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שֶׁהַשְּׁתִיקָה מְקַיֶּימֶת, וְאֵין שְׁתִיקָה מְבַטֶּלֶת. קִיֵּים בְּלִבּוֹ — קַיָּים, הֵפֵר בְּלִבּוֹ — אֵינוֹ מוּפָר. קִיֵּים — אֵין יָכוֹל לְהָפֵר, הֵפֵר — אֵין יָכוֹל לְקַיֵּים. קָתָנֵי: שֶׁהַשְּׁתִיקָה מְקַיֶּימֶת, מַאי לָאו בְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְמֵיקַט?
que le silence ratifie un vœu, mais le silence n’annule pas, c’est-à-dire n’invalide pas, un vœu. Si le mari a ratifié un vœu dans son cœur, il est ratifié, mais si il l’a annulé dans son cœur, il n’est pas annulé. La baraita ajoute : S’il a ratifié un vœu, il ne peut plus l’annuler ; et de même, s’il l’a annulé un vœu, il ne peut plus le ratifier. En tout cas, la baraitaenseigne que le silence ratifie un vœu. Quoi, cela ne se réfère-t-il pas même à quelqu’un qui garde le silence pour contrarier sa femme ?
לֹא, בְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְקַיֵּים. הַיְינוּ: קִיֵּים בְּלִבּוֹ קַיָּים! אֶלָּא בְּשׁוֹתֵק סְתָם.
La Guemara rejette cette interprétation : Non, il s’agit de quelqu’un qui garde le silence afin de maintenir le vœu. La Guemara demande : Si c’est le cas, cela revient au même que : Si le mari a ratifié un vœu dans son cœur, il est ratifié. Plutôt, l’expression dans la baraita : Le silence ratifie un vœu, se réfère à un cas où le mari garde le silence sans préciser son intention.
אַשְׁכְּחַן חוֹמֶר בְּהָקֵם מִבְּהָפֵר, בְּהָפֵר מִבְּהָקֵם מְנָא לַן? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נִשְׁאָלִין עַל הֶהָקֵם, וְאֵין נִשְׁאָלִין עַל הֶהָפֵר.
Concernant la baraita, la Guemara demande : Nous avons trouvé comment la halakha est plus stricte dans la ratification des vœux que dans l’annulation des vœux, mais trouvons-nous un cas dans lequel la halakha est plus stricte dans l’annulation que dans la ratification ? Rabbi Yoḥanan dit : On peut demander à une autorité halakhique la dissolution de la ratification d’un vœu fait par son épouse, mais on ne peut pas demander la dissolution de l’annulation d’un vœu.
מֵתִיב רַב כָּהֲנָא: ״וְאִם הַחֲרֵשׁ יַחֲרִישׁ לָהּ אִישָׁהּ וְגוֹ׳״, בְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְמֵיקַט הַכָּתוּב מְדַבַּר. אַתָּה אוֹמֵר בְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְמֵיקַט, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְקַיֵּים?
Rav Kahana souleva une objection à l’opinion de Rabbi Ḥanina selon laquelle un mari qui garde le silence au sujet du vœu de sa femme afin de l’ennuyer peut l’annuler même plusieurs jours plus tard. Une baraita enseigne : « Mais si son mari garde entièrement le silence à son égard de jour en jour, alors il fait ratifier tous ses vœux » (Nombres 30:15). Le verset parle de quelqu’un qui garde le silence afin d’ennuyer sa femme. Dis-tu que le verset fait référence à quelqu’un qui garde le silence afin d’ennuyer sa femme, ou bien se réfère-t-il seulement à quelqu’un qui garde le silence afin de ratifier le vœu ?
כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״כִּי הֶחֱרִשׁ לָהּ״, הֲרֵי בְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְקַיֵּים הַכָּתוּב מְדַבֵּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״אִם הַחֲרֵשׁ יַחֲרִישׁ לָהּ אִישָׁהּ״ — בְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְמֵיקַט הַכָּתוּב מְדַבֵּר! תְּיוּבְתָּא.
La baraita continue : Lorsqu’il est dit, dans la suite du même verset : « Il les a ratifiés, parce qu’il a gardé le silence envers elle le jour où il les a entendus » (Nombres 30:15), le verset parle de quelqu’un qui se tait afin de ratifier le vœu. Comment dois-je comprendre le sens de : « Si son mari garde totalement le silence envers elle » ? Il faut donc que le verset parle de quelqu’un qui se tait afin d’irriter sa femme, et que cela soit également considéré comme un acte de ratification. Cette baraita constitue une réfutation concluante [teyuveta] de l’opinion de Rabbi Ḥanina.
וְלוֹקֵים: הָא — בְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְקַיֵּים, הָא — בְּשׁוֹתֵק סְתָם! קְרָאֵי יַתִּירִי כְּתִיבִי.
La Guemara pose la question au sujet de cette baraita : Et que le tanna interprète cette partie du verset comme se référant à celui qui garde le silence afin de ratifier le vœu, et cette autre partie du même verset comme se référant à celui qui est resté silencieux sans préciser son intention, comme la Guemara le suggère plus haut dans l’explication de la baraita ? La Guemara répond : Des versets superflus ont été écrits au sujet du silence, ce qui conduit à la conclusion que, quelle que soit la raison du silence du mari, le vœu est ratifié.
מֵתִיב רָבָא: נָדְרָה עִם חֲשֵׁכָה — מֵפֵר לָהּ עַד שֶׁלֹּא חָשְׁכָה, שֶׁאִם לֹא הֵפֵר וְחָשְׁכָה — אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר. אַמַּאי? לֶהֱוֵי כְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְמֵיקַט! תְּיוּבְתָּא.
Rava a soulevé une objection supplémentaire à l’opinion de Rabbi Ḥanina, à partir d’une michna (76b) : Si elle a fait un vœu le vendredi à l’approche de la nuit, son père ou son mari peut annuler le vœu seulement jusqu’à la tombée de la nuit, car, s’il a fait nuit et qu’il n’a pas encore annulé son vœu, il ne peut plus l’annuler. Pourquoi cela devrait-il être ainsi ? Que le fait que le mari se soit abstenu d’annuler le vœu par respect pour le Chabbat soit considéré comme quelqu’un qui garde le silence pour contrarier sa femme, qui, selon Rav Houna, peut encore annuler le vœu plus tard. Le fait que ce ne soit pas le cas constitue une réfutation concluante de l’opinion de Rabbi Ḥanina.
מֵתִיב רַב אָשֵׁי: ״יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁיֵּשׁ נְדָרִים, אֲבָל אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁיֵּשׁ מְפִירִין״ — יָפֵר. ״יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁיֵּשׁ מְפִירִין, אֲבָל אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁזֶּה נֶדֶר״, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: לֹא יָפֵר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יָפֵר.
Rav Ashi a également soulevé une objection à l’opinion de Rabbi Ḥanina, à partir d’une autre michna (87b) : Si un mari ou un père a dit, après avoir omis d’annuler un vœu le jour où il l’a entendu : Je sais qu’il existe des vœux, mais je ne sais pas qu’il y a ceux qui peuvent annuler des vœux, c’est-à-dire qu’il ignorait qu’il pouvait annuler un vœu, il peut l’annuler même après le jour où il l’a entendu. Cependant, s’il a dit : Je sais qu’il y a ceux qui annulent, mais je me suis abstenu d’annuler le vœu parce que je ne sais pas que ceci est considéré comme un vœu que je pourrais annuler, Rabbi Meir dit : Il ne peut pas annuler à ce stade, mais les Sages disent : Même dans ce cas, il peut annuler le vœu lorsqu’il découvre son erreur.
וְאַמַּאי? לֶיהֱוֵי כְּשׁוֹתֵק עַל מְנָת לְמֵיקַט! תְּיוּבְתָּא.
Rav Ashi demande de manière rhétorique : Mais pourquoi ne peut-il pas annuler selon l’opinion de Rabbi Meir ? Que son silence par erreur soit comme celui de quelqu’un qui se tait pour contrarier, qui, selon Rabbi Ḥanina, peut annuler le vœu à un stade ultérieur. C’est une réfutation concluante de l’opinion de Rabbi Ḥanina.


הָדְרָן עֲלָךְ נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה

וְאֵלּוּ נְדָרִים שֶׁהוּא מֵפֵר: דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן עִנּוּי נֶפֶשׁ: ״אִם אֶרְחַץ״ וְ״אִם לֹא אֶרְחַץ״, ״אִם אֶתְקַשֵּׁט״ וְ״אִם לֹא אֶתְקַשֵּׁט״.
MICHNA :Et voici les vœux qu’il, le mari ou le père, peut annuler : La première catégorie consiste en des questions qui impliquent une affliction pour la femme qui a prononcé le vœu. Par exemple, si une femme a fait le vœu : Si je me baigne, ou : Si je ne me baigne pas ; si elle a fait le vœu : Si je me pare [etkashet], ou : Si je ne me pare pas.

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