מַתְנִי׳ נִדְרֵי שְׁגָגוֹת — ״אִם אָכַלְתִּי וְאִם שָׁתִיתִי״, וְנִזְכַּר שֶׁאָכַל וְשָׁתָה. ״שֶׁאֲנִי אוֹכֵל וְשֶׁאֲנִי שׁוֹתֶה״, וְשָׁכַח וְאָכַל וְשָׁתָה. אָמַר: ״קֻוֽנָּם אִשְׁתִּי נֶהֱנֵית לִי שֶׁגָּנְבָה אֶת כִּיסִי, וְשֶׁהִכְּתָה אֶת בְּנִי״, וְנוֹדַע שֶׁלֹּא הִכַּתּוּ, וְנוֹדַע שֶׁלֹּא גָּנְבָה.
MICHNA : Quels sont des exemples de vœux non intentionnels qui sont annulés, comme enseigné au début du chapitre ? Celui qui fait le vœu suivant : Ce pain m’est interdit comme s’il était une offrande [konam] si j’ai mangé ou si j’ai bu, et ensuite il se souvient qu’il a mangé ou bu. Ou bien, celui qui fait le vœu suivant : Ce pain est konam pour moi si je vais manger ou si je vais boire, et il ensuite oublie et mange ou boit. De plus, celui qui a dit : Tirer profit de moi est konam pour ma femme parce qu’elle a volé ma bourse ou frappé mon fils, et ensuite il est devenu connu qu’elle ne l’avait pas frappé ou il est devenu connu qu’elle n’avait pas volé.
רָאָה אוֹתָן אוֹכְלִין תְּאֵנִים, וְאָמַר: ״הֲרֵי עֲלֵיכֶם קׇרְבָּן״, וְנִמְצְאוּ אָבִיו וְאָחִיו וְהָיוּ עִמָּהֶן אֲחֵרִים. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: הֵן מוּתָּרִים, וּמַה שֶּׁעִמָּהֶם — אֲסוּרִים. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵלּוּ וָאֵלּוּ מוּתָּרִין.
La michna énumère un autre exemple de vœu non intentionnel : Quelqu’un qui a vu des gens entrer dans sa cour et manger des figues, et parce qu’il ne voulait pas qu’ils le fassent a dit : Les figues vous sont interdites à vous comme une offrande. Et ensuite il s’est avéré que son père et son frère se trouvaient dans le groupe, et il y avait aussi d’autres personnes avec eux, et il n’avait certainement pas l’intention de faire un vœu interdisant à son père et à son frère de manger les figues. Dans un tel cas, Beit Shammaï dit : Eux, son père et son frère, sont autorisés à manger les figues, et ceux autres qui étaient avec eux sont interdits de le faire. Et Beit Hillel dit : Tant ceux-ci que ceux-là sont autorisés à manger les figues, comme cela sera clarifié dans la Guemara.
גְּמָ׳ תָּנָא: כְּשֵׁם שֶׁנִּדְרֵי שְׁגָגוֹת מוּתָּרִין, כָּךְ שְׁבוּעוֹת שְׁגָגוֹת מוּתָּרוֹת. הֵיכִי דָּמֵי שְׁבוּעוֹת שְׁגָגוֹת? כְּגוֹן רַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי, הָדֵין אָמַר: שְׁבוּעֲתָא דְּהָכִי אָמַר רַב, וְהָדֵין אָמַר: שְׁבוּעֲתָא דְּהָכִי אָמַר רַב. דְּכֹל חַד וְחַד אַדַּעְתָּא דְנַפְשֵׁיהּ שַׁפִּיר קָמִישְׁתְּבַע.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné : De même que les vœux qui sont non intentionnels sont dissous, de même les serments qui sont non intentionnels sont dissous. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances des serments non intentionnels ? Par exemple, comme dans l’incident de Rav Kahana et Rav Asi, qui étaient en désaccord au sujet d’une halakha. Au cours du différend, celui-ci a dit : Je fais le serment que Rav a dit comme cette opinion que je soutiens. Et celui-là a dit : Je fais le serment que Rav a dit comme cette opinion que je soutiens. Il s’agit d’un serment non intentionnel, car chacun a prêté serment correctement selon sa propre compréhension et était certain de dire la vérité.
רָאָה אוֹתָן אוֹכְלִין. תְּנַן הָתָם: פּוֹתְחִין בְּשַׁבָּתוֹת וּבְיָמִים טוֹבִים. בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים: אוֹתָן הַיָּמִים — מוּתָּרִים, וּשְׁאָר כׇּל הַיָּמִים — אֲסוּרִים, עַד שֶׁבָּא רַבִּי עֲקִיבָא וְלִימֵּד: נֶדֶר שֶׁהוּתַּר מִקְצָתוֹ הוּתַּר כֻּלּוֹ.
Concernant la déclaration de la michna : Celui qui les a vus manger, la Guemara déclare que nous avons appris dans une michna là-bas (66a) : Si quelqu’un fait le vœu de jeûner ou de ne pas manger un certain aliment, l’annulation est engagée sur la base des Shabbatot et sur la base des Fêtes, car il n’avait certainement pas l’intention d’inclure ces jours lorsqu’il a fait le vœu. Au début, ils avaient l’habitude de dire : En ces jours-là, les Shabbatot et les Fêtes, qu’il n’a pas inclus dans son vœu, il lui est permis d’en consommer, et pendant tous les autres jours il lui est interdit de le faire. Ce fut le cas jusqu’à ce que Rabbi Akiva vienne et enseigne : Un vœu qui a été partiellement annulé est annulé complètement. Par conséquent, il lui est permis d’en consommer les autres jours également.
אָמַר רַבָּה: דְּכוּלֵּי עָלְמָא, כֹּל הֵיכָא דְּאָמַר: אִילּוּ הָיִיתִי יוֹדֵעַ שֶׁאַבָּא בֵּינֵיכֶם, הָיִיתִי אוֹמֵר ״כּוּלְּכֶם אֲסוּרִין חוּץ מֵאַבָּא״, דְּכוּלְּהוֹן אֲסוּרִין וְאָבִיו מוּתָּר. לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא בְּאוֹמֵר: אִילּוּ הָיִיתִי יוֹדֵעַ שֶׁאַבָּא בֵּינֵיכֶם, הָיִיתִי אוֹמֵר: ״פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי אֲסוּרִין וְאַבָּא מוּתָּר״.
Rabba a dit : Tous dans la michna, c’est-à-dire Beit Shammaï et Beit Hillel, soutiennent que partout où quelqu’un dit : Si j’avais su que mon père était parmi vous, j’aurais dit : Vous êtes tous interdits de manger des figues sauf le père, alors dans ce cas tous sont interdits de le faire et son père est autorisé à le faire. Ils ne se sont disputés que dans un cas où quelqu’un a dit : Si j’avais su que mon père était parmi vous, alors j’aurais dit : Untel et untel, c’est-à-dire tous les autres, sont interdits de manger des figues et le père est autorisé à le faire.