מִידֵּי דְּהָוֵה אַמִּטָּה הַמְיוּחֶדֶת לְכֵלִים, דְּתַנְיָא: אִם הָיְתָה מִטָּה הַמְיוּחֶדֶת לְכֵלִים — אֵין צָרִיךְ לִכְפּוֹתָהּ.
cela est exactement ainsi en ce qui concerne le cas d’un lit désigné exclusivement pour des ustensiles, comme il est enseigné dans une baraita : Si le lit dans la maison d’un endeuillé était un lit désigné pour des ustensiles et non pour dormir, il n’est pas nécessaire de le renverser. Il en va de même pour le lit de la fortune. Puisqu’il n’est pas destiné au sommeil, il n’est pas nécessaire de le renverser.
אֶלָּא אִי קַשְׁיָא — הָא קַשְׁיָא, דְּתַנְיָא, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: דַּרְגֵּשׁ — מַתִּיר קַרְבִּיטָיו וְהוּא נוֹפֵל מֵאֵלָיו. וְאִי דַּרְגֵּשׁ עַרְסָא דְגַדָּא הוּא, קַרְבִּיטִין מִי אִית לֵיהּ? כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר: שְׁאֵילְתֵּיהּ לְהָהוּא מֵרַבָּנַן וְרַב תַּחְלִיפָא בַּר מַעְרְבָא שְׁמֵיהּ, דַּהֲוָה שְׁכִיחַ בְּשׁוּקָא דְצַלָּעֵי, וְאָמַר לִי: מַאי דַּרְגֵּשׁ — עַרְסָא דְצַלָּא.
Au contraire, si il est difficile de définir un dargash comme un lit de fortune, cela est difficile, comme il est enseigné dans une baraita que Rabban Shimon ben Gamliel dit : Un endeuillé n’a pas besoin de renverser un dargash ; au contraire, il desserre les boucles qui relient les sangles soutenant la literie au cadre du lit, et il s’affaisse de lui-même. Et si un dargash est un lit de fortune, a-t-il des boucles [karvitin] ? Quand Ravin vint d’Eretz Israël en Babylonie, il dit : J’ai interrogé l’un des Sages sur la signification de dargash, et Rav Taḥalifa, de l’Ouest, était son nom, et il fréquentait le marché des tanneurs. Et il me dit : Qu’est-ce qu’un dargash ? C’est un lit de cuir.
אִיתְּמַר, אֵיזֶהוּ מִטָּה וְאֵיזֶהוּ דַּרְגֵּשׁ? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: מִטָּה — מְסָרְגִין אוֹתָהּ עַל גַּבָּהּ, דַּרְגֵּשׁ — מְסָרְגִין אוֹתוֹ מִגּוּפוֹ. מֵיתִיבִי: כְּלֵי עֵץ מֵאֵימָתַי מְקַבְּלִין טוּמְאָה? הַמִּטָּה וְהָעֲרִיסָה — מִשֶּׁיְּשׁוּפֵם בְּעוֹר הַדָּג. וְאִי מִטָּה מִסְתָּרֶגֶת עַל גַּבָּהּ, לְמָה לִי שִׁיפַת עוֹר הַדָּג?
Il a été enseigné : Qu’est-ce qu’un lit et qu’est-ce qu’un dargash ? Rabbi Yirmeya a dit : Dans un lit, on fixe les courroies de soutien au-dessus de la structure du lit ; dans un dargash, on fixe les courroies à travers des trous pratiqués dans la structure du lit elle-même. La Guemara soulève une objection à partir d’une michna du traité Kelim (16:1) : En ce qui concerne les ustensiles en bois, à partir de quand sont-ils considérés comme des ustensiles achevés et susceptibles d’impureté rituelle ? Un lit et un berceau sont susceptibles à partir du moment où on les polit avec de la peau de poisson. Et l’objection est la suivante : Si, dans un lit, les courroies sont fixées au-dessus de la structure, pourquoi ai-je besoin d’un polissage avec de la peau de poisson ? Le bois de la structure du lit est caché à la vue.
אֶלָּא הָא וְהָא מִגּוּפָן. מִטָּה — אַעוֹלֵי וְאַפּוֹקֵי בְּבִזְיָנֵי, דַּרְגֵּשׁ — אַעוֹלֵי וְאַפּוֹקֵי בַּאֲבַקְתָּא.
Au contraire, en ce qui concerne à la fois ceci, un lit, et cela, un dargash, on fixe les sangles à travers des trous dans les cadres du lit eux-mêmes, et la différence entre eux est la suivante : Dans un lit, les sangles sont insérées et retirées par des trous dans le cadre du lit ; dans un dargash, les sangles sont insérées et retirées par des boucles attachées au cadre du lit, comme l’a dit Rabban Shimon ben Gamliel : on desserre les boucles et la literie tombe d’elle-même.
אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אַחָא אָמַר רַבִּי: מִטָּה שֶׁנַּקְלִיטֶיהָ יוֹצְאִין, זוֹקְפָהּ וְדַיּוֹ. אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידֵּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.
Rabbi Ya’akov bar Aḥa a dit que Rabbi Yehouda HaNassi a dit : En ce qui concerne un lit dont les deux montants [nakliteha] dépassent, rendant impossible le fait de le renverser, il le met sur le côté, et cela lui suffit. Rabbi Ya’akov bar Idi a dit que Rabbi Yehoshoua ben Levi a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel concernant le renversement d’un dargash.
מַתְנִי׳ הַנּוֹדֵר מִן הָעִיר — מוּתָּר לִיכָּנֵס לִתְחוּמָהּ שֶׁל עִיר, וְאָסוּר לִיכָּנֵס לְעִיבּוּרָהּ. אֲבָל הַנּוֹדֵר מִן הַבַּיִת — אָסוּר מִן הָאֲגַף וְלִפְנִים.
MICHNA : Pour celui qui fait le vœu que la ville lui est interdite, il est permis d’entrer dans la limite de Chabbat de cette ville, la zone de deux mille coudées entourant la ville, et il est interdit d’entrer dans ses abords, la zone de soixante-dix coudées adjacente à la ville. Cependant, pour celui qui fait le vœu qu’une maison lui est interdite, il est interdit d’entrer seulement à partir du seuil et vers l’intérieur.
גְּמָ׳ מְנָלַן דְּעִיבּוּרָא דְמָתָא כְּמָתָא דָּמֵי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר קְרָא: ״וַיְהִי בִּהְיוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּירִיחוֹ וְגוֹ׳״, מַאי בִּירִיחוֹ? אִילֵּימָא בִּירִיחוֹ מַמָּשׁ, וְהָכְתִיב: ״וִירִיחוֹ סֹגֶרֶת וּמְסֻגֶּרֶת״! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ בְּעִיבּוּרָהּ.
GUEMARA : La Guemara demande : D’où déduisons-nous que le statut juridique des abords d’une ville est comme celui de la ville elle-même ? Rabbi Yoḥanan a dit que c’est comme le verset l’énonce : « Et il arriva, lorsque Josué était à Jéricho, qu’il leva les yeux et regarda » (Josué 5:13). Que signifie « à Jéricho » ? Si nous disons que cela signifie dans Jéricho même, n’est-il pas écrit : « Et Jéricho était complètement fermée » (Josué 6:1) ? Au contraire, apprends d’ici que Josué était dans les abords de la ville. Et bien qu’il fût dans les abords, le verset dit qu’il était à Jéricho.
אֵימָא אֲפִילּוּ בִּתְחוּמָהּ! הָא כְּתִיב בִּתְחוּמָהּ ״וּמַדֹּתֶם מִחוּץ לָעִיר״.
La Guemara demande : Dis que le statut juridique de quelqu’un qui se trouve même dans la limite de Chabbat d’une ville est comme celui de quelqu’un qui se trouve à l’intérieur de la ville elle-même, et peut-être que, bien que Josué ne se trouvât qu’à l’intérieur de la limite de Chabbat, le verset le décrit comme étant à Jéricho. La Guemara rejette cela : N’est-il pas écrit au sujet de la limite d’une ville : « Vous mesurerez à l’extérieur de la ville… deux mille coudées » (Nombres 35:5) ? Cela indique que la limite d’une ville est considérée comme étant à l’extérieur de la ville et non comme faisant partie de la ville elle-même.
הַנּוֹדֵר מִן הַבַּיִת — אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא מִן הָאֲגַף וְלִפְנִים. אֲבָל מִן הָאֲגַף וְלַחוּץ — לֹא. מֵתִיב רַב מָרִי: ״וְיָצָא הַכֹּהֵן מִן הַבַּיִת״, יָכוֹל יֵלֵךְ לְבֵיתוֹ וְיַסְגִּיר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֶל פֶּתַח הַבָּיִת״. אִי אֶל פֶּתַח הַבָּיִת, יָכוֹל יַעֲמוֹד תַּחַת הַמַּשְׁקוֹף וְיַסְגִּיר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִן הַבַּיִת״, עַד שֶׁיֵּצֵא מִן הַבַּיִת כּוּלּוֹ.
§ Nous avons appris dans la michna : pour celui qui fait le vœu qu’une maison lui est interdite à lui, il est interdit d’y entrer uniquement depuis le seuil vers l’intérieur. La Guemara en déduit : Cependant, depuis le seuil vers l’extérieur, non, il est permis d’entrer. Rav Mari a soulevé une objection à partir d’un verset écrit au sujet de la lèpre : « Et le prêtre sortira de la maison vers l’entrée de la maison, et il mettra la maison en quarantaine » (Lévitique 14:38). Et la question a été soulevée dans le midrash halakhique : On aurait pu penser que le prêtre peut aller chez lui et mettre en quarantaine de là la maison lépreuse qu’il a examinée. C’est pourquoi le verset déclare : « Vers l’entrée de la maison » (Lévitique 14:38). Si il ne peut aller que jusqu’à l’entrée de la maison, on aurait pu penser qu’il peut se tenir sous le linteau et mettre en quarantaine la maison de là. C’est pourquoi le verset déclare : « Et le prêtre sortira de la maison, » indiquant qu’il ne peut mettre la maison en quarantaine qu’après être sorti entièrement de toute la maison.
הָא כֵּיצַד? עוֹמֵד בְּצַד הַמַּשְׁקוֹף וְיַסְגִּיר. וּמִנַּיִן שֶׁאִם הָלַךְ לְבֵיתוֹ וְהִסְגִּיר, אוֹ שֶׁעָמַד תַּחַת הַשָּׁקוֹף וְהִסְגִּיר, שֶׁהֶסְגֵּירוֹ מוּסְגָּר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהִסְגִּיר אֶת הַבַּיִת״, מִכׇּל מָקוֹם. שָׁאנֵי גַּבֵּי בַּיִת, דִּכְתִיב: ״מִן הַבַּיִת״, עַד שֶׁיֵּצֵא מִן הַבַּיִת כּוּלּוֹ.
Comment cela?Ab initio, le prêtre se tient à l’extérieur, à côté du montant de la porte, et met la maison en quarantaine. Et d’où est-il déduit que s’il est allé chez lui et a mis en quarantaine la maison, ou s’est tenu sous le linteau et a mis en quarantaine la maison, que sa quarantaine constitue une quarantaine valable a posteriori ? Le verset déclare : « Et il mettra la maison en quarantaine » (Lévitique 14:38), ce qui signifie dans tous les cas. Apparemment, le statut juridique de l’espace sous le linteau est identique à celui de l’intérieur de la maison, même s’il est au-delà du seuil. La Guemara répond : Il en va différemment en ce qui concerne une maison lépreuse, car il est écrit : « Et le prêtre sortira de la maison », indiquant qu’il ne peut mettre la maison en quarantaine qu’après être sorti de toute la maison entièrement.