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אָמַר לוֹ רַבִּי חִיָּיא: אִי אַתָּה מוֹדֶה שֶׁצְּרִיכָה כִּגְרִיס וְעוֹד? אָמַר לוֹ: אֲבָל. אָמַר לוֹ: אִם כֵּן, אַף אַתָּה עֲשִׂיתוֹ כֶּתֶם.
Rabbi Ḥiyya dit à Rabbi Yehuda HaNasi : Ne reconnais-tu pas que pour qu’elle devienne rituellement impure, il faut que la taille de la tache de sang sur le tissu soit supérieure à la taille d’une fève fendue ? Si la tache est plus petite, on suppose qu’elle a été causée par un pou écrasé. Rabbi Yehuda HaNasi lui dit : En effet [aval], c’est exact. Rabbi Ḥiyya lui dit : Si tel est le cas, toi aussi tu considères ce sang trouvé sur le tissu dans la boîte comme une tache, qui rend impur par doute. Si tu l’avais considéré comme définitivement impur, il n’y aurait eu aucune distinction entre une petite tache et une grande.
וְרַבִּי סָבַר: בָּעֵינַן ״כִּגְרִיס וְעוֹד״ לְאַפּוֹקֵי מִדַּם מַאֲכוֹלֶת, וְכֵיוָן דִּנְפַק לַהּ מִדַּם מַאֲכוֹלֶת — וַדַּאי מִגּוּפַהּ אֲתָא.
La Guemara commente : Et Rabbi Yehuda HaNasi, qui considère la femme comme définitivement impure dans ce cas, soutient que, bien que nous exigions que la taille de la tache de sang soit supérieure à la taille d’une fève fendue, cela n’est nécessaire que pour exclure la possibilité qu’il s’agisse du sang d’un pou; et puisque la possibilité qu’il s’agisse du sang d’un pou a été exclue, puisque sa taille est supérieure à celle d’une fève fendue, il provenait certainement de son corps, et par conséquent elle est définitivement impure.
מַאי לַָאו בְּזִקְנוּתוֹ קָאֵי? הָא בְּיַלְדוּתוֹ טִימֵּא מִשּׁוּם נִדָּה! שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara analyse cette déclaration de Rabbi Ḥiyya en référence au dilemme en discussion : N'est-il pas correct de supposer que Rabbi Ḥiyya était dans sa vieillesse lorsqu'il était en désaccord avec son maître, Rabbi Yehuda HaNasi ? Il ne l'aurait pas fait dans sa jeunesse. Et s'il considérait la femme comme impure en raison d'un doute dans sa vieillesse, on peut en déduire que dans sa jeunesse il l'aurait considérée définitivement impure comme une femme menstruée. La Guemara conclut : En effet, conclus d'ici que tel est le cas.
מִשְׁתַּבַּח לֵיהּ רַבִּי לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חָמָא בַּר בֵּיסָא, דְּאָדָם גָּדוֹל הוּא. אָמַר לוֹ: לִכְשֶׁיָּבֹא לְיָדְךָ, הֲבִיאֵהוּ לְיָדִי.
§ La Guemara raconte : Rabbi Yehouda HaNassi avait l’habitude de faire l’éloge de Rabbi Ḥama bar Bisa auprès de Rabbi Yichmaël, fils de Rabbi Yossé, en disant que c’est un grand homme. Rabbi Yichmaël dit à Rabbi Yehouda HaNassi : Quand il viendra chez toi, amène-le-moi.
כִּי אֲתָא, אֲמַר לֵיהּ: בְּעִי מִינַּאי מִילְּתָא. בְּעָא מִינֵּיהּ: בָּדְקָה בְּעֵד שֶׁאֵינוֹ בָּדוּק לָהּ, וְהִנִּיחַתּוּ בְּקוּפְסָא, וּלְמָחָר מָצְאָה עָלָיו דָּם, מַהוּ?
Lorsque Rabbi Ḥama vint devant lui, Rabbi Yishmael lui dit : Demande-moi une question halakhique. Rabbi Ḥama lui demanda : Si une femme s’est examinée avec un linge qui n’avait pas été examiné par elle avant son utilisation, et qu’elle l’a placé dans une boîte, et que le lendemain elle a trouvé du sang sur ce linge, quelle est la halakha ?
אָמַר לוֹ: כְּדִבְרֵי אַבָּא אֵימָא לָךְ, אוֹ כְּדִבְרֵי רַבִּי אֵימָא לָךְ? אֲמַר לֵיהּ: כְּדִבְרֵי רַבִּי אֵימָא לִי.
Rabbi Yishmaël lui dit : Dois-je te dire une réponse conformément à l’avis de mon père, Rabbi Yossei, ou dois-je te dire une réponse conformément à l’avis de Rabbi Yehouda HaNassi ? Que préfères-tu ? Rabbi Ḥama lui dit : Dis-moi une réponse conformément à l’avis de Rabbi Yehouda HaNassi.
אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: זֶהוּ שֶׁאוֹמְרִין עָלָיו דְּאָדָם גָּדוֹל הוּא? הֵיאַךְ מַנִּיחִין דִּבְרֵי הָרַב וְשׁוֹמְעִין דִּבְרֵי הַתַּלְמִיד?!
Rabbi Yishmaël a dit : Est-ce celui-ci celui dont Rabbi Yehouda HaNassi dit qu'il est un grand homme ? Comment peut-il négliger la déclaration du maître, Rabbi Yossei, et écouter la déclaration de l'élève, Rabbi Yehouda HaNassi ?
וְרַבִּי חָמָא בַּר בֵּיסָא סָבַר: רַבִּי רֵישׁ מְתִיבְתָּא הוּא, וּשְׁכִיחִי רַבָּנַן קַמֵּיהּ, וּמְחַדְּדִי שְׁמַעְתָּתֵיהּ.
La Guemara explique : Et Rabbi Ḥama bar Bisa a agi ainsi parce qu’il soutient que l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi est préférable, car il est le chef de la yeshiva, et les Sages sont fréquemment en sa présence, et en raison des débats constants ses propos sont plus affûtés que ceux de Rabbi Yossei, bien que Rabbi Yossei ait été son maître.
מַאי רַבִּי, וּמַאי רַבִּי יוֹסֵי? אָמַר רַב אַדָּא בַּר מַתְנָא, תָּנָא: רַבִּי מְטַמֵּא, וְרַבִּי יוֹסֵי מְטַהֵר.
La Guemara demande : Quelle est cette déclaration de Rabbi Yehouda HaNassi, et quelle est la déclaration de Rabbi Yossei, à laquelle Rabbi Yichmaël a fait référence ? Rav Adda bar Mattana dit que la référence est à ce qui a été enseigné dans une baraita au sujet de ce cas : Rabbi Yehouda HaNassi considère la femme comme impure, et Rabbi Yossei la considère pure.
וְאָמַר רַבִּי זֵירָא: כְּשֶׁטִּימֵּא רַבִּי — כְּרַבִּי מֵאִיר, וּכְשֶׁטִּיהֵר רַבִּי יוֹסֵי — לְעַצְמוֹ טִיהֵר.
Et Rabbi Zeira dit, pour expliquer ce différend : Lorsque Rabbi Yehouda HaNassi a considéré la femme comme impure, il a statué conformément à la ligne de raisonnement de Rabbi Meir, et lorsque Rabbi Yossei a considéré qu’elle était pure, il l’a considérée pure conformément à sa propre ligne de raisonnement.
דְּתַנְיָא: הָאִשָּׁה שֶׁהָיְתָה עוֹשָׂה צְרָכֶיהָ וְרָאֲתָה דָּם, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אִם עוֹמֶדֶת — טְמֵאָה, אִם יוֹשֶׁבֶת — טְהוֹרָה.
Comme il est enseigné dans une michna (59b) : Dans le cas d’une femme qui urinait et a vu du sang mélangé à l’urine, Rabbi Meïr dit : Si elle a uriné debout, elle est impure, car le sang pourrait provenir de l’utérus. Si elle était assise, elle est pure, car il est clair que le sang provient de l’urètre.
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ — טְהוֹרָה.
Rabbi Yossei dit : Que celle-ci urine de cette manière, debout, ou que celle-là urine de cette autre manière, assise, elle est pure. À l’instar de Rabbi Meïr, qui écarte la possibilité que le sang provienne de l’urètre dans le cas où la femme était debout, Rabbi Yehouda HaNassi considère une femme comme impure dans le cas où du sang est trouvé sur le tissu dans la boîte, malgré la possibilité qu’il ait pu se trouver sur le tissu avant qu’elle ne l’utilise pour s’examiner. Rabbi Yossei, en revanche, soutient que partout où il existe une incertitude raisonnable, la femme n’est pas impure.
אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: וְהָא אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא, כְּשֶׁטִּימֵּא רַבִּי מֵאִיר לֹא טִימֵּא אֶלָּא מִשּׁוּם כֶּתֶם, וְאִילּוּ רַבִּי מִשּׁוּם נִדָּה קָאָמַר! אֲמַר לֵיהּ: אֲנַן הָכִי קָאָמְרִינַן, כִּי אִיתְּמַר הָהִיא מִשּׁוּם נִדָּה אִיתְּמַר.
Rav Aḥa, fils de Rava, dit à Rav Ashi : Mais Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, ne dit-il pas que lorsque Rabbi Meir a considéré la femme comme impure dans le cas impliquant la miction, il l’a seulement considérée impure par doute, en raison du contact avec une tache de sang, tandis que Rabbi Yehuda HaNasi a dit que dans le cas d’un tissu taché la femme est définitivement impure comme une femme menstruée ? Rav Ashi dit à Rav Aḥa, fils de Rava : Voici ce que nous disons : Lorsque ce commentaire de Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, concernant la décision de Rabbi Meir a été énoncé, il a été énoncé qu’il considérait la femme comme impure comme une femme menstruée.
נִמְצָא עַל שֶׁלָּהּ אוֹתְיוֹם טְמֵאִין וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ שִׁיעוּר וֶסֶת? מָשָׁל לְשַׁמָּשׁ וָעֵד שֶׁעוֹמְדִין בְּצַד הַמַּשְׁקוֹף, בִּיצִיאַת שַׁמָּשׁ נִכְנָס עֵד.
§ La michna déclare : Si du sang a été trouvé sur son linge immédiatement après le rapport sexuel, la femme et son mari sont tous deux rituellement impurs et chacun est tenu d’apporter une offrande expiatoire. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Quelle est la période de temps nécessaire au début des menstruations, c’est-à-dire qu’est-ce qui est considéré comme immédiatement après le rapport sexuel ? Cela est comparable à un organe masculin et un linge qui se tiennent à côté du montant de la porte, c’est-à-dire à l’entrée du vagin ; à la sortie de l’organe le linge entre immédiatement.
הֱוֵי וֶסֶת שֶׁאָמְרוּ לְקִינּוּחַ, אֲבָל לֹא לִבְדִיקָה.
La Guemara commente : Voici la période de temps au sujet de laquelle les Sages ont dit : Pendant cette période, tout sang sur le linge rend à la fois la femme et l’homme rituellement impurs et les oblige à apporter une offrande expiatoire. Pourtant, cette période ne concerne que le nettoyage externe de la région pubienne avec le linge après le rapport sexuel, afin de voir s’il y a eu un écoulement de sang pendant le rapport. Mais ce délai n’a pas été énoncé à l’égard d’un examen. interne complet. Si la femme procède à un examen complet d’elle-même, trop de temps se sera écoulé depuis le rapport pour que l’homme soit considéré comme définitivement impur.
נִמְצָא עַל שֶׁלָּהּ לְאַחַר זְמַן וְכוּ׳. תָּנָא: וְחַיָּיבִין אָשָׁם תָּלוּי. וְתַנָּא דִידַן, מַאי טַעְמָא?
§ La michna ajoute : Si du sang a été trouvé sur elle, sur son linge, après qu’un certain temps s’est écoulé, ils sont tous deux rituellement impurs en raison du doute, car il est possible que le sang ne soit apparu qu’après le rapport, et ils sont donc exemptés d’apporter l’offrande expiatoire. La Guemara note qu’il est enseigné dans une baraita : Mais ils sont chacun tenus d’apporter une offrande de culpabilité provisoire, apportée par quelqu’un qui n’est pas certain d’avoir commis un péché nécessitant une offrande expiatoire. La Guemara demande : Et le tanna de notre michna, quelle est la raison pour laquelle il ne rend pas chacun d’eux passible d’apporter une offrande de culpabilité provisoire ?
בָּעֵינַן חֲתִיכָה מִשְׁתֵּי חֲתִיכוֹת.
La Guemara répond : Le tanna de notre michna soutient que l’on n’est pas tenu d’apporter une offrande expiatoire provisoire dans tous les cas impliquant la violation incertaine d’un interdit qui, s’il était certain, rendrait la personne passible d’une offrande expiatoire. Au contraire, nous exigeons qu’il s’agisse d’un cas semblable à celui d’un morceau parmi deux morceaux, par exemple, lorsqu’il y avait devant lui deux morceaux de viande, dont l’un était certainement interdit tandis que l’autre était permis, et qu’il ne sait pas avec certitude lequel il a mangé. Mais lorsque l’incertitude porte sur un seul élément, qui pouvait être interdit ou non, on n’apporte pas d’offrande expiatoire provisoire. Dans le cas discuté dans la michna, il n’y a qu’une seule femme, puisqu’il est incertain que le fait d’avoir des rapports avec elle ait été permis ou non, ce qui dépend de savoir si les menstruations ont commencé avant ou après le rapport.
אֵיזֶהוּ ״אַחַר זְמַן״ וְכוּ׳. וּרְמִינְהִי: אֵיזֶהוּ ״אַחֵר זְמַן״? פֵּירֵשׁ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרַבִּי צָדוֹק: כְּדֵי שֶׁתּוֹשִׁיט יָדָהּ תַּחַת הַכַּר אוֹ תַּחַת הַכֶּסֶת וְתִטּוֹל עֵד וְתִבְדּוֹק בּוֹ.
§ La michna déclare : Qu’est-ce qui est considéré comme après qu’un certain temps s’est écoulé ? C’est une période équivalente au temps nécessaire pour que la femme descende du lit et rince sa région pubienne. La Guemara soulève une contradiction à partir d’une baraita : Qu’est-ce qui est considéré comme après qu’un certain temps s’est écoulé ? Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Tzadok, a expliqué : C’est une période équivalente au temps pendant lequel elle peut passer la main sous le coussin ou sous la couverture, prendre un linge et s’examiner avec celui-ci. C’est une période plus courte que celle nécessaire pour qu’elle descende du lit et rince sa région pubienne.
אָמַר רַב חִסְדָּא: מַאי ״אַחַר״? אַחַר אַחַר.
Rav Ḥisda dit : Que signifie : Après, dans la michna ? Après, après. En d’autres termes, cela fait référence à la période qui suit la période mentionnée par Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Tzadok, qui a dit que c’est après le temps nécessaire à la femme pour passer sa main sous le coussin, prendre un linge et s’examiner. La michna fait référence à la période qui suit le laps de temps évoqué par Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Tzadok, comme : Après que le temps s’est écoulé. Si du sang est trouvé après l’écoulement de ce laps de temps, l’homme n’est pas rituellement impur pour une période de sept jours, mais seulement jusqu’au soir, selon les Sages.
וְהָא קָתָנֵי עֲלַהּ: נִמְצָא עַל שֶׁלָּהּ לְאַחַר זְמַן — טְמֵאִין מִסָּפֵק, וּפְטוּרִין מִן הַקׇּרְבָּן. אֵיזֶהוּ ״אַחַר זְמַן״? כְּדֵי שֶׁתֵּרֵד מִן הַמִּטָּה וְתָדִיחַ פָּנֶיהָ.
La Guemara soulève une difficulté : Mais n’est-il pas enseigné dans la michna au sujet de cette période : Si du sang a été trouvé sur son linge après qu’un certain temps s’est écoulé, ils sont tous deux rituellement impurs en raison du doute, et ils sont exemptés d’apporter le sacrifice expiatoire. Et la michna poursuit : Qu’est-ce qui est considéré comme après qu’un certain temps s’est écoulé ? C’est une période équivalente au temps nécessaire pour qu’elle descende du lit et se lave le visage, c’est-à-dire sa région pubienne. Cela indique que la période qui suit la possibilité d’effectuer un examen immédiat est celle mentionnée dans la michna, et la michna ne traite pas du troisième cadre temporel au sujet duquel le mari est impur seulement jusqu’au soir.
הָכִי קָאָמַר: אֵיזֶהוּ ״אַחַר זְמַן״? כְּדֵי שֶׁתּוֹשִׁיט יָדָהּ לְתַחַת הַכַּר אוֹ לְתַחַת הַכֶּסֶת וְתִטּוֹל עֵד וְתִבְדּוֹק בּוֹ, וּכְדֵי שֶׁתֵּרֵד מִן הַמִּטָּה וְתָדִיחַ אֶת פָּנֶיהָ — מַחְלוֹקֶת רַבִּי עֲקִיבָא וַחֲכָמִים.
La Guemara explique que c’est ce que la michna dit : Qu’est-ce qui est considéré comme après l’écoulement du temps ? C’est une période équivalente au temps pendant lequel elle peut passer la main sous le coussin ou sous la couverture, prendre un linge et s’examiner avec celui-ci, comme l’a déclaré Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Tzadok. Et en ce qui concerne l’autre laps de temps, c’est-à-dire équivalent au temps nécessaire pour qu’elle descende du lit et se lave le visage, c’est-à-dire sa région pubienne, il y a un différend entre Rabbi Akiva et les Sages quant à savoir si l’homme est impur pendant sept jours ou seulement jusqu’au soir.
וְהָא ״אַחַר כָּךְ״ קָתָנֵי! הָכִי קָאָמַר: וְזֶהוּ ״אַחַר כָּךְ״ שֶׁנֶּחְלְקוּ רַבִּי עֲקִיבָא וַחֲכָמִים.
La Guemara soulève une difficulté : Mais, en ce qui concerne le différend entre Rabbi Akiva et les Sages, la michna n’enseigne-t-elle pas : Après, ce qui indique qu’ils sont en désaccord au sujet du sang trouvé dans la période qui vient après celle durant laquelle elle peut descendre du lit et rincer sa région pubienne ? La Guemara répond que c’est ce que la michna dit : Et cette période, c’est-à-dire celle qui équivaut au temps nécessaire pour qu’elle descende du lit et rince sa région pubienne, est cette période appelée : Après, au sujet de laquelle Rabbi Akiva et les Sages sont en désaccord.
רַב אָשֵׁי אָמַר: אִידֵּי וְאִידֵּי חַד שִׁיעוּרָא הוּא, עֵד בְּיָדָהּ — כְּדֵי שֶׁתֵּרֵד מִן הַמִּטָּה וְתָדִיחַ אֶת פָּנֶיהָ, אֵין עֵד בְּיָדָהּ — כְּדֵי שֶׁתּוֹשִׁיט יָדָהּ לְתַחַת הַכַּר אוֹ לְתַחַת הַכֶּסֶת וְתִטּוֹל עֵד וְתִבְדּוֹק בּוֹ.
Rav Ashi dit une résolution différente de l’apparente contradiction entre la michna et la baraita : Ceci comme cela constituent une seule et même période, car tout dépend de la situation. Si le linge est déjà dans sa main, elle n’a pas besoin de tendre la main, et par conséquent le laps de temps est celui indiqué dans la michna : Équivalent au temps nécessaire pour qu’elle descende du lit et se lave le visage. Si le linge n’est pas dans sa main, la période est équivalente au temps pendant lequel elle peut tendre la main sous l’oreiller ou sous la couverture, prendre un linge et s’examiner avec celui-ci, alors qu’elle est encore au lit.
מֵיתִיבִי: אֵיזֶהוּ ״אַחַר זְמַן״? דָּבָר זֶה שָׁאַל רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק לִפְנֵי חֲכָמִים בְּאוּשָׁא, וְאָמַר לָהֶם:
La Guemara soulève une objection à l’interprétation de Rav Ashi à partir d’une baraita : Qu’est-ce qui est considéré comme après qu’un certain temps s’est écoulé, moment à partir duquel le sang trouvé sur le linge de la femme les rend tous deux impurs par doute pendant sept jours ? À ce sujet, Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, interrogea les Sages à Usha et leur dit :

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