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תָּא שְׁמַע מִפְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יוֹסֵי. דִּתְנַן: ״הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת עוֹלָה תְּמוּרַת שְׁלָמִים״ — הֲרֵי זוֹ תְּמוּרַת עוֹלָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אִם לְכָךְ נִתְכַּוֵּין מִתְּחִלָּה, הוֹאִיל וְאִי אֶפְשָׁר לִקְרוֹת שְׁנֵי שֵׁמוֹת כְּאֶחָד — דְּבָרָיו קַיָּימִין.
La Guemara répond : Viens et écoute une résolution de ce dilemme à partir du différend entre Rabbi Meir et Rabbi Yosei, comme nous l’avons appris dans une michna (Temura 25b) : Si quelqu’un a dit au sujet d’un animal : Ceci est par les présentes un substitut pour un holocauste, un substitut pour une offrande de paix, la halakha est qu’il devient un substitut seulement pour un holocauste ; c’est l’opinion de Rabbi Meir, qui soutient que la déclaration initiale d’une personne est déterminante. Et Rabbi Yosei dit : Si c’est bien ce qu’il avait l’intention de faire dès le départ, à savoir que cela soit un substitut à la fois pour un holocauste et pour une offrande de paix, alors puisqu’il est impossible de lui donner deux noms à la fois et qu’il n’aurait pas pu dire simultanément holocauste et offrande de paix, sa déclaration est valable, et l’animal est un substitut pour les deux à la fois. De même, il lui est possible d’avoir l’intention à la fois de ratifier et d’annuler le vœu, et le vœu est annulé, malgré le fait que sa première déclaration était de le ratifier.
וַאֲפִילּוּ רַבִּי מֵאִיר לָא קָאָמַר, דְּלָא אָמַר ״לָא תֵּיחוּל זוֹ אֶלָּא אִם כֵּן חָלָה זוֹ״, אֲבָל הָכָא דְּאָמַר ״לֹא תֵּיחוּל הֲקָמָה אֶלָּא אִם כֵּן חָלָה הֲפָרָה״ — רַבִּי מֵאִיר נָמֵי מוֹדֶה דַּהֲפָרָה חָלָה.
La Guemara ajoute : Et même Rabbi Meir dit que la première partie de la déclaration d’une personne est déterminante seulement lorsqu’il n’a pas dit : Ceci ne prendra pas effet à moins que ceci aussi ne prenne effet. Ici, cependant, lorsqu’il a expressément dit : La ratification du vœu ne prendra pas effet à moins que l’annulation ne prenne effet, même Rabbi Meir concède que l’annulation prend effet.
בָּעֵי רַבָּה: ״קַיָּים וּמוּפָר לִיכִי״ בְּבַת אַחַת, מַהוּ? תָּא שְׁמַע דְּאָמַר רַבָּה: כׇּל דָּבָר שֶׁאֵינוֹ בְּזֶה אַחַר זֶה, אֲפִילּוּ בְּבַת אַחַת אֵינוֹ.
Rabba demande en outre : Si l’on a dit : C’est ratifié et annulé pour toi simultanément, quelle est la halakha ? La Guemara répond : Viens et entends ce que Rabba lui-même a dit : Tous les deux statuts halakhiques que l’on ne peut pas mettre en œuvre séquentiellement ne sont pas réalisés même lorsqu’on essaie de les produire simultanément. Puisqu’on ne peut pas ratifier un vœu puis l’annuler, on ne peut pas non plus ratifier et annuler un vœu simultanément.
בָּעֵי רַבָּה: ״קַיָּים לִיכִי הַיּוֹם״, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: כְּמַאן דַּאֲמַר לַהּ ״מוּפָר לִיכִי לְמָחָר״, אוֹ דִלְמָא הָא לָא אֲמַר לַהּ?
Rabba soulève un autre dilemme : Si quelqu’un dit à sa femme ou à sa fille : Ton vœu est ratifié pour toi aujourd’hui, quelle est la halakha ? Disons-nous qu’il est comme quelqu’un qui lui a dit : Il est annulé pour toi demain ? Ou peut-être, puisqu’il ne lui a pas dit explicitement que le vœu est annulé, il reste en vigueur.

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