אֵין לָהֶם פִּדְיוֹן.
alors ils ne sont pas soumis à la possibilité de rachat.
גְּמָ׳ וְלִיתְנֵי ״קְדוֹשׁוֹת וְאֵין קְדוֹשׁוֹת״! אַיְּידֵי דְבָעֵי לְמִיתְנָא סֵיפָא ״אֵין לָהֶם פִּדְיוֹן״, תְּנָא נָמֵי רֵישָׁא ״יֵשׁ לָהֶם פִּדְיוֹן״.
GUEMARA : La Guemara s’interroge sur le langage de la michna : Pourquoi la michna emploie-t-elle la formulation : Ils ont rédemption et ils n’ont pas rédemption ? Que la michna enseigne : Ils sont consacrés et ils ne sont pas consacrés, puisque la principale nouveauté est qu’ils sont consacrés, mais pas complètement. La Guemara répond : Puisqu’elle voulait enseigner dans la dernière clause l’expression : Ils ne sont pas soumis à la possibilité de rédemption, ce qui ne peut pas être exprimé comme : Ils ne sont pas consacrés, puisqu’ils sont consacrés, elle a aussi enseigné la première clause en utilisant le langage : Ils sont soumis à la possibilité de rédemption.
הֵיכִי נָדַר? אָמַר אַמֵּימָר: בְּאוֹמֵר ״אִם אֵינָן נִקְצָצוֹת הַיּוֹם״, וְעָבַר הַיּוֹם וְלֹא נִקְצְצוּ. אִם כֵּן לְמָה לִי לְמֵימַר? פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא כְּגוֹן דְּאִיכָּא זִיקָא נְפִישָׁא.
La Guemara développe : Comment a-t-il fait un vœu ? Quelle était la formulation précise qu’il a employée ? Ameimar a dit : Lorsqu’il dit : Ces jeunes plants sont comme une offrande s’ils ne sont pas coupés aujourd’hui, et que le jour est passé et qu’ils n’ont pas été coupés. La Guemara demande : Si c’est le cas, pourquoi ai-je besoin de dire qu’ils sont consacrés ? N’est-il pas évident que son vœu prend effet ? La Guemara répond : Non, c’est nécessaire dans un cas où il y a un grand fort vent et il pensait qu’ils seraient déracinés par le vent.
וְהָא קָתָנֵי לַהּ גַּבֵּי טַלִּית, וְטַלִּית לִשְׂרֵיפָה קָיְימָא? [אִין] כְּגוֹן דְּאִיכָּא דְּלֵיקָה. הָכָא נָמֵי, דְּאִיכָּא זִיקָא נְפִישָׁא, וְסָלְקָא דַּעְתָּךְ דְּמַסֵּיק אַדַּעְתֵּיהּ דְּלָא מִיתְנַצְלָן וּמִשּׁוּם הָכִי קָא נָדַר, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande : Mais cela n’est-il pas enseigné יחד avec le cas d’un vêtement, ce qui indique que les deux sont équivalents, et un vêtement est-il prêt à être brûlé, c’est-à-dire suppose-t-on qu’il brûlera ? La Guemara répond : Oui, dans un cas où il y a un incendie. La Guemara explique : Ici aussi, il y a un vent fort et grand, et il te vient à l’esprit que quelqu’un a envisagé dans son esprit la possibilité que les jeunes plants ne seront pas sauvés, et à cause de cela il a fait un vœu. Puisqu’en tout état de cause il suppose qu’il perdra les jeunes plants, peut-être n’avait-il pas réellement l’intention de les consacrer. La michna nous enseigne que malgré cela, cela est tout de même considéré comme un vœu.
הֲרֵי נְטִיעוֹת הָאֵלּוּ קׇרְבָּן כּוּ׳. וּלְעוֹלָם? אָמַר בַּר פְּדָא: פְּדָאָן — חוֹזְרוֹת וְקוֹדְשׁוֹת, פְּדָאָן — חוֹזְרוֹת וְקוֹדְשׁוֹת, עַד שֶׁיִּקָּצְצוּ. נִקְצְצוּ — פּוֹדָן פַּעַם אַחַת וְדַיּוֹ. וְעוּלָּא אָמַר: כֵּיוָן שֶׁנִּקְצְצוּ — שׁוּב אֵין פּוֹדָן.
§ La michna enseigne que s’il a dit : Ces jeunes pousses sont comme une offrande jusqu’à ce qu’elles soient coupées, elles ne sont pas sujettes à la possibilité de rachat. La Guemara demande : Et ne sont-elles pas sujettes au rachat pour toujours ? Bar Padda a dit : S’il les a rachetées, elles redeviennent consacrées, puisqu’elles n’ont pas encore été coupées. S’il les a rachetées de nouveau, elles redeviennent consacrées, jusqu’à ce qu’elles soient coupées. Une fois qu’elles sont coupées, il les rachète une fois et cela suffit. Et Oulla a dit : Une fois qu’elles sont coupées, il n’est pas nécessaire de les racheter de nouveau parce qu’elles ne sont plus consacrées.