de Rabbi Yehoshua, qui soutient que si une femme éprouve des douleurs de l’accouchement pendant ne serait-ce qu’une partie de son troisième jour d’émissions de sang, elle n’est pas une zava, même si la douleur s’est ensuite calmée pendant une période de vingt-quatre heures (voir 36b).
כַּמָּה הִיא קִשּׁוּיָהּ? רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר וְכוּ׳. הַשְׁתָּא חֲמִשִּׁים מְקַשְּׁיָא, אַרְבָּעִים מִיבַּעְיָא? אָמַר רַב חִסְדָּא: לָא קַשְׁיָא — כָּאן לְחוֹלָה, כָּאן לִבְרִיאָה.
La michna enseigne : Combien de temps avant la naissance la douleur est-elle attribuée aux douleurs de son accouchement, de sorte que le sang ne soit pas considéré comme du sang de ziva ? Rabbi Meïr dit : Même quarante ou cinquante jours avant la naissance. La Guemara demande : Maintenant que tu as dit que même cinquante jours avant la date prévue une femme peut ressentir des douleurs de l’accouchement, est-il nécessaire d’enseigner qu’elle peut les ressentir quarante jours avant ? Rav Ḥisda dit : Ce n’est pas difficile. Ici, là où la michna dit qu’elle peut ressentir des douleurs de l’accouchement cinquante jours avant la naissance, il s’agit d’une femme malade ; là-bas, là où la michna dit qu’elle peut ressentir des douleurs de l’accouchement quarante jours avant la naissance, il s’agit d’une femme en bonne santé.
אָמַר רַבִּי לֵוִי: אֵין הַוָּלָד מְטַהֵר אֶלָּא יָמִים הָרְאוּיִין לִהְיוֹת בָּהֶן זָבָה, וְרַב אָמַר: אֲפִילּוּ בְּיָמִים הָרְאוּיִין לִסְפִירַת זָבָה. אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: וּלְטַעְמֵיהּ דְּרַב
§ En ce qui concerne la halakha selon laquelle une femme qui éprouve des douleurs de l’accouchement ne contracte pas l’impureté de ziva, Rabbi Lévi dit : La naissance d’un enfant rend la mère rituellement pure de zivaseulement si elle a eu des saignements pendant les onze jours aptes à devenir une zava. Mais si elle a eu des saignements dus aux douleurs de l’accouchement pendant les jours de menstruation qui précèdent ou suivent ces onze jours, elle est une femme menstruée. Et Rav dit : Même si elle a continué à avoir des saignements pendant les jours aptes au compte d’une zava, c’est-à-dire durant les sept jours suivant les onze jours de ziva, qui font aussi partie de ses jours de menstruation, elle reste pure. Rav Adda bar Ahava dit : Et selon le raisonnement de Rav,