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וּשְׁמוּאֵל מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ: בֶּן אַרְבָּעָה לְדַקָּה, בֶּן שְׁמֹנֶה לְגַסָּה — הֵימֶנּוּ וּלְמַטָּה אָסוּר. בַּמֶּה דְבָרִים אֲמוּרִים? בְּשֶׁלֹּא כָּלוּ לוֹ חֳדָשָׁיו, אֲבָל כָּלוּ לוֹ חֳדָשָׁיו — מוּתָּר. יָצָא מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁנֵי גַּבִּין וּשְׁנֵי שִׁדְרָאוֹת, דְּאַף עַל גַּב דְּכָלוּ לוֹ חֳדָשָׁיו — אִם יָצָא לַאֲוִיר הָעוֹלָם אָסוּר, בִּמְעֵי אִמּוֹ שְׁרֵי.
Et Shmuel explique la baraita selon sa ligne de raisonnement, de la manière suivante : Si un fœtus animal naît au quatrième mois de gestation dans le cas des petits animaux domestiques, ou s’il naît au huitième mois de gestation dans le cas du gros bétail, ou s’il est né à partir de ce stade de la gestation et plus tôt, l’animal est interdit. Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? Dans un cas les mois de gestation du fœtus n’étaient pas achevés ; mais dans un cas où ses mois de gestation étaient achevés, il est permis à la consommation même hors de l’utérus. Cela exclut un fœtus qui a deux dos et deux colonnes vertébrales, car même dans un cas où ses mois de gestation étaient achevés, s’il est sorti dans l’air du monde, il est interdit, tandis que s’il est trouvé dans le ventre de sa mère, il est permis.
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב: הַמַּפֶּלֶת בְּרִיַּית גּוּף שֶׁאֵינוֹ חָתוּךְ, וּבְרִיַּית רֹאשׁ שֶׁאֵינוֹ חָתוּךְ, יָכוֹל תְּהֵא אִמּוֹ טְמֵאָה לֵידָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ וְיָלְדָה זָכָר וְגוֹ׳ וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי יִמּוֹל וְגוֹ׳״ —
Un tanna a enseigné une baraita devant Rav : Dans le cas d’une femme qui expulse une entité ayant un corps informe, c’est-à-dire sans contour de membres, ou une entité ayant une tête informe, on aurait pu penser que sa mère devrait être impure de l’impureté d’une femme après l’accouchement. C’est pourquoi le verset déclare : « Si une femme conçoit une semence et enfante un mâle, elle sera impure pendant sept jours ; comme aux jours de l’impureté de ses règles, elle sera impure. Et le huitième jour la chair de son prépuce sera circoncise » (Lévitique 12:2–3).
מִי שֶׁרָאוּי לִבְרִית שְׁמֹנָה, יָצְאוּ אֵלּוּ שֶׁאֵינָן רְאוּיִין לִבְרִית שְׁמֹנָה. אֲמַר לֵיהּ רַב וְסַיֵּים בַּהּ הָכִי: וְשֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁנֵי גַּבִּין וּשְׁנֵי שִׁדְרָאוֹת.
Ces versets enseignent que l’impureté d’une femme après l’accouchement ne s’applique qu’à celle qui a donné naissance à un enfant apte à la circoncision le huitième jour, à l’exclusion de ces cas, l’enfant n’est pas apte à la circoncision le huitième jour, car il ne peut pas survivre aussi longtemps. Par conséquent, cette femme n’a pas l’impureté d’une femme après l’accouchement. Rav dit au tanna : Et conclus la baraita ainsi : À l’exclusion de ces cas, où l’enfant n’est pas apte à la circoncision le huitième jour, et à l’exclusion du cas d’une femme qui expulse un enfant qui a deux dos et deux colonnes vertébrales.
רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא סָבַר לְמֶעְבַּד עוֹבָדָא כְּוָותֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל, אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא: מַאי דַּעְתָּיךְ לְחוּמְרָא? חוּמְרָא דְּאָתֵי לִידֵי קוּלָּא הוּא, דְּקָיָהֲבַתְּ לַהּ דְּמֵי טוֹהַר. עֲבֵיד מִיהָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב, דְּקַיְימָא לַן הִלְכְתָא כְּרַב בְּאִיסּוּרֵי, בֵּין לְקוּלָּא בֵּין לְחוּמְרָא.
Rabbi Yirmeya bar Abba pensa à accomplir un acte, c’est-à-dire à rendre une décision, conformément à l’opinion de Shmuel, selon laquelle une femme qui donne naissance à un enfant ayant deux dos et deux colonnes vertébrales est impure. Rav Houna lui dit : À quoi penses-tu ? Que, puisque cette question fait l’objet d’un différend, il faudrait statuer avec rigueur ? Ta décision est une rigueur qui mène à une indulgence, car tu as accordé à la femme une période de trente-trois jours suivant sa période d’impureté durant laquelle tout sang qui apparaît est du sang de pureté. En tout état de cause, tu dois agir, c’est-à-dire rendre ta décision, conformément à l’opinion de Rav, car nous maintenons que la halakha est conforme à l’opinion de Rav en matière rituelle, que son opinion mène à une indulgence ou à une rigueur.
אָמַר רָבָא: הֲרֵי אָמְרוּ, אִשָּׁה יוֹלֶדֶת לְתִשְׁעָה וְיוֹלֶדֶת לְשִׁבְעָה, בְּהֵמָה גַּסָּה יוֹלֶדֶת לְתִשְׁעָה — יוֹלֶדֶת לְשִׁבְעָה אוֹ לֹא יָלְדָה?
§ Rava dit : Les Sages ont dit qu’une femme peut donner naissance à une progéniture viable après neuf mois de grossesse ou après sept mois de grossesse ; mais si une femme accouche après huit mois de grossesse, l’enfant ne peut pas survivre et naît mort-né. De même, un grand animal domestique met bas une progéniture viable après neuf mois de gestation, et s’il expulse un fœtus après seulement huit mois, le nouveau-né ne peut pas survivre. Dans cette optique, Rava a demandé : un grand animal domestique peut-il mettre bas une progéniture viable après sept mois de gestation, comme un humain, ou un tel animal ne peut-il pas mettre bas une progéniture viable après seulement sept mois ?
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: תָּא שְׁמַע, הֵימֶנּוּ וּלְמַטָּה אָסוּר. מַאי לָאו אַגַּסָּה? לָא, אַדַּקָּה.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Viens et écoute une résolution à ce dilemme tirée de la baraita susmentionnée : Si un animal expulse à partir de ce stade de la gestation et plus tôt, le fœtus est interdit à la consommation comme la carcasse d’un animal non abattu rituellement. N’est-ce pas une référence au gros bétail, ce qui indique que le gros bétail ne met pas bas une progéniture viable après seulement sept mois de gestation ? La Guemara répond : Non, la référence vise spécifiquement le petit bétail domestique, qui ne met pas bas une progéniture viable avant cinq mois de gestation.
הַאי מַאי? אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא אַגַּסָּה — אִצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּבְאִשָּׁה חָיֵי, בִּבְהֵמָה נָמֵי חָיֵי, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא חָיֵי.
La Guemara soulève une difficulté à l’égard de cette réponse : Qu’est-ce que cela ? Certes, si vous dites que la référence est au gros bétail, il est nécessaire que la baraita énonce qu’un animal ne met pas bas une progéniture viable avant une période complète de gestation, car autrement il pourrait vous venir à l’esprit de dire que, puisque dans le cas d’une femme qui accouche après sept mois, le bébé survit, il est logique que, dans le cas d’un animal domestique de grande taille qui met bas après sept mois, le nouveau-né survive également, et qu’il soit donc permis à la consommation. Par conséquent, la baraita nous enseigne que un tel animal ne survit pas.
אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ אַדַּקָּה אִיתְּמַר, פְּשִׁיטָא! בַּת תְּלָתָא יַרְחֵי מִי קָא חָיֵי?!
Mais si tu dis que la décision dans la baraita, selon laquelle si un animal a expulsé un fœtus avant que la période de gestation ne soit achevée, alors le fœtus est interdit, a été énoncée au sujet de petits animaux domestiques, n’est-ce pas évident que, si un fœtus de brebis ou de chèvre a été expulsé à ce stade, il ne peut pas survivre ? Peut-il survivre après seulement trois mois de gestation ?
אִצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אֲמִינָא: כֹּל בְּצִיר תְּרֵי יַרְחֵי חָיֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond qu’en réalité, il est nécessaire que la baraita énonce cette halakha au sujet des petits animaux domestiques, car autrement on pourrait penser que tout mammifère né deux mois avant le terme complet de sa gestation survit, de même qu’un être humain né à sept mois de gestation survit. Par conséquent, la baraitanous enseigne qu’un mouton ou une chèvre né à trois mois de gestation ne peut pas survivre et est interdit à la consommation.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הַמַּפֶּלֶת דְּמוּת לִילִית, אִמּוֹ טְמֵאָה לֵידָה, וָלָד הוּא אֶלָּא שֶׁיֵּשׁ לוֹ כְּנָפַיִם. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אָמַר רַבִּי יוֹסֵי, מַעֲשֶׂה בְּסִימוֹנְיָא בְּאַחַת שֶׁהִפִּילָה דְּמוּת לִילִית, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים וְאָמְרוּ: וָלָד הוּא אֶלָּא שֶׁיֵּשׁ לוֹ כְּנָפַיִם.
§ Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Dans le cas d’une femme qui expulse un fœtus qui a la forme d’une lilith, un démon féminin avec des ailes et un visage humain, sa mère est impure de l’impureté d’une femme après l’accouchement, car c’est une progéniture viable, sauf qu’elle a des ailes. Cela est également enseigné dans une baraita : Rabbi Yosei a dit : Un incident s’est produit à Simoni concernant une certaine femme qui a expulsé un fœtus qui avait la forme d’une lilith, et l’incident fut porté devant les Sages ; et ils dirent que c’est une progéniture viable, sauf qu’elle a des ailes.
הַמַּפֶּלֶת דְּמוּת נָחָשׁ, הוֹרָה חֲנִינָא בֶּן אָחִיו שֶׁל רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: אִמּוֹ טְמֵאָה לֵידָה. הָלַךְ רַבִּי יוֹסֵף וְסִפֵּר דְּבָרִים לִפְנֵי רַבָּן גַּמְלִיאֵל, שָׁלַח לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הַנְהֵג בֶּן אָחִיךָ וָבֹא.
Il y eut un cas d’une femme qui expulsa un objet qui avait la forme d’un serpent. Ḥanina, le fils du frère de Rabbi Yehoshua, statua que sa mère est impure de l’impureté d’une femme après l’accouchement. Rabbi Yosef alla raconter cette affaire à Rabban Gamliel. Rabban Gamliel envoya dire à Rabbi Yehoshua : Prends ton neveu et viens à moi, afin que je puisse le réprimander pour sa décision.
בַּהֲלִיכָתָן, יָצְתָה כַּלַּת (רַבִּי) חֲנִינָא לִקְרָאתוֹ, אָמְרָה לוֹ: רַבִּי, הַמַּפֶּלֶת כְּמִין נָחָשׁ מַהוּ? אָמַר לָהּ: אִמּוֹ טְהוֹרָה. אָמְרָה לוֹ: וַהֲלֹא מִשִּׁמְךָ אָמְרָה לִי חֲמוֹתִי אִמּוֹ טְמֵאָה? וְאָמַר לָהּ: מֵאֵיזֶה טַעַם? הוֹאִיל וְגַלְגַּל עֵינוֹ עָגוֹל כְּשֶׁל אָדָם. מִתּוֹךְ דְּבָרֶיהָ נִזְכַּר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, שָׁלַח לוֹ לְרַבָּן גַּמְלִיאֵל: מִפִּי הוֹרָה חֲנִינָא.
Pendant qu’ils allaient chez Rabban Gamliel, la belle-fille de Ḥanina sortit à la rencontre de Rabbi Yehoshua et lui dit : Mon maître, quelle est la halakha concernant une femme qui expulse quelque chose qui ressemble à un serpent ? Rabbi Yehoshua lui dit : Sa mère est pure. Elle lui dit : Mais ma belle-mère m’a dit en ton nom que sa mère est impure dans un tel cas, et que tu lui as dit : Pour quelle raison est-elle impure ? C’est parce que la pupille d’un serpent est ronde comme celle d’un humain. À cause de sa déclaration, Rabbi Yehoshua se souvint qu’il avait rendu une telle décision. Il envoya ensuite un message à Rabban Gamliel : Ḥanina a rendu la décision sur la base de ma propre déclaration.
אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ, צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן דְּאָמַר מִילְּתָא — לֵימָא בַּהּ טַעְמָא, דְּכִי מַדְכְּרוּ לֵיהּ — מִדְּכַר.
Abaye a dit : Conclus de cet incident qu’un érudit de la Torah [tzurva merabbanan] qui énonce une question halakhique doit en donner la raison, afin que, lorsque ses collègues la lui rappelleront, il s’en souvienne, comme cela est arrivé à Rabbi Yehoshua.
מַתְנִי' הַמַּפֶּלֶת שָׁפִיר מָלֵא מַיִם, מָלֵא דָּם, מָלֵא גְּנִינִים — אֵינָהּ חוֹשֶׁשֶׁת לְוָלָד. וְאִם הָיָה מְרוּקָּם — תֵּשֵׁב לְזָכָר וְלִנְקֵבָה. הַמַּפֶּלֶת סַנְדָּל אוֹ שִׁלְיָא — תֵּשֵׁב לְזָכָר וְלִנְקֵבָה.
MISHNA: Une femme qui expulse une poche gestationnelle pleine de liquide, pleine de sang, ou pleine de différentes couleurs n’a pas besoin de craindre que ce fût un fœtus. Mais si la poche était de celles dans lesquelles du tissu s’est développé, son statut halakhique est celui d’une femme après l’accouchement. Puisque le sexe de l’embryon est inconnu, la femme observe les rigueurs d’une femme qui a accouché à la fois d’un garçon et d’une fille ; elle est impure pendant quatorze jours comme une femme qui a accouché d’une fille, mais le sang qu’elle voit ensuite n’est pur que jusqu’à quarante jours après l’accouchement, comme une femme qui a accouché d’un garçon. Une femme qui expulse un fœtus en forme de sandale, c’est-à-dire un fœtus ayant la forme d’un poisson-sandale, et celle qui expulse un placenta observe les rigueurs d’une femme qui a accouché à la fois d’un garçon et d’une fille.
גְּמָ' בִּשְׁלָמָא דָּם וּמַיִם — לֹא כְּלוּם הִיא, אֶלָּא גְּנִינִים — נֵיחוּשׁ שֶׁמָּא וָלָד הֲוָה וְנִימּוֹחַ? אָמַר אַבָּיֵי: כַּמָּה יַיִן חַי שָׁתַת אִמּוֹ שֶׁל זֶה שֶׁנִּמּוֹחַ עוּבָּרָהּ בְּתוֹךְ מֵעֶיהָ?
GUEMARA : La Guemara soulève une difficulté : Certes, on peut comprendre pourquoi une femme qui expulse une poche gestationnelle pleine de sang ou d’eau est pure, car une telle chose n’est rien, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’une progéniture. Mais si la poche gestationnelle était pleine de différentes couleurs, il faudrait craindre que peut-être c’était une progéniture et qu’elle s’est liquéfiée. Abaye dit en réponse : Combien de vin non dilué, qui peut être nuisible à un embryon, la mère de ce prétendu embryon a-t-elle bu pour que son embryon se liquéfie dans son ventre ? En d’autres termes, il n’y a pas lieu à une telle crainte.
רָבָא אָמַר: ״מָלֵא״ תְּנַן, וְאִם אִיתָא דְּאִתְּמוֹחֵי אִתְּמַח — מִחְסָר [הֲוָה] חָסַר. רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה אָמַר: ״גְּוָונִים״ תְּנַן, וְאִם אִיתָא דְּאִתְּמוֹחֵי אִתְּמַח — כּוּלֵּהּ בְּחַד גַּוְונָא הָוֵי קָאֵי.
Rava dit qu’il y a une explication différente : Nous avons appris dans la michna que le sac gestationnel était plein de différentes couleurs, et si tel est le cas, qu’il y avait un embryon dans le sac qui s’est liquéfié, il aurait manqué au sac une partie de la masse de la portion liquéfiée. Rav Adda bar Ahava dit qu’il y a encore une autre explication : Nous avons appris dans la michna que le sac gestationnel est plein de différentes couleurs, et si tel est le cas, qu’il y avait là un embryon qui s’est liquéfié, tout serait d’une seule couleur.
תַּנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: קוֹבֵר מֵתִים הָיִיתִי, וְהָיִיתִי מִסְתַּכֵּל בַּעֲצָמוֹת שֶׁל מֵתִים. הַשּׁוֹתֶה יַיִן חַי — עַצְמוֹתָיו שְׂרוּפִין, מָזוּג — עַצְמוֹתָיו סְכוּיִין, כָּרָאוּי — עַצְמוֹתָיו מְשׁוּחִין. וְכׇל מִי שֶׁשְּׁתִיָּיתוֹ מְרוּבָּה מַאֲכִילָתוֹ — עַצְמוֹתָיו שְׂרוּפִין, אֲכִילָתוֹ מְרוּבָּה מִשְּׁתִיָּיתוֹ — עַצְמוֹתָיו סְכוּיִין, כָּרָאוּי — עַצְמוֹתָיו מְשׁוּחִין.
En ce qui concerne l’effet de la consommation de vin sur le corps d’une personne, il est enseigné dans une baraita que Abba Shaul dit : J’avais l’habitude d’être fossoyeur, et j’observais les os des cadavres. J’ai découvert que les os de celui qui boit trop de vin non dilué au cours de sa vie paraissent brûlés ; les os de celui qui boit trop de vin dilué sont noirs, et les os de celui qui boit la quantité appropriée de vin sont gras, c’est-à-dire pleins de moelle. Et, de plus, j’ai découvert que les os de quiconque boit beaucoup plus qu’il ne mange paraissent brûlés ; les os de celui qui mange beaucoup plus qu’il ne boit sont noirs, et les os de celui qui mange et boit des quantités appropriées sont gras.
תַּנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹחָנָן: קוֹבֵר מֵתִים הָיִיתִי. פַּעַם אַחַת רַצְתִּי אַחַר צְבִי, וְנִכְנַסְתִּי בְּקוּלִית שֶׁל מֵת, וְרַצְתִּי אַחֲרָיו שָׁלֹשׁ פַּרְסָאוֹת, וּצְבִי לֹא הִגַּעְתִּי, וְקוּלִית לֹא כָּלְתָה. כְּשֶׁחָזַרְתִּי לַאֲחוֹרַי, אָמְרוּ לִי: שֶׁל עוֹג מֶלֶךְ הַבָּשָׁן הָיְתָה.
Il est enseigné dans une baraita que Abba Shaul dit ce qui suit, et certains disent que Rabbi Yoḥanan l’a dit : J’étais fossoyeur. Une fois, j’ai couru après un cerf, et je suis entré dans le fémur d’un cadavre ; et il était si grand que j’ai couru après le cerf sur trois parasanges à l’intérieur du fémur, et, bien que je n’aie pas atteint le cerf, le fémur ne finissait pas. Quand je suis revenu et ai raconté cela aux Sages, ils m’ont dit : C’était manifestement le fémur d’Og, roi de Bashân, un géant bien connu.
תַּנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: קוֹבֵר מֵתִים הָיִיתִי. פַּעַם אַחַת נִפְתְּחָה מְעָרָה תַּחְתַּי, וְעָמַדְתִּי בְּגַלְגַּל עֵינוֹ שֶׁל מֵת עַד חוֹטְמִי. כְּשֶׁחָזַרְתִּי לַאֲחוֹרַי, אָמְרוּ: עַיִן שֶׁל אַבְשָׁלוֹם הָיְתָה.
De même, il est enseigné dans une baraita que Abba Shaul dit : J’avais l’habitude d’être fossoyeur. Une fois, une grotte funéraire s’est ouverte sous l’endroit où je me tenais, et je me suis retrouvé debout dans l’orbite d’un cadavre jusqu’au nez. Quand je suis revenu et que j’ai raconté cela aux Sages, ils m’ont dit : C’était manifestement l’œil d’Absalom.
וְשֶׁמָּא תֹּאמַר: אַבָּא שָׁאוּל נַנָּס הֲוָה — אַבָּא שָׁאוּל אָרוֹךְ בְּדוֹרוֹ הֲוָה וְרַבִּי טַרְפוֹן מַגִּיעַ לִכְתֵפוֹ, וְרַבִּי טַרְפוֹן אָרוֹךְ בְּדוֹרוֹ הֲוָה וְרַבִּי מֵאִיר מַגִּיעַ לִכְתֵפוֹ, רַבִּי מֵאִיר אָרוֹךְ בְּדוֹרוֹ הֲוָה וְרַבִּי מַגִּיעַ לִכְתֵפוֹ, רַבִּי אָרוֹךְ בְּדוֹרוֹ הֲוָה
Et de peur que tu ne dises que Abba Shaul était un nain, et qu'il était donc capable de se tenir debout dans une orbite oculaire jusqu'à son nez, Abba Shaul était la personne la plus grande de sa génération. Et Rabbi Tarfon n'arrivait qu'à son épaule, et Rabbi Tarfon était la personne la plus grande de sa génération. Et Rabbi Meir n'arrivait qu'à l'épaule de Rabbi Tarfon, et Rabbi Meir était la personne la plus grande de sa génération. Et Rabbi Yehuda HaNasi n'arrivait qu'à l'épaule de Rabbi Meir, et Rabbi Yehuda HaNasi était la personne la plus grande de sa génération.
וְרַבִּי חִיָּיא מַגִּיעַ לִכְתֵפוֹ, וְרַבִּי חִיָּיא אָרוֹךְ בְּדוֹרוֹ הֲוָה וְרַב מַגִּיעַ לִכְתֵפוֹ, רַב אָרוֹךְ בְּדוֹרוֹ הֲוָה וְרַב יְהוּדָה מַגִּיעַ לִכְתֵפוֹ, וְרַב יְהוּדָה אָרוֹךְ בְּדוֹרוֹ הֲוָה וְאַדָּא דַּיָּילָא מַגִּיעַ לִכְתֵפוֹ,
La Guemara continue : Et Rabbi Ḥiyya atteignait seulement l’épaule de Rabbi Yehuda HaNasi, et Rabbi Ḥiyya était la personne la plus grande de sa génération. Et Rav atteignait seulement l’épaule de Rabbi Ḥiyya, et Rav était la personne la plus grande de sa génération. Et Rav Yehuda atteignait seulement l’épaule de Rav, et Rav Yehuda était la personne la plus grande de sa génération. Et Adda, le serviteur [dayyala], atteignait seulement l’épaule de Rav Yehuda,

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