אֶלָּא לְלֵוִי דְּאָמַר שְׁנֵי מַעְיָנוֹת הֵן, לְמָה לִי שִׁבְעָה? בְּמַשֶּׁהוּ סַגִּיא!
Mais selon Lévi, qui a dit qu'il y a deux sources, pourquoi ai-je besoin que cette femme attende sept jours propres ? Il devrait être suffisant qu'elle attende sept jours après avoir connu n'importe quelle quantité de propreté depuis la fin de ses jours d'impureté. Après tout, selon Lévi, une fois que le sang cesse de couler à partir de ses jours d'impureté, tout sang émis par la suite provient de la source de sang pur. Par conséquent, même si elle a un écoulement de sang pendant les sept jours propres, cela ne devrait pas invalider son compte.
הָכִי קָאָמַר: צְרִיכָה שֶׁתִּפְסוֹק מַשֶּׁהוּ, שֶׁיַּעֲלוּ לָהּ לְשִׁבְעָה נְקִיִּים.
La Guemara explique que c’est ce que la baraitaveut dire : Elle exige que l’écoulement de sang s’arrête pendant n’importe quelle durée après ses jours d’impureté, afin qu’elle soit entrée dans ses jours de pureté, et, par conséquent, les sept jours suivants lui seront comptés comme les sept jours propres requis pour une zava.
תָּא שְׁמַע: יְמֵי עִיבּוּרָהּ עוֹלִים לָהּ לִימֵי מְנִיקוּתָהּ, וִימֵי מְנִיקוּתָהּ עוֹלִים לָהּ לִימֵי עִיבּוּרָהּ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une baraita : Il y a certaines femmes à l’égard desquelles la halakha veut que, si elles remarquent un écoulement de sang menstruel, elles ne soient considérées impures qu’à partir du moment où elles ont vu le sang, et l’on ne craint pas qu’elles aient pu avoir cet écoulement à un moment antérieur. Deux de ces femmes sont une femme enceinte et une femme qui allaite. Cela ne s’applique qu’à une femme enceinte dont la grossesse a été visiblement apparente pendant trois périodes, chacune de trente jours, et qui n’a pas eu de saignement durant ces trois périodes ; et à une femme qui allaite depuis trois périodes, chacune également de trente jours, et qui n’a pas eu de saignement pendant ce temps. À ce sujet, la baraita enseigne : Les jours de sa grossesse pendant lesquels elle n’a pas vu de sang comptent pour elle au titre des jours de son allaitement pendant lesquels elle n’a pas vu de sang, afin de compléter trois périodes, et, de même, les jours de son allaitement comptent pour elle au titre des jours de sa grossesse.
כֵּיצַד הִפְסִיקָה שְׁתַּיִם בִּימֵי עִיבּוּרָהּ, וְאַחַת בִּימֵי מְנִיקוּתָהּ; שְׁתַּיִם בִּימֵי מְנִיקוּתָהּ, וְאַחַת בִּימֵי עִיבּוּרָהּ; אַחַת וּמֶחֱצָה בִּימֵי עִיבּוּרָהּ, וְאַחַת וּמֶחֱצָה בִּימֵי מְנִיקוּתָהּ — עוֹלִין לָהּ לְשָׁלֹשׁ עוֹנוֹת.
La baraita précise : Comment cela ? Si une femme a cessé d’avoir des saignements pendant deux périodes durant ses jours de grossesse et une période durant ses jours d’allaitement ; ou si elle n’a pas eu de saignements pendant deux périodes durant ses jours d’allaitement et une période durant ses jours de grossesse ; ou si elle n’a pas eu de saignements pendant une période et demie durant ses jours de grossesse et une période et demie durant ses jours d’allaitement, ces jours comptent pour elle comme trois périodes pendant lesquelles elle n’a pas eu de saignements, et si elle a des saignements, elle n’est considérée impure qu’à partir de l’heure où elle a vu le sang.
בִּשְׁלָמָא לְרַב דְּאָמַר: מַעְיָן אֶחָד הוּא, מִשּׁוּם הָכִי בָּעֵי הֶפְסֵק שָׁלֹשׁ עוֹנוֹת, אֶלָּא לְלֵוִי דְּאָמַר: שְׁנֵי מַעְיָנוֹת הֵן, לְמָה לִי הֶפְסֵק שָׁלֹשׁ עוֹנוֹת? בְּמַשֶּׁהוּ סַגִּי!
La Guemara analyse cette baraita : Soit, la baraita est claire selon Rav, qui a dit qu’il n’y a qu’une seule source, car c’est pour cette raison que la femme a besoin d’une interruption des écoulements menstruels pendant trois périodes afin d’être considérée comme une femme dont les écoulements menstruels ont cessé. Mais selon Levi, qui a dit qu’il y a deux sources, pourquoi ai-je besoin d’une interruption des écoulements menstruels pendant trois périodes ? À condition que les écoulements menstruels de la femme cessent pendant n’importe quelle durée à l’issue de ses jours d’impureté, cela devrait être suffisant, puisque tout sang qu’elle pourrait émettre par la suite est pur et ne devrait pas annuler son compte de trois périodes.
הָכִי קָאָמַר: צְרִיכָה שֶׁתִּפְסוֹק מַשֶּׁהוּ, כְּדֵי שֶׁיַּעֲלוּ לָהּ לְשָׁלֹשׁ עוֹנוֹת.
La Guemara explique que c’est ce que la baraita dit : Elle exige que l’écoulement de sang s’arrête pendant n’importe quelle durée à la fin de ses jours d’impureté, afin que ses jours de pureté lui soient comptés comme faisant partie des trois périodes, même si elle a des saignements pendant ses jours de pureté.
תָּא שְׁמַע: וְשָׁוִין בְּרוֹאָה אַחַר דַּם טוֹהַר, שֶׁדַּיָּהּ שְׁעָתָהּ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une baraita : Et bien que Shammaï et Hillel soient en désaccord au sujet de toutes les femmes qui ont des saignements (voir 2a), puisque Shammaï soutient qu’elles ne sont impures qu’à partir du moment où elles ont vu le sang, tandis que Hillel soutient qu’elles prennent rétroactivement le statut d’impureté rituelle depuis la dernière fois où elles se sont examinées et ont été trouvées pures, ils sont d’accord au sujet d’une femme qui voit du sang après avoir vu du sang pendant ses jours de pureté, qu’il lui suffit d’être considérée impure à partir de l’heure où elle a vu le sang.
בִּשְׁלָמָא לְלֵוִי דְּאָמַר: שְׁנֵי מַעְיָנוֹת הֵן, מִשּׁוּם הָכִי דַּיָּהּ שְׁעָתָהּ, אֶלָּא לְרַב דְּאָמַר: מַעְיָן אֶחָד הוּא, אַמַּאי דַּיָּה שְׁעָתָהּ? תְּטַמֵּא מֵעֵת לְעֵת!
La Guemara analyse la baraita : Soit, la baraita est claire selon Levi, qui a dit qu’il y a deux sources, car c’est pour cette raison qu’il lui suffit d’être considérée impure à partir de l’heure de sa vision du sang. En d’autres termes, bien qu’elle ait eu un saignement pendant ses jours de pureté, jusqu’à cette émission elle était encore considérée comme une femme dont les écoulements menstruels avaient cessé. Mais selon Rav, qui a dit qu’il y a une seule source, si cette femme a eu un saignement pendant ses jours de pureté, elle ne peut pas être considérée comme une femme dont les écoulements menstruels ont cessé. Si tel est le cas, pourquoi lui suffit-il d’être considérée impure à partir de l’heure de sa vision du sang ? Elle devrait être considérée impure rétroactivement pendant une période de vingt-quatre heures, comme toutes les autres femmes.
דְּלֵיכָּא שְׁהוּת.
La Guemara répond : la baraita fait référence à un cas où il n’y a pas de temps entre la fin de ses jours de pureté et l’émission de sang qui suit. Dans une telle situation, elle ne peut pas être considérée comme impure rétroactivement pendant une période de vingt-quatre heures, puisque les vingt-quatre heures précédentes font partie de ses jours de pureté.
וּתְטַמֵּא מִפְּקִידָה לִפְקִידָה! כֵּיוָן דִּמְעֵת לְעֵת לֵיכָּא, מִפְּקִידָה לִפְקִידָה נָמֵי לָא גְּזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן.
La Guemara soulève une difficulté : Mais malgré tout, pourquoi est-elle impure seulement à partir du moment où elle voit le sang ? Elle devrait être considérée impure d’examen en examen, c’est-à-dire depuis la dernière fois où elle s’est examinée et a constaté qu’elle était pure. La Guemara répond : Puisqu’il n’y a pas de possibilité qu’elle soit impure rétroactivement pendant une période de vingt-quatre heures, en ce qui concerne également l’impureté d’examen en examen, les Sages n’ont pas décrété d’impureté à son égard.
תָּא שְׁמַע: יוֹלֶדֶת בְּזוֹב שֶׁסָּפְרָה וְלֹא טָבְלָה וְרָאֲתָה, הָלְכוּ בֵּית שַׁמַּאי לְשִׁיטָתָן, וּבֵית הִלֵּל לְשִׁיטָתָן.
La Guemara suggère en outre : Viens et écoute une baraita : En ce qui concerne une femme qui accouche en tant que zava, qui a compté sept jours purs après la fin de ses jours d’impureté mais ne s’est pas encore immergée, et a ensuite vu du sang, Beit Shammaï suit son opinion concernant toute femme qui a accouché et a achevé ses jours d’impureté mais ne s’est pas encore immergée, et Beit Hillel de même suivent leur opinion. En d’autres termes, selon Beit Shammaï, son sang ne transmet l’impureté que tant qu’il est humide, tandis que selon Beit Hillel il transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec.
בִּשְׁלָמָא לְרַב, דְּאָמַר: מַעְיָן אֶחָד הוּא, מִשּׁוּם הָכִי מְטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ. אֶלָּא לְלֵוִי, דְּאָמַר: שְׁנֵי מַעְיָנוֹת הֵן, אַמַּאי מְטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ?
La Guemara analyse la baraita : Soit, la baraita est claire selon Rav, qui a dit qu’il n’y a qu’une seule source, car c’est pour cette raison que Beit Hillel soutiennent que le sang transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec. En d’autres termes, puisqu’elle ne s’est pas encore immergée, la Torah ne considère pas ses écoulements menstruels comme purs. Mais selon Levi, qui a dit qu’il y a deux sources, tout sang qu’elle pourrait émettre après avoir compté sept jours propres doit provenir de la source de sang pur. Si tel est le cas, pourquoi transmet-il l’impureté qu’il soit humide ou sec ?
אָמַר לָךְ לֵוִי: אֲנָא דַּאֲמַרִי — כְּתַנָּא דְּשָׁוִין.
La Guemara explique que Lévi pourrait te dire : j’énonce mon opinion conformément à l’opinion du tanna de la baraita citée plus haut, selon laquelle Chammaï et Hillel s’accordent à dire que, concernant une femme qui a des saignements après avoir eu des saignements pendant ses jours de pureté, il suffit de la considérer comme impure à partir de l’heure où elle a vu le sang. Cette baraita indique apparemment qu’il y a en effet deux sources.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בְּשׁוֹפַעַת, וְהָא ״סָפְרָה״ קָתָנֵי!
Et si tu le souhaites, dis plutôt que cette baraita fait référence à une femme qui a un écoulement continu de sang menstruel depuis ses jours d’impureté jusqu’à ses jours de pureté. En conséquence, le sang qu’elle voit pendant ses jours de pureté provient encore de la source de sang impur. La Guemara objecte : Mais la baraitaenseigne que la femme a compté sept jours propres.
הָכָא בְּיוֹלֶדֶת נְקֵבָה בְּזוֹב עָסְקִינַן, דְּשָׁבוּעַ קַמָּא פָּסְקָה, שָׁבוּעַ בָּתְרָא לָא פָּסְקָה, וְקָסָבַר: יְמֵי לֵידָתָהּ שֶׁאֵין רוֹאֶה בָּהֶן — עוֹלִין לָהּ לִסְפִירַת זִיבָתָהּ.
La Guemara explique : Ici, nous traitons du cas d’une femme qui a donné naissance à une fille alors qu’elle était zava, et par conséquent ses jours d’impureté durent deux semaines. Et c’est un cas où, durant la première semaine, ses écoulements menstruels ont cessé, et durant la dernière semaine, ses écoulements menstruels n’ont pas cessé, et ils ont continué jusqu’à ses jours de pureté. Et le tanna de cette baraitamaintient : Les jours de son accouchement, c’est-à-dire les jours d’impureté, pendant lesquels elle ne voit pas de sang, comptent pour elle dans le décompte de sa ziva. En conséquence, bien qu’elle soit considérée comme ayant compté sept jours propres, le sang émis pendant ses jours de pureté provient de la source de sang impur.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: אָמַר לַן רַב שֶׁמֶן מִסִּכְרָא: אִקְּלַע מָר זוּטְרָא לְאַתְרִין, וּדְרַשׁ: הִילְכְתָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב לְחוּמְרָא, וְהִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ דְּלֵוִי לְחוּמְרָא.
§ En ce qui concerne le différend entre Rav et Lévi, Ravina dit à Rav Ashi : Rav Shemen de Sikhra nous a dit : il se trouva que Mar Zutra vint dans notre localité, et il enseigna que la halakha est conforme à l’opinion de Rav par rigueur, et la halakha est conforme à l’opinion de Lévi par rigueur. En d’autres termes, si une femme émet continuellement du sang menstruel depuis le cours de ses jours de pureté jusqu’à un moment après la fin de ses jours de pureté, le sang émis après ses jours de pureté est impur, conformément à l’opinion de Rav. En revanche, si elle émet continuellement du sang menstruel depuis le cours de ses jours d’impureté jusque dans ses jours de pureté, le sang émis pendant ses jours de pureté est impur, conformément à l’opinion de Lévi.
רַב אָשֵׁי אָמַר: הִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב, בֵּין לְקוּלָּא בֵּין לְחוּמְרָא. דָּרֵישׁ מָרִימָר: הִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב, בֵּין לְקוּלָּא בֵּין לְחוּמְרָא. וְהִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב, בֵּין לְקוּלָּא בֵּין לְחוּמְרָא.
Rav Ashi a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rav, que ce soit pour une indulgence ou pour une rigueur. De même, Mareimar a enseigné : La halakha est conforme à l’opinion de Rav, que ce soit pour une indulgence ou pour une rigueur. La Guemara conclut : Et la halakha est conforme à l’opinion de Rav, que ce soit pour une indulgence ou pour une rigueur.