שֶׁנֶּאֱמַר: ״כׇּל גֶּיא יִנָּשֵׂא״.
comme il est dit : « Toute vallée sera élevée » (Isaïe 40:4). Lorsque Rav Yosef entendit cette interprétation, il comprit que Rava était conscient de l’erreur de sa conduite en agissant avec arrogance envers son maître, et fut apaisé par la démonstration d’humilité de Rava.
תַּנְיָא: הַנּוֹדֵר מִן הַדָּגָן — אָסוּר אַף בְּפוֹל הַמִּצְרִי יָבֵשׁ, וּמוּתָּר בַּלַּח. וּמוּתָּר בְּאוֹרֶז, בְּחִילְקָא, בְּטַרְגִּיס וּבְטִיסְנֵי. הַנּוֹדֵר מִן פֵּירוֹת הַשָּׁנָה — אָסוּר בְּכׇל פֵּירוֹת הַשָּׁנָה, וּמוּתָּר בִּגְדָיִים וּבִטְלָאִים וּבְחָלָב וּבְבֵיצִים וּבְגוֹזָלוֹת. וְאִם אָמַר ״גִּידּוּלֵי שָׁנָה עָלַי״ — אָסוּר בְּכוּלָּן.
§ Il a été enseigné dans une baraita : Celui qui fait le vœu que le grain [dagan] lui est interdit, il lui est interdit de consommer le dolique sec, et il lui est permis de consommer le dolique frais. Et il lui est permis de consommer du riz, ainsi que des grains de blé fendus en deux [ḥilka], des grains de blé concassés en trois parties [targeis] et des grains de blé concassés en quatre parties [tisnei]. Celui qui fait le vœu que les produits de l’année lui sont interdits, il lui est interdit de consommer tous les produits de l’année qui ont poussé de la terre ou sur les arbres, et il lui est permis de consommer des chèvres, des agneaux, du lait, des œufs et des poussins nés cette année-là, car ils ne sont pas inclus dans la catégorie des produits. Et s’il a dit : Les croissances de l’année me sont interdites, il lui est interdit de manger tout cela.
הַנּוֹדֵר מִן פֵּירוֹת הָאָרֶץ — אָסוּר בְּכׇל פֵּירוֹת הָאָרֶץ, וּמוּתָּר בִּכְמֵהִין וּפִטְרִיּוֹת. וְאִם אָמַר ״גִּידּוּלֵי קַרְקַע עָלַי״ — אָסוּר בְּכוּלָּן.
Pour celui qui fait un vœu selon lequel les produits de la terre lui sont interdits à lui, il est interdit pour lui de prendre part à tous les produits qui poussent de la terre, et il est permis pour lui de prendre part à des truffes et des champignons qui ne sont pas dans la catégorie des produits de la terre. Mais s'il a dit : Les pousses du sol me sont interdites, il lui est interdit de manger tous ceux-ci.
וּרְמִינְהִי: עַל דָּבָר שֶׁאֵין גִּידּוּלוֹ מִן הָאָרֶץ — אוֹמֵר ״שֶׁהַכֹּל נִהְיֶה בִּדְבָרוֹ״, וְתַנְיָא: עַל הַמֶּלַח וְעַל הַזָּמִית וְעַל כְּמֵהִין וּפִטְרִיּוֹת — אוֹמֵר ״שֶׁהַכֹּל נִהְיֶה בִּדְבָרוֹ״. אָמַר אַבָּיֵי: מִירְבָּא רָבוּ מֵאַרְעָא, מֵינָק מֵאַוֵּירָא יָנְקִי וְלָא מֵאַרְעָא. וְהָא קָתָנֵי ״עַל דָּבָר שֶׁאֵין גִּידּוּלוֹ מִן הָאָרֶץ״! תְּנִי: עַל דָּבָר שֶׁאֵין יוֹנֵק מִן הָאָרֶץ.
Et la Guemara soulève une contradiction à partir d’une michna (Berakhot 40b) : Et sur un aliment dont la croissance ne vient pas de la terre, on récite : Par la parole de Qui toutes choses sont venues à l’existence. Et il est enseigné dans une baraita : Sur le sel et sur la saumure [zamit], et sur les truffes et les champignons, on récite : Par la parole de Qui toutes choses sont venues à l’existence. Apparemment, les truffes et les champignons ne relèvent pas de la catégorie des produits de la terre. Abaye a dit : Ils poussent de la terre, mais en ce qui concerne leur subsistance, ils tirent leur subsistance de l’air et non de la terre. La Guemara demande : Pourquoi cette distinction est-elle significative ? N’est-il pas enseigné : Sur un aliment dont la croissance ne vient pas de la terre on récite la bénédiction : Par la parole de Qui toutes choses sont venues à l’existence ? Même selon Abaye, les champignons poussent de la terre. La Guemara répond : Amende la michna pour qu’elle dise : Sur un aliment qui ne tire pas sa subsistance de la terre, on récite : Par la parole de Qui toutes choses sont venues à l’existence.
מַתְנִי׳ הַנּוֹדֵר מִן הַכְּסוּת מוּתָּר בְּשַׂק, וּבִירִיעָה, וּבַחֲמִילָה. אָמַר: ״קֻוֽנָּם צֶמֶר עוֹלֶה עָלַי״ — מוּתָּר לְהִתְכַּסּוֹת בְּגִיזֵּי צֶמֶר. ״הַפִּשְׁתָּן עוֹלֶה עָלַי״ — מוּתָּר לְהִתְכַּסּוֹת בַּאֲנִיצֵי פִּשְׁתָּן.
MICHNA : Pour celui qui fait le vœu qu’un vêtement lui soit interdit à lui, il est permis de porter un sac, et de porter un drap, et de porter un rideau grossier [ḥamila], car ceux-ci n’entrent pas dans la catégorie des vêtements. Pour celui qui a dit : La laine est konam pour moi et je ne vais donc pas la mettre sur moi, il lui est permis de se couvrir de toison de laine, ce qui n’est pas considéré comme un vêtement, et il lui est interdit de ne porter qu’une étoffe de laine. Pour celui qui a dit : Le lin est konam pour moi et je ne vais donc pas le mettre sur moi, il lui est permis de se couvrir de lin non peigné en bottes, et il lui est interdit de ne porter qu’une étoffe de lin.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, הַכֹּל לְפִי הַנּוֹדֵר: טָעַן וְהִזִּיעַ וְהָיָה רֵיחוֹ קָשֶׁה, אָמַר: ״קֻוֽנָּם צֶמֶר וּפִשְׁתִּים עוֹלֶה עָלַי״ — מוּתָּר לְהִתְכַּסּוֹת, וְאָסוּר לְהַפְשִׁיל לַאֲחוֹרָיו.
Rabbi Yehouda dit : Tout est déterminé selon celui qui fait le vœu. Si quelqu’un portait une charge de laine et de lin, et transpirait, et que leur odeur lui était désagréable, et qu’en réaction il disait : La laine et le lin sont konam pour moi et je ne vais donc pas les mettre sur moi, il lui est permis de se couvrir avec des vêtements de laine et de lin, mais il lui est interdit de les porter sur son épaule derrière lui comme un fardeau. Les circonstances de son vœu montrent clairement qu’il entend s’interdire de porter la laine et le lin comme une charge, et non de les porter comme un vêtement.
גְּמָ׳ תַּנְיָא: הַנּוֹדֵר מִן הַכְּסוּת — מוּתָּר בְּשַׂק וּבִירִיעָה וּבַחֲמִילָה, וְאָסוּר בְּפוּנְדָּא וּבִפְסִקְיָא וּבִסְקוּרְטְיָא וּבְקָטָבֻלְיָא וְאַנְפִּלְיָא וּפְלִינְיָא וּמִכְנָסַיִם וְכוֹבַע. מַאי ״אִיסְקוּרְטֵי״? אָמַר רַבָּה בַּר חָנָה: כִּיתּוּנָא דְצַלָּא.
GUEMARA :Il est enseigné dans une baraita : Pour celui qui fait le vœu qu’un vêtement lui soit interdit, il lui est permis de porter un sac, et de porter un drap et de porter un rideau grossier, et il lui est interdit de porter une ceinture à argent [punda], ou de porter une ceinture [pesakiyya], ou de porter une sekurtiyya, ou de porter une pièce de cuir [katavliyya], ou de porter une chaussette de cuir [anpilya] ou de porter un tablier de cuir [pelinya], ainsi que des pantalons et un chapeau. La Guemara demande : Quel est le sens de iskurtei, mentionné dans la baraita comme sekurtiyya ? Rabba bar Ḥana a dit : Cela signifie un tablier de tanneur.
תַּנְיָא: יוֹצְאִין בְּשַׂק עָבֶה וּבְסָגוֹס עָבֶה וּבִירִיעָה וּבַחֲמִילָה מִפְּנֵי הַגְּשָׁמִים, אֲבָל לֹא בְּתֵיבָה וְלֹא בְּקוּפָּה וְלֹא בְּמַחְצֶלֶת מִפְּנֵי הַגְּשָׁמִים. הָרוֹעִים יוֹצְאִין בְּשַׂקִּים. וְלֹא רוֹעִים בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא כׇּל אָדָם, אֶלָּא שֶׁדִּבְּרוּ חֲכָמִים בַּהוֹוֶה.
Il a été enseigné dans une baraita : On peut sortir dans le domaine public pendant Chabbat couvert d’une épaisse toile de sac ou d’une couverture de laine grossière [sagos], ou d’un drap ou d’un rideau grossier comme protection contre la pluie. Ils sont considérés comme des vêtements, et non comme des fardeaux. Cependant, on ne peut ni sortir couvert d’une caisse, ni d’un panier, ni d’une natte comme protection contre la pluie, car ils sont considérés comme des fardeaux, et non comme des vêtements. Les bergers peuvent sortir pendant Chabbat couverts de toile de sac, car ils ont l’habitude de sortir avec des vêtements de toile de sac. Et les Sages n’ont pas dit cela seulement au sujet des bergers ; plutôt, ils ont dit que toutes les personnes peuvent sortir en portant de la toile de sac ; cependant, les Sages parlaient du cas courant, en évoquant des situations qui étaient fréquentes.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר הַכֹּל לְפִי הַנּוֹדֵר כּוּ׳. תַּנְיָא: כֵּיצַד אָמַר רַבִּי יְהוּדָה הַכֹּל לְפִי הַנּוֹדֵר? הָיָה לָבוּשׁ צֶמֶר וְהֵצַר, וְאָמַר ״קֻוֽנָּם צֶמֶר עוֹלֶה עָלַי״ — אָסוּר לִלְבּוֹשׁ וּמוּתָּר לִטְעוֹן. הָיָה טָעוּן פִּשְׁתָּן וְהִזִּיעַ, וְאָמַר: ״קֻוֽנָּם פִּשְׁתָּן עוֹלֶה עָלַי״ — מוּתָּר לִלְבּוֹשׁ וְאָסוּר לִטְעוֹן.
§ Nous avons appris dans la michna que Rabbi Yehouda dit : Tout est déterminé selon celui qui fait le vœu. Il est enseigné dans une baraita : Comment, c’est-à-dire dans quelles circonstances, Rabbi Yehouda a-t-il dit : Tout dépend de celui qui fait le vœu ? Si quelqu’un portait un vêtement de laine et que cela lui causait de l’inconfort, et en réaction il disait : La laine est konam pour moi, et je ne vais donc pas la mettre sur moi, il lui est interdit de porter des vêtements de laine, mais il est permis de placer sur lui une charge de vêtements de laine. Si quelqu’un était chargé de lin et transpirait, et disait : Le lin est konam pour moi, et je ne vais donc pas le mettre sur moi, il lui est permis de porter des vêtements de lin et il lui est interdit de placer sur lui une charge de vêtements de lin.