לְמַעוֹטֵי אִישׁ מֵאוֹדֶם.
La Guemara répond : Le verset sert à exclure un homme de contracter une impureté rituelle due à une semence rouge.
וְהָא דְּתַנְיָא: אִשָּׁה — אֵין לִי אֶלָּא אִשָּׁה, בַּת עֲשָׂרָה יָמִים לְזִיבָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְאִשָּׁה״. לְמָה לִי? לִיגְמַר מִנִּדָּה!
La Guemara objecte : Mais qu’en est-il de ce qui est enseigné dans une baraita au sujet d’une femme qui a un écoulement de sang utérin après sa période menstruelle [zava] : Le verset déclare : « Et si une femme a un écoulement de son sang pendant de nombreux jours » (Lévitique 15:25). Du mot « femme » j’ai déduit seulement que la ziva s’applique à une femme adulte. D’où puis-je déduire qu’une fillette âgée de dix jours est incluse dans les halakhot de la ziva ? Le verset déclare : « Et si une femme ». Pourquoi ai-je besoin du verset ? Qu’on déduise qu’une fillette âgée de dix jours est incluse dans les halakhot de la zivadu fait qu’une fillette âgée d’un jour est incluse dans les halakhot d’une femme menstruée, puisqu’une femme ne peut devenir zava qu’après sept jours de menstruation et trois jours suivants d’écoulement utérin.
צְרִיכָא, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בְּנִדָּה — הֲוָה אָמֵינָא: נִדָּה, מִשּׁוּם דְּכִי חֲזַאי חַד יוֹמָא בָּעֲיָא לְמֵיתַב שִׁבְעָה; אֲבָל זָבָה, דְּאִי חֲזַאי חַד יוֹמָא — בְּשׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם סַגִּי לַהּ, אֵימָא לָא. צְרִיכָא.
La Guemara répond : il était nécessaire que le verset enseigne que les halakhot de ziva s’appliquent à une fillette âgée de dix jours. Car, si le Miséricordieux avait écrit seulement qu’une fillette d’un jour est incluse dans les halakhot d’une femme menstruée, j’aurais dit : les halakhot d’une femme menstruée s’appliquent à une fillette d’un jour en raison de leur sévérité, car lorsqu’une femme voit du sang pendant un seul jour, elle est tenue d’observer les sept jours de menstruation. Mais, en ce qui concerne une zava, puisque la halakha est que si une femme voit du sang pendant un seul jour, elle a le statut d’une petite zava, et qu’il lui suffit d’observer un jour pur pour le jour où elle a eu un écoulement, on aurait pu dire que les halakhot de ziva ne s’appliquent pas à une fillette âgée de dix jours. Il était donc nécessaire que le verset indique le contraire.
וְלִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּזָבָה, וְלָא בָּעֵי בְּנִדָּה, וַאֲנָא יָדַעְנָא דְּאֵין זָבָה בְּלֹא נִדָּה. אִין הָכִי נָמֵי! וְאֶלָּא קְרָא לְמָה לִי? לְמַעוֹטֵי אִישׁ מֵאוֹדֶם.
La Guemara objecte : Que le Miséricordieux écrive qu’une fillette de dix jours est incluse dans les halakhot d’une zava, et il ne serait pas nécessaire d’écrire qu’une fillette d’un jour est incluse dans les halakhot d’une femme menstruée, et je le saurais, car une fillette ne peut pas devenir une zava sans avoir d’abord le statut de femme menstruée, elle doit donc aussi être incluse dans les halakhot d’une femme menstruée. La Guemara répond : Oui, c’est bien ainsi ; le fait qu’une fillette d’un jour est incluse dans les halakhot d’une femme menstruée peut être déduit du fait qu’une fillette de dix jours est incluse dans les halakhot d’une zava. Plutôt, pourquoi ai-je besoin du verset : « Et si une femme », qui est énoncé au sujet d’une femme menstruée ? Le verset sert à exclure un homme de contracter une impureté rituelle en raison de semence rouge.
הָא מַיעֵטְתֵּיהּ חֲדָא זִימְנָא? חַד לְמַעוֹטֵי מִשִּׁכְבַת זֶרַע, וְחַד לְמַעוֹטֵי מִדָּם.
La Guemara objecte : Mais la Torah a déjà exclu ce cas à une autre occasion, comme indiqué plus haut. La Guemara explique : Un verset sert à exclure un homme de contracter une impureté rituelle en raison de semence rouge, et un autre verset sert à exclure un homme du statut de zav en raison du sang qui émane de son pénis.
וְכֵן לְעִנְיַן זְכָרִים. דְּתַנְיָא: ״אִישׁ אִישׁ״ — מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? לְרַבּוֹת תִּינוֹק בִּן יוֹם אֶחָד שֶׁהוּא מְטַמֵּא בְּזִיבָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
§ La Guemara traite de la halakha de ziva concernant le mâle : Et de même concernant les mâles, les halakhot d’un zav s’appliquent même aux jeunes garçons. Comme cela est enseigné dans une baraita : Le verset déclare au sujet d’un zav : « Quand tout homme a un écoulement de sa chair, son écoulement est impur » (Lévitique 15:2). Quel est le sens lorsque le verset dit : « tout homme » ? Le verset vient inclure un bébé âgé d’un jour, enseignant que même lui est susceptible à l’impureté de ziva. Telle est la déclaration de Rabbi Yehouda.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אֵין צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״לַזָּכָר וְלַנְּקֵבָה״ — ״לַזָּכָר״ כֹּל שֶׁהוּא זָכָר, בֵּין שֶׁהוּא גָּדוֹל בֵּין שֶׁהוּא קָטָן, ״וְלַנְּקֵבָה״ כֹּל שֶׁהִיא נְקֵבָה, בֵּין גְּדוֹלָה בֵּין קְטַנָּה. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? דִּבְּרָה תּוֹרָה כִלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.
Rabbi Yishmaël, fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka, dit : Cette interprétation n’est pas nécessaire, car le verset déclare : « Et au sujet de ceux qui ont un écoulement, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme » (Lévitique 15:33). « Qu’il s’agisse d’un homme » inclut quiconque est de sexe masculin, qu’il soit adulte ou qu’il soit mineur ; « ou d’une femme » inclut quiconque est de sexe féminin, qu’elle soit adulte ou qu’elle soit mineure. Si tel est le cas, quel est le sens lorsque le verset déclare « tout homme » ? La Torah a parlé dans le langage des gens, et l’on ne doit rien déduire de ce verset.
אַלְמָא, כִּי מְרַבֵּי קְרָא — בֶּן יוֹם אֶחָד מְרַבֵּי. וּרְמִינְהוּ: ״אִישׁ״ — אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ, בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִישׁ״.
La Guemara demande : Apparemment, lorsque le verset inclut un jeune garçon, il inclut même un nourrisson d’un jour. Mais soulevez une contradiction à partir d’une autre baraita, qui traite du verset : « Et si un écoulement de semence sort d’un homme, alors il baignera toute sa chair dans l’eau et sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 15:16). Du mot « homme » j’ai déduit seulement qu’un homme devient rituellement impur par une émission séminale. D’où déduis-je que l’émission séminale d’un garçon âgé de neuf ans et un jour le rend impur lui aussi ? Le verset déclare : « Et un homme. » Il est donc évident que le verset n’inclut pas un garçon d’un jour.
אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא נִינְהוּ, וְאַסְמְכִינְהוּ רַבָּנַן אַקְּרָאֵי. הֵי הִלְכְתָא וְהֵי קְרָא? אִילֵּימָא בֶּן יוֹם אֶחָד — הִלְכְתָא, וּבֶן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד — קְרָא, קְרָא סְתָמָא כְּתִיב!
Rava a dit : Ce sont des halakhot transmises à Moïse au Sinaï, et les Sages les ont simplement appuyées par des versets. Par conséquent, il n’y a pas de contradiction. La Guemara demande : Laquelle est une halakha transmise à Moïse au Sinaï, et laquelle halakha est dérivée d’un verset ? Si l’on dit que la halakha selon laquelle un garçon âgé d’un jour est inclus dans les halakhot d’un zav est une halakha transmise à Moïse au Sinaï, et que la halakha selon laquelle l’émission séminale d’un garçon âgé de neuf ans et un jour le rend impur est dérivée d’un verset, on peut alors objecter : Mais le verset est écrit de manière non spécifiée ; par conséquent, même un garçon âgé d’un jour devrait être inclus dans le verset.
אֶלָּא בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד — הִלְכְתָא, וּבֶן יוֹם אֶחָד — קְרָא. וְכִי מֵאַחַר דְּהִלְכְתָא הִיא, קְרָא לְמָה לִי? לְמַעוֹטֵי אִשָּׁה מִלּוֹבֶן.
Au contraire, la halakha concernant l’émission séminale d’un garçon âgé de neuf ans et un jour est une halakha transmise à Moïse au Sinaï, et la halakha selon laquelle un garçon âgé d’un jour est inclus dans les halakhot d’un zav est dérivée d’un verset. La Guemara demande : Et maintenant que la halakha concernant l’émission séminale d’un garçon âgé de neuf ans et un jour est une halakha transmise à Moïse au Sinaï, pourquoi ai-je besoin d’un verset ? La Guemara répond : Le verset sert à exclure une femme de contracter l’impureté d’une zava en raison d’un écoulement blanc.
לְמָה לִי לְמִכְתַּב בִּזְכָרִים, וּלְמָה לִי לְמִכְתַּב בִּנְקֵבוֹת?
La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin que le Miséricordieux écrive qu’un nouveau-né d’un jour est inclus dans les halakhot de ziva en ce qui concerne les hommes, et pourquoi ai-je besoin que le Miséricordieux écrive qu’une nouveau-née d’un jour est incluse dans les halakhot d’une femme menstruée et qu’une fillette de dix jours est incluse dans les halakhot de ziva en ce qui concerne les femmes ?
צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בִּזְכָרִים — מִשּׁוּם דִּמְטַמּוּ בִּרְאִיּוֹת כִּבְיָמִים, אֲבָל נְקֵבוֹת דְּלָא מְטַמּוּ בִּרְאִיּוֹת כִּבְיָמִים — אֵימָא לָא.
La Guemara répond que les deux versets sont nécessaires. Car, si le Miséricordieux avait écrit seulement au sujet des mâles, on pourrait dire : Un garçon âgé d’un jour est inclus dans les halakhot de zivaparce que la halakha est plus stricte à l’égard des mâles, car ils deviennent impurs à la suite de trois observations de ziva en un seul jour tout comme à la suite de observations pendant trois jours consécutifs. Mais à l’égard des femelles, qui ne deviennent pas impures à la suite de trois observations en un seul jour comme elles le deviennent à la suite de observations pendant trois jours consécutifs, on pourrait dire que les halakhot de ziva ne s’appliquent pas aux filles âgées de dix jours.
וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בִּנְקֵבוֹת — מִשּׁוּם דְּקָמְטַמּוּ בְּאוֹנֶס, אֲבָל זְכָרִים דְּלָא מְטַמּוּ בְּאוֹנֶס — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.
Et, à l’inverse, si le Miséricordieux n’avait écrit que concernant les femmes, on pourrait dire : Les halakhot de ziva s’appliquent aux filles âgées de dix jours, parce qu’elles deviennent impures même en raison d’observations qui surviennent en raison de circonstances indépendantes de leur contrôle. Mais, en ce qui concerne les hommes, qui ne deviennent pas impurs en raison d’observations qui surviennent en raison de circonstances indépendantes de leur contrôle, on pourrait dire que les garçons âgés d’un jour ne sont pas inclus dans les halakhot de ziva. Par conséquent, les deux versets sont nécessaires.
הַכּוּתִים מְטַמְּאִין מִשְׁכָּב תַּחְתּוֹן כָּעֶלְיוֹן. מַאי ״מִשְׁכָּב תַּחְתּוֹן כָּעֶלְיוֹן״? אִילֵּימָא דְּאִי אִיכָּא עֲשָׂרָה מַצָּעוֹת וְיָתֵיב עֲלַיְיהוּ (מְטַמּוּ) [מְטַמֵּי] לְהוּ, פְּשִׁיטָא! דְּהָא דָּרֵס לְהוּ.
§ La michna enseigne : Et le Samaritain, les hommes, transmettent l’impureté rituelle à la couche inférieure comme à la supérieure. La Guemara demande : Quel est le sens de la proposition : La couche inférieure comme la supérieure ? Si l’on dit que cela signifie que s’il y a dix matelas empilés l’un sur l’autre et qu’un homme samaritain s’est assis dessus, le matelas inférieur, comme les matelas supérieurs, est rendu impur, cette halakha est évidente, puisqu’il exerce une pression sur tous eux lorsqu’il s’assied dessus. En d’autres termes, puisque les hommes samaritains transmettent l’impureté à la couche située sous eux parce qu’ils sont considérés comme des hommes ayant des rapports avec des femmes menstruées, il n’y a aucune raison de distinguer entre le matelas inférieur et les autres matelas au-dessus de lui.
אֶלָּא, שֶׁיְּהֵא תַּחְתּוֹנוֹ שֶׁל בּוֹעֵל נִדָּה כְּעֶלְיוֹנוֹ שֶׁל זָב, מָה עֶלְיוֹנוֹ שֶׁל זָב אֵינוֹ מְטַמֵּא אֶלָּא אוֹכְלִין וּמַשְׁקִין, אַף תַּחְתּוֹנוֹ שֶׁל בּוֹעֵל נִדָּה אֵינוֹ מְטַמֵּא אֶלָּא אֳוכָלִין וּמַשְׁקִין.
Au contraire, la michna veut dire que le statut du matelas le plus bas sous un homme qui a des rapports sexuels avec une femme menstruée est comme celui de la literie au-dessus d’un zav, c’est-à-dire que la literie sous un homme samaritain contracte une impureté rituelle du premier degré et ne devient pas une source primaire d’impureté comme la literie sous un zav. Autrement dit, de même que la literie supérieure d’un zav n’est pas une source primaire d’impureté et ne transmet l’impureté qu’aux aliments et boissons, mais non aux personnes ni aux ustensiles, de même, la literie sous un homme qui a des rapports sexuels avec une femme menstruée ne transmet l’impureté rituelle qu’aux aliments et boissons.
עֶלְיוֹנוֹ שֶׁל זָב מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וְכׇל הַנּוֹגֵעַ בְּכֹל אֲשֶׁר יִהְיֶה תַחְתָּיו יִטְמָא״, מַאי ״תַּחְתָּיו״?
La Guemara demande : D’où déduisons-nous que la literie au-dessus d’un zav transmet l’impureté rituelle uniquement aux aliments et aux boissons ? Comme il est écrit au sujet d’un zav : « Quiconque touche toute chose qui était sous lui sera impur » (Lévitique 15:10). Quel est le sens de l’expression « sous lui » ?