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הַיְינוּ דְּאִיצְטְרִיךְ לֵיהּ לְתַנָּא לְמִיתְנֵא תַּרְתֵּי. דְּסָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: קְדוּשַּׁת הַגּוּף לָא פָּקְעָה בִּכְדִי, קְדוּשַּׁת דָּמִים פָּקְעָה בִּכְדִי, אַמְּטוּ לְהָכִי תְּנָא תַּרְתֵּי.
alors c’est la raison pour laquelle il était nécessaire que le tanna enseigne deux clauses : Afin de souligner que cette halakha s’applique dans les deux cas, car on pourrait penser et dire : La sainteté intrinsèque ne disparaît pas d’elle-même, mais la sainteté inhérente à sa valeur disparaît sans que rien ne soit fait. C’est pourquoi le tanna a enseigné deux clauses, pour démontrer qu’il n’y a aucune différence entre elles : Toutes deux disparaissent sans que rien ne soit fait.
אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ אִידֵּי וְאִידֵּי קְדוּשַּׁת דָּמִים, לְמָה לִי לְמִיתְנֵא תַּרְתֵּי? הַשְׁתָּא יֵשׁ לוֹמַר: מִקְּדוּשָּׁה חֲמוּרָה לִקְדוּשָּׁה קַלָּה פָּקְעָה, מִקְּדוּשָּׁה קַלָּה לִקְדוּשָּׁה חֲמוּרָה צְרִיכָא לְמֵימַר?!
Mais si tu dis que cette clause et cette autre clause se rapportent à la sainteté inhérente à sa valeur, pourquoi ai-je besoin d’enseigner deux clauses ? Or, on peut dire que si de la sainteté plus stricte de l’holocauste à la sainteté moins stricte d’une offrande de paix, la sainteté stricte s’en va et l’animal devient comme une offrande de paix, alors de la sainteté moins stricte de l’offrande de paix à la sainteté plus stricte de l’holocauste, est-il nécessaire de le dire ?
לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּבַר פְּדָא, דְּאָמַר: לָא פָּקְעָה קְדוּשָּׁה בִּכְדִי?
La Guemara propose : Disons que cette baraita devrait constituer une réfutation concluante de bar Padda, qui a dit : La sainteté ne disparaît pas sans que rien ne soit fait, et les arbres nécessitent une rédemption, tandis que la baraita démontre que même la sainteté inhérente s’annule d’elle-même ?
אָמַר רַב פָּפָּא: אָמַר לָךְ בַּר פְּדָא, הָכִי קָאָמַר: אִם לֹא אָמַר ״מֵעַכְשָׁיו שְׁלָמִים״ — לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם עוֹלָה הָוֵי.
Rav Pappa a dit : Bar Padda aurait pu te dire : Voici ce que la baraita dit : Si quelqu’un dit : Ce bœuf, après trente jours, est un holocauste, alors s’il ne dit pas : À partir de maintenant il est une offrande de paix, alors après trente jours il est un holocauste. Mais lorsqu’il ajoute : À partir de maintenant il est une offrande de paix, la sainteté d’une offrande de paix prend effet sur lui et ne disparaît pas sans qu’aucune action ne soit faite.
מִידֵּי דְּהָוֵה הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם״, דִּמְקוּדֶּשֶׁת וְאַף עַל פִּי שֶׁנִּתְעַכְּלוּ הַמָּעוֹת.
C’est exactement comme dans le cas d’un homme qui dit à une femme : Sois fiancée à moi après trente jours avec cet argent que je te donne, à savoir qu’elle est fiancée après trente jours. Et cela est ainsi, bien que l’argent ait été dépensé entre-temps et n’existe plus à la fin des trente jours, lorsque les fiançailles prennent effet. Ici aussi, la sainteté d’un holocauste prend effet après trente jours.
פְּשִׁיטָא? לָא צְרִיכָא דַּהֲדַר בֵּיהּ.
La Guemara demande : si c’est bien ce qui s’est passé, alors il est évident qu’il en est ainsi. Pourquoi, dès lors, faut-il enseigner cette halakha ? La Guemara répond : Non, cela est nécessaire dans un cas où il s’est rétracté au cours de ces trente jours et ne voulait pas du tout que l’animal soit consacré. Bien que la sainteté n’ait pas encore effectivement pris effet, il ne peut pas se rétracter.
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר אֵינָהּ חוֹזֶרֶת. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר חוֹזֶרֶת, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר!
La Guemara demande : Cela s’explique bien selon celui qui a dit qu’une femme fiancée à condition que les fiançailles prennent effet après trente jours ne peut pas se rétracter, même si elle change d’avis pendant ces trente jours, et les fiançailles prennent tout de même effet après trente jours. Mais selon celui qui dit qu’elle peut se rétracter, que peut-on dire ? Pourquoi la halakha de la consécration serait-elle différente de celle des fiançailles ?
אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר הָתָם חוֹזֶרֶת, הָכָא שָׁאנֵי — דַּאֲמִירָתוֹ לְגָבוֹהַּ כִּמְסִירָתוֹ לְהֶדְיוֹט.
La Guemara répond : Même selon celui qui dit que là-bas, dans le cas des fiançailles, la femme peut se rétracter dans les trente jours, ici, dans le cas de l’holocauste, c’est différent parce que le statut juridique de la déclaration d’une personne à Dieu est égal à celui de son transfert à une personne ordinaire [hedyot], où l’acquisition est consommée au moment du transfert. Puisque Dieu n’est associé à aucun lieu particulier, une déclaration verbale suffit pour établir immédiatement la sainteté. Mais dans le cas des fiançailles d’une femme, on peut soutenir que les fiançailles ne prennent effet qu’au terme de trente jours.
יְתֵיב רַבִּי אָבִין וְרַב יִצְחָק בְּרַבִּי קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה, וְקָא מְנַמְנֵם רַבִּי יִרְמְיָה, יָתְבִי וְקָאָמְרִי: לְבַר פְּדָא דְּאָמַר פְּדָאָן חוֹזְרוֹת וְקוֹדְשׁוֹת,
La Guemara raconte : Rabbi Avin et Rav Yitzḥak, fils de Rabbi, étaient assis devant Rabbi Yirmeya, et Rabbi Yirmeya somnolait [menamnem]. Pendant qu’il somnolait, ils s’assirent et dirent : Selon bar Padda, qui a dit que s’il les rachète, ils redeviennent consacrés,

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