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וַהֲווֹ מִצְטַעֲרִי רַבָּנַן מִשִּׁימְשָׁא לְטוּלָּא וּמִטּוּלָּא לְשִׁימְשָׁא.
et les Sages étaient troublés par le fait qu’ils ne pouvaient pas dissoudre le vœu. Ils passèrent une longue période à essayer de le faire. Pendant ce temps, ils se déplacèrent d’un endroit éclairé par le soleil vers un endroit à l’ombre, puis se déplacèrent de nouveau de l’ombre vers le soleil.
(לִישָּׁנָא אַחֲרָא: אַדַּעְתָּא דְּהָכִי? אִין. כַּמָּה זִימְנִין, וַהֲווֹ מִצְטַעֲרִי רַבָּנַן מִשִּׁימְשָׁא לְטוּלָּא וּמִטּוּלָּא לְשִׁימְשָׁא.)
La Guemara cite une autre version de l'incident : Ils lui demandèrent : As-tu fait le vœu en ayant connaissance de ce fait particulier lorsque tu as fait le vœu ? Il leur dit : Oui. Cela se produisit plusieurs fois et les Sages furent troublés par ce problème pendant une longue période, durant laquelle ils passèrent du soleil à l'ombre et de l'ombre au soleil, mais ils ne trouvèrent pas de solution.
אֲמַר לֵיהּ בָּטְנִית בְּרֵיהּ דְּאַבָּא שָׁאוּל בֶּן בָּטְנִית: מִי נְדַרְתְּ אַדַּעְתָּא דְּמִצְטַעֲרִי רַבָּנַן מִטּוּלָּא לְשִׁימְשָׁא וּמִשִּׁימְשָׁא לְטוּלָּא? אֲמַר: לָא, וְשַׁרְיוּהּ.
Botnit, fils d’Abba Shaul ben Botnit, lui dit : Aurais-tu fait un vœu en sachant que les Sages seraient troublés au point d’aller de l’ombre au soleil et du soleil à l’ombre ? Il dit : Non, et ils l’ont dissous.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בַּר רַבִּי יוֹסֵי הֲוָה לֵיהּ נִדְרָא לְמִישְׁרֵא. אֲתָא לְקַמַּיְיהוּ דְּרַבָּנַן, אָמְרוּ לֵיהּ: נְדַרְתְּ אַדַּעְתָּא דְּהָכִי? אֲמַר לְהוּ: אִין. נְדַרְתָּא אַדַּעְתָּא דְּהָכִי? אֲמַר לְהוּ: אִין. כַּמָּה זִימְנִין. כֵּיוָן דַּחֲזָא הָהוּא קַצָּרָא דְּמִצְטַעֲרִי רַבָּנַן, מַחְיֵיהּ בְּאוּכְלָא דְקַצָּרֵי. אֲמַר: אַדַּעְתָּא דְּמָחֵי לִי קַצָּרָא לָא נְדַרִי, וְשַׁרְיֵהּ לְנַפְשֵׁיהּ.
La Guemara rapporte un autre incident : Rabbi Yishmael bar Rabbi Yosei avait un vœu à dissoudre. Il se présenta devant les Sages. Ils lui dirent : As-tu fait ce vœu en ayant connaissance de ce fait particulier ? Il leur dit : Oui. Ils demandèrent de nouveau : As-tu fait ce vœu en ayant connaissance de cet autre fait ? Il leur dit : Oui. Cela se produisit plusieurs fois. Lorsqu’un certain blanchisseur vit que les Sages étaient troublés parce que Rabbi Yishmael leur causait des difficultés pour dissoudre avec succès son vœu, il frappa Rabbi Yishmael avec un outil de blanchisseur qu’il avait à la main. Rabbi Yishmael dit : Si j’avais su que le blanchisseur me frapperait à cause de mon vœu, je n’aurais pas fait de vœu, et ils le dissoudirent.
אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּיפְתִּי לְרָבִינָא: הַאי נוֹלָד הוּא, דְּלָא מַסֵּיק אַדַּעְתָּא דְּמָחֵי לֵיהּ קַצָּרָא. וּתְנֵינָא: אֵין פּוֹתְחִין לוֹ בַּנּוֹלָד! אֲמַר לֵיהּ: הַאי לָאו נוֹלָד הוּא, דִּשְׁכִיחִי אַפִּיקוֹרֵי דִּמְצַעֲרִי רַבָּנַן.
Rav Aḥa de Difti dit à Ravina : Il s’agit d’un cas de situation nouvelle, qui n’est pas comprise parmi les éléments qu’il aurait pu envisager au moment du vœu, car il ne lui serait pas venu à l’esprit que le blanchisseur le frapperait. Et nous avons déjà appris : On n’ouvre pas la dissolution à une personne au moyen d’une situation nouvelle qui n’existait pas au moment du vœu. Ravina lui dit : Ce n’est pas une situation nouvelle à laquelle il n’aurait pas pu penser auparavant, puisqu’il est courant de trouver des hérétiques [appikurei] qui nient les principes fondamentaux de la Torah et importunent les Sages. Bien qu’il n’ait pas envisagé la possibilité que ce blanchisseur l’attaque, il pouvait envisager la possibilité qu’un hérétique le fasse. Il était donc permis d’ouvrir la dissolution de cette manière.
דְּבֵיתְהוּ דְּאַבָּיֵי הֲוָה לַהּ הָהִיא בְּרַתָּא. הוּא אָמַר: לְקָרִיבַאי. הִיא אָמְרָה: לְקָרִיבַהּ. אֲמַר לַהּ: תִּיתְּסַר הֲנָאָתִי עֲלָךְ אִי עָבְרַתְּ אַדַּעְתַּאי וּמַינְסְּבַת לַהּ לְקָרִיבָךְ. אֲזַלַת וַעֲבַרַת עַל דַּעְתֵּיהּ וְאִינַּסְבָא לְקָרִיבַהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף. אֲמַר לֵיהּ: אִילּוּ הֲוָה יָדְעַתְּ דַּעֲבַרַת עַל דַּעְתָּךְ וּמַנְסְבָא לַהּ לְקָרִיבַהּ מִי אַדַּרְתַּהּ? אֲמַר: לָא. וְשַׁרְיֵיהּ רַב יוֹסֵף.
§ La femme d’Abaye avait une certaine fille. Abaye dit : Elle devrait se marier avec mon parent. Sa femme dit qu’elle devrait se marier avec son parent. Il dit à sa femme : Tout bénéfice venant de moi te sera interdit, si tu défies ma volonté et la maries à ton parent. Elle alla défier sa volonté et la maria à son parent. Abaye vint devant Rav Yosef. Rav Yosef lui dit : Si tu avais su qu’elle finirait par défier ta volonté et la marier à son parent, aurais-tu fait le vœu ? Il dit : Non. Et Rav Yosef annula le vœu pour lui parce qu’Abaye ne pensait pas que sa femme le défierait réellement, et il voulait seulement que le vœu serve de menace.
וּמִי שְׁרֵי כִּי הַאי גַּוְונָא? אִין, וְהָתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁהִדִּיר אֶת אִשְׁתּוֹ מִלַּעֲלוֹת לָרֶגֶל, וְעָבְרָה עַל דַּעְתּוֹ וְעָלְתָה לָרֶגֶל, וּבָא לִפְנֵי רַבִּי יוֹסֵי. אָמַר לוֹ: וְאִילּוּ הָיִיתָ יוֹדֵעַ שֶׁעוֹבֶרֶת עַל דַּעְתְּךָ וְעוֹלָה לָרֶגֶל כְּלוּם הִדַּרְתָּהּ? אָמַר לוֹ: לֹא, וְהִתִּירוֹ רַבִּי יוֹסֵי.
La Guemara demande : Et est-il dissous dans un cas comme celui-ci, où le vœu dépendait du fait que la fille n’épouse pas la parente de l’épouse ? La Guemara répond : Oui, et cela est enseigné dans la Tosefta (5:1) : Il y eut un incident concernant un homme qui fit un vœu, interdisant à sa femme de tirer bénéfice de lui si elle montait à Jérusalem pour la fête de pèlerinage, et elle défia sa volonté et monta à Jérusalem pour la fête de pèlerinage. Et lorsqu’il se présenta devant Rabbi Yosei pour demander la dissolution, Rabbi Yosei lui dit : Et si tu avais su qu’elle défierait ta volonté et monterait à Jérusalem à la fête de pèlerinage, aurais-tu fait ce vœu ? Il lui dit : Non, et Rabbi Yosei le dissout. Cet incident indique qu’il est permis de dissoudre un vœu avec une telle ouverture.
מַתְנִי׳ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: אַף הָרוֹצֶה לְהַדִּיר אֶת חֲבֵירוֹ שֶׁיֹּאכַל אֶצְלוֹ, יֹאמַר לוֹ: ״כׇּל נֶדֶר שֶׁאֲנִי עָתִיד לִידּוֹר הוּא בָּטֵל״, וּבִלְבַד שֶׁיְּהֵא זָכוּר בִּשְׁעַת הַנֶּדֶר.
MICHNA :Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : Même celui qui veut faire un vœu interdisant à un autre de tirer profit de lui, mais seulement afin qu’il mange avec lui, sans avoir l’intention de faire un véritable vœu, doit lui dire dès le départ : Tout vœu que je ferai à l’avenir est nul. Et cette déclaration est valable, à condition qu’il se souvienne au moment du vœu que son intention au début de l’année était de l’annuler.
גְּמָ׳ וְכֵיוָן דְּאָמַר ״כׇּל נֶדֶר שֶׁאֲנִי עָתִיד לִידּוֹר יְהֵא בָּטֵל״, לָא שָׁמַע לֵיהּ וְלָא אָתֵי בַּהֲדֵיהּ?
GUEMARA : En ce qui concerne la proposition de Rabbi Eliezer ben Ya’akov, la Guemara demande : Et puisqu’il a dit : Tout vœu que je ferai à l’avenir doit être nul, la personne invitée ne l’écoutera pas et ne viendra pas manger avec lui, puisqu’elle sait déjà que le vœu n’est pas valable. Dans ce cas, pourquoi le premier individu ferait-il un vœu malgré tout ?

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