הַהוֹלְכִים מֵעַכּוֹ לְיָפוֹ, דְּהָלֵין יוֹשְׁבֵי הַיַּבָּשָׁה נִינְהוּ, אֶלָּא מִמִּי שֶׁדַּרְכָּן לְפָרֵשׁ.
qui voyagent d’Akko à Jaffa, car ils sont traités comme ceux qui habitent sur la terre ferme. Plutôt, le terme marins signifie qu’il a fait un vœu selon lequel tirer profit de ceux qui ont l’habitude de partir en mer lui est interdit.
וּמַאן דְּמַתְנֵי אַסֵּיפָא, מַתְנֵי הָכִי: הַנּוֹדֵר מִיּוֹשְׁבֵי יַבָּשָׁה — אָסוּר בְּיוֹרְדֵי הַיָּם, וְלֹא בְּאֵלּוּ הַהוֹלְכִים מֵעַכּוֹ לְיָפוֹ בִּלְבַד, אֶלָּא אֲפִילּוּ בְּמִי שֶׁדַּרְכּוֹ לְפָרֵשׁ, הוֹאִיל וְסוֹפוֹ לְיַבָּשָׁה סָלֵיק.
Et celui qui l’enseigne au sujet de la clause finale de la michna l’enseigne de cette manière : Celui qui fait un vœu de ne tirer aucun bénéfice de ceux qui habitent sur la terre ferme a l’interdiction de tirer bénéfice des marins, et telle est la halakha non seulement en ce qui concerne ceux qui voyagent d’Akko à Jaffa, qui ne sont certainement pas considérés comme des marins, mais même en ce qui concerne celui qui a l’habitude de partir pour de grandes distances. Pourquoi une telle personne est-elle aussi considérée comme un habitant de la terre ferme ? Puisqu’à la fin il montera sur la terre ferme. Personne ne vit toute sa vie en mer. Finalement, on atteindra la terre ferme, c’est pourquoi tous les êtres humains sont appelés habitants de la terre ferme.
מַתְנִי׳ הַנּוֹדֵר מֵרוֹאֵי הַחַמָּה — אָסוּר אַף בַּסּוֹמִין, שֶׁלֹּא נִתְכַּוֵּון זֶה אֶלָּא לְמִי שֶׁהַחַמָּה רוֹאָה אוֹתָן.
MICHNA :Celui qui fait un vœu de ne tirer aucun profit de ceux qui voient le soleil a l’interdiction de tirer profit même des aveugles, bien qu’ils ne voient rien. Cela est ainsi parce qu’il voulait seulement inclure tous ceux que le soleil voit, c’est-à-dire ceux sur qui il brille de sa lumière.
גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא? מִדְּלָא קָאָמַר ״מִן הָרוֹאִין״. לְאַפּוֹקֵי דָּגִים וְעוּבָּרִים.
GUEMARA : La Guemara explique pourquoi la mishna affirme que les aveugles sont inclus : Quelle en est la raison ? Puisqu’il n’a pas dit : Parmi ceux qui voient, ce qui aurait exclu les aveugles. Au contraire, il a employé l’expression : Ceux qui voient le soleil, qui vient exclure les poissons et les fœtus, qui ne voient pas le soleil. Par conséquent, le vœu est interprété comme se référant à ceux qui sont exposés au soleil, y compris les aveugles.
מַתְנִי׳ הַנּוֹדֵר מִשְּׁחוֹרֵי הָרֹאשׁ — אָסוּר בַּקֵּרְחִין, וּבַעֲלִי שֵׂיבוֹת. וּמוּתָּר בַּנָּשִׁים וּבַקְּטַנִּים, שֶׁאֵין נִקְרָאִין ״שְׁחוֹרֵי הָרֹאשׁ״ אֶלָּא אֲנָשִׁים.
MISHNA :Celui qui fait un vœu de ne tirer aucun profit de ceux qui ont la tête sombre [sheḥorei harosh] a l’interdiction de tirer profit des chauves, bien qu’ils n’aient pas du tout de cheveux, et des personnes âgées qui ont les cheveux blancs. Cela s’explique par le fait que l’expression ne doit pas être comprise dans son sens simple, mais de manière plus large. Mais il lui est permis de tirer profit des femmes et des enfants, car seuls les hommes sont appelés : Ceux à la tête sombre.
גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא — מִדְּלָא קָאָמַר ״מִבַּעְלֵי שֵׂעָר״.
GUEMARA :Quelle est la raison pour laquelle l’expression têtes sombres n’exclut pas les chauves ? Parce qu’il n’est pas dit : Parmi ceux qui ont des cheveux.
וּמוּתָּר בְּנָשִׁים וּבִקְטַנִּים, שֶׁאֵין נִקְרָאִין ״שְׁחוֹרֵי הָרֹאשׁ״ אֶלָּא אֲנָשִׁים. מַאי טַעְמָא — אֲנָשִׁים זִימְנִין דְּמִיכַּסּוּ רֵישַׁיְיהוּ וְזִימְנִין דְּמִגַּלּוּ רֵישַׁיְיהוּ. אֲבָל נָשִׁים לְעוֹלָם מִיכַּסּוּ, וּקְטַנִּים לְעוֹלָם מִיגַּלּוּ.
La michna déclare : Mais il lui est permis de tirer profit des femmes et des enfants, car seuls les hommes sont appelés : ceux aux têtes sombres. La Guemara explique : Quelle est la raison de cela ? Les hommes couvrent parfois leur tête et parfois la découvrent. On peut les appeler têtes sombres, puisque, la plupart du temps, ils ont des cheveux foncés qui sont souvent découverts. Mais les têtes des femmes sont toujours couvertes, et les têtes des enfants sont toujours découvertes, et l’expression têtes sombres fait référence aux hommes dont les cheveux sont parfois visibles.
מַתְנִי׳ הַנּוֹדֵר מִן הַיְּלוּדִים — מוּתָּר בְּנוֹלָדִים. מִן הַנּוֹלָדִים — אָסוּר מִן הַיְּלוּדִים. רַבִּי מֵאִיר מַתִּיר אַף בַּיְּלוּדִים. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא נִתְכַּוֵּון זֶה אֶלָּא בְּמִי שֶׁדַּרְכּוֹ לְהִוּוֹלֵד.
MICHNA :Celui qui fait un vœu de ne tirer aucun profit de ceux qui sont nés [yeludim] est autorisé à tirer profit de ceux qui naîtront [noladim] après le moment du vœu. Mais si quelqu’un fait un vœu de ne tirer aucun profit de ceux qui naîtront, il lui est aussi interdit de tirer profit de ceux qui étaient déjà nés au moment du vœu. Rabbi Meïr permet de tirer profit même de ceux qui étaient déjà nés au moment du vœu, car il soutient que celui qui a fait le vœu était précis en n’interdisant que ceux qui naîtront. Et les Sages disent : Son intention était d’inclure par cette expression seulement celui dont la nature est de naître. Par conséquent, ceux qui naîtront comme ceux qui étaient déjà nés sont inclus dans le vœu.
גְּמָ׳ לְרַבִּי מֵאִיר וְלָא מִיבַּעְיָא נוֹלָדִים. אֶלָּא מִמַּאן אָסוּר?
GUEMARA : La Guemara commente : Selon Rabbi Meir, dans le cas de quelqu’un qui fait le vœu qu’il lui est interdit de tirer profit de ceux qui naîtront, la halakha est qu’il lui est permis de tirer profit même de ceux qui sont déjà nés au moment du vœu. Et l’emploi, dans la michna, du terme : Même, indique qu’il n’est pas nécessaire de dire que ceux qui naîtront lui sont permis. La Guemara demande : Cependant, si tel est le cas, de qui lui est-il interdit de tirer profit ? Le vœu semble n’avoir aucun effet.
חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: הַנּוֹדֵר מִן הַיְּלוּדִים — מוּתָּר בַּנּוֹלָדִים, מִן הַנּוֹלָדִים — אָסוּר בַּיְּלוּדִים, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף הַנּוֹדֵר מִן הַנּוֹלָדִים מוּתָּר בַּיְּלוּדִים, כִּי הֵיכִי דְּנוֹדֵר מִן הַיְּלוּדִים מוּתָּר בַּנּוֹלָדִים.
La Guemara répond : La michna est incomplète et enseigne ainsi : Celui qui fait un vœu de ne pas tirer profit de ceux qui sont nés est autorisé à tirer profit de ceux qui naîtront après le moment du vœu. Mais si quelqu’un fait un vœu de ne pas tirer profit de ceux qui naîtront, il lui est aussi interdit de tirer profit de ceux qui sont déjà nés au moment du vœu. Rabbi Meïr dit : Même celui qui fait un vœu de ne pas tirer profit de ceux qui naîtront est autorisé à tirer profit de ceux qui sont déjà nés, de même que celui qui fait un vœu de ne pas tirer profit de ceux qui sont nés est autorisé à tirer profit de ceux qui naîtront, car Rabbi Meïr soutient que celui qui a fait le vœu a été précis dans ses paroles.
אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: לְמֵימְרָא דְּ״נוֹלָדִים״ דְּמִתְיַילְּדָן מַשְׁמַע? אֶלָּא מֵעַתָּה ״שְׁנֵי בָנֶיךָ הַנּוֹלָדִים לְךָ בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם״, הָכִי נָמֵי דְאִיתְיַילְדָן הוּא?
En ce qui concerne la distinction entre les termes dans la michna, Rav Pappa dit à Abaye : Cela veut-il dire que le mot noladim signifie ceux qui naîtront à l’avenir ? Mais si c’est le cas, il est dit dans le verset : « Tes deux fils qui sont nés [noladim] pour toi au pays d’Égypte » (Genèse 48:5), cela aussi signifie-t-il ceux qui naîtront ? Le verset fait référence à Manassé et Éphraïm, qui étaient déjà en vie.
וְאֶלָּא מַאי דִּיילִידוּ מַשְׁמַע, אֶלָּא מֵעַתָּה דִּכְתִיב ״הִנֵּה בֵן נוֹלָד לְבֵית דָּוִד יֹאשִׁיָּהוּ שְׁמוֹ״, הָכִי נָמֵי דַּהֲוָה? וְהָא עֲדַיִין מְנַשֶּׁה לֹא בָּא? אֶלָּא מַשְׁמַע הָכִי וּמַשְׁמַע הָכִי, וּבִנְדָרִים הַלֵּךְ אַחַר לְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.
La Guemara répond : Mais alors, que faut-il dire ? Que l’expression signifie ceux qui sont déjà nés ? Cependant, si tel est le cas, alors ce qui est écrit : « Voici, un fils naîtra [nolad] à la maison de David, Josias sera son nom » (I Rois 13:2), cela signifie-t-il aussi qu’il est déjà né ? Mais Manassé n’était pas encore venu au monde, et certainement pas non plus son petit-fils Josias. Au contraire, parfois le mot signifie ceci, ceux qui sont déjà nés, et parfois signifie cela, ceux qui ne sont pas encore nés, et en ce qui concerne les vœux, on suit le langage courant, dans lequel le mot noladim est employé pour désigner ceux qui ne sont pas encore nés, de sorte que le vœu est interprété de cette manière.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, לֹא נִתְכַּוֵּין זֶה אֶלָּא מִמִּי שֶׁדַּרְכּוֹ לְהִוּוֹלֵד. לְאַפּוֹקֵי מַאי — לְאַפּוֹקֵי דָּגִים וְעוֹפוֹת.
La michna déclare : Et les Sages disent : Il avait l’intention d’inclure par cette expression seulement celui dont la nature est de naître. La Guemara demande : Qu’est-ce que ce terme exclut ? La Guemara répond : Il sert à exclure les poissons et les oiseaux, qui ne naissent pas mais éclosent d’œufs, tandis que le mot noladim désigne ceux qui sont nés du ventre de leur mère.