שֶׁהוּא עוֹשֶׂה מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב.
de même qu'il rend impur le lit sur lequel il est couché et le siège sur lequel il s'assied, comme une source primaire d'impureté rituelle, ce qui n'est pas le cas de celui qui a eu une émission séminale.
אֵימַת? אִילֵּימָא בִּרְאִיָּיה שְׁנִיָּה — הֵיכָא הֲוָה בִּכְלַל בַּעַל קֶרִי? אֶלָּא פְּשִׁיטָא בִּרְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה, וְקָתָנֵי לְהָקֵל עָלָיו שֶׁאֵינוֹ מְטַמֵּא בְּאוֹנֶס!
La Guemara analyse la déclaration de Rabbi Yitzḥak : Quand cette déclaration s’applique-t-elle, c’est-à-dire à quelle observation de ziva Rabbi Yitzḥak fait-il référence ? Si l’on dit qu’il fait référence à la deuxième observation, cela est intenable, car où dans le verset une telle personne a-t-elle été incluse dans la catégorie de celui qui a eu une émission séminale ? Après la deuxième observation, on est considéré comme un zav à part entière. Au contraire, il est évident qu’il fait référence à la première observation. Et pourtant Rabbi Yitzḥak enseigne : Le passage distinct traitant d’un zav vient pour être indulgent envers lui, car un zav n’est pas rendu impur par une émission qui survient en raison de circonstances échappant à son contrôle. Cela contredit la déclaration de Rav Houna.
וְתִסְבְּרָא לְהַחְמִיר עָלָיו שֶׁהוּא עוֹשֶׂה מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב, בִּרְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה בַּר מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב הוּא?
La Guemara rejette cela : Et comment peux-tu comprendre que Rabbi Yitzḥak fait référence à la première observation de ziva ? Mais Rabbi Yitzḥak dit aussi : Le passage distinct sert à être rigoureux à son égard, car il rend impur la couche sur laquelle il s’allonge et le siège sur lequel il s’assied. Avec la première observation de zivaest-on apte à rendre impur sa couche ou son siège ?
אֶלָּא הָכִי קָאָמַר, רַבִּי יִצְחָק אוֹמֵר: וַהֲלֹא זָב בִּכְלַל בַּעַל קֶרִי הָיָה בִּרְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה, וְלָמָּה יָצָא בִּרְאִיָּיה שְׁנִיָּיה — לְהָקֵל עָלָיו וּלְהַחְמִיר עָלָיו, לְהָקֵל עָלָיו — שֶׁאֵינוֹ מְטַמֵּא בְּאוֹנֶס, וּלְהַחְמִיר עָלָיו — שֶׁהוּא עוֹשֶׂה מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב.
Au contraire, c’est ce qu’il dit : Rabbi Yitzḥak dit : Un zav lors de sa première observation n’était-il pas inclus dans la catégorie de celui qui a eu une émission séminale ? Pourquoi, alors, a-t-il été exclu et traité dans un passage séparé en ce qui concerne sa deuxième observation ? Afin d’être indulgent envers lui et d’être rigoureux envers lui. En d’autres termes, le passage sert à être indulgent envers lui, car il n’est pas rendu impur par une émission qui survient en raison de circonstances indépendantes de sa volonté. Et il sert à être rigoureux envers lui, car il rend impurs la couche sur laquelle il s’allonge et le siège sur lequel il s’assied.
אָמַר רַב הוּנָא: זוֹב דּוֹמֶה לְמֵי בָצֵק שֶׁל שְׂעוֹרִים. זוֹב בָּא מִבְּשַׂר הַמֵּת, שִׁכְבַת זֶרַע בָּא מִבְּשַׂר הַחַי. זוֹב — דֵּיהֶה, וְדוֹמֶה לְלוֹבֶן בֵּיצָה הַמּוּזֶרֶת, שִׁכְבַת זֶרַע קְשׁוּרָה, וְדוֹמָה לְלוֹבֶן בֵּיצָה שֶׁאֵינָהּ מוּזֶרֶת.
En ce qui concerne ziva, Rav Huna dit : L’écoulement de ziva est semblable à l’eau de pâte d’orge. Alors que l’écoulement de ziva provient de chair morte, c’est-à-dire lorsque le pénis d’une personne est flasque, le sperme provient de chair vivante, lorsque le pénis d’une personne est en érection. De plus, l’écoulement de ziva est fluide et est semblable en apparence au blanc d’un œuf non fécondé. En revanche, le sperme est visqueux, et il est semblable en apparence au blanc d’un œuf qui n’est pas non fécondé, c’est-à-dire un œuf fécondé.
דַּם הַיּוֹלֶדֶת שֶׁלֹּא טָבְלָה וְכוּ׳.
§ La michna enseigne que Beit Shammai et Beit Hillel sont en désaccord au sujet du sang d’une femme qui a accouché et est arrivée à la fin de ses jours d’impureté, mais ne s’est pas encore immergée dans un bain rituel. Beit Shammai disent : Le sang ne conserve pas le statut halakhique de sang menstruel ; il transmet plutôt l’impureté seulement tant qu’il est humide. Et Beit Hillel disent : Puisqu’elle ne s’est pas immergée dans un bain rituel, son sang est considéré comme celui d’une femme menstruée, et il transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec.
תַּנְיָא, אָמְרוּ לָהֶן בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: אִי אַתֶּם מוֹדִים בְּנִדָּה שֶׁלֹּא טָבְלָה וְרָאֲתָה דָּם, שֶׁהִיא טְמֵאָה? אָמְרוּ לָהֶם בֵּית שַׁמַּאי: לֹא, אִם אֲמַרְתֶּם בְּנִדָּה שֶׁאֲפִילּוּ טָבְלָה וְרָאֲתָה טְמֵאָה, תֹּאמְרוּ בְּיוֹלֶדֶת שֶׁאִם טָבְלָה וְרָאֲתָה שֶׁהִיא טְהוֹרָה.
À propos de ce différend, il est enseigné dans une baraita que Beit Hillel a dit à Beit Shammai : Ne reconnaissez-vous pas, au sujet d’une femme menstruée qui ne s’est pas immergée après sept jours et a ensuite vu du sang, qu’elle est impure comme une femme menstruée à tous égards ? Si tel est le cas, une femme qui n’a pas accompli l’immersion après l’accouchement devrait également être impure comme une femme menstruée. Beit Shammai leur a dit : Non, ce n’est pas une comparaison valable. Même si vous dites que cela est vrai au sujet d’une femme menstruée, là, la halakha est que même dans un cas où elle s’est immergée et a immédiatement vu du sang ensuite, elle est impure. Direz-vous que cette halakha s’applique au sujet d’une femme qui a accouché, où la halakha est que si elle s’est immergée et a ensuite vu du sang, elle est pure ? Par conséquent, même si une femme qui a accouché a négligé de s’immerger et a eu un saignement, elle n’est pas considérée comme une femme menstruée à part entière, et le sang ne transmet pas l’impureté, qu’il soit humide ou sec.
אָמְרוּ לָהֶם: יוֹלֶדֶת בְּזוֹב תּוֹכִיחַ, שֶׁאִם טָבְלָה וְרָאֲתָה לְאַחַר יְמֵי סְפִירָה — טְהוֹרָה, לֹא טָבְלָה וְרָאֲתָה — טְמֵאָה!
Beit Hillel dirent à Beit Shammai : La halakha d’une femme qui accouche en tant que zava prouvera qu’il s’agit bien d’une comparaison légitime. Une femme qui accouche en tant que zava ne peut s’immerger qu’après avoir connu sept jours propres. La halakha est que, si elle s’est immergée pendant ses jours de pureté et qu’ensuite elle a vu du sang après les sept jours de compte de la ziva, elle est pure, puisqu’elle est dans ses jours de pureté. Mais si elle ne s’est pas immergée et a vu du sang, elle est impure. Si tel est le cas, il devrait en aller de même pour une femme qui a accouché et ne s’est pas immergée à la fin de ses jours d’impureté : elle doit être considérée comme une femme menstruée à part entière tant qu’elle ne s’est pas immergée.
אָמְרוּ לָהֶם: הוּא הַדִּין, וְהִיא הַתְּשׁוּבָה.
Beit Shammai leur dirent : Il en va de même et ceci est la réfutation, c’est-à-dire que nous soutenons que même dans le cas d’une femme qui a accouché en tant que zava et n’a pas pu s’immerger après sept jours propres, son sang ne transmet l’impureté que tant qu’il est humide. En conséquence, on ne peut pas comparer ce cas à celui d’une femme menstruée typique.
לְמֵימְרָא דִּפְלִיגִי? וְהָתְנַן: וּמוֹדִים בְּיוֹלֶדֶת בְּזוֹב שֶׁהִיא מְטַמְּאָה לַח וְיָבֵשׁ!
La Guemara demande : Faut-il en déduire que Beit Shammaï et Beit Hillel sont en désaccord au sujet d’une femme qui a accouché alors qu’elle était zava et a compté sept jours purs mais ne s’est pas immergée ? Mais n’avons-nous pas appris dans la michna : Et Beit Shammaï concèdent à Beit Hillel dans le cas d’une femme qui accouche alors qu’elle est zava, que tout sang qu’elle voit transmet l’impureté, qu’il soit humide ou sec ?
לָא קַשְׁיָא — כָּאן שֶׁסָּפְרָה, כָּאן שֶׁלֹּא סָפְרָה.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Ici, dans la baraita, Beit Hillel et Beit Shammai sont en désaccord au sujet d’une femme qui a compté sept jours purs pour son ziva. Dans un tel cas, Beit Shammai soutiennent que tout sang qu’elle voit ne transmet l’impureté que lorsqu’il est humide. Là-bas, dans la michna, ils sont d’accord au sujet d’une femme qui n’a pas encore compté sept jours purs pour son ziva. Dans un tel cas, même Beit Shammai concèdent que son sang transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec.
וְהָתַנְיָא: יוֹלֶדֶת בְּזוֹב שֶׁסָּפְרָה וְלֹא טָבְלָה וְרָאֲתָה, הָלְכוּ בֵּית שַׁמַּאי לְשִׁיטָתָן, וּבֵית הִלֵּל לְשִׁיטָתָן.
La Guemara note : Et il est également enseigné de même dans une baraita : En ce qui concerne une femme qui accouche en tant que zava, qui a compté sept jours purs après la fin de ses jours d’impureté mais ne s’est pas encore immergée, et qu’ensuite elle a vu du sang, Beit Shammai suivent leur opinion concernant toute femme qui a accouché et a terminé ses jours d’impureté mais ne s’est pas encore immergée, et Beit Hillel également suivent leur opinion. En d’autres termes, selon Beit Shammai, son sang transmet l’impureté seulement tant qu’il est humide, tandis que selon Beit Hillel il transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec.
אִיתְּמַר: רַב אָמַר: מַעְיָן אֶחָד הוּא — הַתּוֹרָה טִמְּאַתּוּ וְהַתּוֹרָה טִהֲרַתּוּ.
§ En ce qui concerne le sang émis par une femme pendant ses jours de pureté après l’accouchement, il a été déclaré qu’il existe un différend entre les Sages. Rav dit : Il provient d’une seule source dans le corps de la femme, d’où sont émis du sang pur et impur, mais la Torah a rendu impur le sang émis pendant ses jours d’impureté et la Torah a rendu pur le sang émis pendant ses jours de pureté.
וְלֵוִי אָמַר: שְׁנֵי מַעְיָנוֹת הֵם — נִסְתָּם הַטָּמֵא נִפְתָּח הַטָּהוֹר, נִסְתָּם הַטָּהוֹר נִפְתָּח הַטָּמֵא.
Et Lévi dit : Il y a deux sources dans le corps d’une femme. Le sang émis pendant ses jours d’impureté provient d’une source, tandis que le sang émis pendant ses jours de pureté provient de l’autre, et ces deux sources ne sont pas actives simultanément. Au contraire, lorsque la source du sang impur se ferme, c’est-à-dire après ses jours d’impureté, la source du sang pur s’ouvre, et lorsque la source du sang pur se ferme, à la fin de ses jours de pureté, soit trente-trois jours pour un garçon, soit soixante-six jours pour une fille, la source du sang impur s’ouvre.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵינַיְיהוּ: שׁוֹפַעַת מִתּוֹךְ שִׁבְעָה לְאַחַר שִׁבְעָה, וּמִתּוֹךְ אַרְבָּעָה עָשָׂר לְאַחַר אַרְבָּעָה עָשָׂר, וּמִתּוֹךְ אַרְבָּעִים לְאַחַר אַרְבָּעִים, וּמִתּוֹךְ שְׁמֹנִים לְאַחַר שְׁמֹנִים.
La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre les opinions de Rav et Levi ? La Guemara répond : Il y a une différence pratique entre eux concernant les cas suivants : Une femme qui continue d’émettre du sang menstruel dans les sept jours suivant la naissance d’un garçon jusqu’à un moment après ces sept jours, pendant ses jours de pureté ; et, de même, une femme qui continue d’émettre du sang menstruel dans les quatorze jours suivant la naissance d’une fille jusqu’à un moment après ces quatorze jours, pendant ses jours de pureté ; et une femme qui continue d’émettre du sang menstruel dans les quarante jours suivant la naissance d’un garçon jusqu’à un moment après ces quarante jours, c’est-à-dire après la fin de ses jours de pureté ; et une femme qui continue d’émettre du sang menstruel dans les quatre-vingts jours suivant la naissance d’une fille jusqu’à un moment après ces quatre-vingts jours, c’est-à-dire après la fin de ses jours de pureté.
לְרַב — רֵישָׁא לְקוּלָּא, וְסֵיפָא לְחוּמְרָא;
La Guemara développe : Selon Rav, qui soutient que le sang pur et le sang impur proviennent de la même source, dans les cas décrits dans la première clause, c’est-à-dire si elle a continuellement émis du sang menstruel depuis ses jours d’impureté jusqu’à un moment quelconque pendant ses jours de pureté, il faut se montrer indulgent, Autrement dit, tout sang émis pendant ses jours de pureté est pur, puisque la Torah l’a rendu pur. Et dans les cas décrits dans la dernière clause, lorsque l’écoulement commence pendant ses jours de pureté et se poursuit après la fin de ses jours de pureté, il faut se montrer rigoureux, car la Torah a considéré comme impur tout sang émis après ses jours de pureté.
לְלֵוִי — רֵישָׁא לְחוּמְרָא, וְסֵיפָא לְקוּלָּא.
Selon Levi, qui dit qu’il existe deux sources différentes dans le corps, dans les cas décrits dans la première proposition il faut être rigoureux, car l’écoulement continu du sang indique que ce sang provient de la source du sang impur, et la Torah n’a considéré comme pur que le sang qui sort de la source du sang pur. Et dans les cas décrits dans la dernière proposition il faut être indulgent, car l’écoulement continu du sang indique que ce sang provient de la source du sang pur.
מֵיתִיבִי: דַּם הַיּוֹלֶדֶת שֶׁלֹּא טָבְלָה, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כְּרוּקָּהּ וּכְמֵימֵי רַגְלֶיהָ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ.
La Guemara soulève une objection à partir de la michna : En ce qui concerne le sang d’une femme qui a accouché et qui est arrivée à la fin de ses jours d’impureté mais ne s’est pas encore immergée, Beit Shammaï disent : Le sang est comme sa salive et son urine, et il transmet l’impureté seulement tant qu’il est humide. Et Beit Hillel disent : Son sang est considéré comme celui d’une femme menstruée, et il transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec.
קָא סָלְקָא דַעְתָּךְ דְּפָסְקָה. בִּשְׁלָמָא לְרַב, דְּאָמַר: מַעְיָן אֶחָד הוּא, מִשּׁוּם הָכִי מְטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ. אֶלָּא לְלֵוִי, דְּאָמַר: שְׁנֵי מַעְיָנוֹת הֵן, אַמַּאי מְטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ?
Il te vient à l’esprit d’expliquer que la michna fait référence à un cas où l’écoulement de sang menstruel d’une femme a cessé pendant ses jours d’impureté, et qu’elle a ensuite eu un saignement après la fin de ses jours d’impureté. Si tel est le cas, soit, la michna est claire selon l’opinion de Rav, qui a dit que le sang pur et impur émanent d’une seule source, car c’est pour cette raison que Beit Hillel soutiennent que le sang transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec, puisqu’elle ne s’est pas encore immergée. Mais selon l’opinion de Lévi, qui a dit qu’il y a deux sources distinctes, pourquoi Beit Hillel soutiennent-ils que le sang transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec ? Après tout, le sang émis pendant ses jours de pureté provient de la source du sang pur.
אָמַר לָךְ לֵוִי: הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? בְּשׁוֹפַעַת, אִי בְּשׁוֹפַעַת, מַאי טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי? קָסָבְרִי בֵּית שַׁמַּאי: מַעְיָן אֶחָד הוּא.
La Guemara explique que Lévi pourrait te dire : Ici, nous traitons du cas d'une femme qui continue d'émettre du sang menstruel depuis ses jours d'impureté jusqu'à un certain moment pendant ses jours de pureté. Puisque l'écoulement continu du sang indique que ce sang provient de la source du sang impur, Beit Hillel statuent qu'il transmet l'impureté, qu'il soit humide ou sec. La Guemara demande : Si la michna traite du cas d'une femme qui continue d'émettre du sang menstruel, quelle est la raison pour laquelle Beit Shammaï soutiennent que ce sang ne transmet l'impureté que lorsqu'il est humide ? N'est-il pas évident qu'il s'agit de sang menstruel impur ? La Guemara répond : Beit Shammaï soutiennent que d'une seule source émanent le sang pur et le sang impur, et la Torah a considéré comme pur tout sang émis pendant ses jours de pureté.
בִּשְׁלָמָא לְלֵוִי, הַיְינוּ דְּאִיכָּא בֵּין בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל, אֶלָּא לְרַב מַאי בֵּינַיְיהוּ?
La Guemara remet en question l’opinion de Rav : Soit, la michna est claire selon Levi, qui soutient qu’il existe deux sources distinctes, car c’est ainsi qu’il y a une différence pratique entre les opinions de Beit Shammaï et Beit Hillel. Beit Hillel soutiennent qu’il existe deux sources, et l’écoulement continu de sang depuis ses jours d’impureté jusqu’à ses jours de pureté indique que le sang émane de la source du sang impur, tandis que Beit Shammaï soutiennent que le sang pur et impur émanent d’une seule source, et la Torah a considéré comme pur le sang de ses jours de pureté. Mais selon Rav, quelle est la raison de la différence entre eux ?
אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ יוֹמֵי וּטְבִילָה, דְּבֵית שַׁמַּאי סָבְרִי: בְּיוֹמֵי תְּלָה רַחֲמָנָא, וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי: בְּיוֹמֵי וּטְבִילָה.
La Guemara répond : La différence entre eux tient à leurs opinions concernant l’importance des jours et de l’immersion à la fin de ses jours d’impureté. Car Beit Shammaï soutiennent que le Miséricordieux a rendu la pureté de son sang dépendante des jours, ce qui signifie que, dès qu’elle commence ses jours de pureté, son sang est pur, qu’elle se soit immergée ou non. Et Beit Hillel soutiennent que cela dépend à la fois des jours et de l’immersion. En conséquence, si elle ne s’immerge pas après ses jours d’impureté, tout sang qu’elle voit est impur.
תָּא שְׁמַע, וּמוֹדִים בְּיוֹלֶדֶת בְּזוֹב שֶׁהִיא מְטַמְּאָה לַח וְיָבֵשׁ. סָלְקָא דַעְתָּךְ הָכָא נָמֵי דְּפָסְקָה.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée de la suite de la michna : Et Beit Shammaï concèdent à Beit Hillel dans le cas d’une femme qui accouche en tant que zava, que tout sang qu’elle voit transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec. Il te vient à l’esprit d’expliquer que ici aussi, la michna parle d’un cas où l’écoulement de sang menstruel d’une femme a cessé pendant ses jours d’impureté, puis elle a eu un saignement pendant ses jours de pureté. Puisqu’elle est encore une zava au début de ses jours de pureté, le sang transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec.
בִּשְׁלָמָא לְרַב, דְּאָמַר: מַעְיָן אֶחָד הוּא, מִשּׁוּם הָכִי מְטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ. אֶלָּא לְלֵוִי, דְּאָמַר: שְׁנֵי מַעְיָנוֹת הֵן, אַמַּאי מְטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ?
La Guemara poursuit : Si tel est le cas, soit, la michna est claire selon Rav, qui a dit que le sang pur et impur émanent d’une seule source, car c’est pour cette raison que le sang transmet l’impureté qu’il soit humide ou sec, puisqu’elle est encore une zava et que la Torah ne l’a pas encore déclarée pure. Mais selon Lévi, qui a dit qu’il y a deux sources, pourquoi le sang transmet-il l’impureté qu’il soit humide ou sec ? Qu’il soit considéré comme la salive ou l’urine d’une zava, qui ne transmettent l’impureté que lorsqu’elles sont humides.
אָמַר לָךְ: הָכָא נָמֵי — בְּשׁוֹפַעַת. אִי בְּשׁוֹפַעַת, לְמַאי אִיצְטְרִיךְ?
La Guemara explique que Lévi pourrait te dire : Ici aussi, il s’agit d’une femme qui continue à émettre du sang menstruel depuis ses jours d’impureté jusqu’à ses jours de pureté. Le flux continu de sang indique que le sang émane de la source du sang impur. La Guemara demande : Si la michna traite d’une femme qui continue à émettre du sang menstruel, dans quel but était-il nécessaire que la michna enseigne cette halakha ? Il est évident que ce sang est impur.
לְבֵית שַׁמַּאי אִיצְטְרִיךְ, אַף עַל גַּב דְּקָאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי: מַעְיָן אֶחָד הוּא, וּבְיוֹמֵי תְּלָה רַחֲמָנָא — הָנֵי מִילֵּי בְּיוֹלֶדֶת גְּרֵידְתָּא, דִּשְׁלִימוּ לְהוּ יוֹמֵי, אֲבָל יוֹלֶדֶת בְּזוֹב דְּבָעֵי סְפִירָה — לָא.
La Guemara répond qu’il était nécessaire pour l’opinion de Beit Shammai. La michna enseigne que, bien que Beit Shammai disent qu’il y a une seule source, et que le Miséricordieux a rendu la pureté de son sang dépendante des jours בלבד, cette affirmation ne s’applique que dans le cas d’une femme qui a seulement accouché, car ses jours d’impureté sont achevés à ce stade. Mais, en ce qui concerne une femme qui accouche en tant que zava, et qui nécessite le compte de sept jours purs à partir de la fin de ses jours d’impureté, cette affirmation ne s’applique pas, et le sang émis avant qu’elle n’ait compté sept jours purs transmet l’impureté, qu’il soit humide ou sec, comme le sang d’une femme menstruée.
תָּא שְׁמַע: ״דְּוֹתָהּ תִּטְמָא״ — לְרַבּוֹת אֶת בּוֹעֲלָהּ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une baraita, qui traite du verset : « Si une femme conçoit et enfante un garçon, elle sera impure pendant sept jours ; comme aux jours de sa maladie menstruelle, elle sera impure » (Lévitique 12:2). L’expression superflue « sa maladie menstruelle elle sera impure » sert à inclure un homme qui a des rapports avec elle, enseignant qu’il devient impur comme une femme menstruée et transmet l’impureté comme elle.
״דְּוֹתָהּ תִּטְמָא״ — לְרַבּוֹת הַלֵּילוֹת, ״דְּוֹתָהּ תִּטְמָא״ — לְרַבּוֹת הַיּוֹלֶדֶת בְּזוֹב שֶׁצְּרִיכָה שֶׁתֵּשֵׁב שִׁבְעָה יָמִים נְקִיִּים. בִּשְׁלָמָא לְרַב דְּאָמַר מַעְיָן אֶחָד הוּא, מִשּׁוּם הָכִי בָּעֲיָא שִׁבְעָה יָמִים נְקִיִּים,
De plus, l’expression « Sa souillure menstruelle elle sera impure » sert à inclure les nuits ; bien que le verset dise : « Comme aux jours », elle est impure aussi pendant la nuit. Enfin, « sa souillure menstruelle elle sera impure » sert à inclure une femme qui accouche en tant que zava, enseignant qu’elle doit observer sept jours purs. La Guemara analyse cette baraita : Certes, la baraita est claire selon Rav, qui a dit qu’il y a une seule source, car c’est pour cette raison qu’une femme qui accouche en tant que zava requiert sept jours purs.