וְאֵינָהּ יוֹדַעַת מָה הִפִּילָה, רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: זִיל בָּתַר רוֹב חֲתִיכוֹת, וְרוֹב חֲתִיכוֹת שֶׁל אַרְבַּע מִינֵי דָּמִים הָוְיָין. וְרַבָּנַן סָבְרִי: זִיל בָּתַר רוֹב חֲתִיכוֹת לָא אָמְרִינַן.
et elle-même ne sait pas exactement quelle était l’apparence du morceau de chair qu’elle a expulsé lors d’une fausse couche, par exemple s’il a été perdu. Dans ce cas, Rabbi Yehuda soutient : Suivez la majorité des fausses couches de morceaux amorphes de chair, et la majorité des morceaux de chair ont l’apparence de l’un des quatre types de sang impur. Et les Sages soutiennent : Nous ne disons pas : Suivez la majorité des fausses couches de morceaux amorphes de chair. Par conséquent, la mention par Rabbi Yoḥanan de trois cas vise à exclure cette déclaration de Rabbi Yehuda, qui statue que la femme est définitivement impure sur la base d’une majorité.
מַתְנִי' חֲמִשָּׁה דָּמִים טְמֵאִים בָּאִשָּׁה, הָאָדוֹם, וְהַשָּׁחוֹר, וּכְקֶרֶן כַּרְכּוֹם, וּכְמֵימֵי אֲדָמָה, וְכַמָּזוּג. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אַף כְּמֵימֵי תִלְתָּן, וּכְמֵימֵי בָּשָׂר צָלִי, וּבֵית הִלֵּל מְטַהֲרִים. הַיָּרוֹק — עֲקַבְיָא בֶּן מַהֲלַלְאֵל מְטַמֵּא, וַחֲכָמִים מְטַהֲרִין.
MICHNA : Il existe cinq couleurs distinctes de sang rituellement impur chez une femme : rouge, et noir, et comme la couleur vive de la fleur de crocus [karkom], et comme de l’eau qui inonde une terre rouge, et comme du vin dilué. Beit Shammaï disent : Même un sang comme l’eau dans laquelle on a fait tremper du fenugrec, et comme le liquide qui s’écoule de la viande rôtie, est rituellement impur, et Beit Hillel considèrent le sang de ces couleurs comme rituellement pur. En ce qui concerne le sang qui est vert, Akavya ben Mahalalel le considère impur et les Sages le considèrent pur.
אָמַר רַבִּי מֵאִיר: אִם אֵינוֹ מְטַמֵּא מִשּׁוּם כֶּתֶם, מְטַמֵּא מִשּׁוּם מַשְׁקֶה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לֹא כָּךְ וְלֹא כָּךְ.
Rabbi Meir a dit : Même si le sang vert ne transmet pas l’impureté en vertu des halakhot d’une tache de sang ou du sang d’une femme menstruée, il est néanmoins du sang en ce qu’il rend les aliments susceptibles à l’impureté rituelle en raison de son statut comme l’un des sept liquides qui rendent les aliments susceptibles à l’impureté. Rabbi Yossei dit : Ni dans ce sens, comme le sang d’une femme menstruée selon Akavya ben Mahalalel, ni dans cet autre sens, comme un liquide qui rend les aliments susceptibles à l’impureté selon Rabbi Meir, le sang vert n’est considéré comme du sang.
אֵיזֶהוּ אָדוֹם — כְּדַם הַמַּכָּה; שָׁחוֹר — כְּחֶרֶת; עָמוֹק מִכֵּן — טָמֵא, דֵּיהֶה מִכֵּן — טָהוֹר; וּכְקֶרֶן כַּרְכּוֹם — כַּבָּרוּר שֶׁבּוֹ;
La michna demande : Quelle est la couleur rouge qui est impure ? Elle est rouge comme le sang qui coule d'une blessure. Quelle est la couleur noire qui est impure ? C'est du sang noir comme le ḥeret. Si le noir est plus foncé que cela, le sang est rituellement impur ; si le noir est plus clair que cela, le sang est rituellement pur. Et quelle est la couleur qui est comme la teinte éclatante de la fleur de crocus qui est impure ? Elle est comme la partie la plus éclatante de la fleur, qui est récoltée pour produire l'épice orangée safran.
וּכְמֵימֵי אֲדָמָה — מִבִּקְעַת בֵּית כֶּרֶם, וּמֵיצֵף מַיִם; וְכַמָּזוּג — שְׁנֵי חֲלָקִים מַיִם וְאֶחָד יַיִן מִן הַיַּיִן הַשָּׁרוֹנִי.
Et quelle est la couleur qui est comme de l’eau qui inonde la terre rouge qui est impure ? C’est précisément la terre de la vallée de Beit Kerem et précisément lorsqu’on inonde la terre avec assez d’eau pour qu’elle s’accumule à la surface. Et quelle est la couleur qui est comme du vin dilué qui est impure ? C’est précisément lorsque la dilution se compose de deux parts d’eau et d’une part de vin, et précisément lorsqu’il s’agit du vin du Sharon dans la région d’Eretz Yisrael.
גְּמָ' מְנָלַן דְּאִיכָּא דָּם טָהוֹר בָּאִשָּׁה? דִּלְמָא כֹּל דָּם דְּאָתֵי מִינַּהּ טָמֵא!
GUEMARA : Le fait que la michna traite des couleurs du sang rituellement impur chez une femme indique qu’il existe du sang qui n’est pas impur. La Guemara demande : D’où déduisons-nous qu’il y a du sang pur chez une femme ? Peut-être que tout type de sang qui sort d’une femme est impur ?
אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר יוֹסֵף, אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא, אֲמַר קְרָא: ״כִּי יִפָּלֵא מִמְּךָ דָבָר לַמִּשְׁפָּט בֵּין דָּם לְדָם״, בֵּין דָּם טָהוֹר לְדָם טָמֵא.
Rabbi Ḥama bar Yosef dit que Rabbi Oshaya dit : Le verset déclare au sujet de ceux qui se présentent devant le tribunal : « Si une affaire trop difficile pour toi en jugement se présente, entre sang et sang, entre cause et cause, et entre marque de lèpre et marque de lèpre, des affaires de controverse dans tes portes, alors tu te lèveras et tu monteras au lieu que le Seigneur ton Dieu choisira » (Deutéronome 17:8). Lorsque le verset dit : « Entre sang et sang », cela signifie entre sang pur et sang impur, ce qui démontre qu’il doit exister des types de sang pur émis par une femme.
אֶלָּא מֵעַתָּה, בֵּין נֶגַע לָנֶגַע, הָכִי נָמֵי בֵּין נֶגַע טָמֵא לְנֶגַע טָהוֹר? וְכִי תֵימָא הָכִי נָמֵי — נֶגַע טָהוֹר מִי אִיכָּא? וְכִי תֵימָא ״כֻּלּוֹ הָפַךְ לָבָן טָהוֹר הוּא״ — הָהוּא ״בּוֹהַק״ מִקְּרֵי!
La Guemara soulève une difficulté : Si tel est le cas, alors l’autre expression du verset : « Entre marque lépreuse et marque lépreuse », signifie-t-elle aussi : Entre une marque lépreuse pure et une marque lépreuse impure ? Et si vous dites que de fait, c’est bien ce que cela signifie, existe-t-il un type de marque lépreuse pure ? Et si vous dites qu’il existe effectivement une marque lépreuse pure, selon le verset : « Alors le prêtre regardera ; et voici, si la lèpre a couvert toute sa chair, il déclarera pur celui qui a la marque lépreuse ; elle est devenue entièrement blanche : il est pur » (Lévitique 13:13), cette marque n’est pas classée comme une marque lépreuse ; elle est plutôt appelée pâleur, car une marque lépreuse est par définition impure.
אֶלָּא: בֵּין נִגְעֵי אָדָם לְנִגְעֵי בָתִּים וּלְנִגְעֵי בְגָדִים, וְכוּלָּן טְמֵאִין. הָכָא נָמֵי: בֵּין דַּם נִדָּה לְדַם זִיבָה, וְכוּלָּן טְמֵאִין!
Au contraire, l’expression « entre marque lépreuse et marque lépreuse » doit signifier ce qui suit : Entre les marques lépreuses qui affligent l’homme (voir Lévitique 13:1–46) et les marques lépreuses des maisons (voir Lévitique 14:33–53) et les marques lépreuses des vêtements (voir Lévitique 13:47–59), car différentes halakhot s’appliquent à ces catégories de marques lépreuses, et pourtant elles sont toutes rituellement impures. Par conséquent, ici aussi, lorsque le verset déclare : « Entre sang et sang », cela signifie : Entre le sang d’une femme menstruée et le sang d’un écoulement [ziva], et tous sont rituellement impurs. Si tel est le cas, ce verset ne peut pas être cité comme preuve qu’il existe un type de sang émis par une femme qui soit pur.
הַאי מַאי? בִּשְׁלָמָא הָתָם, אִיכָּא לְאִפְּלוֹגֵי [זָקֵן מַמְרֵא וְרַבָּנַן] בְּנִגְעֵי אָדָם, וּבִפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְרַבָּנַן.
La Guemara remet en question cette interprétation : Ce verset sert de source pour les domaines de halakha pour lesquels un ancien rebelle est passible de la peine de mort pour avoir statué publiquement en contradiction avec une décision du Sanhédrin, comme il est dit : « Et l’homme qui agira présomptueusement en n’écoutant pas le prêtre qui se tient là pour officier devant l’Éternel, ton Dieu, ou le juge, cet homme mourra ; et tu extirperas le mal d’Israël » (Deutéronome 17:12). Dans cette optique, la Guemara demande : Qu’est-ce que cette explication ? Soit, là-bas, en ce qui concerne les marques de lèpre, même si toutes les marques de lèpre sont impures, on peut être en désaccord avec le Sanhédrin au sujet des marques de lèpre qui affectent l’homme, et par conséquent l’ancien rebelle pourrait potentiellement être en désaccord avec le tribunal au sujet de la question qui fait l’objet du différend entre Rabbi Yehoshua et les Sages.
דִּתְנַן: אִם בַּהֶרֶת קוֹדֵם לְשֵׂעָר לָבָן — טָמֵא, וְאִם שֵׂעָר לָבָן קוֹדֵם לַבַּהֶרֶת — טָהוֹר, סָפֵק — טָמֵא, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: כֵּהָה. וְאָמַר רַבָּה: כֵּהָה וְטָהוֹר.
Comme nous l’avons appris dans une michna (Nega’im 4:11) : Si la marque lépreuse blanche comme la neige [baheret], qui est un signe de lèpre, a précédé le poil blanc, qui est un autre signe, il est rituellement impur, comme il est dit dans la Torah (voir Lévitique 13:3). Et si le poil blanc a précédé la baheret, il est pur, car cela n’est pas considéré comme un signe d’impureté. S’il y a incertitude quant à ce qui est venu en premier, il est impur. Et Rabbi Yehoshua dit : C’est terne [keha]. Et Rabba dit, expliquant la déclaration de Rabbi Yehoshua : En cas d’incertitude, la marque lépreuse est considérée comme étant d’une teinte terne, et par conséquent la personne est rituellement pure.
בְּנִגְעֵי בָתִּים — כִּי הָא פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן וְרַבָּנַן, דִּתְנַן: רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לְעוֹלָם אֵין הַבַּיִת טָמֵא עַד שֶׁיֵּרָאֶה כִּשְׁנֵי גְרִיסִין עַל שְׁנֵי אֲבָנִים בִּשְׁנֵי כְּותָלִים בְּקֶרֶן זָוִית, אׇרְכּוֹ כִּשְׁנֵי גְרִיסִין וְרׇחְבּוֹ כִּגְרִיס.
De même, en ce qui concerne les marques lépreuses des maisons, on peut trouver un cas où l’ancien rebelle pourrait contester la décision du Sanhédrin, comme dans ce différend entre Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, et les Sages. Comme nous l’avons appris dans une michna (Nega’im 12:3) : Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, dit : Une maison n’est jamais considérée comme impure par la lèpre à moins que la marque lépreuse ne soit visible avec la taille de deux fèves fendues, et qu’elle se trouve sur deux pierres sur deux murs dans un coin entre deux murs. La longueur de la marque est celle de deux fèves fendues, et sa largeur est celle d’une fève fendue.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? כְּתִיב ״קִיר״ וּכְתִיב ״קִירוֹת״ — אֵיזֶהוּ קִיר שֶׁהוּא כִּשְׁנֵי קִירוֹת? הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה קֶרֶן זָוִית.
La Guemara explique : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon ? Le mot « mur » est écrit dans le verset, et le mot « murs » est écrit dans le même verset : « Et il verra la plaie de lèpre… dans les murs de la maison, avec des cavités verdâtres ou rougeâtres, et leur apparence est plus enfoncée que le mur » (Lévitique 14:37). Quel est un mur qui est comme deux murs ? Il faut dire : c’est un coin entre deux murs.
בְּנִגְעֵי בְגָדִים — בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי יוֹנָתָן בֶּן אַבְטוּלְמוֹס וְרַבָּנַן, דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹנָתָן בֶּן אַבְטוּלְמוֹס אוֹמֵר: מִנַּיִן לִפְרִיחַת בְּגָדִים שֶׁהִיא טְהוֹרָה?
De même, en ce qui concerne les marques lépreuses sur les vêtements, il est possible que l’ancien rebelle ait contesté la décision du Sanhédrin en ce qui concerne la question qui fait l’objet du différend entre Rabbi Yonatan ben Avtolemos et les Sages. Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yonatan ben Avtolemos dit : D’où est-il déduit en ce qui concerne un cas où il y a une propagation de lèpre sur les vêtements qui aboutit à ce que le vêtement soit entièrement couvert de marques lépreuses, que le vêtement est pur, tout comme la halakha s’applique à une marque lépreuse qui couvre entièrement une personne ?
נֶאֱמַר ״קָרַחַת״ וְ״גַבַּחַת״ בַּבְּגָדִים, וְנֶאֱמַר ״קֵרַחַת״ וְ״גַבַּחַת״ בָּאָדָם.
Cela est dérivé au moyen d’une analogie verbale : Une calvitie intérieure [karaḥat] et une calvitie extérieure [gabbaḥat] sont énoncées à l’égard de la lèpre des vêtements : « Et le prêtre regardera, après que la tache aura été lavée ; et voici, si la tache n’a pas changé de couleur, et si la tache ne s’est pas étendue, elle est impure ; tu la brûleras au feu ; c’est une plaie corrosive, que la calvitie soit au-dedans ou au-dehors » (Lévitique 13:55) ; et une tête chauve [karaḥat] et un front chauve [gabbaḥat] sont énoncés à l’égard de la lèpre d’une personne : « Mais s’il y a sur la tête chauve, ou sur le front chauve, une tache d’un blanc rougeâtre, c’est une lèpre qui éclate sur sa tête chauve, ou sur son front chauve » (Lévitique 13:42).
מָה לְהַלָּן פָּרַח בְּכוּלּוֹ טָהוֹר, אַף כָּאן נָמֵי פָּרַח בְּכוּלּוֹ טָהוֹר.
De même que là-bas, concernant une personne, si la lèpre s’est étendue à tout son corps, elle est pure, comme le dit le verset : « Alors le prêtre regardera ; et voici, si la lèpre a couvert toute sa chair, il déclarera pur celui qui a la plaie de lèpre ; elle est devenue toute blanche : il est pur » (Lévitique 13:13), de même ici, concernant les vêtements, si la lèpre s’est étendue à l’ensemble du vêtement, il est pur.
אֶלָּא הָכָא, אִי דָּם טָהוֹר לֵיכָּא, בְּמַאי פְּלִיגִי?
La Guemara conclut : Mais ici, concernant l’expression « entre sang et sang », s’il n’existe aucun type de sang pur, à propos de quoi l’ancien rebelle pourrait-il être en désaccord avec le Sanhédrin ? Il faut donc que ce verset fasse allusion au fait qu’il existe un type de sang d’une femme qui est pur.
וּמִמַּאי דְּהָנֵי טְהוֹרִין, וְהָנֵי טְמֵאִין? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: דְּאָמַר קְרָא: ״וַיִּרְאוּ מוֹאָב אֶת הַמַּיִם אֲדוּמִּים כַּדָּם״, לְמֵימְרָא דְּדָם אָדוֹם הוּא? אֵימָא אָדוֹם, וְתוּ לָא!
§ Une fois établi qu’il existe des types de sang qui sont purs et d’autres types qui sont impurs, la Guemara demande : Et d’où est-il déduit que ces types de sang qui ne sont pas énumérés dans la michna sont purs, et que ceux-ci qui sont mentionnés dans la michna sont impurs ? Rabbi Abbahou a dit que le verset déclare : « Et le soleil brilla sur l’eau, et les Moabites virent l’eau de loin rouge comme du sang » (II Rois 3:22), ce qui indique que le sang est rouge. La Guemara demande : Cela veut-il dire que le sang est rouge ? Si tel est le cas, on peut dire que seul le sang qui est rouge comme le sang d’une blessure est rituellement impur, et pas davantage de couleurs de sang ne sont impures.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אָמַר קְרָא ״דָּמֶיהָ״ ״דָּמֶיהָ״, הֲרֵי כָּאן אַרְבָּעָה.
Rabbi Abbahou a dit en réponse : Le verset déclare, au sujet d’une femme menstruée : « Et elle sera purifiée de la source de son sang [dameha] » (Lévitique 12:7). La forme plurielle du mot sang, dameha, indique au moins deux types de sang. Et un autre verset déclare : « Et si un homme couche avec une femme ayant son indisposition, et découvre sa nudité, il a mis à nu sa source, et elle a découvert la source de son sang [dameha] ; tous deux seront retranchés du milieu de leur peuple » (Lévitique 20:18). L’emploi de la forme plurielle de sang indique une fois encore deux autres types, ce qui signifie qu’il y a quatre types de sang mentionnés ici.
וְהָא אֲנַן ״חֲמִשָּׁה״ תְּנַן! אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: שָׁחוֹר — אָדוֹם הוּא, אֶלָּא שֶׁלָּקָה.
La Guemara demande : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna qu’il existe cinq types de sang impur chez la femme, alors que les versets indiquent qu’il n’y en a que quatre ? Rabbi Ḥanina dit : Le sang noir mentionné dans la michna est en réalité rouge, mais sa couleur s’est estompée, c’est pourquoi il paraît noir. Par conséquent, bien que la michna énumère cinq types de sang, il n’y a que quatre types fondamentaux.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: שָׁחוֹר — כְּחֶרֶת; עָמוֹק מִכֵּן — טָמֵא, דֵּיהֶה אֲפִילּוּ כִּכְחוֹל — טָהוֹר. וְשָׁחוֹר זֶה לֹא מִתְּחִלָּתוֹ הוּא מַשְׁחִיר, אֶלָּא כְּשֶׁנֶּעֱקָר הוּא מַשְׁחִיר. מָשָׁל לְדַם מַכָּה: לִכְשֶׁנֶּעֱקָר הוּא מַשְׁחִיר.
Cette opinion, selon laquelle le sang noir est en réalité du sang rouge, est également enseignée dans une baraita : La couleur noire du sang qui est impur est un sang aussi noir que le ḥeret. Si le noir est plus profond que cela, le sang est rituellement impur ; si le noir est plus clair que cela, même s’il est encore aussi sombre que le bleu, le sang est rituellement pur. Et ce sang noir ne noircit pas dès le départ, lorsqu’il est à l’intérieur du corps ; au contraire, il noircit seulement lorsqu’il est retiré du corps. Cela est comparable au sang d’une blessure, qui est d’abord rouge, mais lorsqu’il est retiré du corps, il noircit.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אַף כְּמֵימֵי תִלְתָּן. וְלֵית לְהוּ לְבֵית שַׁמַּאי ״דָּמֶיהָ״ ״דָּמֶיהָ״ — הֲרֵי כָּאן אַרְבָּעָה?
§ La michna déclare que Beit Shammai disent : Même le sang comme l’eau dans laquelle on fait tremper le fenugrec, et comme le liquide qui s’écoule de la viande rôtie, sont rituellement impurs. La Guemara demande : Mais Beit Shammai n’acceptent-ils pas l’exposé de Rabbi Abbahou selon lequel les deux mentions de la forme plurielle de sang : “Dameha” (Lévitique 12:7), et “Dameha” (Lévitique 20:18), indiquent qu’il y a quatre types de sang ici ?
אִיבָּעֵית אֵימָא: לֵית לְהוּ, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: אִית לְהוּ. מִי לָא אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: שָׁחוֹר — אָדוֹם הוּא, אֶלָּא שֶׁלָּקָה? הָכִי נָמֵי, מִלְקָא הוּא דְּלָקֵי.
La Guemara répond : Si vous voulez, dites que Beit Shammai n’acceptent pas cette opinion de Rabbi Abbahu, et qu’ils soutiennent qu’il existe plus de quatre types de sang chez la femme. Et si vous voulez, dites plutôt que Beit Shammai acceptent l’exposé de Rabbi Abbahu, et que la contradiction apparente peut être résolue comme suit : Rabbi Ḥanina n’a-t-il pas dit, au sujet du sang noir mentionné dans la michna, qu’il ne s’agit pas d’un type supplémentaire, puisqu’il est en réalité rouge, mais que sa couleur s’est estompée ? De même, en ce qui concerne les couleurs du sang mentionnées par Beit Shammai, celle de l’eau dans laquelle une plante de fenugrec a trempé, et celle du liquide qui s’écoule de la viande rôtie, on peut dire qu’il ne s’agit pas de types supplémentaires de sang. Au contraire, eux aussi étaient initialement rouges, mais leur couleur s’est estompée.
וּבֵית הִלֵּל מְטַהֲרִין. הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא!
§ La michna déclare : Et Beit Hillel considèrent comme pur le sang de ces couleurs, c’est-à-dire la couleur de l’eau dans laquelle une plante de fenugrec a trempé ou du liquide qui s’écoule de la viande rôtie, rituellement pur. La Guemara demande : N’est-ce pas là l’opinion de Beit Hillel identique à celle du premier tanna ?
אִיכָּא בֵינַיְיהוּ
La Guemara explique : Il y a une différence pratique entre eux