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אִילּוּ לָא חֲמָאת בָּהּ אִימַּהּ מִילִּין דַּעֲזִיבָה — בִּכְדִי לָא אַדַּרְתַּהּ! מִי אַדַּרְתַּהּ? אֲמַרָה לֵיהּ: לָא, וְשַׁרְיַיהּ.
Si sa mère n’avait pas vu des choses inappropriées [aziva] ou un comportement chez elle qu’il fallait arrêter, elle n’aurait pas fait un vœu à son sujet en vain ; si tu avais su que les voisines diraient cela, aurais-tu fait un vœu à son sujet ? Elle lui dit : Non, et il a annulé le vœu pour elle.
בַּר בְּרַתֵּיה דְּרַבִּי יַנַּאי סָבָא אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יַנַּאי סָבָא, אֲמַר לֵיהּ: אִילּוּ הֲוָה יָדְעַתְּ דְּפָתְחִין פִּינְקְסָךְ וּמְמַשְׁמְשִׁין בְּעוֹבָדָךְ, מִי נְדַרְתְּ? אֲמַר לֵיהּ: לָא, וְשַׁרְיֵיהּ.
La Guemara raconte : Le fils de la fille de Rabbi Yannai l’Ancien vint devant Rabbi Yannai l’Ancien pour faire dissoudre un vœu. Il lui dit : Si tu avais su que lorsque tu fais un vœu, on ouvre ton livre de registre [pinekas] dans le ciel et qu’on examine tes actions, aurais-tu fait ce vœu ? Il lui dit : Non, et il dissout le vœu pour lui.
אָמַר רַבִּי אַבָּא: מַאי קְרָאָה — ״וְאַחַר נְדָרִים לְבַקֵּר״. וְאַף עַל גַּב דִּפְתַח רַבִּי יַנַּאי לֵיהּ — אֲנַן לָא פָּתְחִינַן לֵיהּ בְּהָא.
Rabbi Abba a dit : Quel est le verset d’où l’on déduit que faire un vœu entraîne l’examen des actes d’une personne ? C’est « Et après les vœux, faire enquête » (Proverbes 20:25). Cela est interprété comme signifiant qu’après qu’une personne a fait un vœu, ses actions sont examinées au ciel. La Guemara commente : Et bien que Rabbi Yannai ait abordé la dissolution avec lui de cette manière, nous n’abordons pas la dissolution de cette manière pour celui qui fait un vœu, en lui demandant s’il le regrette parce que ses actions seront examinées au ciel. En effet, une personne pourrait avoir honte, en entendant une telle question, de dire qu’elle n’a pas de regret, et elle prétendra faussement qu’elle est pleine de regret.
וְלָא פָּתְחִינַן בְּהָדָא אַחְרָנִייתָא, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי פְּתַח לֵיהּ רַבָּן גַּמְלִיאֵל לְהָהוּא סָבָא: ״יֵשׁ בּוֹטֶה כְּמַדְקְרוֹת חָרֶב וּלְשׁוֹן חֲכָמִים מַרְפֵּא״. כׇּל הַבּוֹטֶה — רָאוּי לְדוֹקְרוֹ בְּחֶרֶב, אֶלָּא — לְשׁוֹן חֲכָמִים מַרְפֵּא.
Et nous aussi n’abordons pas la dissolution de cette autre manière, comme Rabba bar bar Ḥana l’a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Quel type de dissolution Rabban Gamliel a-t-il abordé pour un certain vieillard qui avait fait un vœu et se présenta devant lui pour une dissolution ? Il l’informa qu’il est écrit : « Il en est qui parlent comme des coups d’épée, mais la langue des sages est guérison » (Proverbes 12:18), ce qui est interprété comme signifiant : Quiconque exprime verbalement le langage d’un vœu, il est approprié de le percer d’une épée, mais il a une autre option : « La langue des sages est guérison, » puisque les Sages peuvent le libérer de son vœu. Citer ce verset avec son interprétation n’est pas non plus une méthode acceptable pour aborder la dissolution.
וְלָא פָּתְחִינַן בַּהֲדָא אַחְרָנִייתָא, דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: הַנּוֹדֵר — כְּאִילּוּ בָּנָה בָּמָה, וְהַמְקַיְּימוֹ — כְּאִילּוּ מַקְרִיב עָלָיו קׇרְבָּן. בְּרֵישָׁא פָּתְחִינַן. בְּסֵיפָא, אַבָּיֵי אָמַר: פָּתְחִינַן, רָבָא אָמַר: לָא פָּתְחִינַן.
Nous n’abordons pas non plus la dissolution en utilisant cette autre méthode, comme cela est enseigné dans une baraita : Rabbi Natan dit : Celui qui fait un vœu est considéré comme s’il avait construit un autel personnel en dehors du Temple, ce qui est interdit, et celui qui l’accomplit est considéré comme s’il y offrait un sacrifice. Avec la première proposition, nous pouvons aborder la dissolution en informant celui qui a fait le vœu que faire un vœu revient à construire un autel en dehors du Temple, mais en ce qui concerne la dernière proposition il y a un différend parmi les Sages. Abaye a dit : Nous abordons la dissolution en disant à quelqu’un qu’accomplir un vœu revient à offrir un sacrifice sur un autel interdit, tandis que Rava a dit : Nous n’abordons pas la dissolution de cette manière.
רַב כָּהֲנָא מַתְנֵי לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא בְּהָדֵין לִישָּׁנָא. רַב טַבְיוֹמֵי מַתְנֵי הָכִי: בְּסֵיפָא לָא פָּתְחִינַן. בְּרֵישָׁא, אַבָּיֵי אָמַר: פָּתְחִינַן, רָבָא אָמַר: לָא פָּתְחִינַן. וְהִלְכְתָא: לָא פָּתְחִינַן לָא בְּרֵישָׁא וְלָא בְּסֵיפָא.
Rav Kahana a enseigné cette halakha dans cette formulation, c’est-à-dire la formulation qui vient d’être citée. Cependant, Rav Tavyumei a enseigné cette halakha de cette manière : En ce qui concerne ce qui est écrit dans la dernière clause, tous s’accordent à dire que nous n’ouvrons pas la dissolution de cette manière. En ce qui concerne ce qui est écrit dans la première clause, il y a un différend parmi les Sages. Abaye a dit : Nous ouvrons la dissolution de cette manière, tandis que Rava a dit : Nous n’ouvrons pas la dissolution de cette manière non plus. La Guemara conclut : Et la halakha est que nous n’ouvrons pas la dissolution en utilisant soit le langage de la première clause, soit le langage de la dernière clause.
וְלָא פָּתְחִינַן בְּהָא נָמֵי דִּשְׁמוּאֵל. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: אַף עַל פִּי שֶׁמְּקַיְּימוֹ — נִקְרָא רָשָׁע. אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, מַאי קְרָא: ״וְכִי תֶחְדַּל לִנְדֹּר לֹא יִהְיֶה בְךָ חֵטְא״, וְיָלֵיף ״חֲדָלָה״ ״חֲדָלָה״. כְּתִיב הָכָא: ״וְכִי תֶחְדַּל לִנְדֹּר״, וּכְתִיב הָתָם: ״שָׁם רְשָׁעִים חָדְלוּ רֹגֶז״.
Et de plus, nous ne réfutons pas non plus cette distinction par cette déclaration de Shmuel, car Shmuel a dit : En ce qui concerne celui qui fait un vœu, bien qu’il l’accomplisse, il est appelé méchant. Rabbi Abbahu a dit : Quel est le verset d’où cela est dérivé ? C’est « Mais si tu t’abstiens [teḥdal] de faire un vœu, il n’y aura pas de péché en toi » (Deutéronome 23:23), et il dérive le mot ḥadala ici du mot ḥadala ailleurs. Il est écrit ici : « Mais si tu t’abstiens [teḥdal] de faire un vœu », et il est écrit là-bas : « Là, les méchants cessent [ḥadlu] de troubler » (Job 3:17). Le langage parallèle démontre que faire des vœux est un acte des méchants.
אָמַר רַב יוֹסֵף, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: ״כְּנִדְרֵי כְשֵׁרִים״ — לֹא אָמַר כְּלוּם, ״כְּנִדְרֵי רְשָׁעִים״ — נָדַר בְּנָזִיר וּבְקׇרְבָּן וּבִשְׁבוּעָה.
Rav Yosef a dit : Nous aussi, nous apprenons dans la michna (9a) : Si quelqu’un dit qu’il fait un vœu comme les vœux des vertueux, il n’a rien dit. S’il dit : Comme les vœux des méchants, il a fait un vœu concernant le fait de devenir nazir, ou concernant le fait de s’obliger à une offrande, ou concernant le fait de prêter serment. D’ici aussi, il ressort clairement que faire des vœux est un acte de méchants.
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: כׇּל הַכּוֹעֵס כׇּל מִינֵי גֵיהִנָּם שׁוֹלְטִין בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָסֵר כַּעַס מִלִּבֶּךָ וְהַעֲבֵר רָעָה מִבְּשָׂרֶךָ״, וְאֵין ״רָעָה״ אֶלָּא גֵּיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּל פָּעַל ה׳ לַמַּעֲנֵהוּ וְגַם רָשָׁע לְיוֹם רָעָה״.
§ À propos du verset « Là, les méchants cessent de troubler », la Guemara cite une déclaration connexe : Rabbi Shmuel bar Naḥmani a dit que Rabbi Yonatan a dit : Quiconque se met en colère, toutes sortes de Guehinom dominent sur lui, car la colère l’amène à transgresser toutes sortes de péchés graves, comme il est dit : « Éloigne donc de ton cœur le chagrin et écarte le mal de ta chair » (Ecclésiaste 11:10), et le mal mentionné n’est rien d’autre que le Guehinom, comme il est dit : « Le Seigneur a tout fait pour Son propre dessein, même le méchant pour le jour du mal » (Proverbes 16:4), ce qui est interprété comme signifiant qu’en fin de compte, le jour du malfaiteur dans le Guehinom arrivera.
וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁהַתַּחְתּוֹנִיּוֹת שׁוֹלְטוֹת בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתַן ה׳ לְךָ שָׁם לֵב רַגָּז וְכִלְיוֹן עֵינַיִם וְדַאֲבוֹן נָפֶשׁ״, אֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁמְּכַלֶּה אֶת הָעֵינַיִם וּמַדְאִיב אֶת הַנֶּפֶשׁ — הֱוֵי אוֹמֵר: אֵלּוּ הַתַּחְתּוֹנִיּוֹת.
Et non seulement cela, mais aussi les hémorroïdes le domineront, comme il est dit : « Mais le Seigneur te donnera là un cœur tremblant, la défaillance des yeux et l’abattement de l’âme » (Deutéronome 28:65). Quelle est la maladie qui cause la défaillance des yeux par la douleur et cause l’abattement de l’âme ? Il faut dire que cela fait référence aux hémorroïdes.
עוּלָּא בְּמִיסְּקֵיהּ לְאַרְעָא דְּיִשְׂרָאֵל אִיתְלְווֹ לֵיהּ תְּרֵין בְּנֵי חוֹזָאֵי בַּהֲדֵיהּ. קָם חַד שַׁחְטֵיהּ לְחַבְרֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ לְעוּלָּא: יָאוּת עֲבַדִי? אֲמַר לֵיהּ: אִין, וּפְרַע לֵיהּ בֵּית הַשְּׁחִיטָה. כִּי אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אֲמַר לֵיהּ: דִּלְמָא חַס וְשָׁלוֹם אַחְזִיקִי יְדֵי עוֹבְרֵי עֲבֵירָה? אֲמַר לֵיהּ: נַפְשְׁךָ הִצַּלְתָּ.
La Guemara rapporte : Ulla, lors de sa montée vers Eretz Yisrael, fut rejoint par deux habitants de Ḥozai. À cause d'une rixe entre eux, l'un se leva et égorgea l'autre. L'agresseur dit à Ulla : Ai-je bien agi ? Il lui dit : Oui, et ouvre l'endroit de l'égorgement, c'est-à-dire coupe davantage afin qu'il meure plus vite. Lorsque Ulla se présenta devant Rabbi Yoḥanan, Ulla lui dit : Peut-être, à Dieu ne plaise, ai-je renforcé les mains des pécheurs en le félicitant, bien que je ne l'aie fait que parce que je craignais qu'il ne me tue. Il lui dit : Tu t'es sauvé en agissant ainsi, car il est permis à une personne de dire de telles paroles afin de sauver sa propre vie.
קָא תָמַהּ רַבִּי יוֹחָנָן, מִכְּדִי כְּתִיב: ״וְנָתַן ה׳ לְךָ שָׁם לֵב רַגָּז״ בְּבָבֶל כְּתִיב? אֲמַר לֵיהּ: הָהוּא שַׁעְתָּא
Quant au récit lui-même, Rabbi Yoḥanan s’interrogea : Or, il est écrit dans le passage des malédictions : « Mais le Seigneur te donnera là un cœur tremblant » (Deutéronome 28:65), et cela est écrit au sujet de Babylone, car en exil, une personne possède un cœur tremblant et coléreux. Comment est-il possible qu’en Eretz Yisrael une personne puisse se mettre tellement en colère qu’elle en vienne à tuer une autre ? Ulla lui dit : À ce moment-là où l’incident se produisit

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