רוֹכְבֵי גְמַלִּים אֲסוּרִין לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: רוֹכְבֵי גְמַלִּים — כּוּלָּם רְשָׁעִים, הַסַּפָּנִים — כּוּלָּם צַדִּיקִים,
Il est interdit aux chameliers de prendre part à la teruma, en raison de la crainte d’une émission séminale pouvant résulter du frottement. La Guemara note : Cet avis d’Abaye est également enseigné dans une baraita : Les chameliers sont tous méchants, car ils sont soupçonnés d’émettre de la semence en vain. Les marins sont tous justes, parce qu’ils sont dans un état constant de danger en mer, et que, par conséquent, leurs cœurs sont toujours tournés vers Dieu dans la prière.
הַחַמָּרִים — מֵהֶן רְשָׁעִים מֵהֶן צַדִּיקִים. אִיכָּא דְאָמְרִי: הָא דְּמִכַּף, הָא דְּלָא מִכַּף; וְאִיכָּא דְאָמְרִי: הָא דִּמְטַרְטֵין, הָא דְּלָא מְטַרְטֵין.
La baraita continue : En ce qui concerne les conducteurs d’ânes, certains d’entre eux sont méchants tandis que certains d’entre eux sont justes. Quant à la différence entre les conducteurs d’ânes méchants et justes, il y a ceux qui disent que ce conducteur d’ânes est juste, car son âne est sellé, et par conséquent son pénis ne frotte pas contre lui, tandis que cet autre conducteur d’ânes est méchant, car son âne n’est pas sellé, ce qui peut provoquer une émission séminale. Et il y a ceux qui disent : Ce conducteur d’ânes est méchant, car il écarte [demittartein] ses cuisses de part et d’autre de l’âne, tandis que cet autre conducteur d’ânes est juste car il n’écarte pas ses cuisses de cette manière, mais monte avec les deux jambes d’un seul côté de l’âne, de sorte que son pénis ne frotte pas contre l’âne.
רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי לָיֵיט אַמַּאן דְּגָנֵי אַפַּרְקִיד. אִינִי? וְהָאָמַר רַב יוֹסֵף: פְּרַקְדָּן לֹא יִקְרָא ״קְרִיַּת שְׁמַע״ — קְרִיַּת שְׁמַע הוּא דְּלֹא יִקְרָא, הָא מִגְנָא שַׁפִּיר דָּמֵי!
La Guemara poursuit la discussion sur les actes susceptibles d’entraîner une émission séminale. Rabbi Yehoshua ben Levi maudissait celui qui dort allongé sur le dos [aparkeid], car cela pourrait entraîner une émission séminale. La Guemara demande : Est-ce bien le cas ? Mais Rav Yosef ne dit-il pas : Celui qui est allongé sur le dos ne peut pas réciter le Shema ? De là, on peut déduire que c’est seulement le Shema qu’on ne peut pas réciter dans cette position, mais dormir allongé dans cette position est permis.
לְעִנְיַן מִגְנָא, כִּי מַצְלֵי — שַׁפִּיר דָּמֵי. לְעִנְיַן קְרִיאַת שְׁמַע, כִּי מַצְלֵי — אָסוּר. וְהָא רַבִּי יוֹחָנָן מַצְלֵי וְקָרֵי קְרִיאַת שְׁמַע! שָׁאנֵי רַבִּי יוֹחָנָן, דְּבַעַל בָּשָׂר הֲוָה.
La Guemara répond : En ce qui concerne l’interdiction de dormir allongé sur le dos, lorsqu’on se penche légèrement sur le côté, cela est permis. Mais en ce qui concerne la récitation du Shema allongé face vers le haut, même lorsqu’on se penche légèrement sur le côté, cela est interdit. La Guemara demande : Mais Rabbi Yoḥanan ne s’allongeait-il pas sur le dos en se penchant légèrement sur le côté et ne récitait-il pas le Shema de cette manière ? La Guemara répond : La halakha dans le cas de Rabbi Yoḥanan est différente, car il était corpulent, et, par conséquent, il ne pouvait se pencher que légèrement.
מַתְנִי' דֶּרֶךְ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל מְשַׁמְּשׁוֹת בִּשְׁנֵי עֵדִים, אֶחָד לוֹ וְאֶחָד לָהּ, וְהַצְּנוּעוֹת מְתַקְּנוֹת שְׁלִישִׁי לְתַקֵּן אֶת הַבַּיִת.
MICHNA : Il est d’usage chez les femmes juives qu’elles aient des rapports sexuels avec leurs maris tout en utilisant deux linges d’examen, un pour le mari, afin de voir s’il y a sur lui du sang de son épouse après le rapport, et un pour elle, afin de déterminer après le rapport si son flux menstruel a commencé. Et les femmes modestes préparent un troisième linge d’examen, pour s’examiner et préparer la zone pubienne pour le rapport.
נִמְצָא עַל שֶׁלּוֹ — טְמֵאִין וְחַיָּיבִין קׇרְבָּן. נִמְצָא עַל שֶׁלָּהּ אוֹתְיוֹם — טְמֵאִין וְחַיָּיבִין בְּקׇרְבָּן. נִמְצָא עַל שֶׁלָּהּ לְאַחַר זְמַן — טְמֵאִין מִסָּפֵק, וּפְטוּרִין מִן הַקׇּרְבָּן.
Si du sang a été trouvé sur son linge, la femme et son mari sont tous deux rituellement impurs pendant sept jours, conformément à la halakha d’une femme menstruée et de celui qui a des rapports avec une femme menstruée, et sont chacun tenus d’apporter une offrande expiatoire pour avoir accompli involontairement un acte passible de retranchement du Monde à venir [karet]. Si du sang a été trouvé sur son linge à elle immédiatement [otyom] après le rapport, la femme et son mari sont également rituellement impurs pendant sept jours et sont chacun tenus d’apporter une offrande expiatoire. Si du sang a été trouvé sur son linge à elle après un certain temps, ils sont tous deux rituellement impurs par doute, car il est possible que le sang ne soit apparu qu’après le rapport, et ils sont exemptés d’apporter l’offrande expiatoire.
אֵיזֶהוּ אַחַר זְמַן? כְּדֵי שֶׁתֵּרֵד מִן הַמִּטָּה וְתָדִיחַ פָּנֶיהָ, וְאַחַר כָּךְ מְטַמְּאָה מֵעֵת לְעֵת, וְאֵינָהּ מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אַף מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ.
Qu’est-ce qui est considéré comme étant : Après qu’un certain temps se soit écoulé ? C’est une période de temps équivalente au temps nécessaire pour qu’elle descende du lit et se rince le visage, un euphémisme pour sa région pubienne. Et ensuite, elle transmet rétroactivement l’impureté à tous les objets rituellement purs avec lesquels elle est entrée en contact pendant la période précédente de vingt-quatre heures, selon la loi rabbinique, mais elle ne transmet pas une impureté de sept jours à l’homme avec qui elle a eu des rapports sexuels. Il est impur de cette impureté selon la loi rabbinique seulement jusqu’au soir, comme quelqu’un qui est entré en contact avec une femme menstruée. Rabbi Akiva dit : Dans le cas où du sang a été trouvé sur son linge après qu’un certain temps se soit écoulé, elle transmet même une impureté de sept jours selon la loi rabbinique à l’homme avec qui elle a eu des rapports sexuels.
מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי עֲקִיבָא בְּרוֹאָה כֶּתֶם שֶׁמְּטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ.
La michna conclut : Les Sages concèdent à Rabbi Akiva dans le cas d’une femme qui voit une tache de sang puis a des rapports, qu’elle transmet une impureté de sept jours à l’homme avec qui elle a eu des rapports, bien que cette impureté s’applique aussi par loi rabbinique.
גְּמָ' וְנֵיחוּשׁ דִּלְמָא דַּם מַאֲכוֹלֶת הוּא? אָמַר רַבִּי זֵירָא: אוֹתוֹ מָקוֹם בָּדוּק הוּא אֵצֶל מַאֲכוֹלֶת. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: דָּחוּק הוּא אֵצֶל מַאֲכוֹלֶת.
GUEMARA : La michna déclare que si du sang est trouvé sur le linge du mari après un rapport sexuel, le mari et la femme sont tous deux définitivement impurs. La Guemara demande : Mais ne devons-nous pas craindre que ce soit peut-être le sang d’un pou, puisqu’il est possible qu’il y ait eu un pou dans la région pubienne de la femme, qui a été écrasé pendant le rapport sexuel, et que son sang ait été trouvé sur le pénis du mari. En conséquence, il devrait être incertain qu’ils soient impurs. Rabbi Zeira dit : Il n’y a pas lieu de craindre cette possibilité, car cet endroit, les organes génitaux de la femme, est considéré comme examiné [baduk] en ce qui concerne la présence d’un pou, c’est-à-dire qu’il est clair qu’aucun pou ne s’y trouvait. Et certains disent une autre version de la déclaration de Rabbi Zeira : Cet endroit est trop étroit [daḥuk] pour qu’un pou y entre, et par conséquent cela ne constitue pas une préoccupation.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּאִשְׁתְּכַח מַאֲכוֹלֶת רְצוּפָה. לְהָךְ לִישָּׁנָא דְּאָמַר ״בָּדוּק הוּא״ — הָא מֵעָלְמָא אֲתַאי, לְהָךְ לִישָּׁנָא דְּאָמַר ״דָּחוּק הוּא״ — אֵימָא שַׁמָּשׁ רְצָפָהּ.
La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre ces deux versions de la déclaration de Rabbi Zeira ? La Guemara répond : Il existe une différence pratique entre elles dans un cas où un pou écrasé a été trouvé sur le linge du mari, près du sang : Selon cette version, qui affirme que les parties génitales de la femme sont considérées comme examinées en ce qui concerne un pou, ce pou est certainement venu d’ailleurs, car on ne trouve jamais de pou dans sa région pubienne, de sorte que le sang sur le linge provient clairement de la femme, et par conséquent le couple est rituellement impur. En revanche, selon cette version-là, qui affirme que l’endroit est trop étroit pour qu’un pou y entre, on peut dire que, bien qu’il soit généralement trop étroit, dans ce cas l’un d’eux y est entré et l’organe de l’homme l’a écrasé pendant le rapport sexuel, et par conséquent leur impureté est incertaine.
אִתְּמַר: בָּדְקָה בְּעֵד הַבָּדוּק לָהּ, וְטָחַתּוּ בִּירֵכָהּ, וּלְמָחָר מָצָאתָה עָלָיו דָּם. אָמַר רַב: טְמֵאָה נִדָּה. אֲמַר לֵיהּ רַב שִׁימִי בַּר חִיָּיא: וְהָא ״חוֹשֶׁשֶׁת״ אֲמַרְתְּ לַן!
Il a été enseigné : Si la femme s’est examinée avec un linge qu’elle avait elle-même vérifié avant de l’utiliser et qu’elle a trouvé exempt de sang, et après l’examen elle l’a pressé contre sa cuisse, sans regarder le linge, et que le lendemain elle a trouvé du sang sur sa cuisse, Rav dit : Dans un tel cas, elle est assurément impure comme une femme menstruée. Puisqu’il est établi que le linge était exempt de sang avant l’examen, le sang sur sa cuisse doit provenir de son examen, et il a nécessairement été transféré à sa cuisse après que le linge y a été pressé. Rav Shimi bar Ḥiyya dit à Rav : Mais ne nous as-tu pas dit au sujet de ce cas qu’elle doit craindre l’impureté rituelle, ce qui indique que son impureté est incertaine ?
אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר שְׁמוּאֵל: טְמֵאָה נִדָּה. וְכֵן מוֹרִין בֵּי מִדְרְשָׁא: טְמֵאָה נִדָּה.
À cet égard, il a également été déclaré que Shmuel dit : Elle est définitivement impure comme une femme menstruée. Et ils statuent également comme halakha pratique dans la maison d’étude que cette femme est définitivement impure comme une femme menstruée.
אִתְּמַר: בָּדְקָה בְּעֵד שֶׁאֵינוֹ בָּדוּק לָהּ, וְהִנִּיחַתּוּ בְּקוּפְסָא, וּלְמָחָר מָצְאָה עָלָיו דָּם. אָמַר רַב יוֹסֵף: כׇּל יָמָיו שֶׁל רַבִּי חִיָּיא טִימֵּא, וּלְעֵת זִקְנָתוֹ טִיהֵר.
En ce qui concerne un cas similaire, il a été déclaré : Si une femme s’est examinée avec un linge qui n’avait pas été examiné par elle avant son utilisation, et elle l’a ensuite placé dans une boîte sans le regarder, et que le lendemain elle a trouvé du sang sur ce linge, la question est de savoir si le sang était sur le linge avant l’examen et que, par conséquent, la femme n’est pas impure, ou si le sang provient de l’examen, et elle est impure. Rav Yosef dit : Tous les jours de Rabbi Ḥiyya, il considérait une telle femme impure, mais dans sa vieillesse il la considérait pure.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵיכִי קָאָמַר? כׇּל יָמָיו טִימֵּא מִשּׁוּם נִדָּה, וּלְעֵת זִקְנָתוֹ טִיהֵר מִשּׁוּם נִדָּה, וְטִימֵּא מִשּׁוּם כֶּתֶם.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages au sujet de cette déclaration de Rav Yosef : De quel type de statut d’impureté parle-t-il ? Veut-il dire que, pendant tous ses jours, Rabbi Ḥiyya considérait la femme comme définitivement impure comme une femme menstruée, et que, par conséquent, toute teruma avec laquelle elle entrait en contact devait être brûlée ; et dans sa vieillesse il la considérait pure du statut d’impureté certain de femme menstruée, mais la considérait impure comme une femme qui a découvert une tache, qui est une source incertaine d’impureté ? Si tel est le cas, selon sa décision de sa vieillesse, toute teruma qu’elle touche n’est pas brûlée mais ne peut pas être consommée.
אוֹ דִלְמָא: כׇּל יָמָיו טִימֵּא מִשּׁוּם כֶּתֶם, וּלְעֵת זִקְנָתוֹ טִיהֵר מִוְּלֹא כְּלוּם?
Ou peut-être Rav Yossef veut-il dire que, tous ses jours, Rabbi Ḥiyya considérait la femme comme impure par doute à cause de la tache, et dans sa vieillesse il la considérait pure de tout type de statut d’impureté ?
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: בָּדְקָה בְּעֵד שֶׁאֵינוֹ בָּדוּק לָהּ, וְהִנִּיחַתּוּ בְּקוּפְסָא, וּלְמָחָר מָצְאָה עָלָיו דָּם, רַבִּי אוֹמֵר: טְמֵאָה מִשּׁוּם נִדָּה, וְרַבִּי חִיָּיא אָמַר: טְמֵאָה מִשּׁוּם כֶּתֶם.
La Guemara suggère : Viens et écoute une résolution à ce dilemme, comme cela est enseigné dans une baraita : Si une femme s’est examinée avec un tissu qui n’avait pas été examiné par elle avant son utilisation, et qu’elle l’a placé dans une boîte, et que le lendemain elle a trouvé du sang sur ce tissu, Rabbi Yehouda HaNassi dit : Elle est définitivement impure comme une femme menstruée, et Rabbi Ḥiyya dit : Elle est impure par doute à cause de la tache.