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״מֵעִמָּךְ״, זֶה לֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה.
Le verset déclare au sujet des offrandes : « Lorsque tu feras un vœu à l’Éternel ton Dieu, tu ne tarderas pas à l’accomplir ; car l’Éternel ton Dieu ne manquera pas de te le réclamer » (Deutéronome 23:22). En ce qui concerne l’expression « de toi », la baraita déclare : Cela est une référence aux glanures, gerbes oubliées et à la pe’a.
יֵשׁ יָד לִצְדָקָה, אוֹ אֵין יָד לִצְדָקָה? הֵיכִי דָמֵי? אִילֵימָא דְּאָמַר: ״הָדֵין זוּזָא לִצְדָקָה, וְהָדֵין נָמֵי״ — הָהוּא צְדָקָה עַצְמָהּ הִיא! אֶלָּא כְּגוֹן דְּאָמַר ״הָדֵין״ וְלָא אָמַר ״נָמֵי״, מַאי? ״הָדֵין נָמֵי צְדָקָה״ קָאָמַר, אוֹ דִּלְמָא [מַאי] ״וְהָדֵין״ (נָמֵי) — לְנַפְקוּתָא בְּעָלְמָא קָאָמַר, וְדִבּוּרָא הוּא דְּלָא אַסְּקֵיהּ.
§ La Guemara demande : Y a-t-il une allusion à la charité, ou n’y a-t-il pas d’allusion à la charité ? La Guemara précise la question : Quelles sont les circonstances d’un tel cas ? Si nous disons que c’est un cas où quelqu’un a dit : Ce dinar est pour la charité, et celui-ci aussi, cela même constitue une déclaration explicite de don à la charité. Plutôt, il s’agit d’un cas où il a dit : Ceci, et n’a pas dit : Aussi. Quelle est son intention ? Faut-il comprendre qu’il est en train de dire : Ceci aussi est pour la charité, ou peut-être quel est le sens de : Et ceci ? Il est en train de dire que cette pièce est simplement pour un usage général, et il n’a pas achevé sa déclaration.
מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּאִיתַּקַּשׁ לְקׇרְבָּנוֹת, דִּכְתִיב: ״בְּפִיךְ״ — זוֹ צְדָקָה. מָה קׇרְבָּנוֹת יֵשׁ לָהֶן יָד, אַף צְדָקָה יֵשׁ לָהּ יָד. אוֹ דִלְמָא לְ״בַל תְּאַחֵר״ הוּא דְּאִיתַּקַּשׁ?
La Guemara explique les deux aspects de ce dilemme : Dirons-nous que, puisque la charité est juxtaposée aux offrandes, comme il est écrit dans un verset qui suit l’interdiction de retarder une offrande : « Ce que tu as prononcé avec ta bouche » (Deutéronome 23:24), et les Sages ont expliqué que cela est une référence à la charité, par conséquent, de même qu’il y a allusion, c’est-à-dire que l’allusion est efficace, en ce qui concerne les offrandes, de même y a-t-il allusion en ce qui concerne la charité ? Ou peut-être n’est-ce qu’en ce qui concerne l’interdiction : Tu ne tarderas pas, à laquelle elle est juxtaposée, mais non en ce qui concerne d’autres halakhot ?
יֵשׁ יָד לְהֶפְקֵר, אוֹ דִלְמָא אֵין יָד לְהֶפְקֵר? הַיְינוּ צְדָקָה!
La Guemara demande en outre : Y a-t-il une allusion permettant de rendre la propriété d’une personne sans propriétaire, ou peut-être n’y a-t-il pas d’allusion permettant de rendre la propriété d’une personne sans propriétaire. Une expression incomplète employée par un propriétaire pour renoncer à sa propriété prend-elle effet ou non ? La Guemara note : Cela est la même chose que la question précédente concernant la charité, qui est comparable au fait de rendre la propriété d’une personne sans propriétaire au bénéfice des pauvres.
אִם תִּמְצָא לוֹמַר קָאָמַר. אִם תִּמְצָא לוֹמַר יֵשׁ יָד לִצְדָקָה, דְּאֵין הֶיקֵּשׁ לְמֶחֱצָה. הֶפְקֵר מִי אָמְרִינַן הַיְינוּ צְדָקָה, אוֹ דִּלְמָא שָׁאנֵי צְדָקָה, דִּצְדָקָה לָא חַזְיָא אֶלָּא לַעֲנִיִּים, אֲבָל הֶפְקֵר בֵּין לַעֲנִיִּים בֵּין לַעֲשִׁירִים?
La Guemara répond : Cette question est énoncée dans le style suivant : Si tu dis, comme suit : Si tu dis qu’il y a une allusion à la charité, puisqu’il n’y a pas d’analogie partielle fondée sur la juxtaposition, disons-nous que rendre le bien d’une personne sans propriétaire est la même chose que la charité ; ou peut-être la charité est-elle différente, car la charité ne convient qu’aux pauvres, tandis qu’un bien sans propriétaire convient à la fois aux pauvres et aux riches, et par conséquent on ne peut pas le déduire de la halakha concernant la charité.
בָּעֵי רָבִינָא: יֵשׁ יָד לְבֵית הַכִּסֵּא, אוֹ לָא? הֵיכִי דָמֵי? אִילֵימָא דַּאֲמַר ״הָדֵין בֵּיתָא לֶיהֱוֵי בֵּית הַכִּסֵּא, וְהָדֵין נָמֵי״, הַהוּא בֵּית הַכִּסֵּא נָמֵי הָוֵה! אֶלָּא כְּגוֹן דְּאָמַר ״וְהָדֵין״ וְלָא אָמַר ״נָמֵי״. מַאי ״הָדֵין״ דְּאָמַר — ״וְהָדֵין נָמֵי בֵּית הַכִּסֵּא״, אוֹ דִלְמָא מַאי ״וְהָדֵין״ — לְתַשְׁמִישָׁא בְּעָלְמָא קָאָמַר.
Ravina a soulevé un autre dilemme : y a-t-il une indication pour désigner un endroit comme toilettes ou non ? La Guemara demande : Quelles sont les circonstances du cas ? Si nous disons que c’est un cas où quelqu’un a dit : Que cette structure soit des toilettes et celle-ci aussi, alors la seconde structure est certainement aussi des toilettes. Plutôt, c’est un cas où il a dit : Et celle-ci, et il n’a pas dit : Aussi. Quelle est son intention ? L’expression : Et celle-ci, qu’il a dite, doit-elle être comprise comme : Et celle-ci sera aussi des toilettes ? Ou peut-être quel est le sens de : Et celle-ci ? Il dit qu’elle est désignée pour un usage général et non comme des toilettes.
מִכְּלָל דִּפְשִׁיטָא לֵיהּ לְרָבִינָא דְּיֵשׁ זִימּוּן לְבֵית הַכִּסֵּא? וְהָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ לְרָבִינָא: הִזְמִינוֹ לְבֵית הַכִּסֵּא מַהוּ? הִזְמִינוֹ לְבֵית הַמֶּרְחָץ מַהוּ? זִימּוּן מוֹעִיל, אוֹ אֵין זִימּוּן מוֹעִיל?
La Guemara commente : Peut-on déduire par inférence qu’il est évident pour Ravina qu’il existe une désignation pour des toilettes, c’est-à-dire que si quelqu’un désigne explicitement un endroit comme toilettes, il acquiert ce statut même avant d’être utilisé à cette fin, de sorte qu’on ne peut pas y apporter d’objets sacrés ? Ravina n’a-t-il pas soulevé cela comme un dilemme ? Il a demandé : Si quelqu’un a désigné un endroit particulier comme toilettes, quelle est la halakha ? Si quelqu’un l’a désigné comme bain public, quelle est la halakha ? En d’autres termes, la désignation est-elle efficace pour conférer à l’endroit un statut particulier, ou la désignation n’est-elle pas efficace ?
רָבִינָא חֲדָא מִגּוֹ חֲדָא קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ: זִימּוּן מוֹעִיל אוֹ אֵין זִימּוּן מוֹעִיל. אִם תִּמְצָא לוֹמַר יֵשׁ זִימּוּן: יֵשׁ יָד אוֹ אֵין יָד תִּיבְּעֵי לֵיהּ.
La Guemara répond : Ravina a soulevé un dilemme au sein d’un autre dilemme : La désignation est-elle effective ou la désignation n’est-elle pas effective ? Et si vous dites qu’il y a désignation, c’est-à-dire que la désignation est effective, y a-t-il insinuation ou n’y a-t-il pas insinuation, c’est-à-dire la désignation par insinuation est-elle effective ? La Guemara conclut : Le dilemme demeure sans résolution.
מְנוּדֶּה אֲנִי לָךְ וְכוּ׳. אָמַר אַבָּיֵי: מוֹדֶה רַבִּי עֲקִיבָא לְעִנְיַן מַלְקוֹת שֶׁאֵינוֹ לוֹקֶה. דְּאִם כֵּן, נִיתְנֵי ״רַבִּי עֲקִיבָא מַחְמִיר״.
§ Il a été enseigné dans la michna que si quelqu’un disait : Je suis ostracisé de toi, Rabbi Akiva avait un doute concernant la halakha, mais penchait pour une décision rigoureuse à ce sujet. Abaye a dit : Rabbi Akiva concède en ce qui concerne la flagellation qu’on n’est pas flagellé si l’on transgresse un vœu formulé de cette manière. Car, si tel était le cas, si Rabbi Akiva estimait que l’on est passible de flagellation, que la michna enseigne : Rabbi Akiva est rigoureux. Le fait qu’elle déclare : Rabbi Akiva avait un doute mais penchait pour une décision rigoureuse, indique que, bien que Rabbi Akiva soutienne qu’on ne peut pas transgresser ce vœu, il concède que l’on n’est pas passible de flagellation si l’on transgresse effectivement le vœu.
אָמַר רַב פָּפָּא: בִּ״נְדִינָא מִינָּךְ״ — דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּאָסוּר. ״מְשַׁמַּתְנָא מִינָּךְ״ — לְכוּלֵּי עָלְמָא שְׁרֵי. בְּמַאי פְּלִיגִי —
Rav Pappa a dit : En ce qui concerne un vœu qu’une personne a exprimé par la formule : Je suis éloigné [nadeina] de toi, tous conviennent qu’il lui est interdit de tirer profit de l’autre individu, car c’est une allusion à un vœu. S’il emploie l’expression : Je suis excommunié [meshamattena] de toi, tous conviennent qu’il lui est permis de tirer profit de l’autre personne, bien qu’il ait voulu se distancier de l’autre individu, parce que ce n’est pas la terminologie d’un vœu. Sur quoi sont-ils en désaccord ?

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