חוֹמֶר שְׁנֵי וְלָדוֹת, שֶׁאֲנִי אוֹמֵר שֶׁמָּא נִמּוֹחַ שָׁפִיר שֶׁל שִׁלְיָא וְנִמּוֹחָה שִׁלְיָא שֶׁל שָׁפִיר. תְּיוּבְתָּא.
la rigueur de deux petits, comme je dis : Peut-être le sac gestationnel de ce placenta, qui contenait le petit, s’est désintégré, et le placenta du sac gestationnel qui contenait le fœtus ayant la forme d’un animal s’est également désintégré. Si tel est le cas, il y a deux petits, et puisqu’il est possible que l’un soit mâle et l’autre femelle, la mère doit observer les rigueurs de celle qui a donné naissance à la fois à un mâle et à une femelle. En tout état de cause, cette baraita constitue une réfutation concluante de l’affirmation de Rabbi Yehuda HaNasi selon laquelle il est impossible qu’un placenta soit lié à un fœtus ayant la forme d’un oiseau.
אָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא, אָמַר רַב מַתְנָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: מַעֲשֶׂה וְתָלוּ אֶת הַשִּׁלְיָא בַּוָּלָד עַד עֲשָׂרָה יָמִים, וְלֹא אָמְרוּ תּוֹלִין אֶלָּא בְּשִׁלְיָא הַבָּאָה אַחַר הַוָּלָד.
§ Rabba bar Sheila dit que Rav Mattana dit que Shmuel dit : Un incident s’est produit au cours duquel les Sages ont attribué le placenta qu’une femme a expulsé à un nouveau-né qui était né jusqu’à dix jours auparavant. Et Shmuel a ajouté que les Sages ont dit que l’on attribue un placenta à un nouveau-né seulement dans le cas d’un placenta qui sort après que le nouveau-né est né. En revanche, un placenta qui sort avant la naissance du nouveau-né n’est pas attribué à ce nouveau-né.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חַנָּה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַעֲשֶׂה וְתָלוּ אֶת הַשִּׁלְיָא בַּוָּלָד, עַד עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה יָמִים. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף: עַד עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה אָמְרַתְּ לַן.
Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : Il y eut un incident où les Sages attribuèrent le placenta à un nouveau-né qui était né jusqu’à vingt-trois jours auparavant. Rav Yosef lui dit, en corrigeant sa déclaration : Tu nous as dit à une autre occasion que le nouveau-né était né jusqu’à vingt-quatre jours auparavant.
אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב עַוִּירָא, אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַעֲשֶׂה וְנִשְׁתַּהָה הַוָּלָד אַחַר חֲבֵירוֹ שְׁלֹשִׁים וּשְׁלֹשָׁה יוֹם. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף: שְׁלֹשִׁים וְאַרְבָּעָה אָמְרַתְּ לַן.
Rav Aḥa, fils de Rav Avira, dit que Rabbi Yitzḥak dit : Il y eut un incident où une femme était enceinte de jumeaux, et un fœtus resta dans l’utérus pendant trente-trois jours après l’autre fœtus fut né. Rav Yosef lui dit : Tu nous as dit à une autre occasion que le second fœtus était né trente-quatre jours après le premier.
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר יוֹלֶדֶת לְתִשְׁעָה יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִין, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ אֶחָד נִגְמְרָה צוּרָתוֹ לְסוֹף שִׁבְעָה, וְאֶחָד נִגְמְרָה צוּרָתוֹ לִתְחִלַּת תִּשְׁעָה. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר יוֹלֶדֶת לְתִשְׁעָה אֵינָהּ יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִין, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
La Guemara demande : Cela s’explique bien selon celui qui dit que, si une femme donne naissance à un bébé au cours de son neuvième mois, elle peut accoucher prématurément (voir Rosh HaShana 11a). On trouve une situation où il pourrait y avoir une telle différence entre les naissances des deux jumeaux si la formation de l’un des fœtus jumeaux s’est achevée à la fin du septième mois, et qu’il naît à ce stade, et la formation de l’autre s’est achevée au début du neuvième mois, et qu’il naît alors. Dans un tel cas, il peut y avoir une différence de trente-quatre jours entre les naissances. Mais selon celui qui dit qu’une femme qui donne naissance à un bébé au cours de son neuvième mois ne peut pas accoucher prématurément, mais qu’elle accouche plutôt à la fin du neuvième mois, que peut-on dire ?
אֵיפוֹךְ שְׁמַעְתָּתָא: שְׁלֹשִׁים וּשְׁלֹשָׁה — לְשִׁלְיָא, עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה — לְוָלָד.
La Guemara répond qu’il faut inverser les affirmations : la différence de trente-trois jours a été énoncée à propos de un cas d’arrière-faix expulsé longtemps après la naissance du petit, tandis que l’écart de vingt-trois jours a été énoncé à propos de un cas de petit né après son jumeau.
אָמַר רַבִּי אָבִין בַּר רַב אַדָּא, אָמַר רַב מְנַחֵם אִישׁ כְּפַר שְׁעָרִים, וְאָמְרִי לַהּ בֵּית שְׁעָרִים: מַעֲשֶׂה וְנִשְׁתַּהָה וָלָד אֶחָד אַחַר חֲבֵירוֹ שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, וַהֲרֵי הֵם יוֹשְׁבִים לְפָנֵינוּ בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ. וּמַאן נִינְהוּ? יְהוּדָה וְחִזְקִיָּה בְּנֵי רַבִּי חִיָּיא.
Rabbi Avin bar Rav Adda dit que Rav Menaḥem du village de She’arim, et certains disent qu’il était de Beit She’arim, dit : Un incident s’est produit où un enfant est resté dans l’utérus après que l’autre est né pendant trois mois, et les deux jumeaux sont assis devant nous dans la maison d’étude. Et qui sont-ils ? Ce sont Yehuda et Ḥizkiyya, les fils de Rabbi Ḥiyya.
וְהָא אָמַר מָר: אֵין אִשָּׁה מִתְעַבֶּרֶת וְחוֹזֶרֶת וּמִתְעַבֶּרֶת! אָמַר אַבָּיֵי: טִיפָּה אַחַת הָיְתָה וְנִתְחַלְּקָה לִשְׁתַּיִם, אֶחָד נִגְמְרָה צוּרָתוֹ בִּתְחִלַּת שִׁבְעָה, וְאֶחָד בְּסוֹף תִּשְׁעָה.
La Guemara demande : Mais le Maître n’a-t-il pas dit qu’une femme ne peut pas tomber enceinte puis retomber enceinte d’un autre fœtus alors qu’elle est enceinte du premier ? Abaye dit : Les deux jumeaux ont été conçus en même temps ; c’était une seule goutte de semence et elle s’est divisée en deux. La formation de l’un s’est achevée au début du septième mois, et la formation de l’autre s’est achevée à la fin du neuvième mois.
שִׁלְיָא בַּבַּיִת — הַבַּיִת טָמֵא. תָּנוּ רַבָּנַן: שִׁלְיָא בַּבַּיִת — הַבַּיִת טָמֵא, לֹא שֶׁהַשִּׁלְיָא וָלָד, אֶלָּא שֶׁאֵין שִׁלְיָא שֶׁאֵין וָלָד עִמָּהּ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מְטַהֲרִין.
§ La michna enseigne que, s’il y a un placenta dans la maison, la maison est impure, en ce sens que tout ce qui se trouve sous le toit contracte l’impureté transmise par un cadavre. Les Sages ont enseigné dans une baraita : S’il y a un placenta dans la maison, la maison est impure. La raison n’est pas que le statut d’un placenta soit celui d’un fœtus ; plutôt, c’est qu’il n’y a pas de placenta sans fœtus, et le fœtus a rendu impur le contenu de la maison. Telle est la déclaration de Rabbi Meir. Rabbi Yossei, Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon considèrent le contenu de la maison pur.
אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי מֵאִיר: אִי אַתָּה מוֹדֶה שֶׁאִם הוֹצִיאוּהוּ בְּסֵפֶל לַבַּיִת הַחִיצוֹן, שֶׁהוּא טָהוֹר? אָמַר לָהֶן: אֲבָל. וְלָמָּה? לְפִי שֶׁאֵינוֹ.
Ces Sages dirent à Rabbi Meir : Ne concèdes-tu pas que si des gens ont transporté le placenta dans la pièce extérieure de la maison dans une bassine, alors la pièce est pure ? Rabbi Meir leur dit en réponse : En effet, cette pièce est pure ; mais pourquoi donc ? Parce que le fœtus n'existe plus, c’est-à-dire qu’il s’est vraisemblablement désintégré pendant qu’on le déplaçait d’un endroit à l’autre.
אָמְרוּ לוֹ: כְּשֵׁם שֶׁאֵינוֹ בַּבַּיִת הַחִיצוֹן, כָּךְ אֵינוֹ בַּבַּיִת הַפְּנִימִי! אָמַר לָהֶן: אֵינוֹ דּוֹמֶה נִמּוֹק פַּעַם אַחַת, לְנִמּוֹק שְׁתֵּי פְּעָמִים.
Ces Sages lui dirent : De même que le fœtus n’existe pas lorsque le placenta est déplacé dans la pièce extérieure, de même, il n’existe pas lorsque le placenta est dans la pièce intérieure non plus. En d’autres termes, le fœtus s’est vraisemblablement désintégré pendant qu’il était déplacé de l’utérus de la femme vers l’endroit de la maison où il se trouve. Rabbi Meir leur dit : Une situation dans laquelle le fœtus s’est désintégré une fois, lorsque le placenta a été déplacé vers son premier emplacement dans la maison, n’est pas comparable à un cas où le fœtus s’est désintégré deux fois, c’est-à-dire lorsque le placenta a d’abord été déplacé vers la pièce intérieure de la maison puis vers la pièce extérieure.
יָתֵיב רַב פָּפָּא אֲחוֹרֵי דְּרַב בִּיבִי קַמֵּיהּ דְּרַב הַמְנוּנָא, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? קָסָבַר כׇּל טוּמְאָה שֶׁנִּתְעָרֵב בָּהּ מִמִּין אַחֵר — בְּטֵלָה.
§ Rav Pappa était assis derrière Rav Beivai dans la maison d’étude devant leur maître Rav Hamnuna, et il s’assit et dit : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Shimon, selon laquelle une maison dans laquelle il y a un placenta est pure ? Il soutient que, concernant tout élément qui comporte une impureté rituelle avec laquelle a été mêlé un élément d’un autre type, il est annulé par l’autre élément et est pur. Par conséquent, dans le cas d’un fœtus qui s’est désintégré, le fœtus désintégré est annulé par le sang de l’accouchement.
אֲמַר לְהוּ רַב פָּפָּא: הַיְינוּ נָמֵי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי יוֹסֵי. אַחִיכוּ עֲלֵיהּ, מַאי שְׁנָא? פְּשִׁיטָא!
Rav Pappa dit à Rav Beivai, qui était un plus grand érudit que lui, et à Rav Hamnuna, son maître : C’est aussi la raison de l’opinion de Rabbi Yehuda et Rabbi Yosei, qui sont d’accord avec Rabbi Shimon dans la baraita ci-dessus. Rav Beivai et Rav Hamnuna se moquèrent de lui : Qu’y a-t-il de différent dans l’opinion de Rabbi Yehuda et Rabbi Yosei ? Puisque la déclaration de Rabbi Shimon leur est également attribuée, il est évident que leur raisonnement est le même.
אָמַר רַב פָּפָּא: אֲפִילּוּ כִּי הָא מִילְּתָא לֵימָא אִינִישׁ, וְלָא נִשְׁתּוֹק קַמֵּיהּ רַבֵּיהּ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם נָבַלְתָּ בְהִתְנַשֵּׂא וְאִם זַמּוֹתָ יָד לְפֶה״.
Rav Pappa a dit au sujet de cet incident : Une personne doit dire une chose même aussi évidente que celle-ci, et elle ne doit pas se taire en présence de son maître, malgré la possibilité que d’autres personnes se moquent d’elle, car il est dit : « Si tu as agi follement en t’élevant, ou si tu as médité des desseins [zammota], mets ta main sur ta bouche » (Proverbes 30:32). Celui qui agit « follement » dans les questions de Torah, sans hésiter à énoncer des propos qui pourraient être tournés en ridicule, finira par être exalté et élevé. À l’inverse, celui qui se muselle [zamam] par embarras finira avec la main sur la bouche, incapable de répondre aux questions qui lui seront posées.
וְאַזְדָּא רַבִּי שִׁמְעוֹן לְטַעְמֵיהּ, דְּתַנְיָא: מְלֹא תַּרְוָד רָקָב שֶׁנָּפַל לְתוֹכוֹ עָפָר כֹּל שֶׁהוּ — טָמֵא, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מְטַהֵר.
En ce qui concerne l’opinion de Rabbi Shimon selon laquelle la femme est pure parce que le fœtus est annulé par le sang de l’accouchement, la Guemara note : Et Rabbi Shimon suit sa ligne habituelle de raisonnement, comme cela est enseigné dans une baraita : Dans le cas d’une pleine louche [melo tarvad] de poussière provenant d’un cadavre, qui est la quantité minimale rendant impur tout ce qui se trouve dans une maison, dans laquelle est tombée une quelconque quantité de terre, la maison est impure ; et Rabbi Shimon la considère pure.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? אָמַר רַבָּה: אַשְׁכַּחְתִּינְהוּ לְרַבָּנַן דְּבֵי רַב דְּיָתְבִי וְקָאָמְרִי, אִי אֶפְשָׁר שֶׁלֹּא יִרְבּוּ שְׁתֵּי פְּרִידוֹת עָפָר עַל פְּרִידָה אַחַת שֶׁל רָקָב, וְחָסַיר לֵיהּ.
La Guemara demande : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Shimon ? Pourquoi la maison est-elle pure lorsqu’elle contient une pleine louche de poussière provenant d’un cadavre ? Rabba a dit : J’ai trouvé les Sages de la maison d’étude de Rav assis en train de dire : La raison pour laquelle Rabbi Shimon considère la maison comme pure est qu’il est impossible qu’il n’y ait pas deux grains de terre qui soient plus qu’un grain de poussière provenant du cadavre, à un certain endroit du mélange. Et, puisque ce grain de poussière provenant du cadavre est annulé par la terre, la quantité de poussière qui reste est insuffisante pour rendre la maison impure.
וְאָמֵינָא לְהוּ: אַדְּרַבָּה, אִי אֶפְשָׁר שֶׁלֹּא יִרְבּוּ שְׁתֵּי פְּרִידוֹת רָקָב עַל
Et je leur ai dit : Au contraire, selon ce raisonnement, la maison devrait certainement être impure, car il est impossible qu’il n’y ait pas là deux grains de poussière du cadavre qui soient plus de