דַּאֲפִילּוּ בְּקַמַּיְיתָא, וּשְׁמַע מִינַּהּ פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ. שְׁמַע מִינַּהּ.
cela signifie-t-il que même dans les cas antérieurs, où il ne s’est pas irrité, ils sont en désaccord au sujet des vœux d’exhortation et soutiennent que ces vœux sont effectivement valides, et peut-on conclure d’ici que les Sages sont en désaccord avec lui ? La Guemara conclut : Conclue d’ici qu’il en est ainsi.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב הוּנָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב, וְכֵן אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב.
Quant à la conclusion pratique de ce différend, la Guemara demande : Quelle conclusion halakhique a été atteinte au sujet de cette question ? La halakha suit-elle l’opinion des Sages ou celle de Rabbi Eliezer ben Ya’akov ? La Guemara répond : Viens et écoute ce qu’a dit Rav Houna : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer ben Ya’akov. Et ainsi parla Rav Adda bar Ahava : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer ben Ya’akov.
מַתְנִי׳ נִדְרֵי הֲבַאי, אָמַר: ״קֻוֽנָּם אִם לֹא רָאִיתִי בַּדֶּרֶךְ הַזֶּה כְּעוֹלֵי מִצְרַיִם״, ״אִם לֹא רָאִיתִי נָחָשׁ כְּקוֹרַת בֵּית הַבַּד״.
MICHNA :Les vœux d’exagération que les Sages ont dissous sans requête auprès d’une autorité halakhique, comme décrit dans la première michna du chapitre, comprennent les exemples suivants. Si quelqu’un a dit au sujet d’un certain objet : C’est konam pour moi si je n’ai pas vu sur cette route autant de personnes que celles qui sont montées d’Égypte, ou s’il a dit : C’est konam pour moi si je n’ai pas vu un serpent aussi grand que la poutre d’un pressoir à olives, dans ces cas, le locuteur n’avait pas l’intention de faire un vœu, mais a utilisé une hyperbole pour illustrer une idée, et les autres comprennent que l’expression ne doit pas être prise au pied de la lettre.
גְּמָ׳ תָּנָא: נִדְרֵי הֲבַאי — מוּתָּרִין, שָׁבוּעוֹת הֲבַאי — אֲסוּרִין.
GUEMARA :Un Sage a enseigné : Les objets rendus interdits par des vœux d’exagération [havai] sont permis ; les objets rendus interdits par des serments d’exagération sont interdits. Puisque les serments sont très graves, on ne prête serment que si l’on a une intention sérieuse. Par conséquent, cela n’est pas considéré comme un serment d’exagération.
הֵיכִי דָּמֵי שָׁבוּעוֹת הֲבַאי? אִילֵימָא דְּאָמַר ״שְׁבוּעָה אִם לֹא רָאִיתִי בַּדֶּרֶךְ הַזֶּה״ — מִידַּעַם קָאָמַר?!
La Guemara clarifie les détails : Quelles sont les circonstances du cas des serments d’exagération ? Si nous disons que c’est lorsqu’une personne a dit : Je fais un serment si je n’ai pas vu sur cette route autant de personnes que celles qui sont montées d’Égypte, dit-il réellement quelque chose ? Cette déclaration n’est pas formulée sous la forme d’un serment et n’a donc absolument aucune validité, même s’il était sérieux.
אָמַר אַבָּיֵי: דְּאָמַר ״שְׁבוּעָה שֶׁרָאִיתִי״. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִם כֵּן לְמָה לִי לְמֵימַר? וְעוֹד: דּוּמְיָא דְּנֶדֶר קָתָנֵי! אֶלָּא אָמַר רָבָא, בְּאוֹמֵר: ״יֵאָסְרוּ פֵּירוֹת הָעוֹלָם עָלַי בִּשְׁבוּעָה אִם לֹא רָאִיתִי בַּדֶּרֶךְ הַזֶּה כְּעוֹלֵי מִצְרַיִם״.
La Guemara répond : Abaye a dit que, dans un cas où quelqu’un dit : Je fais le serment d’avoir vu sur cette route autant de personnes que celles qui sont montées d’Égypte, le serment est valide. S’il n’a pas vu autant de personnes, il a prêté un faux serment. Rava lui dit : Si c’est le cas, pourquoi ai-je besoin de dire cela ? Ce n’est pas une nouveauté. Et de plus, cela enseigne que le cas d’un serment est semblable à celui d’un vœu : De même que dans le cas d’un vœu il parle de ne pas avoir vu, de même en ce qui concerne un serment il doit parler de ne pas avoir vu. Au contraire, Rava a dit : Un serment d’exagération, c’est lorsqu’il dit : Tous les produits du monde me seront interdits par serment si je n’ai pas vu sur cette route autant de personnes que celles qui sont montées d’Égypte.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: וְדִלְמָא הַאי גַּבְרָא קִינָּא דְשׁוּמְשְׁמָנֵי חֲזָא וְאַסֵּיק לְהוֹן שְׁמָא ״עוֹלֵי מִצְרַיִם״, וְשַׁפִּיר מִשְׁתְּבַע?
Ravina dit à Rav Ashi : Et peut-être que cet homme a vu une fourmilière et les a appelés : Ceux qui sont montés d'Égypte, parce que la quantité de fourmis était si nombreuse, et il a prêté serment correctement. Pourquoi, alors, disons-nous que c'est un serment en vain ?